‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 210 sur 216 · TOR · texte numérisé non relu

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DIGTIONNAIHE I>E| COSAiOGOME

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tortue marine trouvée dans le muscheikalk «le Lanéville ; sa cara;>ace avait 8 pieds de lon;j;. On en a rencontré une antre espèce iMnfine à Glaris, dans une ardoise que Ton peut rapporter aux formations crétacées les plus anciennes. Une troisième se trouve h ^tacslricht, dans le grès crétacé supérieur. Toutes ces espèces sonl associées aux déi)ris d*autres amimaux ayant habité les eaux salées, et, bien qu elles diffèrent des espèces actuelles en même letnps qu*cllcs diffèrent entre elles, elles offrent néanmoins, dans les principes qui ont dirigé leur construction , tinc conformité telle avec les conditions d'organisation qui font de nos chélonées modernes des animaux créés pour habiter la mer, (pie Cuvier a pu prononcer sans hésiter que les espèces fossiles soumises à son observation avaient habité certainement les eaux salées.

On rencontre, dans les formations wealdiennes d'eau douce de la série secondaire , des espèces fossiles ap|)artenant aux genres triobyx et émys; mais elles se montrent en plus grande abondance encore dans les dépôts lacustres de la série tertiaire; et, chez toutes^ la vie et la mort paraissaient s'être accomplies au milieu de circonstances tout à fait analogues- à celles qui . entourent maintenant dans les rivières et les lacs des tropiques les espèces vivantes qui leur sont voisines en organisation. On les n rencontrées aussi dans des dépôts marins (958), où leur présence » en compagnie de débris de reptiles crocodiliens, conduit à pe^nser que, suivant toute probabilité, elles furent, ainsi que ces derniers, entraînées de la terre ferme dans la mer à une distance du rivage peu considérable.

Les rapports étroits qui existent, quant k leurs caractères génériques, entre ces tortues

(958) Cest ainsi que Ton rencontre les débris fossiles de deux grandes espèces d'énnydes réunies à des coquilles marines dans le calcaire jurassique de Solcure: On trouve aussi des émydcs en même temps que des crocodiles à Slieppy et à Ilarwîch, dans clos dép<)ls marins d'argile de Londres; à nruxeiîes, ces derniers se nronlreiit associés à des débris marins , et Ton voit dans le scliiste ooMihif^ue de Sloncsdekl , prè» d*Oxford , des empreintes ircsparfaites d^écatlles cornées, ayant appartenu à des cfaélonicns. .

(959) Voyez le Mémoire du docteur Duncan sur ie» traces ou empreintes de pieds hissées par divers euùmaux dans le grès des carrières de Corn-Cockle Muîr^ dans le comté de Dumfries, (Transactions de la Société rotjaie d'Fsdmbourg^ 1828.)

D'après ce savant, les couches à la surface desquelles se voient ces impressions sont étendues les unes au-dessus dos antres, comme le sont des livres Inclinés dans un nii^me sens sur un rayon de biblio- Iticqne. La .carrière eu question a été creusée jusqn à quarante-cinq pieds, et Ton a trouvé de semblables traces dans toute cette profondeur; et ce n'est pas seii1''ineiit dans une couche , mais dans plusieurs couches successives; cVst-à-dire que si l'on enlève un lit épais dans lequel se trouvent de scmlitaMes empreintes , un autre lit reprodjiira le même phénomène ^ la distance de quelriucs pieds fieal-êlre, mais peut-être aussi à la distance de noins d'un pouce. Cette particularité prouve qu«

fossiles appartenant a des époques géologiques diverses et très-reculées» et les espèces qui vivent nos contemporaines, nous fournissent un frappaat exemple de Tunilé du plan diaprés lequel ont été créés les animaux, à partir des époques les plus éloifinées, où ces diverses formes d'organisation urent appelées à Texistenco. De môme que les rames qui terminent les membres des chélonées furent disposées à toutes les éjioques pour une locomotion au sein des vagues de la mer,.de mâmc aussi les pattes dos trionyx et des émydes furent dans tous les temps construites pour une vie plus paisible au sein des eaux douces, tandis que cefles des tortues de terre n'offrent pas des caractères moins tranchés qjui les désignent comme faites pour ramper à la surface du sol et s'y creuser des terriers.

