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ET DE PALEONTOLOGIE.
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la Uiéone et la pratique sont d'accord : c'est qu'un puits nouveau peut en dlTaiblir un autre, s'il en est trop rapproché. A Elbeuf le
Euits de H. H. Quesné a éprouvé une notale et subite diminution au moment où la sonde a atteint la couche aquifère dans le
Sercement de la place Saint-Louis. En 1835, [. Dégousée fit, à l'abattoir de Tours, un puits qui, pendant quelque temps, ne varia
Îas; mais deux autres ayant éie forés, fun saint Eloi, et Tau Ire à l'hôpital, le produit de l'ancien diminua d'un tiers. A la brasserie dq Tours, le même sondeur fit un puits Auprès d'un autre plus ancien qui perdit tout i coup 700 litres d eau par minute.
Dans une autre circonstance, on a observé la singulière coïncidence d'un effet de ce
Ïenre, combiné avec un effet contraire, iusi, à une lieu de Tours, trois puits ont été forés pour servir de moteurs au moulin & farine (te la Ville-aux-Dames ; le deuxième à aui^menté le produit du premier, sans que le troisième ait a^i sur le produit du second. Mais ces trois puits réunis ont enlevé les eaux du quartier de cavalerie , qui ne sont plus que de 30 litres {yar minute.
ti donc on a coutume de dire qu'à Tours, Ibeuf, etc., certains puits donnent toujours la même quantité d'eau, il faut que ce 50it en convenant (^ue c'est par un plus
Srand nombre d'orifices quand la quantité e puits augmente dans un espace restreint. Des sondages multipliés à l'infini dans une nappe donnée peuvent $e nuire réciproquement, mais la nappe restera toujours la iBiêmc. Le partage qui se lait entre les puits jjô différentes époques ne saurait donc prou- Ver raOaiblisseipenl du réservoir qui les alimente. EnGn des puits qui tireraient leur eau d^ nappes faibles ou peu profondes pourraient diminuer ou tarir dans des temps do grande sécheresse^ comme ceux qui é^rouveraienl quelques dégradations à rinté-
feur pourraient ou s'épuiser ou se détruire la longue. Ceux de la gare de Saint-.Quen ont à peu près cessé de jaillir, sans doute i>ar un vice de construction, tel qu'un tubage loiparfiiit, ou même Tabsence d'un tubage. Le puits de la poste à $aint-De»is a jeté d^'abord un énorme volume d'eau, provenant Ue la réunion dejs sources de plusieurs niveaux différents. Sa diminution a été rapide, probablement par son défaut de tubage , tandis que cette opération importante eût obvié à l'inconvénient de la communication des sources.
Si l'affaiblissement de quelques puits peut ^tre attribué à leur multiplicité dans un es|)ace circonscrit, le Tice du tubage est une autre cause de cet affaiblissement. Les puits de Tours et d'Elbeuf, dont le produit a lo moins varié, sont ceux dont le tubage est le plus complet, el ceux surtout où il est exécuté, en cuivre, dans toute sa profondeur ; timt il est Vrai que l'abondance et ta durée d*un puits artéfjen reposent essentiellement sur un lion tubage. Convenons cependant que, paîgré des précautions bien prises, la perforation des tuyaux par une oxydation quel-
quefois impossible à prévenir, ou par un accident difficile à prévoir, peut-être aussi la cause de l'affaiblissement ou même de la destruction d'un puits bien fait du reste.
A Grenelle, pour arriver à la couche jaillissante, on avait emplové d'abord des tubes de forte tôle de diamètres décroissants )^ mesure que la profondeur augmentait, hà Ibragè s'est ouvert avec 2 mètres de tubes de
fm. 31 de diamètre, et a été continué avec 48 fnèlres tubes de 0,30; 200 mètres tui)es de 0,24; 187 mètres tubes de 0,17.-11 mètres n'étalent point tubes.
Aujourd'hui le tubage est très à peu près complet, il est exécuté en ier galvanisé.
