‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 211 sur 216 · TU · texte numérisé non relu

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1 elles apparaissent ayec les mers triasîques.

Les continents nous montrent les mômes changements. Les plantes acrogènes, à lour maximum de dévcloppementrlans les terrains paléozoïques, y sont ici moins nombreuses, et quelques genres danimaux terrestres disparaissent enlîèremenl; mais ces chan;jcments sont lar^çement compensés par les nouvelles formes qui naissent dans la période triasiquo. Nous voyons en elTct apparaître sur îo littoral des continents, pour la première fois, des oiseaux, des tortues ; et lesgranls reptiles sauriens y atteignent le maximum dé leur développement générique et y prennent les formes les plus étranges, tandis ijue commence le rè^^ne des plantes dicotylédones gymnospermes.

En résumé, dans cette seconde période de l'animation du glohe, aucun mode de respiration n'existe de plus. Les mêmes classes, les mêmes ordres existent, à ces changements près : que les crustac^i trUohites y sont en moins; nue les oiiseaux, les tortues, les crustacés décapodes, les céphalopodes acétabulifères y sont en plus. Beaucoup de genres éteints dans les terrains paléozoïques ont été remplacés par d'autres au moins aussi nombreux. Toutes les espèces y sont totalement différentes.

Pendant cette période ;du monde animé, moins longue sans doute que la période paléozoïque, des perturbations générales sont venues deux fois disloquer la croûte terrestre, sur quelques points du globe, et anéantir les plantes et les animaux. Deux fois aussi, après cet anéantissement, le repos reparaît sur le globe, et une nouvelle création repeuple la terre de plantes et d'animaux différents des époques précédentes.

TRIGONELLITES. Yoy. Apticus

TRILOBITES.— Famille de crustacés fossiles, dont toutes les espèces sont éteintes. Là Srande étendue qu'occupent les trilobites ans les couches constituantes de l'écorce du globe, et leur abondance numérique dans toutes les localités où onléi a rencontrés, sont deux particularités remarquables do leur histoire. On les trouve sur les points

(963) M. d*Orbigny a trouvé des triloDites eit compagnie de stroplioinènes et de productus danii la form^iion de schiste grcywacke de la Cordillère de Tcsl, iv.pulilique de BoliVia. On trouve aussi dans ce inômc leiiain des coquilles d'eau douce, des niébnies, tles mélanopsis, et probablement des anodontes, ce qui est tout à fait en rapport avec la découverte que Ton a faite, il y a peu de leuïps, de semblables coquilles fjissiles dans les terrains de iransitiou de Hi lande, de rAllenia:;ne et des Etats- Unis. Ou TcncoaUe prcs de Potosi , des coquilles d'eau douce fossiles jusqu'à une clévalion de 15,201) pieJs.

Les éclianUllons qu'a rerucillis M. d'Oibîgny confirment aussi les opinions de M. Penlland sur les analogies qui exisicnl entre la grande formation calcaire du disirirt en q»iestion et les calcaires carbonifères de rAngleterre, cts'ir la grande étendue qu'oocupeiil, dans rAmérique du S.id, les deuï fi*rmations de la marne rouge et du nouveau grés rouge.

(96 i) On trouve en Ecosse, dans le calcaire dVau douce situé au-dessous du terrain houiller du Mid-

les plus é1oi;^nés des deux hémisphères aus* tral et boréal ; et on en a constate la présence dans toute l'Europe septentrionale et dans de nombreuses localités de rAmérique du Nord; dans les Andes (963) et au cap do Bonne-Espérance.

On n'a jamais rencontré de ces animaux singuliers dans les terrains plus récents que le groupe carbonifère; et trois crustacés, faisant partie comme eux de la division des entomostracés, sont les seuls articulés de cette classe gui se montrent dans des couches contemporaines de celles où se trouvent des débris de trilobites (965^). Ainsi, pendant toutes les périodes qui se sont écoulées depuis le dépôt des plus anciennes couches fossilifères jusqu'aux étages supérieurs dtt la formation houillère (965), les trilobites paraissent avoir été les représentants princi|)aux de toute une classe qui se développa en un grand nombre d'ordres et de familles, après la disparition de ces premières forme» cruslacéennes.