La rencontre des débris fossiles appartenant aux tortues terrestres a été jusqu iei beaucoup plus rare. Cuvier en ci te deux exemples, l'una Aix, dans des formations trèsrécentes; l'autre à l'Ile-de-France. Cependant l'Ecosse a offert tout dernièrement la preuve qu'il existait plus d'une espèce de ces reptiles terrestres durant la période de formation du nouveau grès rouge ou ^rès bigarré, et cette preuve est d'une nature dont on trouve bien peu d'exemples dass l'histoire des débris organiques (9o9}.

11 n'est pas rare de voir à la surface dn grès des empreintes produites [/ar le passage ae petits crustacés ou d'autres animaux marins, à répoque où cette roche était encore à l'état de sable désagrégé gisant au fond des mers. Souvent aussi, les srès feuilletés sont disposés par petites onduiatîuns semblables i celles que produisent les rides de la surface d'une mer peu agitée sur le sable de ses rivages (960).

les causes qui ont produit ces traces sur ce sable et celles qui les otit recouvertes i»ar la suite ont exeité alternativement leur action à plusieurs reprises.

Une lettre du docteur Dnncan, du mois d*octobrc 1834, apprend que Fon a découvert tout réeemnieiit de scmblales empreintes présentant des circonstances à peu près les mêmes, dans les carrières de grés ronce de Craigs, à environ dix milles au sud de Coni-Cokle-Mufr, et à deux milles est de la ville de Dumfries. L'inclinaison des couches dans celte !»calitér comme celle de presque toutes les couches de grés de ce district est d^environ 45** S.-O. L'une de ces traces a de vingt à trente pieds en iongiicnr. On n*en a pas encore rencontré dans cette localité» non plus qu'à €oni-Gockle-Muir.

Sir William iardine a fait savoir au docteur Duscan que Ton a de nauveau découvert des traces d'animaux dans d'autres carricres.de Coru-Cockie- Muir.

(960) En 1851, M, G.-P. Scrope, qui avait >isiiê les carrières de Dumfries, obser\a de seroblâMc^ ondulations , et d*aboiidanies empreintes de pietU de petils animaux dans les couches de marlirr ('e Foresl, au ïiord de Bath. CVlaienlprobablemeNt des traces de crustacés. (Philosoph, iiagax. Mai, Ifôf, p. 576).

A h surface de eeriaines couches de gravier calcaire et du schiste de Stonesfield, près d* Oxford, ainsi que des grés de la formation weaidieniie àe^ comtés de Sussex cl de Dorset, on ooserve des (^j«t>

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Les nièiues causes qui ont si fréquemment conservé ces ondulalions ont dû conserver de Dièine les empreintes que des pieds d*animau!C ont pu laisser sur les lits de sable; caria seule condition indispensable pour qu*une telle conservation ait pu avoir lieu, c*est que ces empreintes une fois faites aient été recouvertes par le dépôt d'une matière terreuse avant (jue les mouvements des eaux ne les aient fait disparaître.

Malgré labondancede ces empreintes dans les vastes carrières deCorn-Cockle-Muir, on n*a néanmoins retrouvé aucun fragment osseux appartenant aux animaux dontles pieds se sont ainsi moulés dans la vase. Cette circonstance pourrait peut-être s'expliquer |)ar la nature même du grès siliceux, peu favorable à la conservation des débris organiques; et le& conditions de cette destruction complète des restes osseux ne sont pas en opposition avecla conservation d'empreintes faites par les pieds et pn»mptement recouvertes par une couche de sable qui s'y serait moulée de façon à en reproduire les formes avec autant de fidélité que pourraient le faire les substances plastiques employées dans l'art du moulage.

Mais cette absence même d'ossements dans ces roches où se trouvent de si nomL)rcuses empreintes de pieds n'est point un obstacle pour la science ; et nous pourrons, sans nous appuyer ailleurs que sur ces derniers témoigna;^es, nous convaincre de l'existence des animaux qui les ont produits, et en reconnaître même jusqu'aux caractères distinclifs. Ces traces sont trop courtes pour que ce soient des pieds de crocodiles ou de quelques autres sauriens connus qui s'y soient ainsi moulés ; et c'est parmi les chéloniens ou tortues, que nous pouvons rechercher avec le plus de chances de succès les estions pétriflëes de certains vers marins. Ces déjections se voient à rextréniité des trous tiibutaires que oes animaux se creusaient dans le sable à Tépoque m ils liabitaient le fond des mers, et que Ton retrouve également dans b substance même du grés. La conserva lion de ces tul*es et de ces déjections démontre combien le fond des mers demeura tran-

Îiuille, et par quels paisibles mouvements des eaux arent charriés les matériau \ gui ont reroiivert, tans les déranger, ces diverses pièces si fragiles.