On exprime géi^éralement le regret de ee que le jaillissement de Grenelle ne se voit pas de l'extérieur. Il faut en prendre soo
6arti, cela ne sera peut être jamais possible, lui n'a vu ce qui se passe aux deux lontaines de la place Louis XV, lorsaue règne le vea( d^ouest, qui est presque habituel à Paris, ft qui souvent y est impétueux ? L'eau chassé4| au loin ne retombe plus dans les bassins, ^ cependant ces fontaines, comparées au monument de Grenelle, sont presque à ras de $ol. 11 en serait de même et pis encore à Cîrelielle; à la prodigieuse hauteur où son eaii^ s'élève, elle serait emportée si absolument, que le service en éprouverait de fréquentes et de totales interruptions. Aujourd'hui même, tout ras d'orifice que soit tenu })âp calcul le jaillissement, il arrive souvent encore que teaiXf saisie dès sa sortie de ce) oriûce, par le Teut d'ouest, est emporlée. jusqu'au delà du ^Rond-Poû^ de l'A vécue de3 Invalider
L'importance d^ la tempécaioiie d'une eau
artésienne est trop {urande, pour ^ue nous
passions sous silence les expériences fiûtes k
(irenelle à ce sujet
Le i^obe terrestre a une cbaleuc qui lui est
f)ropre et qui est indépendante de ceUe que .e soleil peut lui communiquer k l'extérieur. A mesure que rc-n piètre dans les entrailles de la terre, eu ye capprocbe du foyer de cette chaleur internei et par consé-
Ïuent on. sent la température s accroltce. et accroissement est uaiversel, et il a lieu suivant une progression constante dans toutes Ie3 parties du globe où Ton a pu en faire Texpérience. Ainsi, dans les mines métallifères de Saxe, de Bobên^e, de Cornwailt du Mexique, de Bretagne, à Poullaoen, dans les profondes houillères de notre t^siA septentrional, etc., les thermon^ètres placés dans des endroits ovjit l'air n'est pa^ cenouveléw ont tipinjours indiqua une température çcoissaotie 4 mesure que Ton descendait. Quoiqu'on soit loin d'être d'accord sur la quantité dOQi cette chaleur croit avec la profointeiKt puisqu ou a trouvé un degré cenligra4e d'aocroîssement pour kk mètres de profondeur, dans certains cas, et dans d'autres 44^ mètres seulement, on peut estimer, en moyenne, l'augmentation de la température à un degi?é>par 30 mètres d'approfondissement en terre.
Le forage Je Grenelle olfrait uae belle occasion pour (aire ûçs expériences à ce sujet«
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DIGTIONxNAdlË DE COSMOGONIE
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MM. Arago et Walfetdin ta mirent à profit, en so servant des thermomètres à déversement, instruments ingénieux, inventés par M. Walferdin lui-même. Après une longue série d*observations faites pendant le cours du soudage, ils ont constaté qu*en moyenne l'accroissement de la température, dans le terrain de craie sous le sol de Paris, était d'un degré pour 31 mètres environ, et ce résultat a été confirmé par la température de 27,70 qu'accuse l'eau qui jaillit deS48 mètres, en tenant compte de la perte, à peine appréciable, qu'elle éprouve avant d'ariver a la surface du sol.
Dans l'impatience où l'on était de jouir du bienfait de l'eau jaillissante , on s'est plaint de ce qu'il avait fallu aller si loin chercher la nappe artésienne. Maintenant, il est à regretter que cette profondeur ne soit pas plus grande, et de 1,000 mètres, par exemple; on aurait obtenu une eau chaude à plus de M degrés. Enfin c'est la certitude cle cette loi d'accroissement qui a suggéré la pensée de creuser au Jardin-des-Plantes, un puits dont l'eau, tirée d'une grande profondeur et élevée par des tuyaux dans les serres, y entretiendrait, toute l'année, une atmosphère douce et constante, et présenterait d'autres avantages dont nous ferons, plus loin, valoir les principaux. M. Mulot a fait de ce grand percement l'objet d'une proposition au gouvernement.
* Plusieurs sources chaudes, trouvées par la sonde cependant, n'obéissent pas à la loi générale que nous venons de faire connaître. M. Degousée, excellent observateur, M. Degousée, dans les mines de sel de Nobem, auprès de Francfort-sur-lc-Mein, a foré un puits de 52 mètres, dont la source , salée, était chaude à 45 degrés : anomalie qui peut s'expliquer par le passage de Teau de cette source près d'un foyer incandescent, ou d'un centre de décomposition de pyrites.
