‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 24 sur 216 · CEN · texte numérisé non relu

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dans le basôn (rrrénéea. Au Mans, on voit : i* aux parties inférieures des carrières de Sainte-Croix» d*abord des grès sans fossiles» puis des grès qnarlzeui» renfermant de trèsgrosses ammonites, earactérisanl un dépôt cdiier lail au niveau supérieur des marées ; 2* après plusieurs alternats» un banc spécia* lemeiit formé de bryozoaires et de brachiopodes : dépôt sous-marin fait à d*assez

Endes profondeurs dans les eaux; 3" un ic de eoquilJes de poljpicrs roulés» avec quelques mimiilus triangularis^ encore point côlier déposé sur le littoral dans les limites du balancemeni des marées. Pour qu'au même endroit on trouve un dépôt sousmarin» entre deux déçois côtiers» il a fiilla que la première côte s affaissât pour en former an point sous-marin» et qu elle s*élevâl ensuite pour en reformer une côte : fait aciael des oscillations. Le second exemple existe à llle-Madame (Charente-Inférieure). On y trouve : 1* aux parties inférieures, des couches sous-marines, déposées à de grandes profondeurs dans la mer» à en juger par les brachiopodes, les rudistes en bancs et les nombreux foraminifères; 2* un banc rempli de {^stéropodes et de nautilui Iriari' fuimrig^ évidemment côtier» déposé au niveau supérieur des marées ; 3* des grès jau' aes avec bancs d'hu tires ou caprotines en pla e» sans au jun doute sous-marins» déposés au-dessous du balancement des marées. Pour que ies premières couches sousmarines soient devenues côlières et au ni- Teaudes marées» il a fiillu une surélévation; pour que cette partie cotière soit recouverte de dépôts sous-marins» il a fallu un affai»semenL Nous ne pouvons» d*après ces résultais que tout le monde peut vérifier» expliquer autrement que par des ^oscillations du sol ces changements successifs qui se sont opérés sur le même point, et qui» dans les deux bassins» montrent des mouvements en sens inverse; c*esl-à-dire que, lorsqu*une partie s'exhaussait dans un des bassins» elle s*allaissait dans Fautrc (58). >

Caraeiirêê paléontologiaues. — La faune de l'étage cénomanien seloigne encore davantage de l'aspect général de la première laune crétacée» non qu*il soit disparu lieaucoupde formes animales préexistantes» mais seulement parce qu'il naît un très-^^raDd nomlire de genres nouveaux. Quelques-uns larmi les mollusques gastéropodes et lamellibranches; beaucoup parmi les bryozoaires» Ips échinodermes» et surtout les zoopbjtes ; les ammonites» qui dominent , ont des tuii^rt-ules par lignes transverses. Le petit ooHibre de genres qui s'éteignent» comparés i ceux qui naissent» donnent la certitude que les terrains crétacés sont dans une belle pirifKle de développement.

Létage cénomanien se distingue de Télagc albien» indépendamment des trois genre^ que nous avons vus naître et s*éleiudre Càns l'étage albien, par les trois jjenres suivants qui se sont également éteints dans

(SI) Aie. sXHksioiv.

* Tétage albien sans passer \ celui qui noua occupe : parmi les eéDhalopodes» le genre criùcerai: parmi les écfiinoaerraes, te genre toxasier: parmi les polypiers» le genre amblocyathuM,

Pour limites négatives supérieures entra Fétage cénomanien et l'étage turonien» nous avons trente-trois genres qui» enrore inconnus à rëtage cénomanien, thi naissent que dans Tétage turonien.

Tous les genres que nous n'avons pas encore vus, dans les étages antérieurs» qui naissent avec celui-ci, seront autant de caractères distinctifs positifs qu'on pourra Invoquer pour le reconnaître de ces étages antérieurs. Ces genres sont au nombre de cinquante-trois.

Parmi ces pures positifs, ceux qui s'éteignent dans I éiap;e cénomanien, sans passet aux étages supérieurs, seront autant de ca* ractères positifs propre h les faire distip^ guer. Ces |j:enres sont au nombre de onze. Si nous ajoutons è ces genres les treize

?ut» nés antérieurement» se sont également teints dans cet éta^ sans passer au sui* vani, nous aurons vingt^qualre genres pou^ vant donner des caractères positifr supé^ rieurs.