Des faits de celle nature nous prédisposent k croire à la possibilité que des empreintes de pieds de tortues se soient conservées dans le grès rouge, et ils serrent aussi à démonli-cr que cetti* époque, où les agents de destruction dêtacliaientdes tem;s déjà consolidées les matériaux des couches dérivées, fut panacée en intervalles alternatifs de repos et de convulsions.

(d61) Ce mode de conclure diaprés les traces des pie4fs est employé par Thomme dans tous les étais de société où il se trouve. L'identilé d*un malfaiteur rst constatée sur Tenipreinte qu'a laissv'c sa chaussure sur le terrain où il a conunis son crime. Ia*s traces de pieds humains que trouva le capitaine Par- I y sur les liords d'un ruisseau dans la baie de la Possession lui paru;e.il leliement técenlcs, qu*au

1)remi«;r abord il pensa quVlltrs avaient dû y être aissées depuis peu par quelque naturel du pays ; mais un examen aUenlif lui démontra bientôt que c'étaient leftennpreintes des souliers de quelqu'un de son équipage ; r\\'*i, ctaicnl là deptiis qumze mois, et

pèces auxquelles ces empreintes doivent leur origine (961).

Que rhistoricn et l'antiquaire aillent visiter les champs où se sont livrées les batailles des tem{)S anciens ou des temps modernes; qu'ils suivent pas à pas la marche de ces victorieux conquérants , dont les armées ont brové les plus puissants royaumes ; le vent et la tempête ont effacé le sillon éphémère qu'y avait creusé leur pas^a^e, et les pieds de tant de millions d'hommes et de bêtes qui ont parcouru le inonde en tous sens, pour y semer la ruine et la désolation, n'ont pu peser assez sur sa surface pour y laisser après eux une seule de leurs empreintes. Mais ces reptiles, qui se sont traînés sur la croûte encore ébauchée de notro planète, aux âges de son enfanoe, y ont imprimé d'ineffaçables souvenirs de' leur passage. Aucune histoire ne rappelle leur création, ni comment ils ont été enveloppés dans une destruction complète; et l'on ne retrouve pas môme leurs os parmi les débris fossiles qui nous sont restés de l'univers ancien. Des milliers d'années séparent de nous l'époque où ces traces ont été laissées par le pied des tortues sur les sables de leur Ecosse natale ; et, le jour où, de nouveau rendues h la lumière, elles viennent s'offrir à notre curiosité et à notre admiration, ,elles nous apparaissent gravées sur le roc, comme sur une neige récente les pas d'un animal qui vient d'^ passer; elles sont là comme une moquerie jetée aux potentats les plus puissants des sociétés humaines, et comme une Toix pour nous redire combien sont peu de chose des centaines de siècles en présenco de l'éternité (962).

TORTUES , leur première apparition, —

Voy, COXCHYLIEM.

TOURBE. Toy. V Introduction.

leur conservation était due à rétatde coRji;é1atîon du sol. Non-seuicmént les sauvages de rAmeriquejpeuvent reconnaître un élan ou un l>ison d'après la trace de ses sabots, mais ils affirment même combien de temps s*est écoulé depuis son passade; et TArabe, en voyant le sable où a posé le pied d*un cliameau, dit si ranimai était pesamment cbargé où s*il ne Tétait que reu, s*il était estropié ou s*il avait Tusage complet de tous ses membres.

(962) On a trouvé récemment de semblables empreintes fossiles en Saxe, au village de Hessbers, près de Hildbui^hausen, dans quelques carrières de grès gris quarizeux qui alternent avec des lits de grès rouge a peu près de la même époque que le g:'cs rouge de Dunifries.

