‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 195 sur 216 · SUD · texte numérisé non relu

SUD

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HACKOLIACÉES.

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Priiios,

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Ledum,

Zones isothermes: En arrirant k l'époque

3ui nousa précédés sur la terre, nous croyons evoirconclurct relativement aux lignes isot!icrmos des fl^es géologiques. Nous avons vu, aux terrains paTéozo'iques , que les mêmes Animaux, les mêmes plantes, avec le cara(*tèrc d*une jfaune et d'une flore tropicales, s*élendaicnr, j)endant cette période, de la zone torride actuelle jusqu'aux régions polaires. Nous reconnaissons la même distriluition, lors des grandes périodes des terrains jurassiques et des terrains crétacés. \vons-nous trouvé des changements pendant es étages tertiaires? Ce que nous avons dit lux étages suessonien, parisien, et surtout I J'élage falnnien, prouve déjà que, durant ou tes les époques antérieures à Tétage subipennin, les lignes isothermes actuelles l'existaient pas, étant neutralisées par la ihalcur propre à la terre ; voyons maintenant 'c que nous donne l'étage subapennin. Comuonçonsparla faune marine.

La faune marine de l'étage subapennin enferme, dans l'Astezan et à Perpignan, un :rand nombre d'espèces des genres phorus^ olarium^ cyprœa^ mitra^ caneeliaria^ conus^ trombus, fusus^ pyrula^ Jasciolaria^ lereb'ra^ erna, chanta ^ plicatufa^ btissuSy flabeltm^ etc., etc., composant une faune qui ne ^ rencontre plus aujourd'hui que dans la >nc torride et dans les régions les plus chauds des mers actuelles. Nous aurions done icore, pour IVtage subapennin, des faits lalogues & ceux qu'on observe k toutes les >oques, depuis le commencement du monde limé.

« Lorsque nous voyons tous ces genres, •opres seulement'aux régions chaudes, se ncontrer dans l'étage parisien, à Paris, k ^ndres, en Belgique, jusqu'au 52" de lali- (Je; dans l'étage falunien de la Touraine, ; Casse!, de Vienne; dans l'étage subapenn de Perpignan, de TAstezan, avec tous les itres êtres qui caractérisent lesfiiunes trorales, et qu'on ne retrouve plus que Ik, jotird'hui, nous sommes forcés de conjre que, tandis que ces faunes existaient k

Paris, k Londres, en Belgique, en Italie et en Autriche, ces différents points jouissaient d'une température égale a la température actuelle de la zone tropicale. Ces faits, reconnus jusque dans l'étage subapennin qui nous a précédés sur la terre, prouvent, on doit le croire, que la chaleur propre k la terre s'est maintenue dans les mers d'Europe, jus-> qu'k la dernière période géologique, et a neutralisé, jusqu'k celte époque, l'influence de la température que les lignes isothermes actuelles donnent k la France, k l'Angleterre et k rilalie.

« Peut-on expliquer ce fait par l'influence des courants d'eau chaude, qui aurai t échauffé ces diverses parties des mers européennes? Nous ne le pensons pas : d'abord, parce que les courants n'ont qu'une action nartieiie, très-limitée, toujours exceptionnelle, jamais générale; ensuite, parce que, malgré les changements considérables de forme qui ont eu lieu dans les mers des diverses époques tertiaires, changements modifiant constamment les courants, on voit toujours se succéder, sur les mêmes régions , pendant les étages suessonien, parisien, falunien et subapennin, les mêmes faunes tropicales, ce qui prouve une action continue et non une action exceptionnelle. Une preuve sans réplique nous reste encore : les courants d'eau chaude ou froide peuvent modifier la faune marine côtière; mais ces courants n'ont qu'une influence très-faible sur la faune terrestre contemporaine, le soleil exerçant partout son action, comme nous avons pu le reconnaître en Amérique. Quelle était la faune terrestre contemporaine des étages parisien (919), falunien et subapennin en France , en Angleterre et dans le reste de l'Europe? Elle offrait, en même temps que ces genres marins des régions chaudes, sur les continents de ces époques, des singes, des rhinocéros , des tapirs, des éléphants, des hippopotames, des girafes, propres aujourd'nui seulement aux régions tropicales, avec beaucoup d'êtres perdus, que leurs caractères Eoologigues placent k côté de ceuxci, également dans des régions chaudes, comme les palcBotherium, lesanoplotherium, \ts mastodon, etc., etc. On doit donc croire

?ae cette température tropicale existant on rance et dans le reste de l'Europe, jusqu'k l'époque qui nous a précédés sur la terre, dans les mers et sur les continents, était la température de ces régions et non de Tinfluence des courants.

« En résumé, il paraîtrait prouvé que jusqu'k cette époque antérieure k notre création, la chaleur centrale avait assez d'action pour neutraliser l'effet de la latitude; aussi le cantonnement isotherme des faunes parattil appartenir exclusivement k notre époque. Il en est de même du morcellement actuel des faunes côtières de toutes les parties du monde.

« L'étage subapenniny si noits en jugeons

910) La ll«>re terresire ëtii4iëe far M. BowerUank, dans Pelage parisieH de Pile de Sbeppey, est Ile des régions iropic^ks.

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