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poque tclaelle ; car on ne peut comparer ^ les crocodiles, les i($uaoes et les autres * reptiles terrestres de notre époque à ces énormes sauriens , qui couTraient le littoral maritime des anciens continents, à ces géants aquatiques qui, à J'épomie des terrains jurassiques , pouvaient rivaliser , dans les mers, avec nos énormes cétacés. En descendant jusqu aux familles si différentes les unes des autres dans cet ordre, nous trouverons encore des résultats plus curieux ; puisque, sur six familles, quatre tout entières ont cessé d'exister et ne montrent plus aujourd'hui un seul représentant. Nous Terrrons, par exemple, les mégalosaurides , animaux riverains de grande taille , commencer avec les terrains jurassiques et s*éteindre avec les terrains crétacés inférieurs; les labjffifUhidei^ grands animaux également riverains intermédiaires entre les sauriens et les batraciens , être spéciaux aux terrains triasiques; les ichihyosaurides , autres reptiles essentiellement nageurs et conformés pour vivre dans les mers, comme les cétacés avec lesquels ils pourraient rivaliser de tail le, commencer avec l'étage conchylien et ne pas s'élever au-dessus des terrains jurassiques; enfin lespiérodactylides^ plus étranges encore par leur conformation, puisoue d'un côté ils étaient propres au vol; tanclis que leur gisement les indique pourtant comme des animaux littoraux des mers , paraître avec les terrains iurassioues, sans franchir l'étage le plus inférieur des terrains crétacés.
Les ehéloniens ou tortuei semblent avoir laissé des empreintes physiologiques de pas aTec l'étage conchylien, et l'on peut dire que les genres ont suiri une progression croissante en traversant tous les étages jusqu'S l'époque actuelle, oik ils sont au maxi-^ mum de leur développement de formes ^nériques. On doit encore faire remarquer ici que les tortues antérieures aux terrains crétacés se trouvent dans des couches purement marines, ce qui porterait à croire qu'elles habitaient le littoral des mers anciennes, bien que souvent les genres auxquels on les rapporte aujourd'hui soient seulement des eaux douces.
Les ophidiens ou serpents montrent une distribution tout à fait distincte des ordres précédents, et analogue à la distribution générale des animaux purement terrestres, comme l'ensemble des mammifères et des oiseaux. En effet, ils se montrent pour la
}>remière fois avec les terrains tertiaires de 'étase parisien, et vont en augmentant de nombre jusqu'à l'époque actuelle, où ils montrent le maximum de leurs genres. Ils sont, dès lors, en voie croissante de développement de formes.
Les batraciens ou grenouilles suivent la même répartition que les ophidiens : leurs premiers genres naissent avec l'étage laluuien des terrains tertiaires, augmentent de nombre jusqu'à nos jours, où ils sont au^ jourd'hm à leur maximum. Ces animaux sont donc étalement en voie croissante de
développement. Tous sont terrestres ou des eaux douces.
