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plëte dei espèces. Nous uvons ce[)eiidant encore des genres pouvant nous donner des limites géologiques.
L*élagc toarcien difTère de l*étage liasien iiar Talisence du (^enrc cardinia^ oui, né dans les terrains |)aIéuzoï<iues, s'est éteint, pour toujours, dans TélAge liasien, sans arriver h celui-ci. Nousavons^pourdistinguer Tétage toarcien de Téla^^c bajocien, &â genres pouvant donner des caractères négatifs entre Tétage toarcien et l*étage bajocien, ou kS
Ï;énres donnant des caractères né^^atifs avec es étages supérieurs et inférieurs.
Pour distinguer Tétage toarcien de J^étage antérieur, nous avons tous les genres qui, nés avec i*étage qui nous occupe, manquent encore dans l^étage précédent. Ces genres sont au nombre de 15, et sont autant de caractères positifs pour séparer les cleui étages.
Les genres qui uaissent et meurent daiis Tétage toarcien nous donnent encore des caractères positifs pour en distinguer Tétage bajocien, où ces genres ne passent pas, au moins d'après les connaissances actuelles. Ces genres sont au nombre de neuf.
Rien de plus certain que les caractères tirés des espèces pour l'étage toarcien. En effet, les 288 espèces qui y existent, pour les animaux mollusques et rayonnes seulement, sont toutes caractéristiques, une seule exceptée, attendu que, jusqu'à présent, elles sont spéciales à Tétage, et ne passent pas dans rétage suivant. Ce chiffre est indéf^endant des plantes, des espèces d'animaux "vertébrés et annelés, qui n'abondent pas moins durant cette époque. Il en est pourtant, parmi ces espèces, de plus largement répandues.
La plupart des espèces se trouvent dans toutes les couches, depuis les plus inférieures jusqu'aux supérieures; mais Vostrea knorrii se trouve plus particulièrement dans les couches supérieures, et, dans beaucoup de cas, peut servir à reconnaître les dernières limites supérieures de Télaî^e.
Chronologie historique, -r- A la (in de l'étage précédent, par suite d'une perturbation géologiaue, se sont éteints, avec les 65 espè> ces de plantes connues, avec il genres d aiiimaux de toutes les classes, 300 espèces d'animaux mollusques et rayonnes. Après l'agitation causée par cette révolution terrestre, ont paru sur la terre, avec le c^Ime de la nature, 15 genres d'animaux inconnus jusqu'alors, et eu aniujaux mollusques et rayonnes seulement 288 espèces qui, avec les autres séries animales et les plantes, ont dû amener cette neuvième période d'existence.
Les mers de l'époque toarcienne n'ont pas cliangé en Europe. Les continents étaient encore les mêmes qu'à l'étage précédent, à très-[)eu d'exceptions près.
Les mers nourrissaient beaucoup d'espèces de reptiles, des miêtriosaurus^ des macro^ sponaylus aux formes bizarres, qui, probableuient, habitaient les rivages maritimes. Avec beaucoup de poissons vivaient un grand
nombre de molius<|ues nageurs, tels que béleaiHÎtes, auinioniles, nautiles et beaucoup de coquilles liltorales, au milieu desquelles nous voyons, pour la première fois, apparaître des pliolades et des tarets dans les bois jetés sur la côte. Parmi les*zoophytes et les foraminifères, plusieurs genres nouveaux viennent augmenter la faune. Les ammonites de cette époque sont souvent caractérisées |)ar une quille au pourtour, cette disposition dominant au milieu des formes diverses de ces singulières coquilles. Il existait encore quelques plantes marines.
Les^continents ne nous ont laissé que pett de traces des animaux et des plantes qui devaient les habiter. Ces êtres étaient sans doute voisins de ceux des époques antérieures ; mais nous ne connaissons positivement que les plantes suivantes, données |iar M. Brongniart à la flore du lias.