DE COSMOGONIE
CON
paraît plus considérable dans le voisinage du soleil, on attribuait cet accroissement de volume à la dilatationde toute leur masse volatilisée par l'action des ravons solaires. Les comètes, en s*éloignant du fo^yer de la chaleur, se refroidissaient, et diminuant pro*. gressivement de volume par suite de la eon« Sensation des gaz, elles devaient acquérir un noyau solide, et devenir ainsi des globes semblables à nos planètes. Telle était l'opinion généralement admise, lorsqu'on songea enfin à soumettre ces prétendus corps Fl.'iaétaires à des observations précises, et jbservation prouva que les comètes se dilatent d'une manière prodigieuse, et acquièrent des dimensions de plus en plus énormes à mesure qu'elles s'eloisnent du soleil (82). Ce fait inexplicable (83) témoigne de toute son imposante autorité que les comètes sont des astres à part, restés dans leur premier étal de formation (84), et que leur étatslationnaire dérive de leur homogénéité ou de la parité de leurs molécules élémentaires. Or^ il est infiniment probable, et tout indique, que cette conoition de nos comètes est aussi la condition des nébuleuses, comme elle est infailliblement la condition de ces zones atmosphériaues qui réfléchissent dans nos espaces planétaires la lumière zodiacale (85). »
On remarquera que la théorie de M, Godefroy sur la formation d«s comètes n'est pas moins singulière que toutes celles qu'on a imaginéesjusqu'à lui. Supposer surtout qu'elles ont une existence antérieure à la formation du soleil et des étoiles, est. une idée passablement originale. M. Marcel de Serres a lieu de s'étonner qu'elles ne se soient pas encore condensées en planètes.
COMÈTES, ont-elles déplacé par un choc Taxe de la terre. — Voy. Bougheporn, Klee.
CONCHYUEN ( ETAGE ), dérivé do conckOf coquille. — On désigne ainsi le premier éta^e des terrains triasiques.C'est l'époque de la première apparition des oiseaux etdestor tues et du règne des grands reptiles sauriens.
La plus vaste étendue que nous avoLS de cet étage en France se montre sur les deux
encore informe de ces niasses c-oinparativement si petites pour soutenir que les comètes doivent être beaucoup moins anciennes que les planètes, et pour pouvoir éincllre cette opinion singulière que la plupart d'entre elles n'ont pas 1^,000 ans d'existence, (M. îNérée Bourbée, Tableau de Véiat du globe à ses différents âges.)
^S2) c II pouvait vraiment être permis de douter qu une masse gazeuse se dilatai à mesure que, transportée plus loin du soleil ou dans des ré;;ions de pîuà en plus froides, elle aurait dû, d'après tout ce que nous savons des propriétés de lachaleur, secondensor conjidérablement. Grâce à la comète à courte pôrio Je, nous pouvons aujourd'hui ranger l'observalion d*Hévélius au nombre des vérités do la science liS mieux établies.» (Arago, An». 183â.)
(85) c Oa n*a jusqu*ici donné aucune explication plartisible d'un pbénomèitc aussi remarquable, dont on ignore absolument la cause. » (M. Motel, Traité d'astron., p. 500.)
M. Walz proposa'! d'aU.ibuer le rétréci ssoment '<lela nébulosité des comc:es à la pression d'un éther
versants des Vosges. Il commence effectivement sur le versant occidental dans la Haule- Saône, à Saint-Georges; se continue à Saint- Germain, à Luxeuil , à Saint-Loup, à Vauvillers; s'élargit beaucoup ensuite, et se montre alors dans la Haute-Marne , à Bour* bonne-les-Bains, et dans les Vosges à Lamarche, à Monthureux, à Buans, près de Plombières , à Remire mont , à Dompaire, à Epinal et à Rambervillers. Cette bande se rétrécit et se dirige par le département de la Meurthe, à Lunevjile, à Blamont, à Phalsbourg; par la Moselle, à Sarregueraines, à Boulay ; et se continue au nord , d^un côié dans le grand duché du Rhin , à Sarreboure, à Trêves, à Bitbourg, à Hillesheim; et de l*autre dans la Bavière rhénane, à Deui- Ponts. Une autre bande étroite se montre sur le versant oriental des Vosges, dans le Bas- Rhin, depuis Bœrsch, passant par Marraoutier, Saverne, Nicderbroun, et se perd à Weissenbourg.