La comparaison que nous venons d'établir prouve aue les sauriens sont dans une période aécroissante de d^éveloppement de forme zoologique; tandis que les chéloniens, « les ophidiens et les batraciens sont, au contraire, dans une voie croissante. Qu*en conclure, relativement à la loi de perfectionnement des êtres? C'est qu'il y a ici une grave exception; car les sauriens, que nous avons vusap|»artenir à ce grandiose de l'animalisation des terrains triasiques et jurassiques, ne peuvent être placés, dans Tordre de perfection des êtres, après les trois séries qui sont encore en progression croissante. S'il pouvait, du reste, exister quelques doutes sur la non-généralité de cette prétendue
Krfection successive des êtres, en suivant rdre chronologique de leur apparition à la surface du globe, elle serait au moins prouvée par l'étude comparative de l'instant d'apparition des ordres de reptiles. Le plus ancien de tous est l'ordre des sauriens, qui apparatt avec la fin des terrains paléozoïques. L'ordre des chéloniens se montre, pour ainsi dire, en même temps, quand nous voyons les premiers ophidiens et batraciens ne se montrer que vingt et un étages plus tard, dans les terrains tertiaires. Personne assurément ne pourra, dans l'ordre de perfection croissante, placer avant les sauriens et les chéloniens les ophidiens, toujours sans membres pour la locomotion, ou les batraciens, qui subissent des métamorphoses dans le jeune flge. Il résultera de ce fait sans réplique gue les reptiles, au lieu de marcher vers le perfectionnement en partant de leur époque contemporative d'a[)parition sur le globe, ont, au contraire, marché des plus complets aux plus incomplets dans cet ordre chronologique, et sont, dès lors, en opposition complète avec la loi du perfectionnement, 'i
Déductions xoologiques générales. — Comparés dans leur ensemble numérique, sans avoir ésard aux ordres, les genres de reptiles mènent à des conclusions différentes. Nous les voyons, par exemple, pour la première fois, avec l'étage cart)oniférien des terrains paléozoïques, où ils montrent une forme générique. Ils en montrent dix^huit dans les terrains triasiques, vingt-sept dans les .terrains jurassiques, seize dans les terrains crétacés, et vingt-trois dans les terrains tertiaires. On voit, dès lors, que, n'ayant égard qu aux genres fossiles, le maximum de développement serait à l'époque des terrains iurassîques ; mais, si nous y comparons le nombre assez considérable de genres admis dans les reptiles encore existants, ' nous serons obligé, comme pour les mammifères et les oiseaux, de trouver que les reptiles, considérés dans leur ensemble numérique de genre, depuis leur première apparition sur le globe jusqu'à nos jours, ont encore marche dans une progression croissante. i
Déductions climatologiques compa/r^. — ^
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DICTiONNAlKE Mù COSMOGONIE
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Ce que nous pouvons dire des reptiles est tout h fait en rapport avec ce que nous avons observé chez les mammifères. Los crocodiles, les boas, les crotales, sont aujourd'hui des régions tropicales très-chau<lcs * des continents actuels : on doit donc croire jnc, lorsque les crocodiles, les caïmans^ les lalciophis^ si Voisins des boas, nvAîent dans es étages suessonien et parisien, à Puris et à Londres, jusqu'au 80* degré de latitude nord; que, lorsque les crotales eiistaient en Belgique vers la môme époque, ces ré-
S fions, aujourd*hui tempérées, devaient avôif a même température que la zone torride.
Déductions géographique^, — Encore ici quel(jues données qui viennent prouver que la distribution géographique actuelle est s.péciale à noire épotjue, et tout à fait en dehors de la répartition des Ôtres dans les étages géologique^. Les crotales, Ie3 atïigators, sont aujourd'hui spéciaux à rAraerique, tandis qu'on en pQnnaît des espèces fossiles en Angleterre et en Belgique. Nous pourrions encore citer plusieurs autres faits semblables, même parmi les reptiles.
Déductions géologiques tirées des genres, — Les caractère^ stratigraphiques négatifs sont on ne peut plus tranchés pqur les reptiles. En effet, comme aucun des 67 genres fossiles n'occupe tous les étages, et qu'ils sont, au contraire, tous limités dans une plus oi^ moins large série d'étages, ils peuvent être appliqués, comme caractères négatifs, pour les terrains él les étages, soit supérieurs, soit inférieurs., oà ils ne se sont pas encore rencontres. Les 67 genres peuvent servir de caractères négatifs pour les trois étapes inférieurs, silurien, dévonien et carboniîérien, des terrains paléozoiques, etc., etc.
Les caractères stratigraphiques positifs sont également marqués par tous les genres do reptiles, suivant Vexteusion qu'ils oeciipeut dans les Ages géologiques; ils Je sont d'autant plus, que, sur les OT genres, 84, n'arrivant pas à l'époque actuelle, sont perdus, relativement aux faunes postérieures et à la faune d'aujourd'hui, et que Ton compte, sur le total, 39 genres, ou plus de la moitié, qui Jusqu'à présent sont circonscrits dans un seul étage géologique.