Les singularités étranges de configuration que présentent les animaux de cette famille ont attiré sur eux Taltention depuis fort longtemps. M. Brongniarl, dans son estimable mémoire publié en 1822, en a mentionné cinq genres et dix-sept espèces (966); d'autres auteurs (Dalman, Wahlenberg, Dekay et Green) y ont ajouté cinq nouveaux genres, et ont porté le nombre des espèces à cinquante-deux. On a longtemps confondu les trilobites fossiles avec les insectes, sous le nom iTentomoHthus patadoxus ; et ce n*est qu'après de nombreuses discussions sur leur nature véritable Que l'on est arrivé, dans ces derniers temps, à les ranger dans une section séparée de la classe des crustacés : et, bien que la famille tout entière paraisse avoir clé anéantie dès une époque aussi reculée que le fut le terme des dépôts carbonifères, elle n'en présente pas moins certaines anologies de structure qui la rapprochent de très-près des crustacés qui habitent nos mers actuelles (967).

Le segment antéi;ieur des trilobites constitue un grand bouclier semi-circulaire ou

Lotliicn, deux genres d^entomostracës , les genres eurvpterus et cypris, le premier à Kirkton, prés de Balugate, cl le second à uurdie-House, présd'*Edinibourg. (Tramact, de la Société royale Jt Edimbourtu t. XIiI.) En outre, on a reconnu tout réccronient le troisième genre, le genre limide, dans la fomiaticn houillère, et nous allons en donner bientôt la àescription. Ain»i los entomostracés paraissent avoir été les seuls rcprésentaïus de la classe des cnisuces, iusqu'après le dépôt des couclics carbotiifèr»s.

(9G.5) On a découvert une nouvelle espèce de tri-, lobites, dans le minerai, ferrugineux , au milieu du terrain houiller,àCoal-Brook-Uale (Lond. and Eilimbourç. Phil. Mag., t. IV, 1834, p. 376.)

(9()G) Ce sont les gchrcg cahimèm^ asapkui^ ogty ges , paradoxus et agnostns. Plusieurs de ces uoins ont été choisis précisément pour exprimer Pob$eu> rite qui couvrait la nature des corps auqucls4Mi les appliquAÎt r.trahiutiiwi^ obscur; imc^^ç^cadié^ nttfiùio^rtç, merveilieux ; «yvuorro?, inconnu,

(%7) Voyez }A. \\ihov\s, Rc€fiercke$ $vr Us rapporU naturels qui existent entre Us irilobiUs fi lis animaux urticuUa.

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£T DE PALEONTOLOGIE.

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en forme de croiss/inl, anqucl fait suite un abdomen ou corps composé de nnml)i-cuY serments, qui se recouvrent successivemeiil roume ceux de la queue de Técrevissot et en outre partagé en général par doux sillons ion^^itddinaux en trois séries de lobes, d*où Icuir est yenii le nom de trilobitcs. Le corps se termine, dans plusieurs espèces, par uno cjueue ou post-abdomen triangulaire ou seniilunaire, offrant des lobes moins distincts que le corps. Les espèces du genre calymènc ont la faculté de se rouîer en boule comme les cloportes.

Parmi les animaux du monde actuel, les crustacés du genre sérole (968) sont ceux, qui 'se rapprochent le plus de la famille des trilobites La difTérence la plus im})ortante qui sépare ces deux groupes consiste dans la série nombreuse de pattes et d'antennes crustacées que possède le premier, tandis que Ton n'a rencontré jusqu'ici aucun vestige de ces organes en connexion avec des débris ayant appartenu au second. M^ Brongniart explique rabsencc de ces organes par Ihjpothèse que les trilobites formaient, dans la série des crustacés, un groupe à antennes très-petites ou même nulles, et dont les meubles, transformés en des lames ou pattes molles et facilement destructibles, supportaient des branchies ou des organes filamenteux destinés à la respiration aquatique et non susceptibles de conservation.

