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A!iis qu*indiqiier les principaux ra|»portb des deux lois que je ciuuparc ici : pour abréger le discours , je désignerai sous le nom commun de -région» or^ -ganiques les régioM teolopique» et les région» bota^ nique» ^ en faisant toutefois observer (et c'est là un premier rappittckement), que :
c 1. Ni dans la nature actuelle, ni dans le monde qu'étudie la géologie, les divisions générales ou particulières fcmJées sur Tun des deux régnes organiques n'o. t pas toujours une exacte corrélation avec les divisions établies diaprés Tautre règne. Dans la (i;éograpliie organique, il est plus facile de tracer les région» botanique» que les région» loologique» , parce que la vie végétale est bien plus rig'ureusemeiit soumise que la vie animale à l'action des causes extcrieiires : en géologie, au contraire, les fore» sont moins tranchées que les faune» : mais cela peut tenir à ce que nous connaissons à Tétat fossile beaucoup plus d'animaux que de plantes.
fl 11. H y a des régions organiques dont les limi-^ les sont nettement marquées par une cbahie de montagnes, une mer, un désert ; il y en a d'autres entre lesquelles la transition est insensible, et d<mt la différence n'est appréciable qu'à de certaines distamses. il y a de méine des classes de formations, oa bien des formations particulières, do^it les fossiles marquent clairement les limites; exemple, la craie comparée au calcaire grossier, et en général les terrains secondaires comparés aux terrains tertiaires (1005). Mais dans beaucoup d'autres cas les fossiles d*uiie formation semblent se lier par des mélanges graduels aux fossiles d*une formation voisine» à peu près comme les roches elles-mêmes.
c La même chose se peut dire surtout des divers étages, des diverses couches d*une même formation.
f lli. C*est d'après Tensemble des êtres organisés qu'on étabbt les régions organiques, et non pas préeiséroent d'après telle espèce ou tel genre. C'est de même d'après l'ensemble des fossiles qu'on établit le tilus sûrenientr les caractères paléontologiques des formations. ,
c IV. Dans l'une et l'autre science, on entend par enumble rinipressioii qui résulte des rapports de genre, de fatnitte, d'ordre ou de classe; de ta prédominance de quelque '-uns de ces groupes, ou même de certaines espèces. On ne peut donc pas dire d*une manière absolue si ce sont les espèces, ou les genres, ou les familles, qui doivent servir de point de romparaisoii pour l etabUssenicnt des flores et des faunes d'une contrée ou *d'une formation ; car l'observation prouve que certains genres peuvent se représenter dans un grand nombre de régions ou de terrains, tandis que d'autres, et même des familles entières, peuvent être propres à l'une des divisions géographiques ou géologiques.
< V. Une même espèce peut-être commune à fAusieurs contrées et à plusieurs formations d'ailleurs distinctes ; cependant les limites des espèces sont toujours plus étroites que celles des genres, et celles des genres plus que celles des familles.
c Yl. Quoiqu'il ne soit pas théoriquement rationnel, ni pratiquement commode d'assi|joerune espèce, ou même un genre, comme caraçieristisque d'une région organique ou d^utie formation, on note avec soin en gé<iio2ie. comme en gétigrapbit, jusqu'où Ton voit s étenore telle espèce, 4ci genre, telle famille ;
ce» limite» tont indiquée» ftrotitaUttnênt et iutqh^à ob»ervation contraire : plus elles sont étroites, plus 11 est vraisemblable qu'elles seront bientôt reculées par de nouvelles découvertes ; celles des genres le seront aussi, plus tôt que celles des espèces, et celles des familles phis tôt que celles des genres, surtout si ce sont des familles riches en genres et des genres riches en espèces* Ainsi le grand nombre d'espèces fossiles du genre Cerif/itiim qu'offraient les terrains tertiaires aurait pu faire deviner que les terrains secondaires renfermeraient aussi des cérithes.
c VU. En subdivisant la surface de la terre jusqu'à ce que les dernières divisions ne renferment bIus que quelques lieues carrées , il sera vrai que beaucoup de ces canton» présenteront encore une physionomie organique distincte, tandis qu'en d'autres endroits cinq ou six cantons oontigus auront très-sensiblement le même aspect. Du reste, ces petites contrées ne sont distinctes que rclativeinenl aux contrées les.plus voisines ; elles peuvent se reproduire ailleurs, même à des distances assez gran* des, avec de très-légères différences, et leur description n'a d'intérêt véritable <jue dans les statistiques locales. Ainsi est-il vrai que la craie, le calcaire grossier, etc., étudiés minutieusement dans un même bassin, offriront presque dans chacune de leurs couches une distriitulion particulière de fossiles, et ces détails seront trèîv-utiles à noter dans une description locale; mais le plus so(;;t;nt ccô raraclères spéciaux se modifient beaucoup, ou disiaraissent entièrement, quand on étudie la même formation dans tin bassin différent.