Abstraction faite des nombreuses espèces d*animanx vertébrés et annelés, nous avons huit cent quaranle:neuf espèces d*animajt mollusques et rayonnes. Si nous retranchons de ce nombre les sept espèces mentionnées comme s'étant trouvées dans l'étage précé» dent, et Vastrea dt/tirtafia» qu'on trouve dans Tétage turonien, il nous restera encore huit cent quarante-une espèces caractéristiques de cet éta^e, nombre assez considérable ponr donner à tous les faciès de dépôts, et à tous les lieux, un grand nombre d'esnèces pro-

f)res à les faire reconnaître, qu'ils soient à 'état de grès rouges on verts, de craie blanche» ou sous toute autre forme minérale* gique.

Chronologie historique. — Arec la perturbation flnale de l'étage albien ont été anéantis six genres préexistants, et quatre cent trois espèces d'animaux mollusques et rayonnés de cet étage. Aussitôt que le calme s'est rétabli dans les mers cénomaniennes, sont nés cinquantMrois genres, jusqu*alors inconnus, et huit cent quarante-deux esf^èces d'animaux mollusobes et rayonnes, oui»

avec les autres séries animales et les t^è^étaux, sont venus animer les mers et les continents.

Les mers cénomaniennes changent encore de circonscription. Si» à quelques atterrissements près» elles restent les mêmes sur toutes les régions orientales du bassin angloparisien, en France; et sur les régions occidentales, en Angleterre; si elles montrent des limites presque semblables sur quelques points du bassin méditerranéen, il n>n est

Sas ainsi sur les autres parties des bassins, [ous voyons, probablement par suite d'un affaissement» les mers s'avancer, un peu vers

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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la Belgique» jusqu'à Tournay . Elles couvrent toute tk yaste surface comprise entre Fécamp et Tours, entre Tours et Bourges, où elles ii*avaient pas encore paru depuis la fin des terrains jurassiques. Elles couvrent en entier tout le bassin pyrénéen, de la Loire- Inférieure jusqu' au Lot, et de là à TEspagno et au Portugal, où les terrains crétacés étaient encore inconnus. Dans le bassin méditerranéen, elles apparaissent sur quelaues points seulement, li est encore probable, a*après les espèces identiques, que la mer cénomanienne s'étendait, sans interruption, d'un côté jusqu'en Syrie, au mont Liban, et de Tautre dans rAllemagne, la Westphalie, la Saxe, la Silésie et la Bohème.

. Les continents ont gagné plusieurs atterrissements au pourtour des bassins, surtout à l'est du bassin anglo-parisien, en France, et à Touest de l'Angleterre; mais ils ont perdu en Belgique; ils ont été diminués d'une large bande à l'ouest de la France, de Ja Loire au Uflvre ; et tout le bassin pyrénéen, exhaussé depuis les premiers étages crétacés, cesse d'être au-dessus des eaux et devient le domaine des mers.

Les mers montrent une grande animation sur tous les points; la faunes très- nombreuse, se compose de poissons; de beaucoup de mollusques nouveaux, parmi les gastéropodes et les lamellibrancnes, tels que des glohiconcha^ des pierodonta^ des volultty des mitra^ des ehama et d'autres genres jusqu'alors inconnus, d'une très-grande quantité de brachiopodes, formant des bancs sous-marins très-developpés, avec d'innombrables bryozoaires^, des échinides et surtout un grand nombre de zoophytes. Avec les animaux, vivent, sur les rivages, des algues marines.

Les continents, près des rivages des mers, étaient animés par le genre raphiosaurus et par d'autres reptiles. Sur les points purement terrestres, ils nourrissaient des plantes qui ne sont que de faibles débris de la flore de celte époque.

. Les oscillations du sol sont très-prononcées pendant cette période, et la perturbation finale n*a pas moins laissé de traces profondes que l'extinction de toute cette animation que nous y connaissons.