Les limules ou crabes des mollusques, sont, après les précédents, ceux qui se rap- )»rocheat le plus des trilobites. Ce sont des crustacés qui abondent maintenant dans les mers des climats chauds, et surtout dans les mers de Tlnde, ef sur les côtes de TAluérique. Leur histoire est importante h cause du passage qu'établissent ces animaux contre les formes éteintes de la classe des crustacés et les formes actuellement existantes. On en a rencontré à Tétat fossile dans le groupe carbonifère des comtés de Statl'ord et de Derby, et dans le calcaire jurassique

(068) Le docteur Leacli a établi le genre scrolis sur des échantillons provenant du détroit de Magellan (ou mieux de Magalhaens, d*aprcs le capitaine King), et sur un autre venu du Sénégal. Les pre^ mlcrs avaient été pris par sir Joseph Bunks pendant 8on Toyajce avec le capiuiine Cook, et donnes par

: lui à la Société linéenne. M. le docteur Leach tenait le second de M. Dufresne. Le capitaine Ring a

I depuis recueilli, au nioyrn de la drague, des échantillons nouveaux du même genra sur la côte est de iaPalagonie, à quaranlc-ciiui degrés de latitude suJ, cl à trente milles des côtes, à une prorondour de quarante brasses: il en a tnuivc aussi au port Faniine, dans le détroit de Mupllan, qui avaient clé rejetés

, par la marée, et le rivage, dil-il, était liltéralemcnl recouvert de leurs polîls cadavres. Cet obser> valeur s*est assuié en outre que, pendant leur ^ie, ces crustacés nn^enl tous eontrc \d foiul de la mer, parmi les plantes mariuL's. Leui s nioitvoineuls sont leuls et graduels, cl ne ressemblent en lien à ceut d'une chevreitc ; jamais il ne h s a vus venir à la surface ; et leurs membres lui ont paru conformes d*une manière spéciale ptmr nager cl

, ramper au fond des cau%.

(Oii9) Dans le genre limnle, on ne voit que de fni- Hcs traies d*antenues, cl le bouclier qui rcrouxre fa

d'Aiiîîis!a:lfy près de Pappenliein, en môm^ temps que plusieurs autres crustacés mcrins d'un ortire plus élevé (909).

Dans cette môme classe des crustacés, il est un animal dont les membres offrent une disposition tout h fait analogue; c*est lo branchipe des étangs (970), si commun dans nos eaux douces stagnantes. Toutes les pattes sont réduites chez cet animal à Tétat de lames membraneuses, et ce sont des organes rempHs5ant en môme temps les fonctions de la respiration et de la locomotion.

Celte comparaison que nous venons d'établir entre quatre famlilesdifférontes de crustacés, dans le but d*iilustrer, parles analogies qui en ressortent, Thisloire de cette famille des trilobites, éteinte depuis un temps si long, est un* excmnle frappant qui nous fait voir jus(|u*à quelle époque reculée des temps géologiques remonte cet arrangement systémali(]ues et unifornje dajrès lequel ont été établis les rapports étroits qui rattachent entre elles les diverses familles du règne animal. Trois de ces familles font partie des habitants actuels de notre ^lobe, tandis que la quatrième, éteinte depuis longtemps, ne se rencontre plus qu'à 1 état fossile. Lorsque nous voyons ainsi les trilobites les plus anciens se placer immédiatement à côté de nos crustacés actuels, nous ne pouvons nous re* fuser à reconnaître en eux un détail d'un grand système de création dont toutes les parties sont reliées entre elles par l'unité de f)lan la plus parfaite, et dont les plus minutieux détails se rattachent les uns aux autres par des harmonies d*organisation non interrompues.

Les trilobites offrent un exemple de cet étal particulier, cl, comme on l'appelle souvent, rudimentaire des orp^anes de locomotion, dans lequel les membres remplissent à la fois des fonctions locomotrices et respiratoires. Ceux qui soutiennent la théorie quo les espèces plus parfaites dérivent de formes ])lus simples par une série non interrompue

pallie antérieure du corps s'cteml de façon à recouvrir entièrement une série de pelils membres crustacés. En dessous de la seconde poiiion, ou portion alidominale du test, se voit une série de lames cornéi^s transversales minces qui supportent les fibres branchiales en même temps au'elles remplissent les fonctions de rames destinées a la natation. Ou voit celte même disposition de branchies lamcUeuses chez les seroles.