f Comme je ne cherche que la vérité, je ne continuerai point ce parallèle en comparant les géologues qui donnent les fossiles comme caractères presque exclusifs des formations à des naturalistes qui« dans leur admiration pour les lois de la géographie organique, n'offriraient auif voyageurs que des listes locales d'animaux et de plantes, au lieu de cartes et de boussole. Quoique vrai à plusieurs égards, et se prêtant à d'ingénieux développements, ce rapprochement serait évidemment exagéré, et faux dans son ensemble, le ne ferai pas même remarquer (quelles lonc[ues et pénibles recherches imposeraient aux geoloffues (es systèmes de quelques paléontologistes sur les fqssiles caractéristiijues : car de quelque manière et d'après quelque principe qu*on procède, l'étude de ^écorce solide du globe sera toujours longue et laborieuse pour quiconque en voudra retirer quelque lumière et quelque fruit.
c J'ajouterai seulement deux observations, qui ne pouvaient trouver place dan^ ma comparaison avec fii&éographie organique. La première c'e^ que Tuniforniité des fossiles d'un i^ême terrain, observé sur divers points du globe, es} d'autant plus grande que les terrains sont plus anciens : par exemple, les calcaires de transition et la houille présenteront une grande analogie de fossiles en France, en Allemagne, et même hors de l'Europe; il est reconnu au contraire que les fossiles des dépôts supérieurs varient davantage avec les distances horixontales. Il semble que dans les périodes les plus anciennes, les zones climatériques et organiques, aujourd'hui si tranchées, n^auraient pas exislé sur nptre globe, on du moins que leurs différences et leur action sur b distribution des êtres vivants se seraient développées de^s en plus jusqu'à l'épcNque actuelle.
c La seconde observation, qui se déduit aisément de la précédente , c'est que la dissemblance des fossiles indiquera d'autant plus sûrement une formation différente que les fossiles se renconireront en des lieux moins éloignés : le rapprochement de l'espace oblige alors à chercher dans le Uîmps la raison de ces frappantes différences. »
(10051 I Cependant la cnfe de Maestriht et de Laver- pots récemment étudiés, semblent devoir rendre eetl* shie (près Beau vais), le 4^pdt de Gosaiv» et d'autres dé- délimitai ion moins absolue: i '
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NOTES ADDITIONNELLES
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Ait. IH. — ikla êi^m^eationgéoçénùiMêdeê fas$Uê$.
c Malgré la sravité et le piquant intérêt des questions qui se présentent sous ce titre , elles n*occupcront dans cette thèse qu*une place assez restreinte. Les considérations précédentes fournissent déjà des argunleots suffisants pour apprécier le degré de cer^ tîtude que possèdent, dans Tétat actuel de la science, les hypothèses géogéniques. 11 ue s'agit pas d'ailleurs d*exposer et de discuter une histoire complète de la fondation du globe terrestre, nul savant n'aurait aujourd'hui le courage ou la présomption d*entreprendie cette tâche : on se contente de réunir quelques matériaux importants, de constater Quelques ooints intéressants de cette vaste et longue nistoire. Plus tard, peut-^tre^ ce chaos finira par se débrouiller complèlement, et sur une base solide^ formée nar la H^union de la géognosie, de l'histoire naturelle, de la physique et de la chimie, s'élèvera le majes* lueux édifice de la cosmogonie.
c Après avoir écarté » question «le l'ancienne température du globe, comme exigeant toute seule une thèse appronfondie, je réduis à trois proposi* lious les GOiijettunes les plus dignes d*attention auxquelles nous a conduit l'étude des fossiles.