En Angleterre, il forme une bande irrégulière presque nord et sud, qui commence à l'est au Devonshire et dans le Somersetshire, se montre ensuite sur une vaste étendue occupant une partie du Worcestershire, du Warwickshire, du Shropshire, du Slafford-^ shire, du Leieestershire, du Derbyshire, du Cheshire, du Lancashire, du Nottinghamshire et du Yorksbire. Il reparait de nouveau dans le Cumberland, occupant ainsi tout le centre de TAngleterre.
Dans TAmérique septentrionale, on rapporte généralement à cet étage les fameui grès a empreintes de pas d*animaux, qui foriDent une bande S.-S.-O. dans le Massachusets, le Connecticut, la Pensylvanie, le Marylandet la Virginie.
L'étage se montre sur Tétage perroien,aui deux versants des Vosçes, dans une partie du grand duché du Rnin, en Bavière, dans le grand duché de Bade, dans le Wurtemberg, dans presque toute TAllemagne, et sur presoue tous les points de TAngleterre. II en est de même du mont Bogdo, en Russie.
Toutes les grandes surfaces de l'étage conchylien se trouveraient donc partout sur Tttage permien, et viendraient prouver que le
dont la densité irait en croissant vers le soleil. On a opposé à cette explication une difficultéinsHnMntable. (Arago, i4fin. 1832.) On a répondu à M. >^alx qu'il faudrait adniettre<|nerenveloppe extérieure des comètes n*estpas perméable à Téther, ce qu'on nepnt raisonnablement supposer. (M. Mltel, op. ci/., p.^Cl-l
(84) Quelqucs-unsdeces corps atmospbéHnuesoct paru se coordonner à notre système. Mais sans ccss^ déviés dans leur course, ils sont entraînés .dans àa ellipses dont les éléments changent ou peuvent ettanger à chaque instant d'une manière prodigiouse; témoin la comète de 1770 dont Forbite elliptii^u^ correspondant d^abord k une résolution de50 aonees, fut i*éduite à une orbite de 5 ans et demi parratin^'' tion de Jupil t, puis changée de nouveau par celle même attraetio^i en une ellipse qui répond à vingtannéesde révolution autour du soleil, sans que son passage à travers les satellites de celle planète eût apporté le moindre changement dans leurs roonvements, autre preuve de Textrème petites^ de la mâKse .'escomèies, ou tîelajvolatijité de leurs élémeiiti.
(35) La cosmog. de la révélation^ p. 14i.
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premier a bien régulièrement succédé au iiernier. Sourent ces étages paraissent être en couches presque concordantes.
En Prusse et en Siiésie, on donne 330 métrés de puissance aux grès bigarrés, et daos la Hesse-Electorale, 360 mètres. Les calcaires ont, dans la Westphalie, 200 mètres, dans le Wurtemberg 300 mètres, et dans le grand duché de Bade jusqu^à 330 mètres d'épaisseur.
Caractères poUoniologiques. — Le nombre peu considérable d'espèces de cet étage montre combien il reste encore à découvrir; car cette pauvreté de la science, relativement à cet étage, ne tient point au manque de faits, mais seulement au neu de recherches faites pour les démontrer, il reste néanmoins assez de matériauxpour prouver que les animaux et les plantes en sont tout à l'ait différents de là Caune et de la flore de l'étage permien.On trouverait donc, pour cet étage comme pour le précédent, que la zoologie et la botanique fossiles sont parfaitement d accord avec la superposition géologique pour le séparer nettement en époque distincte. Les renseignements palëontologiques donnent pour caractères les indications suivantes :
L'étage conchylien a pour caractère distinetif aavec Tétage permien les dix-huit genres nés et anéantis dans ce dernier étage, on bien qui, nés antérieurement, s*^ éteignent aussi sans passer, au moins jusqu à f.réseot, dans Fétage conchylien, et peuvent servir de caractères négatifs pour distinguer Tétage conchylien de 1 elage permien, indéf<endamment des caractères donnés par les plantes.
Pour séparer Tétage conchylien de Tétage ^aliférien , sans parler des plantes si différentes, nous avons les genres suivants inconnus à cet étage, et qui naissent seulement avec Tétage saliférien. Parmi les reptiles, trois genres ; parmi les poissons, les genres sphœrodus et piciiodtM. Parmi les mollusques céphalopodes», le genre ammonites. Parmi les mollasques gastéropodes , ouatre genres.