Ainsi, pendant que nous trouvons dans les seroles des antennes et des pattes crustacées en même lempg que des pattes mollesqui remplissent les fonctions de b! anehies, les limules nous olfrent la même disposition des membres et des app4Midices branchiaux, mais seulement avec de faibles traces d'anlennes, et les branchiiM^snous présentent des antennes et point depiedscruslaeés. Les trilobites, dé|M>urvus d'antennes, et dont tous le» membres de même que ceux des branehipes, soni représentés par des lames membraneuses, sont dinc les formes exlrêmcs qui vlciineiil après ces derniers, dans la série des crustacés enlomostracés, de TorJre des branchiopodes , ordre dans lequel les pîe.ls sont représentés par des lames ciliées réunissant les foiicUOns de la respiration et de la natation.

(070) Cancer stagnalis^ Lin.

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIH:

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de changements pourront voir dans les trilo* bites la souche éteinte d*où sont dérivées dans la suite des âges, par des séries de développeœents successif, les diverses formes crusiacéenues les plus élevées ; mais une conséquence de celte hypothèse, c'est que nous ne devrions plus retrouver dans le branchipe actuel des conditions organiques tout aussi simples que celles qui nous sont offertes parla famille des tnlobites, c'est que le limule, dont l'apparition date des premiers Ages, n'eût pas dû conserver ses caractères intermédiaires, n'eût pasdû demeurer à un degré si inférieur dans Téchelle organique, depuis le moment où il apparut fiour la première fois dans la série carboniëre, jusqu'à l'heure actuelle, après avoir traversé la période moyen-âge des formations tertiaires (971).

Yeuœ des trilohitee. — Outre les analogies que nous venons de mentionner entre les triiobites et certaines formes actuelles de crustacés, il nous en reste à étudier, dans la structure des yeux, de nouvelles et de plus importantes encore. Ce qui appellera sur ce point de notre part une attention toute spéciale , c'est que nous y trouvons le plus ancien, le seul exemple peut-être qui nous soit parvenu du monde fossile, de la conservation des parties aussi délicates que l'étaient les organes visuels d'animaux qui ont cessé de vivre il y a des milliers el peutêtre des millions d'années. Nous les étudierons avec un intérêt plus qu'ordinaire, si nous avons présent à l'esprit que ce que nous soumettrons à noire étude n'est autre chose que les mômes instruments de vision que traversait la lumière pour produire la sensation de la vue chez quelques-uns des plus anciens habitants de notre planète.

La découverte de ces instruments si parfaitement conservés, après avoir été ensevelis pendant un nombre d'années incalculable dans les éla^^cs les plus anciens de la formation de transition, est un des résultats les I)lus curieux des recherches géologiques; et a structure de ces yeux nous fournil un argument d'une haute importance lorsqu'il s'a^^it de rapprocher les points extrêmes de la création animale. Si les dispositions mécaniques qui constituent les appareils visuels sont les mêmes qui entrent de nos Jours dans la construction des yeux chez les

(971) Le fossile très-rare tiguré par llartin dans son Petrificala Derbieiuiu, sous le lunn d'eiiloniolitlius moDocululus (lunatut)^ parait n*ctrc autre chose qu'un linHile. li a été trouvé dans un minerai ferrugineux de la formation carbouifère des confins du cointc de Derby.

Aux époques secondaires, pendant que se disposait le calcaire jurassi((ue, les limnlcs aI)ondent dans les mers qui reconviaient alors rArcmaguc centrale; et nous retrouvons dans notre limule actuel les mômes formes que ce genre présentait alors.

M. Stokcs a découvert à la face inférieure d'un Itilobilc fossile du lac Huron une lame crustacéc garnissant rentrée de Testomac, et ressemblant par sa forme et sa structure h certaines partie s analogues des crabes modernes. Cet organe est donc un

insectes et les crustacés, il y a là une coïncidence, un accord qu'il nous parait tout à fait impossible d'expliquer, à moins d'invoquer l'intervention active d'une puissanc* créatrice unique et intelligente.

