‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 215 sur 216 · VEI · texte numérisé non relu

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trième théorie on suppose que les veines ont été lentement remplies par ségrégation y jOU infiltration, soit dans des crevasses et dans des cavités contemporaines formées pendant la contraction et la consolidation des substances primitivement liquides des rocRes elles-mêmes, soi(,ainsi qu'on Tobservcle plus fréquemment, dans des fissurée produites par la rupture et la dislocation des couches solides. Des ségrégations de cette nature pourraient avoir eu pour causes des action^ électro-chimiques continuées sans interruption pendant un laps de temps étendu (984).

Tous les métaux qui existent dans Técorce terrestre, si Ton en excepte le fer, ne s'y trouvant qu'en quantités comparativement petites, en même temps qu'ils ont la plus haute valeur pour l'espèce humaine, puisque ce sont les principaux instruments à l'aide desquels elle s'éloigne de l'étage sauvage, il était de la plus haute importance qu'ils fussent disposés d'une maliière qui les rendit accessibles à l'industrie humaine, et ce but est admirablement atteint par le mécanisme des filons métalliques.

Si les métaux avaient existé en granrle quantité dans les terrains de toutes les formations, ils fussent devenus nuisibles à la végétation; s'ils eussent été disséminés par petites quantités dans la substance même des .couchesy il en eût trop coûté pour les sépa-

11 vît que Teau s'était décomposée, et que toute la galène s*était portée par sublimation de la partie lapins échauffée du tulie dans la partie la plus froide, ^ù elle s'^it déposée sous forme de cul)cs ressemblant exactement au rainerai primitif. Il ne s'était pas formé de plomb pur. Ce fait du dépôt de la galène à un état parfait de cristallisation, par suite du contact de sa vapeur avec la vapeur d*eau, nous conduit à celte conclusiou importante, çiuc la galène peut, dans certaines circonstances, avoir rempli les filons minéraux par une sublimation venant d*ea bas.

Le docteur Daubeny a trouvé par une expérience que, si Ton fait passer de la vapeur d'eau à travers de lucide borique échauflë, la vapnenr s'empare de Pacide el en entraîne une partie, bien que cette dernière substance ne soit pas volatile par elle-même* Cette expérience nous explique la sublimation de Tacide borique dans le cratère des volcans.

(9m) Les observations de M. Fox sur les propriétés électro-magnétiques des fdons métallifères du Gornouailles (Transact. pAt7ot., 4830, etc.) paraissent devoir jeter de nouvelles lumières sur ce sujet obscur et diOlcile. D*un autre côté, les expériences de M. Becquerel, sur la cristallisation artificielle de composés cristallins Jnsolubles de cuivre, de plomb et de cbaux, et d*autres substances, par la réaction et U transport lent et partagé des éléments de composés solubles (Becqcerei., Trat(^ de Véleclricilé. t. i*% chap. 7, p. 547,1854), paraissent expliquer plusieurs cbangements chimiques qui se seraient efleetués sous Tinfluenoe de courants électriques faibles dans le sein de la terre, et surtout dans les veines métalliques.

4 Lorsque deux corps, dont Tun est liquide, réa- ' gisseut très-faiblement Tun sur Tautre, la présence ct*uo troisième corps conducteur, ou dans lequel la capillarité remplace la conductibilité, fournit un passage k rélectricité résulunt de Taction chimique, et ut courant voltaique s*établit, qui accroît Ténergie d^Taction chimique des deux corps. Dans le» ac-

rer de leur gangue. Mais toutes ces diflicultés sont levées dans la disposition actuelle, où ces substances sont réunies çè et là dans les réservoirs naturels des veines métallifères.

On voit comment un plan et des arrangements créés dans des vues pleines de bienveillance nous sont attestés par l'établissement primitif de ces dépôts minéraux, par la dis^josilion qui leur « été donnée, par les proportions relatives suivant lesquelles ils ont été répartis, par les mesures qui ont été prises pourles rendre accessibles» moyennant certaines dépenses, à Tindustrie de l'homme, et pour les mettre en même temps à Tabri d'un gaspillage insensé et d'une destruction prenant sa cause dans les agents naturels, par la dispersion plus générale de ceux de ces métaux qui sont Tes plus importants, et par la rareté comparative de ceux qui le sont moins ; enfin dans les soins qui ont été pris pour mettre à notre portée les moyens de réduire à Tétat métallique les minerais qui les renferment (985).

