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autre terme gue celui que viendra leur im« poser la famine, et que, par une inévitable conséquence, la mer ne sera plus peuplée que de créatures chétives traînant miserablemeut leur existence, à travers toutes les horreurs de la faim à laquelle ils devront infailliblement succomber tôt ou tard.
La mort ainsi donnée par la dent des carnivores, si on la considère comme le terme ordinaire de }a vie chez les animaux , nous apparaît sous le jpoint de vue de ses résultats comme un bienfait. Elle sauve un grand nombre d*entre eux de toute cette somme de douleurs, compagne inséparable de la mort naturelle chez tous les èlres animés; elle abrège, elle supprime même pour tous les êtres créés inférieurs à Thomme les misères de la maladie, les accidents et les langueurs de la décrépitude ; elle réprime si salutairement leur multiplication excessive que le nombre de ceux qui restent est exactement celui qui peut trouver à satisfaire tous ses besoins. Aussi la surface de la terre et les profondeurs des mers sont-elles habitées par des milliards de créatures animées dont le bien-être dure autant que la vie, et qui, pendant le petit nombre de jours qui leur sont accordés, s'acquittent avec joie des fonctions pour lesquelles elles ont été faites. La vie, pour chacun de ces êtres, n'est qu'un festin continuel au sein de l'abondance. Une mort prématurée vient-elle en arrêter le cours; c'est un intérêt qu'il paie, intérêt bien faible pour la dette qu'il a contractée envers le fonds commun destiné k l'alimentation de l'ensemble des animaux^ et auquel il a puisé tous les matériaux qui entrent dans la composition do son corps. C'est par ce moyen que le grand drame de la vie universelie se continue sans relâche; et quoique les acteurs, si on les considère comme individus, changent à chaque instant, chaque rôle n'en demeure pas moins rempli sans interruption , les ' générations succédant aux générations. Ainsi la faco de «a terre et le sein des mers se renouvellent sans cesse, et la vie se transmet avec le bien-être par un héritage qui ne s'épuise jamais.
CATCOTT. Yoy. Géologie
CAUCUY, son opinion sur les forces de la matière. — Voy. Laplaoe.
CAUSES ACTUELLES. Toy. Sédiments AKciENs comparés aux sédiments actuels.
CAVERNES A OSSEMENTS. Voy. Sub-
▲PPBlflflK.
CÉNOMANIEN (ÉTAGE). — Quatrième étage de la période crétacée et le vingtième de l'échelle totale des terrains. Cénomanien dérive de Cenomanum^ nom latin de la ville du Mans, qui présente le type le mieux caractérisé et le plus complet de l'étage. C'est aussi \aglauconie crayeuscj la rraie chloritéet le grès vert supérieur^ etc.
C'est l'un des étages les plus répandus et les plus marqués parmi les terrains crétacés. En effet, nous le voyons au pourtour des bassins anglo-parisien, pyrénéen et méditerranéen, en rrance, en Angleferre,
en Allemagne, en Espagne, en Portugal, en Syrie, etc., etc. C'est», en effet, celui qui nous montre encore les bassins les mieux circonscrits et les zones lès moins interrom* pues.
L'étage cénomanien* repose en couches concordantes sur l'étage alhien, aux ]:)arties septentrionales et orientales du bassin an-
f;lo-parisien, et ne s'en distingue que par es différences de composition miiiéralogique diverse, suivant les lieux, et par la faune qu'il renferme. On l'a reconnu ainsi déposé a Vissant (Pas-de-Calais), et dans les départements de l'Aisne, des Ardennes, de la Meuse, de la Haute-Marne , de la Marne , de l'Aube et de TYonne, ou sur une extension de près de 50 myriamètres. La même superposition existe dans le pays de Bray et sur une grande partie de l'Angleterre. Dans le bassin méditerranéen, on le voit encore en couches concordantes à laGueule-d'Eiifer,
f)rès de Martigues; à Sainte-Anne du Casteet, près du Beausset. Cette concordance est surtout très-visibie à Escragnolles (Var). Par la stratiflcation concordante des couches cénomaniennes sur l'étage albien, au pourtour du bassin anglo-parisien, et ])artout où nous venons de le citer, on voit qu'il a succédé régulièrementdans l'ordre chronologique à l'étage albien, qu'il recouvre.