C'est à la fin de cette époqu3 que correspondrait, peut-être, le système du mont Yiso de Xf . Elie de Beaumont, dont les dislocations sont dans la direction duN. N.-O. au S. S.-E., qui, joint aux discordances, aux remaniements des fossiles, serait aussi bien le siçne de la perturbation géologique qui a Icrmuié cet étage, que les limites respectives qui en seraient la conséquence visible et irrécusable.

CÉPHALOPODES {xf|»ftXé, tête; irovf, pied ou tentacule). — Vanimal des céphalopodes est libre et formé de deux parties distinctes : l'une postérieure, le corps, ouvert en avant, contenant les viscères et les branchies ; Vautre, antérieure ou céphaliquc, portant des brai ou des tentacules. Corps variable, rond, f iUmgé, ojiÀXidnqiih pourra ou non de na-

Seoires, se rattachant à la tête par des brides xes, ou au moyen d'un appareil facultatif {particulier; logé dans une icoNquille uniiocuaire ; dans la dernière cavité d'une coquille multiloculaire, ou renfermant, dans Tépaisseur des téguments, une coquille cornée, testacée, simple, spirale, formée de loges aériennes successives, traversées par no siphon. Tête volumineuse, plus ou mains séparée du corps, pourvue latéralement d'yeux saillants très- complets, d'oreilles; en dessous, d'un tube locomoteur entier ou fendu; en avant, de huit ou dix bras charnus, ou de tentacules nombreux. Au milieu des bras, un appareil buccal composé de deux mandibules cornées ou testacées agissant de haut en bas, de lèvres charnues, et d'une langue hérissée de crochets par lignes longitudinales. Sexes séparés sur des individus distincts, les uns mâles, les autres femelles. La respiration se fait au moyen des branchies internes paires ou symétriques, au nombre de deux ou de quatre.^Ces animaux ont une excrétion singulière noire ou brune, qu'ils emploient à colorer l'eau, et qui est renfermée dans une poche spéciale.

Les organes de manducation^ chez les céphalopodes, se composent d'un bec formé de deux mandibules cornées ou calcaires. Le 6ec, organe puissant de manducation, est calcaire chez les nautilus^ les conchorht/nchus et les rhynchoteuthiSf corné chez les autres céphalopodes acétabulifères. Il se compose de deux mandibules qui agissent de haut en bas, et ressemblent beaucoup au bec d*un oiseau; néanmoins, ce bec offre toujours une position inverse de celui de ces animaux, puisque la mandibule supérieure ne recouvre point l'inférieure, mais rentre, au contraire, dans l'inférieure, qui la recourre; position anormale, et souvent méconnue par ceux qui se sont occupés des céphalopodes. Les céphalopodes ont une coquille cornée ou calcaire, interne ou externe, partie souvent la seule conservée dans les couches de l'écorce terrestre du globe, et dès lors l'unique moyen qui soit resté de comparer les espèces antérieures à notre époque à celles

3ui existent maintenant dans les mers. Elle evient donc essentielle dans les caractères zoologiques des céphalopodes. La coquiiU interne^ développée surtout chez les décapo* des, est placée dans une gaine spéciale, entre deux couches de téguments, sur la ligne médiane en dessus du corps. Elle est testacée chez les sepia^ les beloptera^ les spiruli rostra; elle est testacée et cornée chez les belemnites^ les conoteuthis^ tandis qu'elle est seulement cornée chez les loligo^ les ommas^ trephes^ etc. Lorsque la coquille interne est testacée, elle est ovale ou oblongue et contient toujours des loges aériennes.

Lorsque la coquille interne est cornée et testacée, elle s allonge, forme une partie cornée, large ou étroite en avant, et une par> tic testacée en arrière, contenant des loges aériennes empilées les unes sur les autres et percées d'un siphon. Ces loges sont seulement recouvertes de test chez les conoieu-^

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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(hîSt tandis que, chez les belemniies, elles sont protégées extérieurement par un rostre testacéy (jiielquefois très-long. Ce rostre,

; absolonient identique de composition k celui

• de fa â/pia, se forme de couches successives

: très-serrées, rayonnantes.