Comme les puits artésiens varient en profondeur, ils varient en produits et ils donnent de l'eau en proiwrtion, non de cette profondeur, mais de I abondance de la couche aquifère où la sonde s'arrête ; mais une lois en activité ils n'éprouvent guère de variations. Bélidor dit que la fontaine artésienne du monastère de Saint-André, dont l'eau s'élevait è 11 pieds au-dessus de terre, fournissait 100 tonnes d'eau par heure. Sans savoir à quoi estimer cette quantité en mètres, on peui croire qu'elle était considérable; mais on sait du moins qu'elle coule encore à plein tuyau. Le plus ancien puits artésien connu en France, celui de Lillers, remonte à l'année 1126, au temps de Louis le Gros. L'uniformité et l'abondance de son cours paraissent n'avoir jamais varié. Mais pour exprimer avec quelque précision le produit des sources artésiennes, il faudrait, entre autres éléments d'appréciation, contre la force d'im-
Fulsion de 1 eau ascendante, le diamètre de orifice qui lui donne issue, l'élévation audessus du sol où le jaugeage a été opéré, etc/ Quand M. Degousée dit qirau puits du quartier de cavalerie à Tours, l'eau, lors de sa
Sremière émission , a été jaugée à 2 mètre* i u sol, et qu'à cette hauteur elle était de 1,000 litres cubes par minute ; quand M. Mulot dit qu'à Grenelle l'eau, jaugée au nivedu du terrain, équivalait à 2,300 litres : on a lit un commencement d'éléments. Mais si, danF les auteurs que l'on consulte, on voit pou» produit, sans autre détail , ici telle quantité d'eau par minute, là telle autre, etc., on ne sait à peu près rien : tes éléments du jugement disant défaut à la fois.
U en est de même, et pis peut-être encore, pour la fixation de l'élévation des jets; caril n*est pas un seul, de ceux surtout qui donnent une grande masse d'eau, au'on ne puisse élever plus qu'il ne l'est d'habitude pour k parti qu'on veut eu tirer. On ne peut pa$ plus assigner la hauteur à laquelle ils montent que le volume de leur produit. Certainement, lorsqu'on décidait qu'un sondage serait entrepris à Grenelle, personne ne songeait à en envoyer le produit au point culminant de la montagne Sainte-GenevièTe.
Fournir d'eau l'abattoir était tout ce qu'on pouvait désirer. Mais À l'abondance de la source et à la force d'ascension du jet, on vit bientôt l'immense parti que l'on pouiait tirer de cette puissante émission, et Ton éleva l'orifice du tube jusqu'au niveau delà montagne.
Eh bien, ce qui est arrivé à Grenelle pou^ fait avoir lieu presque à tous les puits abondants, si le besoin le voulait aussi. Le beao fmits de M. Galignani, à Soisy-sous-Etioles, bré par M. Degousée, arrivé à 6 mètres de jaillissement, est abandonné à lui-même, mais son volume, à sa base, étant considérable, il s'élèverait certainement au-dessus de sa hauteur actuelle, si on le voulait. Mais dire simplement qu'à Bethune, à Lille, à Saint-André, à Tours, au Roussillon, etc>, Teau jaillit à telle ou telle hauteur, c'est à peu près ne rien dire. Ces jets, servant en
Sénéral de moteurs dans des usines, noot û être élevés que jusqu'au point où ils pouvaient rendre ce genre de service. Disons de celui de Grenelle, dont l'eau, si elle était prise à une hauteur convenable et dingée dans*une turbine, équivaudrait à une puissance de 60 chevaux ; disons de celui de Grenelle qu'il a été porté à 36 mètres, parce qu'on n'avait besoin, que de cette hauteur pour atteindre l'Estrafiade, mais qu'il pourrait être beaucoup plus élevé encore. Mais outre que ce serait nécessairement au détriment de la quantité d'eau, l'exhaussement indéfini du tube extérieur ascendant nécessiterait d*abord un écbafaudase, et ensuite une colonne d'enveloppe quon ne pourrait peut-être plus, du moins la charoenle, protéger contre l'effort du vent : d'où lou
jeut inférer que l'on ne saura jamais bien ; usqu'à quel degré pourrait monter dans lajf
a dernière goutte d'un jet artésien considérable. .
Voici quelques exemples de la hauteur « à laquelle M. Mulot a fait travailler^ quelques jets artésiens qui pourraient s'él^^ plus haut.
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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Chez M. Join-Lainbert, h Elbeuf , le jet, mesuré au sol» rend 2,100 litres cubes par minute. U dcTient moteur à 8 mètres 32 eentimètres, et il ne donne plus alors que 1,700 litres.
Chez MM. Geoflfroi et Cbalamel, à Saint- Denis, au sol, rend 2,100 litres cubes par minute; il traTaille à 3 mètres 25 centimètres et est réduite 700 litres.
Chez M. Champcûseau, à Tours, à 0 mètre 50 centimètres du sol : le produit est ' de 4,000 litres par minute, et à 6 mètres, hauteur où le jet entre dans le résenroir, il est encore de 1,800 litres.
Chez M. le comte de Richemont des Bassjns, à Cangé, à 2 mètres 15 centimètres audessus du pré, le produit du forage est de 2,200 litres, et à 6 mètres 50 centimètres, où il travaitle, il n'est plus que de 1,600 litres par minute.