Dans les bassins parisien, pyrénéen et méditerranéen, des discordances font reposer l'étage cénomanien, soit sur les rocnes azoïgues, soit sur les différents étages jurassiques. C'en est assez pour prouver, d un côté, que les autres étages crétacés mancfuent sur ces vastes surfaces, et qu'une discordance profonde sépare aussi bien l'étage cénomanien de l'étage albien, que tous les caractères paléontologiques. Si, d'un côté, la superposition nous donne la succession régulière des deux étapes, les discordances d'isolement viennent limiter les deux Ages : car, sur des centaines de kilomètres d*extension, l'on ne trouve que l'un ou l'autre isolé, contenant des faunes distinctes : ce qui dénote deux époques ayant leurs allures spéciales, sé[)arées par un mouvement géologique considérable qui ne peut laisser aucun doute sur son importance et sur ses résultats, si visibles encore sur tous les points. On regarde comme un fait de discordance, le remaniement à l'état fossile des restes organisés de l'étage cénomanien sur place , à Cassis (Bouches-du-Rhône), dansFétage supérieur!; à Sainte -Catherine, près de Rouen; et à Fécamp (Seine-Inférieure). Pour que ces fossiles se trouvassent remaniés dans l'étage turonien, il fallait que Tétage cénomanien fût déià consolidé, et que les débris des roches qu'il formait eussent été charriés par les courants à la fm de l'étage et à Tépoqu) postérieure. De tous ces faits de discordance qui concordent avec les limites des faunes, nous concluons à la séparation nette et précise des deux étapes.
Composition minéralogique, — H n'est |)as d'étage plus variable que celui-ci , sous oe rapport, qu'on en prenne l'ensemble sur un
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DICTIONMAIRK D£ COSMOGONIE
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point déCenbiné, ousuïtant ses distance»
borizoDtales. Sur des points déterminés nous foyoos se succédert en effet, toutes le« formes minérslo^iques différentes.
Par ces différences énormes , suivant les couches ou suirant les lieux» d'un même horizon séolo^quet il est facile de coneevoir où i on pouvait arriver, lorqu^on employait le caractère roinéralogique pour dis* tinguer les étages crétacés ; et les dissidences d'opinion et de classification n'out plus lieu d*élonner ; mais qu*on abandonne ce caractère trompeur, et qu'on y substitue, comme nous l'avons fait, les caractères paléontolo* giques, tout se simplifiera ; les horizons se dessineront nettement, et alors on verra que la stratigraphie rigoureuse concorde en tout point avec les résultats paléontologiques.
En réunissant les diverses couches qui dé*
f)endent de l'étage, nous trouvons» d'après es évaluations données par M. de Ver* neuil , que l'étage offre, en Espagne»
dans les provinces de Saint -Ander et de Biscaje, l'épaisseur énorme de plus de 500 mètres. C'est la puissance la plus grande; car, partout ailleurs, bien que considérable, comme à l'embouchure de la Charente, l'ensemble n'atteint pas la moitié de cette épaisseur.
Mélangti in produite terreêtrtê et maring. •^ Un point très-eurieui , décrit depuis longtemps, sous le titre de forêt souM^^narine^
Er un savant consciencieux, M. Fleuriau de ilevue, nous paraît mériter particulièrement notre attention. Nous voulons parler de cet amas de lignites qu'on trouve audessous de l'île d'Ênet, à l'embouchure de la Charente, et qui s'étend à Fouras^ et même jusqu'auprès de Marennes, à la pointe du Chapns. On trouve dans cette couche remarquable , avee des arbres énormes ,
Eourvus de leurs branches, mais couchés orizontalement, beaucoup de matières végétales, et de rognons de succin ou de résine fossile^ Avec ces produits évidemment terrestres, parmi lesquels M. Brongniart re^ connaît des feuilles de conifères» le savant botaniste retrouve encore des algues mari- .nes« D'un autre côté« tous les arbres sont .percés de nombreux tarets et de pholades, et il se trouve dans les mêmes couches diverses hutlres évidemment marines et de réj.oque cénomanienne. On doit donc croire que les arbres ont été flottés longtemps dans les eaux, et qu'ils se sont déposés ensuite avec d'autres débris terrestres, simultanément avec des débris marins câtiers, au niveau supérieur des marées sur une cdte maritime.