; Là coquille interne, seulement cornée, tarie beaucoup suitant les genres. Chez les calmars, les teudopsis et les énoploteuthes, Tosselet Ggure uiîe plume plus ou moins large. Comparées aux autres caractères, les direrses formes des coquilles internes nous donnent la certitude que chaque fois qu'elles éprouvent des modifications, il existe également des caractères zoologiques très-marqués, et dès lors des motifs puissants pour distinguer génériquement les animaux qui les renferment. En partant de ces résultats appliqués aux restes fossiles de céphalopodes, on peut être certain, à priori^ que des différences de formes entre les coquilles fôs* <i\cs dénotent évidemment des formes zoologiques distinctes entre les animaux auxquels ces coquilles appartiennent. On peut, eoDséquemment, en toute assurance, établir, pour tous ces corps, des coupes nouvelles. L*étude de la coquille interne , considérée quant h ses fonctions dans l'économie animale et à ses rapports de formes avec la force comparative de natation et des habitudes des céphalopodes, demande plus de développement. Les fonctions sont de trois espèces, qui diffèrent entièrement, en raison de telles ou telles modifications spéciales : 1* lorsque la coquille interne est cornée, elle sert tout simplement k soutenir les ctuûrs, remplissant alors les fonctions des os des mammifères ; 2* lorsqu'elle est cornée ou testacée, et qu>lle contient des parties remplies d'air, comme l'alvéole des bélemnites, non-seulement elle soutient les chairs, mais encore elle sert d'allégé, en représentant, chez les mollusques, la vessie natatoire des poissons; 3* lorsque, cornée ou testacée, pourvue ou non de parties remplies d'air, la coquille interne s arme postérieurement d'un rostre calcaire, aux deux fonctions précédentes vient se réunir celle de résister aux chocs «lans Faction de la nage rétrograde, ou peutélre de servir d'arme défensive, et c'est alors un corps protecteur.

Nous allons passer en revue ces trois sénés de fonctions , en comparant leurs rapports avec les habitudes des animaux.

Premières fondions, — La coquille interne est touiours ptacée en dessus, sur la ligne médiane lon^tudinale du corps, et lozée sous les couches musculaires du dos, dans une gaine spéciale, où elle est quelquefois entièrement libre. Dans tous les cas, ses fonctions les pins simples sont de soutenir la masse t^faarnue, d^affermir le corps et de lui permettre la résistance aux efforts de la natation; elles sont donc, alors, analogues k celles des os des animaux vertébrés. En général, on peut dire que le plus ou moins d'allonsèment de la coouilie interne est toigours en rapport avec la vélocité de natation des ttimaux qui en sont pourvus.

Secondes fondions. — La coquille interne qui, indépendamment de sa composition cornée ou testacée, contient des parties remplies d'air, est de différente structure. Elle est, chez la seiche, pourvue, en dessus, d'une partie testacée lerme, et contient, en dessous, une série de loges obliques, séparées, dans leur intérieur, par une foule de petits diaphragmes remplis d'air. Chez la spirale, c'est une coquille spirale formée de cloisons qui la séparent en compartiments irtéguliers, aussi remplis d'air. Chez les spirulirostres, c'est une coquille analo^e lo^ée dans un rostre. Chez les conoteutnes, c^st un cône placé k l'extrémité d'une coquille cornée et divisée en cloisons ; chez les bélemnites, c'est également un c6ne alvéolaire, placé k. l'extrémité d'une coquille cornée dans un rostre calcaire terminal. Nous avons dit que nous considérions cette modification comme une simple fonction d'allégé, analogue k celle des vessies natatoires des poissons. Nous fondons cette opinion sur ces deux seuls faits : 1* que ces coquilles suma-