Nous en donnerons la description suivante d'après, les notices du docteur llobnbaum et du professeur Kaup : ' On rencontre les vestiges de pieds tout à la fois en creux et en relief; les creux ne se voient qu*à la surface supérieure des fables de grès, tandis ijue les reliefs s'aperçoivent seulement sur les surfaces inférieures des tables qui recouvrent les premières ; et c^esl par un moulage dans les creux sousjacent3 que les reliefs ont été produits. On a trouvé, sur une seule table de 6 pieds sur 5, des traces d^animaux de plusieurs espèces et de grandeurs diUerentes; les plus grands, qui paraissaient avoir été produits par les pieds de derrière, ont 8 pouces de long et 5 de large. Il y en a un qui a Iz pouces de longueur. Auprèsde chacune de ces grandes empreintes, et constamment à la dislance régulière d*un pouca

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DICTIONNÂIRC BE COSMOGONIE

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TRAVERTIN. Voy, Vfntroduction.

TRAVERTIN SUPERIEUU. ^^oy. Falunikn .

TRIASIQUES (TERRAINS;. — Le nom de iriasique a élé donné par M. d*0maliu5 d'Halioy» & la deuxième grande période du monde animé, celle qui suit immédiatement les terrains de transition ou paléozoïques.

Les terrains triasiaues se montrent dans les Pyrénées, autour du plateau central, dans le Var, sur les deux rersants des Vosges et en Normanlic.En Angleterre, ils s'étendent, du nord au sud, dans toute la longueur de la Grande-Bretagne, en Ecosse et en Irlande. Ils sont représentés dans toute l'Allemagne, en Belgique, en Suisse, dans les Etats Sardes> en EfsjMgne, en Poto.^ne, dans te Tjrol, dans la Boîiôine, dans la Moravie, en Russie. Ils sont indiqués aux Etats-Unis, dans la république deBolivia (Amérique méridionale). On les a cités encore dans la Colombie^ dans'les Grandes-Antilles et au Mexique. Sous la ligne au suJ, jusqu'au 20* de tetitude, Qi au nord, jusqu'au h9". Ainsi ces terrains occuperaient une vaste surface du monde.

« Presque tous les géologues ont divisé les terrains triasiques en trois âges superposés : le grêg bigarré^ le musckeikatk et les marnes irisées. De ces trois séries de couches^ distin;;çuées comme coupes d'égale valeur par les auteurs, nous n'en conservons *|u« deux, qui concordent en tous points avec les caractères de superposition et les caractères paléontologiques tirés des animaux et des plantes. Suivant notre manière d'envisager les étages, ils n'existent, pour lious, que lorsqu'ils représentent une époque comme la nôtre, ayant sa faune et sa flore spéciales. Or ces trois séries de couches ont-elles, chacune en particulier, ces caractères? Assurément non; et nous ne voyons, dans ces trois séries, que deux époques marquées, ou mieux deux étages. Nous réunissons ensemble les grès bicarrés et les muschelkalksdans Vêlage conchyRen .1" parce que ces deux série5 de couches, formées de grès bigarrés et de muschelkalk sur les versants des Vosges et en Provence , sont souvent remplacées par des grès sans muschelkalk, comme dans les Pyrénées, en Angleterre et aux Etats-Unis, ce qui prouverait que les deux séries do couches ne sont, dans les Vosges, qu'un accident local, puisqu'elles sont remplacées, sur d'autres points, par des grès seulement, alors l'équivalent à la fois du grès bigarré et du muschelkalk des Vosges. 2* Parce que les deux séries de couches, ou les grès seulement des autres points, reposent, du reste, comme stratification , toujours sur l'étage permien et ont

et demi en avant, oo remarque l*einpreinte plus petite de Pan des pied» antérieurs, loneue de 4 pouces et large de 5. Les empreintes se suivent sur une môme ligne droite, accouplées deux par deux, et chaque paire est séparée de la suivante par un intervalle de 14 pouces. Dans les grandes eomme dans les petites empreintes, on voit le grand doigt alternativement à droite et h gauche ; les unes et les autres présentent cinq doigts, dont le premier est