M. Degousée» à qui les ressources de son art sont familières aussi, a été quelquefois contraint, par les localités, à aller chercher plus haut encore la force motrice. A la brasserie, à Tours , il a fait tra?ailîer Teau à 9 mètres du sol, et, aux moulins de la Villeaui-Dames, près de Tours, il a monté i 10 mètres Tagent du mouvement.
L*eau des puits artésiens, tombée originairement du ciel, dans un état cle puretépar- Cute, sur les surfaces de sable ou de craie qui Tout absorbée , n*a pu s*y charger des parties étrangères, et quelquefois malsaines, gue les eaux courantes tiennent en suspension. D*un autre côté ces eaux couranteSi qui sont pour beaucoup aussi dans la formation des réseryoirs artésiens, n*ont pu arriver dans ces grandes profondeurs sans subir, au milieu des terrains perméables, un filtrag|e qui les a épurées à Tégal des eaux de pluie. L'eau artésienne est donc la plus limpide et la plus salubre que Ton poisse désirer. Celle de Grenelle surtout est aussi précieuse par ses qualités que par sou abondance. Analysée par MM. Payen et Pelouze, ils ont constate qu'elle ne contient pas un atome de sulfate de chaux, *et que par conséquent elle est éminemment propre à tous les usages domestiques et industriels, à la dissolution du savon, à la teinture, à la cnisson dés légumes, et surtout à la boisson. Sous ce dernier rapport même elle reçoit un hommage assez singulier, pour que nous le fassions connaître. L ambassadeur de Tur-
3 nie envoie, tous les deux jours, un de ses omestiques h Grenelle, avec mission de lui apporter une cruche d'eau du puits foré. • L absence de toutes matières étrangères, et I en particulier du sulfate de chaux ou de plâ- • tre, rend cette eau précieuse pour l'alimentation des chaudières des machines à vapeur, qui n'étant plus sujettes à se revêtir intérieurement, comme les bouilloires de nos cuisines, de couches souvent fort épaisses de sels terreux, vaporiseront l'eau plus promptement, à moins de frais de combustible , et seront moins exposées à éclater. Seite e?.\u Duricée par le filtre des matiè-
res qu'elle tient en suspension, contient sur 100,000 parties ;
Carbonate de chaux, 6,80
Carbonate de magnésie, 1 ,4S
Bicarbonate de potasse, 3,96
Sulfate de potasse, i,90
Chlorure de potassium, 1,09
Silice, 0,57
Substance jaune, O^OS
Matières organiques aïoiëes, 0,24
Sur 100,000 parties aussi, l'eau de la Seine contient 18 cinquièmes de matières en dissolution, ou 30 pour 100 de plus.
La sonde du foreur, quoiqu'elle ait eu pour principal emploi dans l'origine la recherche de l'eau, s'applique presque aussi souvent aujourd'hui a celle de la marne, de ia houille, de Tanthracite du sel, de l'as-
Iihalte, du bitume, du pifltre, etc., que d'aileurs elle rencontre souvent quand elle cherchait auîre ciiose. Mais si elle aide à découvrir une partie des richesses que recela la terre, l'eau qu'elle donne, outre sa propriété, comme eau d*é(re éminemment potable, est douée d'autres propriétés encore qui ne sont pas moins précieuses. On racnerche, et souvent à grands frais, un jet artésien, tantôt pouvant faire le moteur d'un appareil mécanique, tantôt pour lui imposer les fonctions de modérateur de la température, tantôt enfin pour lui demander des services que l'on solliciterait vainement de l'eau courante.
A Gonéhem, près de Béthune, les eaux jaillissantes de quatre trous de sonde font mouvoir les meules d'un moulin.
Cinq autres sondages réunis rendent le même service à Saint -Pol.
A Fontes, auprès d'Aire, dix puits forés mettent en mouvement les soufuets et les martaux d'une clouterie considérable.
A Cançé, près de Tours, un forage arrose une prairie de 100 arpents, et un second fidt mouvoir une machine hvdrauliaue destinée à élever l'eau du Cher a 60 mètres sur le plateau qu'elle féconde.
A Tours, à Eibeuf, à Rouen, théâtres du triomphe de l'eau artésienne comme force motrice, elle donne le mouvement à une multitude d'usines. Elle emplit les augets des machines à fouler, les chaudières à tein* dre, les bassins à dégorger, etc.
Les moulins à fanne de la Ville-aux-Dames, près de Tours, sont mus par trois puits qui élèvent l'eau k dix mètres de chute.