?ent k la surface des eaux, lorsqu'elles ont té retirées de l'animal ; et 2* qu'il j a coïncidence constante de l'augmentation progressive du nombre des loges avec l'accroissement du corps de l'animal, comme pour maintenir constamment l'équilibre dans les diverses périodes de l'existence. En effet, la seiche, la spirule, avec leurs proportions massives, devaient avoir besoin de cet appareil pour s'aider dans leur natation; et cela est si vrai que la spirule, avec sa forme plus arrondie, est pourvue, par la nature, d'une bien plus grande masse d'air que le conoteuthe, dont la forme dénote un animal infiniment plus agile et meilleur nageur. Chez la bélemnite, l'empilement des loges aériennes vient, sans doute, compenser le poids énorme du rostre calcaire de l'extrémité de l'osselet, qui, sans cette allège, obligerait l'animal k se tenir dans la position verticale, tandis que la station normale est

fénéralement horizontale. Il résulterait donc, n'en pas douter, de ce qui précède, que les loges aériennes, chez les genres cités, ainsi que chez les nautiles, les ammonites et toutes les autres coquilles divisées par des cloisons, ne sont que des moyens d'allégé donnas par la nature k tous ces animaux, pour rétablir l'équilibre chez des êtres essentiellement nageurs, dont les formes sont souvent assez lourdes.

Le volume d'air contenu en dehors ou en dedans du corps , parait être en raison in* verse de l'allongement du corps, puisqu'il est très-grand chez la spirale et chez la seiche, dont le corps est très-massif, et qu'il est proportionnellement très-restreint chez le conoteuthe et la bélemnite, dont le corps était évidemment très-allongé. Ces résultats,

1 'oints aux résultats obtenus relativement k 'allongement du corps, comparé k la puissance ae natation, prouvent que le volume d'air est aussi en raison inverse de cettf même force de natation, puisque la spirale et la seiche, dent le volume d'air est très-

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MCTfONNAliiË DE COSMOGONIE

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i^and, sont bien moins bons nageurs que les ommastrèphes , dont les conoteutaes •rt les bélemnites paraissent être si voisins. 11 suffît , d'ailleurs, de oomparer Ténorroe roluone il air que doivent contenir les oau«i les et les aminooitea, à^ec la forme de leur^ coquilles qui s'oppose à toute natation ra^ pidc, pour se persuader qu'il en est ainsi de tous les animaux pourvus de eoquiUes rempli es d'air.

Troi$iim9$ fonctions. ^ Les eé^alopodes

-«agent au moyen de leur tube locomoteur'

Dès lonSf loin de se diri^^er la tête en avant»

rfuand ils veulent promptement ^cbappcr à

la poursuite des autres animaux, ils sont,

^.on trairement à la loi ordinaire, obligés d'aï"

4er à rioeulona, sans jamais pouvoir calculer

la portée de leur élan; cest ainsi qu*ilâ

js' élancent dans les eira, au sein des océans,

ou qu*iJa s'échouent fur la grève , } rès du

littoral dea epntineots* Les oaimaui qui Ytr-

• vent conatammeot au milieu des mers ne

sont pBiS sujets à trouver d'obstacles dans

- «eur na^ rétrognuie ; aussi leur osselet est«-

. il entièrement corné* comme celui des ony*-

oboteuthes, des ommastrèpbes« qui ne «'ap-

i^rocbentque fortuitement des côtes; puits, orsque ees animaux ount exposés k rencontrer fréquemment des obstacles qui pourraieot les blesoer, lorsqu'ils s'élaneeot la t£ie en arrière sans éint è portée de les apprécier* la nature les a pourvus d'une parUe proteotrice« consistant en un rostre calcaire, dur, le plus souvent aigu» capable de résister aux divers chocsi. Cette partie rostfîaJe est ordi--

. nairement conique; elle termine» en arrière, Textrémité de la coquille en une (>ointe iodé; rendante des cloisons, chez la seiche et le spirulirootre* ou tneii enveloppe et protège les loges aériennes chez la belemnite» tout en se prolongeant bien au delÀ.en upe pointe plus ou moios aiguë. Suivant cette explication, le rostre des seiebes» des béloptères, des spiruliros très et des t>élemniies* ne serait, toologiquemeoi ()arlaat« qu'un corps prote^-

, teur, qu'une partie mécanique placée en arrière, du ç6t4 où l'animal s'awàUGe^ pour résister au cboc sur les corps durs et le garantir de toute blessure organique. Cett^ partie n*aurait» dès lors, qu'une im^iortance secondaire dons réconomie animale; et la forme, par §uite des fréquentes lésions, en ser<iit, plus que celle de toutes les autres» susceptible de oombretises modlCcetions dans une seule et raénie espèce, ce qu'on observe, du reste, dons l'eMrémiié du rostre des bélemoites.

