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par le nombre des dépouilles de grauJs mammifères qu*il renferme, sartout en Russie, paraît avoir été remarquable sous ce rapport ; mais, la nature ne devant pas toujours se maintenir en repos, il s'opère un dernier mouvement qui, bien plus considérable que les autres, donne à la Cordillère des Andes son çrand relief d'aujourdhui. D'immenses affaissements a^ant eu lieu au sein du grand Océan, la Cordillère, par suite d'un mouvement de bascule, se disloque sur 50 degrés de longueur dans la direction du N. 5' E. au S. 5" O. ; et prend l'élévation actuelle que nous appelons système chilien. C'est alors que son axe, béant sur quelquesi points, par suite d'une forte pression latérale, donne issue aux matières trachy.liques incandescentes qui débordent et envahissent ])lusieurs points de la crête de cette vaste chaîne. Une dislocation dé 50* ou de 1,250 lieues de longueur, qui a produit une des
[»lus hautes chaînes du moncle, n'a pu avoir ieu sans déplacer proportionnellement les eaux marines. Balancées alors avec force, eelles-ci ont envahi fes continents, anéanti et entraîné les grands animaux terrestres de la faune subapennine, en les déposant, avec les partieules terrestres, k toutes les hauteurs dans les bassins terrestres, dans les cavernes et dans toutes les cavités où les eaux pouvaient pénétrer. M. Elie de Beaumont regarde comme correspondant à la fin de l'étage «ubapennin, la dislocation qu'il désigne comme son système de la chaine prin^ cipaUdes Alpes, dont la direcHon est de TO. t6' S. I TE. 10- N., et qui a donné aux Alpes la forme oue nous leur connaissons. On voit que les cnangements qui s&sont opérés à la surface du globe sont bien suffisants pour expliquer l'anéantissement des grands animaux terrestres qui nous ont précédés sur la terre, et la fin de l'époque qui nous occupe. »
SUCCIN. Voy. Palmiers.
SUESSONIEN (ÉTAGE). ^ Le premier de la cinquième grande époque du monde anifné ou nériode tertiaire, et le 2i* de l'échelle totale des terrains.
C'est l'époque de la première apparition certaine de la classe des mammifères , des r»rdres des oiseaux passereaux, des poissons pleuronectoïdes, etc.
^ Cet étage aregu beaucoup de noms divers; c'est le calcaire nummulittque des auteurs ; une partie des terrains eocenes de M. Lyell ; une partie {argiles plastiques) des terrains tertiaires inférieurs de MM. Dufrenoy et Elie de Beauraont ; glaucome inférieure^ etc.
On trouve un beau type.de cet étage à Bpacheux (Oise), au mont Alaric (Aude), etc.
Parmi les études qui ont été raites de cet étage, nous n'en connaissons point qui aient mieux éclairei les questions difficiles qu'il présente, que celles de notre éminent paléontologiste, M. Al. d'Orbisny. Nous citerons tout entière la savante deseription au'il
en a publiée dans son Cours élémentaire de paléontologie,
« Confondu, dit-il , sous le même nom d'corcnf, avec l'étas^ parisien, d'autres fois entièrement séparé, tour à tour considéré comme crétacé, comme tertiaire, ou intermédiaire aux deux terrains, suivant les lieux ou sa composition minéralogique , l'étdj^c
3ui nous occupe a reçu beaucoup de noms ifférents, et a motivé les observations les plus contradictoires, lîn l'abordant, nous ne nous dissimulons pas les difficultés que nous avons à vaincre pour résoudre quelquesunes des questions qui s'y rattachent et pour répondre aux idées émises à son égard. Dé* f;as;é de toute opinion préconçue et de toute influence, nous allons entrer franchement dans la lice. Nous accumulerons les faits» nous les discuterons, comme nous l'avons fait jusqu'ici, afin d'arriver, par leur ensemble, à une solution logique. Si nous ne réussissons pas à Jeter quelque lumière sur uii des points les plus controversés de la science,, nous aurons au moins apporté notre tribut de recherches, et nousaurons tenté l'une des tâches les plus difficiles de la géologie ac* tuelle (920).
Dérivé du nom. — « Ne pouvant, en aucune manière, .conserver à l'étape soit un nom basé sur un caractère minéralogique, tou* jours locale, ou sur un caractère de fossiles
3ui peut manquer et n'être plus, nous avons onné à l'ensemble le nom d'étage sumom'en, la ville de Soissons (Augusta Suesso* num ou Suessones) en montrant, aux couches inférieures de sa vallée, l'un des types français. Nous réunissons sous ce nom Targile plastique, les lignites et les sables inférieurs,^
Slaucouieux du bassin parisien, placés auessous de la zone à nummulites lœvigata du bassin de Paris; le calcaire à nummulites de Royan,des bords del'Adour; de la chaîne des Pyrénées et de Biaritz , dans le bassin pyrénéen; les calcaires nummulitiques do Cniza, du mont Alaric; les calcaires d*eati douce des montagnes Noires, d'Orgon,de Vitrolles; les terrains nummulitiques da Vit, près de Castellane, de la fontaine du Jarrier, près de Nue, et presque tous les te^ rains nummulitiques du monde. Voici, du reste, la synonymie des parties que nous y réunissons stratigranhiquement.
Extension géographique. — « Commençons par le bassin anglo-parisien. Des lambeaux se remarquent en France, au nord-ouest des grandes surfaces, comme ceux du pharo d'Ailly, de Varengeville, près de Dieppe, le* buttes de Combles, au sud-est d'£u, la colline sur Authie (Seine-Inférieure), à Saint-Valéry-sur-Somme (Somme), à Cassel (Nord), à Sauros, à Saint-Aubin, à Saint-Josse, à l'ouest de Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). Une ceinture se voit au nord et à Test du bassin, indépendamment de vastes lambeaux au centre. Le département de l'Oise, si bien étudia par M. Graves, en offre de vastes surfaccst
(d20) I Cet oiivra^^e ayant étié fait en 1847, nous scrvalions de M. Marchismi, qui ce Il avoirs fait, à l*ëtage siiessoiiien, ([u^ajouter les ob- point les nôtres, i (Aie, d^OsBiceii.
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