A Bages, en Roussillou, M. Durand, que le besoin d'eau pour lui-même a fait son* deur, et sondeur habile, a appliqué à l'irri-
Sation de ses vastes propriétés et au service 'un moulin à huile et d'une distillerie, les sources jaillissantes qu'il vient d'obtenir.
Ces applications nouvelles de l'eau artésienne à nndustrie età l'agriculture sont d'autant plus à propager, que, par sa température élevée, cette eau obvie aux inconvénients du chômage. Avec une eau tiède, jamais moicur jii machine ne gè\enX pendant l'hiver;
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DICTIONNAIRE DE COSMOÇOME
avec 9pa eau dont rémission est invariable ét'coustante, jamais séL-heresse ne condamne au repos pendant Tété.
Dans le Wurtemberg, M. Bruckmann, en faisant circuler, le long de tuyaux métalliques de l'eau à 12 degrés provenant d'un fmits foré, est parvenu \ établir à 8 degrés a température de divers ateliers, quand le thermbflftètre extérieur marquait 18 au-dessous de glace. C'est ainsi que, passant un jour ë'biver à Chaudcs-Aigues, en Auvergne, j'ai vu des chambres sans cheminées, et des maisons entières, chauffées par la vapeur des eaux minérales qui y circulent; soit à découvert dans les rez-de-chaussée, soit dans des tuyaux pour les étages supérieurs.
Il arrive souvent, ians les temps de grandes pluies, que le travail des papeteries $oit interrompu à cause de l'impureté des eaux. Ces chômages forcés h*exi$lent pas dans les lieux où I on se sert d'eau jaillissante, dont rien ne trouble jamais la limpidité. Les pa-
Seleries des Marais et de Sainte-5f arle, auprès e Coulommiers, sont de ce nombre. Elles ont constamment de beaux produits avec Teau des puits qu'elles ont fait creuser par M Mulot.
La belle végétation du cresson d^ns les ruisseaux oîi iiçxîste des sources naturelles dont la lèropéralure est toujours douce comme dans les cressonnières artificielles d'Errurth, gui, dit-Qp, rappportent cent mille écus par an, cette belle végétation, dis-je, a donné en plusieurs endroits l'idée d'amener des eaux artésiennes dans d'autres cressonnières, A Saint-(Jratieu, près d'Ënghien, douze puitç ont été forés par Af. Mulot uniquement pour la culture du cresson.
Les Uns de choix, destinés à la ftibrication des p.us belles baptistes des linons, des dentelles, etc., sont rouis en Flandre avec des précautions particulières. Il existe dans une seule commune, entre Valenciennes et pouai, diix h dou^e routoirs alimentés chacun par une fontaine artésienne. On a cru femarquer que la limpidité et la constante température des eaux de ces fontaines étaient favorables à la dissolution des gommes résineuses dé la plante.
Daas les étangs,' les ""poissons meurent Vhiver par de trop grands froids, et l'été ils J souèTrent par le dessèchement. En y versant le produit de sources artésiennes, on en attiédit Teau et l'on en augmente le volume selon la nécessité. Autour de l'étang de Montmorency, qui avait besoin d'ailleui^ç d'un surcrott d'eau pour obvier au chômage du mouliq dEnghien,onafait pratiquer par H. Degousée plusieurs sondages, dont trois ensemble n-ont pas coûté 1,600 francs.
M n*esi presque point d'endroit où l'on ue puisse amener et retenir en lavoir Teau d'une source Jaillissante, et ce bel emploi dp l'eau, M. Qiampoiseau en a le premier donné l'exemple à Tours. Après avoir profité dé l'eau pour sa filature de soie et pour l'aigrémentdeson jardin, il Ta envoyée dans un
quartier populeux de la tilici former un lavoir public.
A combien d'autres usage^c^ucore n'appliquerait-on pas la chaleur des ^ai^x j«iiti^santes, qui égale quelquefois celle de ji vapeur,
Sue dans les nfianufiacture^ qq ^it circuler ans des tuyaux conduite avec. ar4 poHr en chauffer les ateliers 1' Ce qu'a i^it M. bruckmann, on le prauqun dèj^ dans quelques serres ou orangeries, çt ou le pratiquera*!*»" grand au Jardin-des-Flanles, a P^ns, si l'on y faisait le sondage projeté.
Ne pourrait-ou pas construire des thermes ui seraient desservis en hiver comme en té par une eau toujours tiède, se renouvelant sans cesse, comme aux bains de Louesch, en Valais; des bassini$ enfin, dont les dimensions serafent telles qu*ort pût s'y livrer en tout temps h l'exercice de la' natation?