Le professeur Muller et M. Strauss oui fait connaître avec habileté, et d'une manière complète, comment , chez les crustacés et chez les insectes, la vision distincte estproduite par le moyen d*un grand nombre de

fietites facettes ou de lentilles placées à 'extrémité des tubes coniques, ou de microscopes, dont le nombre s'élève parfois^ comme dans le papillon, jusqu'à 35,000, ou jusqu'à 14,000, comme dans la libellule er* dincuro.

Il paraît que dans des yeux construits sur ce principe, l'image est d*autant plus distincte que les petits cônes sont plus nombreux et plus longs, à surface égale, et que chacun des petits tubes en particulier ue saisissant que les objets qui sont placés sur son axe, les limites du champ de lavisieo sont d'autant plus étendues ou plus restreintes que la surface de Tceil e$t ellemême d'uue forme plus ou moins hémisphi rique.

Si nous étudions les yeux des triiobites sous le rapport des principes qui ont présida à leur construction, nous trouverons daas leur forme et dans l'arrangement de leurs facettes des particularités propres à en à* voriser l'emploi comme instruments d'optique.

Dans l'asaphus caudatus chacun des yeui contient au moins 400 lentilles presque sphériques, qui forment sur la surfacede la cornée des compartiments distincts (9T2). L'ensemble de la cornée offre une forme en rapport avec les besoins d'un animal destiné à vivre au fond des eaux. Dans cette condition d'existence, voir en dessous était aussi impossible qu'inutile ; mais pour la vision dans le sens horizontal, les arrangements que l'on observe sont pleins de perfeelion (973). Chaque œil offre à i:eu près la forme d'un tronc de cône, incomplet seulement sur la face qui regarde l'œil du côté opposé, el là où des facettes, si elles eussent existé, eussent été rendues inutiles par leur position même relativement à la partie de la tôle vei^ laquelle elles se fussent trouvées tournées. La partie extérieure de chaque œil constitue

nouvel anneau qui réunit les triiobites cl les crosiacés nos conlcmpoiains. (Jransactiom géologiqties , nouvelle série, 1. 1", p. 208, pi. 27.)

(972) Le cristallin des poissons est sphërique.lw cristallins des triiobites offrent aussi à peu prcsceue forme, ce qui nous porte à la regarder coniine « rapport avec le milieu aquatique dans lequel ces organes sont destinés, dans Fun et dans l'autre cas, > remplir leurs fonctions. Aussi prcsumons-mm* qu'une forme semblable est celle des crisUllios diai iiîS yeux des cruslaccs marins, et que celte forme diffère probablemenl de celle du mëine organe vUa les insectes qui vivent dans Tair.

(975) Les yeux des abeilles sont disposés de a manière la plus favorable pour la .vision hortf»»taie et en bas.

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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une sorte de bastion circulnire eoiriprennnt environ les trois quarts du cercle, et disposé par rapDort à l'horizon, de telle manière que là ou se termine le champ visuel de Tun des yeux, là aussi colnmence le champ visuel de Tœil voisin, de telle sorte que renserablo des deux yeux embrassait dans sa portée horizontale un panorama tout entier

Si nous com[»arons cette disposition des yeux avec celle que Ton observe dans les trois genres voisinsde crustacés dont l'élude nous a servi à mettre en lumière la structure générale des trilobiles, nous voyons que c'est le même mécanisme chez tous, modifié de diverses façons, dans le but de le mettre en rapport avec la situation et les habitudes de chacun de ces êtres. C'est ainsi que, chez le branchipe qui s.e meut dans les eaux avec rapidité suivant toutes les directions, et qui avait besoin de voir dans tous les sens, chaque œil est à peu près hémisphérique et porté sur un pédpncule qui l'éloigné assez de la tête propre pour qu'il ))uisse remplir complètement toutes ses fonctions.

Chez les séroles la disposition des yeux et l'étendue de la vision sont pareilles à ce que Ton voit chez les trilobites; mais ces organes ont leur sommet moins élevé, et le dos aplati de l'animal ne s'oppose que fort peu à l'arrivée d'une portion des rayons de lumière qui proviennent des corps environnants.