le même caractère géologique. 3* Parce qii9 prise séparément , chacune des deux séries ne donnerait qu'une partie d'une époqHe : les grès bigarres , presque sans fossiles marins ^ ne pourraient, tout au plus, représenter Qu'un dépôt terrestre et rireraiD ; te muschelkalk sans fossiles terrestres ne représenterait qu'un dépôt marin. En les séparant, il manquerait donc quelque chose ï toutes les deux. 4' Enfin, parce que réonissant ces deux séries de couches dans une seule époque, on la complète, et l'on en fait, comme dans tous les autres étages, une période formée d'une faune et d une flore terrestres. C'est par la même raison que nous réunissons, sous le nom d'étage smUfêritn^ les marnes irisées dépendantes des |iariies riveraines et terrestres de cette époque, aux keuper, ou aux calcaires de Sainl-Cassian qui en sont les dépôts marins. Cette réunion, en rapport avec la stratification , se trouve pleinement confirmée, du reste, {larlescoiisidérations paléontologiques tirées, k la fois, des plantes et des animaux. En résumé, nous ne trouvons dans la nature, que deux étages de terrains triasiques, dans Tordre suivant : l'étage conchylien et l'étage sallférien. » (Cours de pai<fotU., par d'ORBiGNT,

Caractères p<Uéontolcgiques, — Pris comme ensemble, les teri-ains triasiques se di^tin^ guent nettement des terrains paléozoïques sous-jacents, et des terrains jurassiques super^iosés. Voici, du reste, les caractères négatifs et [M>sitii's généraux qu'on peut tirer des restes organisés fossiles.

Caractères négatifs tirés des genres. — Les terrains triasiques se distinguent des terrains paléozoïques par l'absence totale tic 323 genres positifs pour cesderuiers, et qui sont tous restés, jusqu'à présent, dans ce premier â^e du monde, sans arriver à la période triasiçjue.

Pour distinguer l'époque triasique de l'époque jurassique, nous avons tous les genres qui n'existaient pas encore dans la première, et qui n'ont commencé à se montrer que durant la période jurassique. Ces genres sont ainsi répartis dans les séries animale> : Parmi des animaux qui ont été rapportés aux mammifères, 2 genres; parmi les reptiles, 18 genres ; parmi les poissons ganoîdes et placoïdes, &o genres ; parmi les crustacés, 35 genres appartenant principalement aux décapodes et aux isopodes ; parmi les insectes, quelques genres d*hymenoptère^, d'hémiptères, de lépidoptères et de diptères; parmi les mollusques céphalopodes, 16 genres ; parmi les mollusques gastéropodes, t4 genres ; parmi les mollusques lauieliibran-

écarté en dehors à la manière 3*Qn ponce. Les pied« antérieurs et les pnslérieurs offrent à peu près la môme forme, mais diffèrent considérableniem quant aux dimensions.

c On voit sur les mêmes sables d^autres traces ds pieds plus petits, et diiléreniment conformés, avec des deiffls armés d*ongles.Plusicursde cesempreinios ressemolent à celles du grès de DumlHes, et ce sont probabiemeDtdespas de tortues, i «- Vojf. fUrracs.

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ET DE PALËONTOLOGliL

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ches, 23 genres; parmi les mollusques bra« chiopodeSy 3 genres; parmi les mollusques bryozoaires» 17 genres; parmi les échinoderines, échinides et astérides, 24 genres; parmi les écbinodermes crinoïdes, 10 genres; parmi .es zoophytes, 57 genres; parmi les foraminifères, 10 genres, et ^farmi tes amorphozoaires* 9 genres. C'est-à-dire un total de 292 genres nés postérieurement aux ter* rnins triasiques, et pouvant donner des caractères stratigraphiques négatifs relativement aux terrains jurassiques. Nous pouvons encore signaler les caractères généraux suivants : le manque des classes de mammifùreSy d'insectes myriapodes, et de 43 autres ordres d'animaux vertébrés, annelés, mollusques et rayonnes. En résumé, pour distinguer les terrains triasiques des terrains inférieurs ou supérieurs, nous avons, eu éiiumérant les diverses séries animales, environ 1,423 genres qui peuvent donner des caractères négatifs, parce qu'ils manquent dans cette seconde période de ranimation du globe.

Pour distinguer les terrains triasiques des terrains paléozoïques, nous avons les 7i genres donnés à ces terrains, comme caractères négatifs, qui deviennent ici des caractères positifs, attendu qu'ils se montrent dans les terrains triasiques, mais sont inconnus, jusau'à présent, dans la première période do l'animalisation.