De sages règlements interdisent le feu aux bibliothèques et aux musées : on n'y peut donc travailler durant l'hiver. De simples tuyaux d'eau artésienne pareraient è cet incouvéuient et établiraient dans ces \$anGtuaires des seteucea et des arts une températuro qui en permettrait Taccèset aui serait favorable aussi à la conservation des livres, des tableaux, des dessins, etc.
La nécessi té de rester ia t6te nue dans les églises catholiques en r^nd la fréquentation dangereuse pendant l'hiver. L'eau jaillissante, tirép aune grande profondeur étdisj|ribuée par des conduits ^ nombreuses ùrconyolutio^Si leur {)rocurerait assez de chaleur pour qu'on n'y fût plus incommodé par le froid qû par rliumidité.
Cette eau rendrait le mëq^e service aux l^ôpitaux, aux hosmces^ aux prisons, aux galles d'asile, auxcc^Iéges, ^ux cours publics, é^ux casernes et % tous les lieux possii)Ies de féunion.
V Mais il e$t un point (le yUO surtout sous lequel Teuu d'une température élevée doit être \a nlus vivement déiiréte, et particulièrement a Paris :c'e^t sous celui de ses avantages hygié^iiques. I^ous l'evons d^'à fait voir ç^mme pouvant chauffer les hospices h les hôpitaux, il faut la montrer ^çorc donnant avec économie et libéralité desbams chauds & toutQ heure, non-seulement aux malades que la charité publique soiRue dans cqs lieux, tristes témoins de tp.utes Tes souffrances physiques, ne Tliommà, inais encore par les bornes-fontaines, ^\^\ mAUde$ des
3uartiers pauvres et populeu^^* (> eau du sonâge du Jardin-des-Plantes fépandrait ce bienfait inappréciable, et sçra^t 1^ solution d une des plus intéressantes questions d'huipanité.
PUUIONIBRANGHES. f ey . G4aTfo0f0f»Es.
PU8BY (le B'). interprét^Uon d» récit y/* nésmque. -^ Yotf. Hucklihd.
PYRAMIDES n'ÉGtPTE bâties avec des
PIERDES EXTRAtrÈS DES TERRAmS TBRTlAlBES.
— Voy» MacpieD; 8ub fin, PYTHAGO^Ê, son ^stivl^ — (f<V. Géo-
LOGtK.
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ET DE PALBMtQLOGiB.
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RAIES. Fojf. Poissowfl.
RASPE. Foy. Géologib.
RAY. Vay, G^ologis.
REFROIDISSEMENT m la tbrks a l*oriét?iB. Voy, Rots (Marquis de).
RÉFUTATIONS dbs théou» gosvoco- HiQCKs SUR LA Gmèêt; ce qoi les justifie. — Fotr. Debrevhe, tiiA /In.
RENOUVELLEMENT des fadhss. Foy.
ESFftCBS FOSSILBS.
REPTILES. — Cette espèce d'ftnîmaax Tertébrés offre, à l'état fossile, des restes nombreux. On peut citer ce$ squelettes complets, dont touCes les parties osseuses sont en rapport, et qu'on a rencontrés dans l'étage du lias à Lyme-Regis (Angleterre), où, quelquefois, a?ec les os en position, se montraient, pour ainsi dire, les tendons et jusqu'à cectains points, des restes, des vestiges ae fibres tendineuses ou musculaires. Quand on ne rencontre pas de squelette entier, on troure des tètes complètes avec leurs dents on des séries de vertèbres encore placées les unes près des autres. Les os dispersés et le« dents de reptiles sont très-répandus dans les courbes jurassiques crétacées et ter* ttaires.
Les écailtosde quelques espèces sont bien plus rares. Des œufs de tortue se sont mon* très dans les calcaires fiiluniens de la Gironde. Les reptilte ont laissé des empreintes (Âysiologiques. 11 existe des empreiates de pas de tortues dans Télage oonckylien. Bes empreintes de pas de Sauriens ont été également recueilKes dans le noaveau grès rouge de Grînsiil , près de Sbrewsbury et sur beaucoup d'autres points; entre autres, le ehirûîhmium^ reptile qu'on ne peut rapporter nettement à aucune série.
Les reptiles sont aussi les animaux qui ont laissé le f^lus de ooprolilea, ou de restes fos^ siles de digestions. Bans les étages jurassi-
3ues, crétacés et tertiaires d'Angleterre et e France, on en rencontre de remarquables par leur forme arrondie, souvent contournée.
On divise les reptiles en quatre ordres.
PsEntn ommc. Chétcnienê. — Nous pensons qu'en suivant l'exemple de quelques auteurs, on peut diviser les chéloniens en quatre fanilles qui eilrent des restes fossiles.