A. — I Cette croûte solide où nous avons pu I pékiélrer n'a pas été faite d'un seul jet : elle est le f résultat de plusieurs formations, les unes univerc selles, les autres locales, tantôt lentes et paisibles, I tantôt subites et violentes, et toutes différentes, I au moins par leur intensité, des phénomènes que » hi nature nous présente aujourd'hui. >
I Cette proposition est au rang des axiomes de la science. Il est impossible de voir une coupe de terrain d'une certaine hauteur, d'examiner géologiquement les roches de la petite contrée, sans acquérir la conviction de cette venté; mais l'étude et la cum-
Saraison des fossiles lui donnent une nouvelle évienoe. Non, ce n'est pas le fiât de hi Puissance crési* trice qui a disposé instantanément l'une au-dessus de l'autre toutes ct% couches de grès, de calcaires et d'argiles, avec tous leurs débris de végétaux et de plantes; non, ce n'est pas non plus un seul cataclysme, violent et passager, qui a produit à la fois et les immenses dépôts de houille, et ces masses incalculables de calcaires qui les recouvrent; qui a d'un seul coup déposé et soulevé toutes les couches intermédiaires, secondaires et tertiaires des arandes Chaînes de montagnes ; qui à enfoui dans les entrailles de la terre tous les débris organiques disposés avec un ordre si constant. 11 y a là bien évidemment Fœuvre de plusieurs périodes, les monuments de plusieurs révolutions physiques. Quel en a été le nombre? quelles l'étendue, la durée, la puissance? Nul ne peut le dire, ni même le chercher encore. Cependant, si l'on considère, d'une part, que la nature a poMédé, dans ces époques reculées, une énergie bien supérieure à ce que nous voyons actuellement, et si, d'autre part, l'on suit attentive* roeot la tendance manifeste de la géognoeie la plus progressive à réduire le nombre des formatiohs chronologiquement distinctes, en admettant beaucoup de dépôts paralièUs, on oonœvra que, pour expuquer fos faits géoloi^i^tues, on n'apasIiMoin d'accumuler tant de milliers de siècles. Les vrais amis de la géologie s'abstiendront le plus possibUt de ces hypothèses, dont les gigantesques dimensions inspirent toujours de la défiance, et quelquefois du mépris, aux tètes sages et modérées.
c Ce que j'ai dit sur la distinaion des terrains marins et des terrains d'eau douée, montre que l'on peut aussi réduire le nombre des émersions et immersions successives, de ces invasions et retraites allcrnatives de l'Océan sur certaines contrées, quand
(1006) c On a récemment découvert des efustacès vi- Mloidet,ii(Mn heareui qui rappelle à la fois et les fiMsIles vanu qu*0D dit avoir quelque analogie de stmcure avec dont se rapproche cet animal , et le savant qui a tant ica irilobites : l*un d'eux a été nommé ^ron^morfia trilù- avancé l'histoire des trilobUes. >
DlCTIONlf. DK CoSMOaONIB BT PB PALiOMTOLOailt M
ces révolutions rrâétées n'ont d'autre indice que quelques fossiles fluviatiles ou terrestres.
B. — I Dans la succession des périodes géoloc giques, la manifestation de la vie organique s'est c produite sous des faces différentes entre elles, et c différentes aussi de l'état actuel des êtres vivaits. >
c Cela résulte de h seule inspection des tables de fossiles. 11 suffit de rappeler :
f Parmi les genres de mammifères éteints, les masto<iontes , les paléothérium et les anoplolbérium, etc., de l'ordre des pachydermes; les mégalonix et mégathérium du groupe des édentés; et beaucoup d'espèces de genres encore existants, mais différentes de leurs congénères actuelles, au moins par leur taille gigantesque;
c Dans la classe des reptiles, tous ces monstrueux animaux oui semblent former un ordre particuliers à côte des sauriens, et dont déjà l'on connaît une centaine d'espèces ;
I Dans Ui classe des poissons, les formes étranges reconnues et classées par MM. Agassis et de Dlainville;
c Parmi les céphalopodes^ les innombrables ammonites, les énormes orthocératites, les bélemnites, baculites, etc., dont l'abondance caractérise si bien une partie des terrains secondaires;
c Les trilobites, dont la place xoologique n'est pas encore déterminée (1006) ;
c Enfin, dans les dernières divisions du règne animal, les nombreuses variétés d'encrini|es et de imh Lypiers que les mers actuelles n*ont pas encore offertes à nos yeux.
c 11 suffit, dis-je, de rappeler les types de ces organisations détruites^ et de placera côté de ces sin- Suliers animaux Ws fougères arborescentes de la ouille, les calamités, les voltzia, les psarolithes, etc., pour sentir l'énorme diflérence de cette natum primitive d'avec celle dont nous voyons les productions.