Déûm par ees fonctions , le rostre nous . donne ^niH>re» en scrutant les faits» des ré^ sultats curie4x et surtout très*utilet$« comme application aux fossiles, sur les habitudes dos animaux qni en sont {viurvus. Le seul g( nre muni de rostre, parmi ceux qui vivent actuellement, est la seiche. La seiche est, sans contredit, le cépi^alopode le plus cûtier. D*uu autre cOté» on n'a pas vu de rostre parmi les genres de céphalopodes des hautes mers, comme cbez 1 ommastrèpfae» l'onv- «boteutba, ete. On devrait donc croire que i^

rostre peut caractériser les animaux entiers; et cela avec d'autant plus de raison» que ranimai qui reste toujours au sein des océans n'en a pas t)esoin» et que ce corps \ rolecteur n'est réellement utile qu'aux céphalopodes, qui, se tenant plus souvent sur le littoral, sont plus à portée de se heurter. Le rostre, en dernière jm^lysef dénoterait souvent un aniaial côiier.

Nous avons voulu passer en revue les di" verses modifications }iss o^saleta internes des céphalopodes vivants, comparer leur composition, leurs formes, aux ditférentes jonctions qu^ils sont destinés à remplir, aux J)abitudes ues genres qui en sont pourvue, afin d'arriver à pouvoir dire» par comparaison, ce Que devaient Aire les céphalopodes dont il n e&t resté» au sein des couches ter* restres, nue des parties plus ou moins complètes. C esU en etTet» en procédant ainsi, du connu à l'inconnu» qu on parviendra mûrement et sons hypothèse à expliquer* par des faits bien constatés, ce que devaient âire les animaux des faunes plus ou moins anciennes qui ont couvert je globe aujx diverses époques géologiques.

La coquille «impie ou oniloculaire sa voit seulement che? Ymrgonaulu; elle est largement ouverte» symétrique, k peine eoroiuée en spirale et d'une cpntexture fibreuse, corjxéo-calcaire» très-remarquable. Elle se distingue des autres coquiJIes par le manque de ntu:Uuiàws la jeune âge, et ^r sa composition, étant formée de deux couches appliquées l'une sur Tautre, Tune interne»

r autre exlatM, ce qui s'explique par son mode singulier de formation.

Les coi{uilles externes multilocnlaires sont spéciales aux oi§pbalof»odes tentaculifères {nauliluM^ amm0niu$^ etc.) ; elles se distinguent des /coquilles multiloculaires inlernes STOfiTft^ aux céphalopodes océiabulifères par \ présence» au-dessus de la dernière loge aérienne, d'une cavité assex grande pour contenir TanimaJ. CQ%i ainsi que, chez les nauiiiia^ les wxmwmtes^ etc,, on remarqua depuis un demi-tour jusqu'à un tour complet dé^^ourvu de loges aérienjies et destiné à contenir et k protéger ranimai. Ces coquilles sont composées de deux couches» l'une extérieure, calcaire, terne, qui contient les couleurs, et lautre intérieure» nacrée» sur laquelle viennent s'appujer les cloisons é^^- Icment nacrées qui surent les loges aériennes.

Ces doisom sont simplement arquées ou droites chez les naulilus^ les orihoreratiiu: elles sont anguleuses chez les aganidiu^ chez les clymtnia^ et lobées, ramifiées k l'iolini chez les amnioniits^ les criot^rtu, horsc/x^on examine la forme de Taniûial des nautiles, uu voit que Textrémité postérieure du corps est arrondie et sans ajiicuiie sa Uie k soa pourtour ; aussi produit-il des cloi>^ns de forme identiqui^ légèrement creuses pour te recevoir, ou, f our mieu^ dire, modelées sui* lai. Par andlo^^ie, on xioit croire que les c/y- ^punjBûL devaient avoir un appendice de cbaqoa côté dé reiirémilé du Qorps^ afia d^ tota^at

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