La persistance des caractères pos/ftifs est également très-marquée chez les reptiles, , comm^ on peut le voir pour Ie5 genres ' iehthyosaurusy plesiosaurus^ chelonia^ crocO" ditus^ etc., etc. Jl en est de hiême des déductions géologiques liréqs des espèces : c'est que les 276 espèces fossiles connues paraissent élre pro|)res à Tétage où elles ont vécu, et qu'elles peuvent, dès lors, être considérées oomme autant de formes caractéristiques. — Voy. SAUtiifiTfs, Crocodiles et Tortues.
(87S) Il nous reste encore bien des recherches à feire, avaiit de fixer la limite qui sépare les roches d'ongîne îgnee des roches siklnnentaires. La transf<yrmafioti incontestable de ces dernières en roches
3ui ont la plupart des caractères extérieurs des prouus i«fi^, ajoute k ilnoertitude. Ou a cm, long-
RËPULSION (FoR<» db). Voy. L^n-ACB.
RESPIRATION cbez les AfviKAi3ic «Msatt MAK1XS ET TEnRÈSThEs. Yoy, PMsmui^ic
PALÉO.NtOLOil^lQVE.
ROCHES FQSSIU$'ÈRES,-I)«|iuis je com-
mencement du œand^ deui causes distinctes n*ont cessé de pfé«^der h la formation des divers matériaui qui o^mposeot le sol terrestre : le^ uns Ofit ^|| îormëÀ par voie ignée, les autres par yp|é âauéuse. Les uiiteriauif: qui composent le soi se rësumènl i peu près à peuï-ci : les minéraux, les roches et les fossi4es. 11 y j^ pette aifitérencb entre les minéraux et le§ roches, que celles^ ci sont des masses minérales , coiimosëes, soit d'une seule espèce, soit de pfùsîcuri esijèces mjnéralogiques féunies, qiii jouent un rôle dans la composition des bouches. Comme les autres i^atériaux du sol , les roches sont divisées en deux si^clions : les roches d'origine ignée, les roches sèdimentaires (878).
Les rothes d'origine ignée on. phUimnim^ nés ont été préalablement à Féiat dp fuma ou de dissolution, dans un véfaicufe quH* conqpe; dissolution favorisée pat* uneltis-* haute température, il fest inutile 4e chercher, dans toute cette grande sériedè roches, des corps organisés fossiles. La ehaleur intense qui a présidé à leur mode dé formation a dû anéantir toute trace d'organisaiion. G'est même de la présonee où de l'abseace des corps* organisés fossiles daas ces cti^uchqs, et d'aufres car^clères de composition et de dépôt, qu^oh est coaveuû de aeaiiire la ualure sédimentâife ou plutonnienne iie ces couches. Nous citerons néanmoins quelques eiceptions apparentes à cette régie générale.
On a souvent parlé déroches Votcàiiiflues contenant des eorps organisas, jBivàcehiBi, qui a décriti jivec , ^eaiicoùn 4'exacliiude, 1 éruption du Vésuve en iG$U assure «yoir trouvé des eoqqilles marines qm avaient été r£tietées. M. Constant Pr^vetç^ji eu aussi plusieurs fois occasion, de remarquer Jift«.€0quiiles epveio|)pj&es dâ^isd^es cendres, volcaniques. Ces failà prouvent seujçnj^ji^ que les matières volcaniques ihcohérénîes, qui étaient lancées à une très-grande* fiiutenr, pouvaient perdre protnptement, par la résistance de J'air, par la désagrçgattopi de leurs nioléciilcs, par J'extrémc fiîWéiSc de leur cohduclihililé calorîdùe , ïi chàjeur qu'elles apportaient du fo>Tt central; et les coquilles lancées au loih aVcc Tes eaut de la mer, introduites dans fa bbuche de volcan par quelques Assures haturelïes^ 6ni été h peine altérées.
Du reste, qu'y a-t-îl d'étotioant que des matériaux, qu'une lave Volcanique rfema-
temps , que la pi^ésehcé de matières bîuimincnsrs azelecs, sinon celle de Corps organisés distinct^ etau un caractère essenUel de la dmlucilen dés dèoi groupes de roehes ; mais ()eB eKpérioiice9 réoeales oot prouvé combien ce caractère était iA&uiBsajii.