I Quelques personnes, pour échapper à ces étonnants résultats, se réfugient dans de vagues conjectures, et argumentent contre les faiu connus en accumulant des pombUiiée» 11 est poiêibie, disentelles que les êtres extraordinaires que vous croyez éteints depuis long-temps soient retrouvés d'un jour à l'autre dans des mers non explorées, ou dans quelque llejoiniaine. 11 est poiêible que les terrains nofr encore\i8ctés par le marteau du géoloffue recèlent en très-grand nombre les dépouilles d^nlmaux et de plantes semblables aux espèces actuelles, et dont vous croyez l'oricine si récente. Si nos yeux pouvaient embrasser a la fois toute la création présente et tous les débris des créations anciennes, pnil-éire verrions* nous disparaître ces étonnantes différences sur lesquelles on se hâte trop de bètir des systèmes.
t Ces objections, souvent renouvelées, font peu d'impression sur l'esprit des géologues. Sans appeler en aide les principes du calcul des probabilités, qui trouveraient ici une heureuse application, il sent comme instinctivement la faiblesse de pareille conjectures, en présence de. tant de faits authentiques observés sur tous les points du globe. U ne meura pas arbitrairement un terme aux futures découvertes de Phistoire naturelle, soit dans le champ des générations présentes, soit dans c^lui des genéralioiia détruites; mais il a une confiance intime que ces découvertes n'ébranleront pas les grands pru^ dpes de to géologie, tels qu'ils sont constitués aujourd'hui. 11 ne laisse pénétrer dans son esprit, de ces doutes indéfinis, aoe ce qu'il faut pour se prémunir contre des systèmes tropexclusifs. On ne peut certainement admettre sans restrictions aue Uê /«§• êUtê d^um terrain rênéêentent Cétët dei ieux rèptu argamqueê «t» mpinMl on U s'etf formé. Car il y a
DICTIONNAIRE DE CO^OGOfOE ET DE PALEONTOLOGIE.
usa,
rnùsanblement un grand nombre d'espèces, de, genres, et peal-étre même des familles entières, qai n*ont pas laissé de débris fossiles, c On ne peut exiger qoe la nature nous ait conserré toutes ses pro-. SuetiODS dans le sein de la terre, comme on con- $erre des plantes dans on herbier ou des animaux dans un cabinet (f 007). > Mille circonsiances tirées, ou de la nature des tissus organiques, ou de celle dit fluide au milieu duc|uel se sont déposées les formations, ou du caractère des rérolutîons physiques, ont nécessairement fait disparaître tous les restes lie lieaiKOup d*étres virants, ie suis persuadé, en ce qui concerne spécialement les animaux terrestres et l:*s plantes, que les fossiles représentent une trèsfaible partie de ce qui a dû exister. Les cinquante nu soixante mille espèces végétales que nous connaissons aujourd'hui n'ont pas succédé à une flore de deux eentê espèces au fins observées dans les terrains tertiaires. J*en dirais autant des opbsdiens, dont on connaît à peine quelques représentants à rétat fossile. Gardons-nous donc bien de confondre les flores et les faunes géognostiquemeni établies pour 'caractériser les formations, avec les flores et ](^s faunes des périodes gér»^cniqucs : ce n'est que sur les animaux marins qu'on peut essayer avec quelque confiance ces généralisations intéressanles, parce que ce sont les seuls qu'on doive regarder comme suffisamment représentés par leurs dépouilles fossiles.
G. — ( Quelques zoologistes philosophes, pour *c cx|>liquer la succession des êtres vivants dans les « périodes géologiques, ont pensé que les formes orc ganiqn(^s avaient subi,daiis le cours des siècles, de c notables altérations ; en sorte que les animaux de 4 la période actuelle pouiraient être descendus par c génération des animaux nue Ton croit éteints, et c qui n'auraient été que modiflés sous Tinfluence des I grandes révolutions physiques, i
I Je m'empresse de dire que je n'ai pas la prétention de traiter ici cette haute thèse de philosophie zoologique, à laquelle se rattachent tant de considérations de divers ordres. Je ne veux qu'exposer brièvement le témoignage rendu par tes fossiles eux-mimes sur cette question, ce qui répond parfaitement au titre de ma thèse*
c Si les problèmes difficiles provoquent des solutions liaroies, on ne doit pas s^étonner que des théories un peu étranges aient été mises en avant pour expliquer le fait de la distribution des fossiles. Les principes de la physiologie ne permettent pas de supposer des générations $pontanéeê : les révolutions les plus extraordinaires ne produiront jamais un insecte. D*autre part, on a peine à concevoir ces alternatives de créations et de destructions, cette formation progressive de nouveaux animaux et de nouvelles niantes; et pour échapper à ces inextricables difficultés, on est tenté quelquefois ou de nier les faits eux-mêmes, qui bientôt reparaihsent avec une irrésistible évidence, ou de se réfugier dans la seule hypothèse qui semble rester, ia dégradation suce»' sîve des types organisés.