Fossiles remaniés. — « Par la nature des fragments, par les fossiles remplis de matières différentes des sédiments qui les renferment, nous trouvons, dit M. d'Orbigny, Sue des parties de l'étage cénomauien ont . té remaniées à l'état fossile, dans des couches plus récentes. Nous en connaissons deux exemples très-curieux en France. Le premier se voit à la montagne Saintc-Catlïeriu?. h Uoueu. Tout le monJe a rcwucilli
des fossiles dans cette localité , mais perso'ine n'a remarqué que la couche de moins d*un mètre qui les renfernrie est une anomalie, au niveau où elle se trouve; car, tout en appartenant, par ses fossiles» h l'étage cénomanien, elle se trouve, au-dessous et au-dessus, entourée de fossiles {Yinocera- . mus problsmaticus^ Vammonites tewesiensis) ' qui ne se trouvent jamais associés avec 1 état normal de l'étage. Frappé de ce fait, nous en cherchions naturellement la cause, lorsque mettant dans Teau les fossiles de la couche en question, nous l'avons facilement reconnue. Ces fossiles, qui, secs, sont blanc$ comme la roche environnante # deviennent jaunes lorsqu'ils sont mouillés et montrent alors» par leurs fragments anguleux, par des valves isolées de coquill'^s toujours d'une nature minéralogique distincte de la craie blanche qui les entoure» qu'ils ont été remaniés à l'état fossile^ et transportés au milieu de l'étage qui lui est supérieur. C'est, en effet, un lambeau de l'étage cénomanien, remanié à l'état fossile au milieu du dépôt de l'étage turonien. Le deuxième exemple, nous Tavons reconnu entre Fécamp et TEchelle de Senneville. En étudiant aveo soin ces couches, en apparences toutes formées de la même craie blanche» mais dans les-
Suelles nous avons retrouvé, par les fossiles, eux étages distincts» l'étage turonien et Tétage senonien^ nous avons reconnu» au milieu de Tétage senonîen , une couche mince formée de rosnons et de coquilles fossiles appartenant a l'étage cénomanien. Eu voyant les ammonites tarions et rhoiomagensisy etc., placés bien au-dessus de la zone à inoceramus problemaiicus^ et en contact avec Yananchytes ota/a, &i loin de leur zone habituelle, nous aurions dû en être fortement surpris, si la nature chtoritée de la roche qui forme ces rognons et ces fossiles» entourés de craie absolument blanche, n*était venue nous donner la preuve qu'ils avaient été remaniés à l'état fossile par suite de dislocations postérieures. Nous avons .voulu citer ces exemples, dont tout le monde pourra vérifier l'exactitude» d'abord pour indiquer le fait très-curieux en lui-même, mais ensuite pour prémunir contre les idées de mélange des diverses faunes à t'état de vie,, quand elles ne sont souvent, comme à Rouen et à Féeamp, que des effets de remaniement à l'état fossile, et postérieurs à la • consolidation des couches primitiveoicnt ' déposées dans leur ordre naturel de sucées* sion stratigraphi^^uOi On trouve encore à Doué et aux environs d'Angers (Maine-et- Loire), Vostrea columba, remaniée dans Tctage lalunien, c'est-à-dire avec les coquilles fossiles de six étages plus jeunes dans les Ages du monde. »
Oscillations du soL — « Bans cet étage si 'fécond en enseignements^ nous retrouvons peut-être les faits les plus frappants pour prouver l'existence des oscillations du sqI durant l'étage cénomanien. Citons-en surtout deux exemples. Nous prendrons Tun dans lô bassin angl^parisien» et Taïuire
ET Dfi PALEONTOLOGIE.