Toutefois les arguments que nous tirons de l'utilité de ces dispositions sont complètement indépendants du succès d'une ou de plusieurs des hypothèses que l'on a proposées pour en rendre compte. Quels que soient, en effet, les procédés qui ont rempli les veines minérales de leurs précieuses richesses ; que ce soit excluiivetnent par sellons chimiques ordinaires, les combinaisons sVflectuent par la réaction directe des corps les uns sur les autres, réaction par suite de laquelle tous les éléments constituants concourent à Teffet général, tandis Que, dans le mode d*action étudié par Becquerel, les corps sont pris à Tétat naissant, et Ton n'emploie que des forces excessivement faibles ; d'où il suit aue les molécules, qui ne sont produites pour ainsi dire qu'une par une, sont, malgré leur icsolubilité, disposées a prendre des formes ratières, parce que leur nombre n'apporte aucune perturbation dans leur arrangement. C*est en appliquant ces principes, et à Taide de faibles courants électriques, que cet auteur a fait voir que Ton pouvait obtenir artificiellement plusieurs corps cristallisés que jusqu'ici «Ton n'avait encoi*e rencontrés que djins U nature (Wbeatstow). >

(985) c 11 est un argument, dit M. Taylor, qui m*a toujours fortement frappé, comme prouvant, d'après la position même des métaux, Texistence d'une sa* gesse et d'un plan rempli de bienfaisance. Les më^ taux sont en efict disposés de telle façon qu^ils sont mis à l'abri du gaspillage de Timprévoyance, et qu'ils exercent en même temps au plus haut degré leacnie de l'homme, d'abord par la difliculté de les découvrir, puis par la nécessité où ^ il se trouve d« Taiucrc los obstacles dont leur recherche est environnée.

< De là Torigine de bienfaiu qui se cotitinaent dans toute la durée des siècles ; de là, des aignilbms pour Tindustrie et pour Texercice des facttlt<N de respritf qui sont pour nous la plus abondante source de bonheur. Si les métaux eussent été placés de façon à pouvoir être extraits sans peine, ou en eût trop abondé dans certaines circonsianoes, on en eât manqué dans d*autres, et leur recherche ii'cùi exigé ni intelligence ni habileté.

f Dans l'état acfuel des choses, ils me naraiss^m en accord complet avec les plans- parfaits d*n.i créateur plein de sagesse, plans dont ta vue et U contemplation nous procurent tant de jooîsaattccs.i

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grégation ou |)ar sublimation que ces mé- q taux y ont été entassés, ou bien que ces h deux méthodes y aient contribué, soit simul- ^ tanément, soit consécutitement, l'existence u même des filons n'eu demeure pas moins un è fait de la plus haute importance pour l'es- h pèce humaine ; et, bien que les boulererse- d ments ou les autres phénomènes auxquels d ces filons doirent leur origine se soient accomplis è une époque de longtemps anté- ^ rieure à la création de l'homme, la raison nous conduit à conclure ({u'il dut entrer dans les desseins providentiels du Créateur, à l'époque où il déchaîna les forces pfajsi- e

ys

WEALDIENNE ^Foematioiv). Voy. Nboco- n

WERNER. Voy, Géologif. "

WILUAMS. Voy, G6ologib

WISEHAN, adopte Vhypoîhèie antéhêxa-

fECX VEA Teilobitss, eoméquencu qui dé

ZAMIA. Voy. Cicadus. — Cette plante fossi

(986) Un des hommes qui ont écrit les premiers m

H arec le pins d'originalité snria théologie physique k

a résumé dans le peu de mots qui suivent rirapor- d*

tance des métaux pour rhumanilé. q

( Quant aux métaux, ils sontà tantde titres utiles m

il Fespéce humaine,et leurs usa^ sent si bien oonnns ci

de tout le monde, que ce serait peine superflue que. pi

d'en dire quelque chose. Sans eux, en elfet, toute d'

culture et toute civilisation seraient împossi* pi

hles ; jpoint de charrues ni d'anicultore, point de ui

Taux ni de récoltes, point de bècnes ni de jardinage, o

point de serpette ni d'horticulture, point de f^lTe ei

ni de culture des arbres, point d'ustensiles ni de L

meubles de ménage, point de maisons commodes ni le

d'éJifices publics, pout de vaisseaux ni de naviga- H

tion. Qudlecondition sauvage et misérableeùt néoes- ti<

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NOTES ADDITIONNELLES

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