Première famiHe : ToTiu€s ierrtsireê et ftHustren. — On connaît, de cette division, on genre perdu, maya/ocAefyt, Gautley et Falconer, remarquable par ses dimensions; quelques fragments conservés au Musée britannique inoiquent un earamace qui a dA avoir plus de six mètres de longueur, rencontrés dans l'étage falunîen de l'Himalaya.
On doit peut-être rapporter aux tortues terrestres kis emfMreintes physiologiques de
pas trouvées, en particulier, dan3 Téiaga concbylien de Corocockle-Mueir, comté cfe Dumfries (Ecosse), et à La|K)sbanga, sur les frontière$ de la Transylvanie.
Des ossements de tortue, teslttdoj ont été rencontrés à StonesfieW, dans l'étage bathonien, une espèce dans l'étage sénonien crétacé de l'Amérique Septentrionale, deux dans Fétage falunien, et quelques autres dans l'étage subapennin de Montpellier, de Nice, du Brésil.
Deuxième famille : Tortues patusire$. — Elles ont les doigts distincts, palmés à leur base, et la carapace entièrement solide et ovalaire, mais ordinairement beaucoup plus déprimée que dans la famille précédente. On rapporte à cette division quelques genres
Serdus : le g. idiochdgs, Meyer, dont on onnalt deux espèces dans /étage oxfordien de Kelheim.
Le g. eurysternum , Meyer, de Fétage oxfordien de dolenhofen.
Le g. tretosternon^ Owen ; une espèce de Télage uécomien de Purbecl (Angleterre).
Le ff. testudinUes. Weiss , des cavernes du Brésil.
Les genres encore existants qu*on cite à |*état fbssile, sont : lé g. émyM^ Duméril , qui a montré deux espèces dans Tétage hiraméridgien de Solenre; deux autres dans l'étage néoconien d'Obemtirchen et de Maidsfone (Angleterre); trois sont de l'étape tertiaire pari3içn, cinq de Tétage falunien, et quelques autres de l'étage subapennin ou des cavernes.
Le g. chelydra, Scbweiger; on en cite une espèce.dans l'état falunien d*OEningen.
Le g. phitmySf Wagler; une esnèce de Tétage jurassique himroéridgien d Angleterre et de Suisse, et deux eapèces de l'élage parisien, de Sheppy et de Bruxelles.
Le g. c/emmys, Wagler ; deux espèces sont de l'éta^ fiilunien.
Troisième ftmill^ : Tartua fluviaiHei. — On connaît, de cette division, un genre perdu, 9spydûneciei , Meyer, qui contient une espèce de Tétage falunien et un genre encore vivant, iryonix^ Geoffroy, qui a montré trois espèces dans TétaKO concbylien de Dor|)at, une Jans Tétage Tiasieo des terrains jurassiques. Les terrains tertiaires en ont montré une dans l'étage suessonien, une autre daa$ l'étape parisien, trois dans l'étage falunien et quelques autres dans l'étage sub* apennin.
Quatrième famille : J[ortua marineê. — On connaitde cette division uu genre perdu, nUxj Meyer, dont une espèce est propre à i étage jurassique oxfordien de Kelbeim. Le genre encore e^stant est le g. cAelonta, Brongniart, qui « montré des traces dans Fé^
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tage triasique conchylien. Les terrains jurassiques en ont offert deux espèces dans rétame portlandien ; les terrains crétacés en renfe>*ment plusieurs dans l'étage néocomien de Tilgate, des traces dans Tétage cénomanien, plusieurs espèces dans Tetage sénonien de Maêstricbt; les terrains tertiaires en montrent six espèces dans l'étage parisien, puis quelques autres dans les étages suivants.
Deuxiâme ordre. Saun>n5. —A l'exception de quelques genres, tels que les crocodilus et les alligator^ tous les autres genres de sauriens fossiles ont complètement disparu de la surface de la terre ; et bien que leurs caractères, comme sauriens, soient tranchés dans le plus grand nombre, à peine oserait-on admettre, pour quelques-uns d'entre eux, des rapprocnements avec les groupes actuels. Les formes de plusieurs de ces genres sont bizarres , extraordinaires ; il en est dont la structure semble sortir des types généraux d'organisation de la faune actuelle et même des &unes éteintes. Enfin , tandis que dans les autres classes, les genres éteints peu nombreux étaient, en quelque sorte, subordonnés aux genres vivants en nombre beaucoup plus considérable, autour desquels ils pouvaient aisément se grouper, dans les sauriens, au contraire, les genres éteints sont infiniment plus nombreux que les genres vivants , et plusieurs de ces genres forment des groupes tout à fait distincts , qu'on ne peut, en aucune manière , rapprocher des groupes vivants. Du reste , les genres qui ont encore leurs analogues dans la nature actuelle ne se trouvent que dans les divisions supérieures des terrains stratifiés, c'est-àdire, dans les divisions dont tous les types organiques se rapprochent plus ou moins de ceux de la création actuelle. (Foy. Crocodile, Iguanodon, Ichthtosàure, Mégàlau- SÀURE, Mosasàcjre, PlAsiosaure, Ptérodactyle, Sauriens, Tortues.)