Panai les mollusques lamellibranches, cinq genres. Parmi les échinodermes , deux genres. Parmi les zoopbytes, onze genres. Parmi les amorphozoaires, sept genres. En résumé, nous avons, pour distinguer Téta^e conchylien de Tétage saliférien, trente-cinq genres nu caractères négatifs, qui, réunis au dixhuit genres précédents, donnent un total de ciniuantc-lrois genres pou vaut servir de caractères négatifs.
Les genres inconnus dans les étages inférieurs et qui apparaissent pour la première T'ois avec 1 étage conchylien, seront aulant «le caractères positifs pour le distinguer de Vé'jSge permien. Le nombre de ces genres i'élève a trente-sept.
Pour distinguer i*étage conchj[lipn de Tétage sah'férien, nous avons quinze genres qui naissent et meurent dans 1 étage concby- 2ieo sans arriver à l'étage saliférien. Joignons h ces genres six autres genres qui, nés aulretnefit,sesonten?oreéteintsdansretétagesaii$ passer au suivant. Nous avons donc vingt et
un genres pouvant donner des caractères positifs supérieurs.
Si les genres nous donnent des caractères stratigraphiques pour l'étage conchylien, les espèces nous en offrent de plus certains encore ; car elles portent avec elles la preuve d'une contemporanéité parfaite. Indépendamment des nouvelles plantes, des espèces de ces singuliers reptiles sauriens et cnéloniens , des poissons et des crustacés^ nous avons, en animaux mollusques et rayonnes, 107 espèces. Ces espèces, suivant leur zone d'habitation, seront donc, pour nous, autant d'espèces caractéristiques de cet étage. Les
Elus répandues se trouvent aussi bien en rance qu*en Allemagne , qu'en Angleterre, qu'en Russie et qu'en .Sibérie.
Chronologie historique. — Quand les perturbations géologiques sont venues mettre ua terme à la durée de l'étage permien, les faits nous démontrent qu'avec les nombreux végétaux de cette époque ont été ensevelis pour toujours 18 genres et 91 espèces d'animaux mollusques et rayonnes , oui formaient ce que nous connaissons de 1 animalisation de cette époque. Ce n'est probablement qu'après un laps de temps considérable , pendant lequel Fagitation des eaux ne permettait pas l'existence, que la terre s'est repeuplée de ses plantes et de ses animaux. Alors apparaissent, eu même temps que de nombreuses plantes, 37 genres d'ammaux inconnus dans les étases inférieurs, et 107 espèces d'animaux mollusques et rayonnes, toutes nouvelles pour cet éta^e. Ce sont, au moins, les débris de cette période que nous pouvons mentionner aujourd'hui; période qui, néanmoins, a dû se prolonger, a en juger par répaisseur des sédiments qui la composent, et pendant laquelle il existait des mers et des continents.
Nous avons pendant la période eonchylienne, quatre parties continentales en France : le massif breton^ le plateau central^ le continent belge-vosgien^ et Vilot dn V'ar. En Angleterre Ttle anglaise préexistante, qui occupe tout l'ouest, depuis le Cornwall, le pays de Galles, jusqu'au Cumberland, s'esi accrue peut-être , au centre de la Grande- Bretagne, d'une large surface s'étendant du Derbyshire jusqu'à Durham, occupée par la surélévation des terrains carbonifères de ces régions, à moins aue l'intervalle n*ait été produit par une dénudation , ce çiui serait encore très-possible. A ces exceptions près, les continents paraissent avoir été très-slabl(*s do;)uis la Gn de l'étage carboniférien.
Les mers conchyliennes, que nous avons vues être, par le cantonnement des espèces, souniise<i à toutes les causes actuelles qui a.2;issent aujourd'hui, offraient une faune entièrement distincte des faunes anténeures. On y remarque un développement considérable de reptiles sauriens, composés d'animaux très-bizarres, de onze genres différents, parmi lesquels sont les labyrinthodons. Les chéioniens , ou tortues , paraissent pour la première fois, ainsi que des noissons cuirassés de 6 genres différents. Les crustacés
D/':TI0N'. de CoSUOGOME et de PALfeO\TCL3ClE.