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£T 0fi PALECmTOLOGIE.
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niée par les eaux de la mer, amenée ainsi à Tétat de sédiment, recouvrent les eorps organisés déposés au fond des eaui, et les consenrent à Tétat fossile? Peut-être, si Ton étudiait bien tes aoelc|ue8 glsementis extep^ (ionnels de coquilles danft des roohes ?bI<;A<!* liques, trouverait<-on que eeltes-ci peuvent 'oujours se rapporter à des tufs ou conxloiuérats , roebes esseottellement remà'^ liées.
Mais si Ton a pu trouver, dans certains f as exceptionnels^ des oorps organisés dans «s dépAts ignés modernes^ il n*en est pas "' e même de toute la série dei roches ignées ociennes, gmnitôïdefi porphyroïdes^ ser*^ pcntinottses, etc. Une cnaleur sans doute incomparablement plus forte que celle qui I donné naissance aux produits volcaniques fuodemes, a présidé à la formation de cel* les-ci.
On voit, par ce qui précède, que les cas 30l Ton rencontre des corps organisés fossiles, dans les roches {liutonniennes ou d'origine ignée, sont toot à fait exceptionnels ti n'ont pas d'importance réelle en paléo&ologie.
Les rocAas n^SImenfair^sj que nous désipi'-ns ainsi pour indiquer leur mode de ormation au sein des eaux, ont été aussi ippelées rocket d'origine aqutusej ou rochei lepiunienneê.
Lorsqu'on étudie avec soin les couches
édimentaires , relativement à la manière
i'étre des fossiles qui j sont renfermés,
m reconnaît que ces couches se sont dé*-
losées comme se déposent aujourd'hui tous
es détritus sous-marins , riverains ou la-
ustres. Nous croyons que les roches sé-
^mentaires se sont formées dans les eaux,
a F des molécules terrestres amenées des
ontinentSi soit dans les lacs, soit dans la
3er; par des molécules que l'action inces-
a rite de la vague a enlevées aut rivages, ou
xjL^à produites la décomposition des corps
ff-^anisés. Nous croyons encore que ces mo-
Seules y ont été transportées par suite de
m. «jses naturelles incessantes, telles que les
livrants terrestres et sous^marins, ou par
E^-s causes fortuites accidentelles dues aux
i ^locations de l'écorce terrestre, mais que,
m Tïs tous les cas, ces molécules ont formé
[?s couches de nivellement, et qu'elles ont
:^ déposées presque horizontalement.
Lorsque les roches sédimentaires n'ont ihU postérieorement k leur dép6t, que des langements peu considérables, qui peN ettent encore de juger de leur nature |>riitive, on les nomme roches tédimentairei Uuretie$: mais, lorsque tes roches ont été iéréeSf modifiée», ou, comme on le dit, mé-^ fnorpho9ée$f par suite d'une action étran- ^re, oa les nomme roches méiamorphique$. Les rorAesm^amorpAffuei tiennent le mi- :;u entre les roches d'origine ignée et les ^ches édimentaires. Avec l'aspect cristal- 3 et queiques-uns des caractères minélo^qaes des premières, leur structure en *and semble incttquer toujours une ori* ne analcigiia ani secondes; aussi les géo«
loaucs croient-ils en généra) qu'elles ont été déposées dans les eaui et postérieure^ ment modifiées. Nous n'aveniK pas à discuter iei <eette célèbre théorie de l'agent modificaltùr des roches métamorphiques, qui a oocttpé les plus iiiusti*es géologues. Deux systèmes sont en présence : l'un adfuet que ces roches ont été métamorphosées par le oenlict d^s roches d'intrusion, ou par des agettU ignés différents; l'autre eiplique la transforniation de stnicture intime dans les roches sédimentaires par des acn'ims ienie» ékûtro-^himiques. Ne pourrait-on pas croire que les deux agents ont joué leur rôle dans le métamorphisme? car si, dans quelques cas, l'action i^née est incontestaule , on pourrait croire aussi que la chaleur qui aurait modifié certaines roches, en amenant des cristaux de mftcles, des grenats, qni aurait converti des calcaires en dolomie su^ de vastes étendues, y aurait détruit toute trace d'organisation.