Pour distinguer la période triasiqne de la période jurassique, nous avons tous les genres nés et éteints dans la période triasiqueet ceux qui sont n^s antérieurement sans passer aux terrains Jurassiques. Ces genres sont ainsi répartis : parmi les reptiles, 14 genres; parmi les poissons, 8 genres de ganoïJes et de placoïdes; parmi les crustacés, 1 genre; )»armi les mollusques céphaloi>odes, b genres; parmi les mollusques gastéropodes, 2 genres; parmi les mollusqueslamellibranches, le genre myophoria ; parmi les mollusmies brachiopodes, 4 genres; parmi les roollusnues bryozoaires, le genre coscinium; parmi les écbinodermes, les 2 genres aplocoma et encrinus ; parmi les zoopliy tes, 2 genres; parmi les amorphozoaires , le genre stromaiopora : le tout forme uu total de 42 genres.

La combinaison de 615 genres pouvant donner des caractères négatifs entre la période triasique et les périodes immédiate-» ment supérieures ou inférieures aux 71 genres {K)sitifs qui séfmrent nettement les terrains triasiques des Ages qui les précèdent ou qui leur succèdent, donne, pour .chacune de ces périodes en particulier, des faunes parfaitement caractéristiques. 1^ faune triasiuue a pour faciès particulier d'être interméaiaire entre les faunes spéciales des terrains paléozoïuues et jurassiques. Elle renferme encore quelques genres, tels que : orthoceratiieê^ me/ta, a^nidei, porcellia^pro'* ductu$f eyrthiOf spirtfer et spirigera^ qui avaient leur maximum de développement dans les terrains paléozoïques, et ne sont, dans les terrains triasiquîS,. où elle s'y étei-

gnait pour toujours, que les derniers reflet;^ des autres formes voisines de l'époque antérieure. Elle renferme déjh les premières espèces des genres plus spéciaux aux terrains jurassi(]ue$ : les ammonilesj les irigonia^ les aervilliaj les peniacrinus^ les moniHtaltia, les hippalimus^ qui sont les premières traces des nombreux genres voisins particuliers à la période jurassique, comme si la nature préludait aux créations futures. C'est, eu effet, dans les terrains triasiques que naissent les premières traces des oiseaux, des tortues, des crustacés décapodes et des céphalopodes acétabulifères, qui prennent un si grand développement dans l'époque suivante. Si la zoologie fossile nous donne ces résulats, la botanique fossile, étudiée avec tant de soin par M. Brongniart, amène précisément aux mômes conclusions : c'est une nouvelle preuve, nous le pensons, de l'iuiportance des caractères stratigrapriiques tirés des corps organisés fossiles.

Si nous joignons aux caractères straligraphiques jénoncés les résultats donnés uar les espèces, noua aurons, à chacun des étages, les nombres d'espèces qui suivent :

Etage conch^lien, Etage saliférien.

155 espèces.

Total, 027 espèces.

En résumé, nous avons 927 espèces d'animaux mollusques et rayonnes, et de plantes des terrains triasiques, se divisant en deux zones superposées : les étages conchylien et saliférien.

Prise dans son ensemble, la période triasi(|ue avait des continents et des mers. Les mers se montraient sur une vaste surface de la terre, sur la zone torride et les deux côt»5s du monde ; elles nourrissaient sur leur» bords des plantes marines, un grand nombre de poissons, quelques crustacés, des mollusques nombreux et beaucoup d'animaux rayonnes. Cet ensemble d'élres marina n'est plus ider»tique à la période paléozoï* que : il ne nourrit plus en effet aucun crustacé Irilobite ; les céphalopodes y sont i>eu nombreux, ainsi que les brachiopodes ; les

foissons ganoïdcs et placoïdes n'y sont plus leur maximum de développement. Les crinoïdes, si développés, ne s'y montrent plus que sous deux formes génériques. Enun 323 genres des terrains paléozoïques sont inconnus dans la | ériode triasique. D'un autre côté, avec la période triasique, comme compensation, naissent do nouvelles esjîèces de plantes marines; les crustacés décapodes sV montrent pour la première fois, avec les céphalopodes aréUbulifèreset71 genres nouveaux, parmi lesquels apparaissent dos am^ monites , des trigonie$, des plicatules, des peniavrinus, etc., etc.; tandis que les genres ceratites, les myophoria, les eiicrttiuâ y ont ou leur règne exclusif, ou leur maximum de développement. Aussi, d'un côté, beaucoup de formes animales sont restées ensevelies pour toujours dans lea BMrç paléozoïques ; et beaucoup de fa ""^ ^^^'

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E>ICTlO?(r(AIRE DE COSMOGONIE

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