c Et cependant le géologue, k qui la vue des fossiles rappelle continuellement cet intéressant problème, ne peut guère se reposer dans une solution que les fossiles eux-mêmes semblent contredire. ( c Gar i"* si nos pachydermes actuels descendent des paléothérium t nos reptiles des plésiosaures, ichthyosaiires ; si les trilobites sont la souche commune des mollusques et des articulés, nous devons nous attendre à trouver dans les fossiles tous les degrés de ces singulières transformations ; nous verrions, par exemple Mais quel exemple oserait-
>ou citer? Qui voudra marquer à quelles races ac-
(1007^ (A. Boci Jir^m. géol, et poteont, >
'tnelles ont donné naissaoee les pCêrodacly.es om le» ^paléotbérium ? A quelque choix qu'oa s^arréle, cm se trouvera toujours dans Timpossibifilé de moairer les transitions msensibles par o6 Ton peut snvre cette grande opération de la nature. Les éêépàmmu^ par exemple, et les mastodomUê^ deux gesres trèsvoisins, présentent, dans h forme de levrs desis, des diflérences tranchées : ou sont les dents fossiles intermédiaires? Et si Ton admet que blransîtiona été subite, qu'un ichthyosaure a immédiaiemenl engendré un crocodile, ou le mastodonte un éiéphant, on émet une assertion tenement en dehors des lois connues de la nature, qu'on ne peut plus la disaftur.
f 2* Un grand nombre des genres adneis ont existé en même temps que les genres élenls dont on les dit descendus. Les alluvions andenncs renferment (non pas toujours dans les mènes contrées) des masiodondes avec des élqibants, des hippopotames et des rhinocéros avec des naJéolhërium et des lopbiodons... Nous trouverons des associations semblables dans les terrains tertiaires, qui dé^k renferment des chiens, des genettes, des écurcuiU, etc., dout on ne voit pas bien clairement les types dan^ les fossiles de la craie. De même encore les crocodiles, les gavials et les châoniens se moutreixt, dans les couches du globe, en même temps que les monstrueux reptiles dont J'ai si souvent répété les noms. Il parait donc tout a fait invraisemblable que nos animaux actuels aient été produits par la dégénéra tion F uccessive des anciens habitants du glooe, a moins de restreindre celte genèse aux genres fl aax espèces qui ne se trouvent pas à Félai fossile, c'ost'^-dire à moins d'accumuler hypothèse sur hypothèse, et d'échapper ainsi à une discusion ratioiinelle.
c II est beaucoup plus simple d'admettre que plusieurs types organiaues ont été détruits par les révolutions du |;lobe. Nais si toutes les espèces actuelles ont existe dès l'origine et on survécu seules à ces grandes catastrophes, pourquoi cette absence
{iresqiiê complète de leurs débris fossiles, tandis que es autres êtres ont laissé dans les entrailles de U terre les preuves de leur existence ? Et si elles ont anpam successivement, d'où venaient-elles ?... Elles étaient créées : telle est la seule réponse possible ; et si celte réponse tranche tous te commemi^ elle ne fait pas cesser tous les pourvoi. Le géologue doit avouer ici son ignorance : et c'est à un semblable aveu qu'aboutissent toujours les grandes questions, non-seulement en g<Mlogie , mais dans toute science humaine.
c J'ai constamment évité, dans le cours de cette thèse, de rapprocher les croyances religieuses ei lé récit des livres sacrés, des doctrines géologiques que je soutenais ou combattais. Profondement convaincu, par l'étude simultanée que j'ai faite des dogmes chrétiens et des sciences naturelles, t|iie la foi n'avait rien à craindre des découvertes saenllfiifties , je n'ai pas Cru pourtant devoir exposer ici les motifs de cette conviction. Ce n'était pas le lieu d'aborder ce genre de considérations , et j'ai d'aiN leurs professé, en plusieurs circonstances, la nécessité de séi arer ces deux ordres de connaissances, qui ont ch icuu leur domaine, leur but et leurs démonstrations spéciales. Dans l'état actuel de la géologie et de la foi. Tune et l'autre se trouveront mieux de garder une indépendance réciproque. Cette indépendance a ses l'unites sans doute ; mais ces limites sont assez larges pour inspirer aux savants ei aux croyanu, ou plutôt aux savants croyants, une entière sécurité. >