Troisiâmb ordre. Ophydiens ou serpents.
— L'ordre n'est représenté à l'état fossile
2ue par un genre perdu, le genre palœophiSf ^wen, dont une espèce se trouve dans l'étage parisien de Sheppy, une autre dans l'étage falunien de Suffofk ; dès lors toutes deux des terrains tertiaires d'Angleterre.
Les genres encore existants ne sont pas plus nombreux ; on a rapporté au genre crotalus deux espèces de l'étage parisien de Belgique; au çenre coluber^ une espèce de l'étape falunien, et quatre de l'étage subapennin ; au genre ophis^ une espèce de l'étage subapennin.
On a décrit comme genre éteint dans la famille des salamandres , le genre andriasf Tschudi , fondé sur la fameuse salamandre gigantesque des schistes de l'étage subapennin d'CKningen, qu'un naturaliste allemand d'une grande réputation, Scheuchtzer, à décrit sous le nom de homo diluvii testis^
}>eDsant reconnaître dans ce fossile un squeelte humain. Depuis, Cuvier, le premier, démontra Terreur dans laauelle était tombé
Scheuchtzer. La taille de cette espèce est de 1 mètre 50 centimètre de long.
Les genres encore existants rencontrés fossiles sont le genre satamandra^ dont on a trouvé des ossements dans les étages falunien et subapennin. Le genre triton de létage falunien de Sansan et subapennin.
Comparaison générale. — l^s mammifères et les oiseaux , comparés au tableau de la répartition chronologique des reptiles i la surface de la terre, montrent des résultats bien différents. Ici , depuis leur première apparition sur le globe à la fin des terrains patéozoïques, les reptiles occupent presque tous les étases géologiques , sans montrer néanmoins de progression croissante régalière de formes; car les genres qui, à tous les étages , restent en arrière et s'éteignent dans les Ages passés , sont trois fois plus nombreux que ceux qui arrivent à l'époque actuelle. Ainsi, chez ces derniers, c'est pour ainsi dire, un remplacement successif de formes animales dont î^s unes éphémères; les autres plus persistantes, durent plus ou moins, mais font place les uues aux autres, depuis les époques anciennes jusau'à nos jours. Si , sans préiuger des généralités qui vont suivre, nous cnerchons quelle peut être la cause de cette répartition différente, entre les mammifères, les oiseaux et les reptiles, nous croirons la trouver dans un seul fait qui tient à l'organisation. £n effet, comment vivent aujourd hui tous les genres de rej)tiles fossilQs que nous voyons arriver jusqu'à l'époque actuelle? D'après Tobservatioa directe, nous savons qu'a l'exception des cft^ lonia^ ils sont tous terrestres, ou des eaux douces, et qu'ils respirent l'air en nature; comme les oiseaux et les mammifères. Si nous nous posons la même question pour les genres de reptiles perdus antérieurs auxle^ rains tertiaires, nous verrons , au contraire, par les gisements où ils ont été trouvés, qu'ils sont tous des mers, ou du littoral maritime. Nousinsistons sur ce faitqui, nous lecroyons, est la cause de la différence de répartition générale qui existe entre les reptiles et les vertébrés supérieurs, puisque nous la trouvons marquée dans toutes les séries animales qui contiennent à la fois des êtres marins et des êtres terrestres ou fluviatiles.
Comparaison des ordres entre eux. — Po^r nous assurer si les diverses séries des reptiles sont réparties d'une manière uniforme, nous allons les comparer entre elles, en commençant par les plus anciennes.
Les sauriens représentés aujourd'hui par les crocodiles et par les lézards, sont les premiers reptiles qui aient paru à la surface d« la terre avec l'étage carboniférien des terrains paléozoïques ; ils sont plus nombreux dans les terrains triasiques; ont eu leur maximum de développement dans les terrains jurassiques ; ont diminué ensuite de nombre avec les terrains crétacés , pour ne plus montrer qu'un seul genre dans les terrains tertiaires. Nous pouvons donc dire qn« cette série est dans une période décroissante^ depuis les terrains jurassiques jusqu a i«
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