Voici, du reste, l'indication de quelques^ unes de ces roches qui contiennent dos restes de corps organisés.
On voit frequemm^t dans les tufs de ht Summa du Vésuve, et sur des points été* vés, comme au mont Ott^ana, des masses plus ou moins volumineuses de cah^re teriiaire-coquillier. Ces nasses ont été al>térées et amenées k Tétat sublamellaii*e. Oti observe, au contact de l'étage dévoniea et des granits, au if artz, des fragments oo>-
auilliers de la première roche, dans des tous granitoïdes. On a plusieurs fois constaté l'existence d'un cmieaire à emrines, associé avec le micachiste et le chloritoschiste, près du village de Tweng, au pied des Alpes Tauem. J>e semblables associations ont été observées dans les Alpes occidentales. L'ensemble du dépAt parait appartenir ani terrains paléozoïques.
Les schistes cristallins et mâclifères dé l'étage silurien de la Bretagne présentent» dans quelques localités» des empreintes trèsdistinctes aorthis et de irilobitei. H exi^ au mont Sainte-Marie, non Imn de Saint- Uothard, etaumoniNufenen^à l'ouest d'Airolo, des schistes grsnatifères qui renferment des béiemnit^. Certaines roches paléozoïques observées dans les Vosges t^ontiennent des empreintes végétales au milieu d'une altération telle, prouuitu par l'effet de la chaleur des roches piutonniennes Mtuées dans le voisinage, qu'un géologue trè»-exereé les a prises pour des trapps et des eurites.
MM. Elie de Beaumont et de Bueh ont trouvé k Gerolstein des polypiers inclus dans la dolomie et convertis eux-mêmes en cette substance. Un peu plus loin, dans le calcaire qui forme le prolongement de la masse dolomitisée, on retrouve les polypiers à Tétai calcaire parfaitement conservés, tandis que là où la masse a été modifiée en dolomie» la majeure partie de leur texture intérieure a disparu. M. de Collegno a recueilli k Tercis, près de Dax (landes), des oursins et des fragments de wmxûhè
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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dout le test est converti en dolomie, -tout aussi bien que la roche qui les contient. M. Coquand assure avoir trouvé dans une couche saccharoide des calcaires réputés j^rimilifs de Couledoux (Pyrénées), ûes fossiles di'lerminables et un polypier radié. Enfin on sait que le fameux marbre, dit primitif, de Carrare contient en certaines places des corps marins fossiles, qu'on distingue surtout lorsque les fragments ont été polis, ou lorsqu'on les observe sur plaques minces, au travers de la lumière. Du reste, ces marbres statuaires passent insensiblement à des calcaires compactes remplis eux-mêmes de fossiles, alors parfaitement distincts, appartenant probablement aux terrrains jurassiques.
Les roches sédimentaires proprement dites, qui, depuis leur formation, ont subi moins d'altération, peuvent se diviser naturellement en quatre groupes : 1* les roches qui ont pour base un principe alcalin (chaux, strontiane, baryte), dont le meilleur type est le calcaire (carbonate de chaux); 2** les roches qui ont pour principe dominant la silice, seule ou combinée avec les terres, telles que les argiles, les grès ; 3" les roches métalliques; 4-° les roches combustibles.
Les calcaires contiennent ordinairement grand nombre de fossiles. On a sup-
iîosé que, dans quelaues cas, ils s'étaient 6rmés par précipité chimique, après dissolution ; qu'ils ont été réunis en masse, en se prenant sous forme solide, et ont enveloppé, tout au plus, les corps organisés suspendus dans la masse liquide. Nous sommes loin de partager cette opinion. Quand on voit dans ces calcaires les fossiles dé-
EDsés comme partout ailleurs par couches orizontales, quand on voit souvent, en dessus et en dessous, les couches argileuses qui. les recouvrent évidemment sédimentaires, on doit également croire que les fossiles qu'ils enveloppent ont été déposés dans les mêmes circonstances que les autres. Ces calcaires, généralement cristallins, lamellaires, plus ou moins purs, formant des couches puissantes, peu riches en fossiles, sont dautant plus fréquents, qu'on descend plus bas dans la série chronolo-
Sique des terrains. Vers les plus anciens, s constituent des masses puissantes, et leur voisinages des roches cristallines a pu les faire regarder comme roches métamorphiques.