Chez le limule , tes yeux latéraux sont sessiles, et leur portée n'embrasse pas l'espace situé immédiatement en avant de la tète ; mais le front porte deux autres yeux simples , qui suppléent ce qui manque à retendue de la vision par les yeux composés (974). ^

^ Dans celte comparaison que nous venons d'établir entre les yeux des trilobites et ceux du limule, des séroles et des branchipes, nous avons étudié les yeux, ces organes de tous les plus délicats et les plus complexes, dans des animaux qui ont vécu à toutes les périodes extrêmes et intermédiaires de la série des créations progressives. Les trilobites des roches de transition, animaux que nous devons compter au nombre des formes les plus anciennes que la vie ait revêtues , oSt*tni dans ces organes les mêmes modifications ^ que nous voyons encore de nos ^ours s'adapter aux mêmes fonctions dans le genre serole de la création actuelle; et les mêmes formes dans les mêmes instruments se montrent également pendant la durée de ces périodes intermédiaires de la chronologie géologique, pendant lesquelles les couches secondaires se déposèrent au fond des mers chaudes qu'habitaient les Hmules, dans les régions de l'Europe qui eonstituent maintenant les plaines élevées de l'Allemagne centrale.

Les conséquences auxquelles ces faits nous conduisent nintéressent nas seule-

ment la physiologie animale, elles nous instruisent aussi sur la condition des mers et de l'atmosphère des temps anciens, et sui* les rapports de la lumière avec l'un et l'autre de ces deux milieux, à celte époque reculée où les animaux marins les plus anciens étaient pourvus d'organes de vision, dont les arrangements o[)tiques les plus minutieux étaient les mêmes qui servent encore maintenant à transmettre la sensation de la lumière aux crustacés du fond de nos mers actuelles.

Relativement à la nature des eaux où vivaient les trilobites pendant la période do transition tout entière, nous arrivons à cette conclusion que ce nY'tait pas ce liquide imaginaire, trouble et formé d'un chaos d'éléments en désordre, dont les précipitations, au dire de certains géolo^es, auraient produit les matériaux constituants de l'écorco du globe ; car le liquide au fond duquel les yeux de ces animaux remplissaient leurs fonctions, quel qu'il fût, devait être assez

fur et assez transparent pour livrer passage la lumière, jusqu'à ces organes visucU 2ue nous retrouvons aujourd iiui dans un tat si parfait de conservation, et dont la nature nous est si bien connue.

Quant à ce qui concerne l'atmosphère, les mêmes faits nous conduisent de même > penser que si la condilion'd'alors eût différé essentiellement de la condition actuelle, les rayons lumineux eussent dû en être modifiés, et que des modifications correspondant tes devaient nous apparaître dans les organes qui étaient donnés aux crustacés pour recevoir par leur entremise l'impression da ces rayons lumineux.

Nous pouvons arriver à des conclusions analogues relativement à la lumière ellemême; car cette ressemblance entre Tor^^anisation des veux aux figes primitifs et à répoque actuelle, nous est une preuve que les relations mutuelles de ces organes et des rayons qui leur transmettaient l'impression des objets extérieurs étaient au fond des mers primitives ce quelles sont au fond des mers actuelles.

Ainsi, nous rencontrons parmi les débris organiques les plus anciens un appareil optique ae Torganisation la plus curieuse, destiné à proouire le sens de la vision sur les animaux qui représentaient à cette époque toute une grande classe de Tembrancnement des articulés. Depuis cette époque, ces organes ne sont point passés par une série de changements, des lormes les plus simples aux formes les plus compliquées; ils furent créés dès leur première origine, et sans tâtonnement, dans une harmonie parfaite , avec les usages et la condition de la classe d'animaux qui a toujours été, comme elle nous apparaît maintenant, en possession d'yeux construits sur ce principe.

Si nous trouvions un microscope ou un télescope entre les mains d'une momie

, (974) Ces yeux sont tdlemenl rspprodtcs « ttne tuant un <ril unique, qne l/ninée a donné ^ crt an!* <^*c^t parce qu'ils oiH été regardés connue cok»li- mal le nom de mon^culnê fohfpktmui.

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