Les calcaires sédimentairesj mieux caractérisés, sont par excellence des roches fossilifères. Les calcaires grossiers des environs de Paris, des bords de la Gironde, les calcaires blancs argileux iurassiques des environs de La Rochelle (Charente-Inférieure), de Tonnerre (Yonne), de Saint-Mihiel (Meuse), etc., etc., en contiennent un grand nombre, de même que les calcaires marneux ou argilo-calcaires deSémur (Côte-d'Or), d' A vallon (Yonne), de Castellane (Basses-Alpes), de Milbau (Aveyron), etc., etc. D'autres calcaires paraissent assez pauvres en fossiles, €t ce sont ordinairement les plus compac-
tes, comme les couches bathoniennes, calloviennes et oxfordiennes de Grasse (Var), les couches bathoniennes de Chaumont (Haute-Marne), les couches portiandiennes > de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Inférienre), de Girey-le-ChAteau (Haute-Marne), etc.
Le gypse (sulfate de chaux hydraté) joue à peu près le rAle du calcaire sous le rap- • port du mode déformation, c'est-à-dire qu"il . a été déposé sous forme de sédiment. Les gvpses cristallins sont de beaucoup les plus abondants dans la nature. Les deux variétés principales qu'on en rencontre dans les couches fossilifères sont le gypse fibreux et le gypse grossier saccharoide. On ne ne voit jamais de fossiles dans les gypses fibreux. Les gypses grossiers contiennent à Montmartre, près de Paris, un grand nombre d'ossements, surtout de mammifères et des débris de poissons , d*oiseaux, de reptiles , mais jamais de coquilles de mollusques ou d'animaux rayonnes.
La baryiine existe à peine en roches ; elle se trouve plus souvent a l'état de filon; mais, jusqu'à présent, les couches n'ont jamais ofifert de fossiles.
Le«Waemme(chloruredesodium), présente quelquefois des débris fossiles, bien que ceux-ci soient très-rares. Une couche de sela offert à Wieliczka des restes de mollusques, de poissons et de polypiers fossiles. Le dépôt de sel gemme de Gmuuen, en Autriche, contient quelques zoophytes. Ajoutons à ces fossiles q^uelques fruits végétaux, de nombreux animalcules microscopiques, et nous aurons la somme des corps organisés que contiennent ces sortes de roches. Des recherches très-minutieuses ont été faites par M. Marcel de Serres sur la nature des infasoires du sel gemme. Leurs formes se rap* prochent beaucoup de celles que prennent, après leur mort, les monas dunaCii découverts pàv M. Joly, dans les eaux des marais salants, et auxquels celui-ci attribue leur coloration en rouge. Les animalcules découverts par M. Joly sont incolores, présentent diverses nuances de coloration, ou même changent ou perdent leur couleur après leur mort. De là l'état incolore ou diversement coloré des sels gemmes de Wieliczka, du pays de Salzbourg, du Tyrol, de Hoyenvie, de Cardona, etc. Certains sels sont formés de ces animalcules jusq'uà peu près le quart de leur volume. On sait aussi que la coloration en rou^e des eaux de certains marais salants est aujourd'hui attribuée à de petits crustacés de l'ordre des branchio()odes et du genre artemia. Ces animaux périssent lorsque la dissolution atteint la densité de 23% et leur corps prend alors la couleur rouge.
Parmi les roches à base de silice^ les argua sont généralement très -fossilifères ; et la conservation des débris organiques y est souvent parfaite. Le^ argiles plastiques d'Ay (Marne), que nous regardons comme un accident local des lignites, contiennent, en dessus et en dessous, beaucoup de rester de corps organisés avec leur test bien conservé. Les argiles limoneuses des pampas de