‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 54 sur 216 · DIO · texte numérisé non relu

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menls géologiques et les limites des feiines respectives qoj en seraient la conséquence Tîsible.

BIAMAlfT. Vatf. Vlmroduction DIDBLPHE8. Voy. HAMMiPiass.

DINOTHERIUM Ihahs, terrible, et Ovpcov, djiûMii). — Mammifère fossile de la famille des dugongs et des lamantins. L*or^;anisation do plus çrand nombre des mammifères fos-> siies, même les plus anciens, diflère en si peu de points importants de celle de leurs représentants actuels dans les divers ordres, ou on peut se dispenser d'entrer dans des détails d*oiL ressortiraient certainement des preuves d*une intelligence créatrice, mais des pfeuTes dont il est bien peu qni ne ressortent également de l'anatomie des espèces vivantes.

Le dinothérium, le plus ^and des mammifères terrestres qu'il y ait jamais eu, appartient k la période miocène de la série tertiaire« C'est à Eppekheim , dans la province de Hesse-Darmstadt, que Ton a rencontré les restes de cet animal en plus grande abondance. Ils ont été décrits par le professeur Kaup. Cuvier en cite aussi quelques exemples, comme ayant été trouvés sur certains Kinls de la France , de la Bavière et de lUtriehe.

Les molaires du dinotbérium ressemblent assez à celles des tapirs pour que Cuvier ait cru primitivement devoir les rapporter à une espèce gigantesque de ce dernier ^enre. DepuiSy le professeur Kauf) a établi pour cet animal le genre dinotbériom , intermédiaire entre les tapirs et les mastodontes, et qui remplit une lacune importante dans le grand ordre des pachydermes. Là plus grande espèce» le diiMikerium giganteum , a dû atteindre« d*après M. Cuvier et M. Kaup, la.taille extraordinaire de dix-huit piedsen longueur. L*os le plus remarquable qu'on en ait encore trauTé est une omoplate qui par sa forme rappelle plus celle de la taupe que d'aucun autre aniifial , et semble indiquer ainsi une conformation particulière du membre antérieur destiné a creuser la terre, indication oue rient confirmer la structure particulière de la mâchoire inférieure.

Ce dernier os offre, dans la disposition des défenses chez les deux espèces connues, des particularités que Ton n'a encore rencontrées ju$qH*ici dans aucune autre espèce vivante ou fossile.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, le dinothérîais« par ses molaires, se rapproche des tapirs plus que d'aucun autre genre ; mais un taraclère qni l'en éloigne, ainsi que de tout 'uire quadrupède connu, c'est l'existence de deax énormes défenses jîortées à l'extrémité antérieure du maxillaire inférieur, et recoarbées en bas comme celles qui existent ^ la mâéboire supérieure du morse.

Bornons-nous, pour le moment, à citer ^te partieularité dans la position des dé- '^boses, et Toyons ce que nous en pourrons Conclure relativement aux habitudes des ani- 5^iaoT auxquels elles appartiennent. D'abord lois de la mécanique nous prouvent que

des maxillaires longs de près de quatre pieds, et chargés à leur extrémité de défenses aussi lourdes, n'eussent été pour un quadrupède habitant la terre ferme qu'un incommode fardeau. II n'en eût pas été de même d'un grand mammifère destiné k vivre dans les eaux ; et les habitudes aquatiques de la famille des tapirs, si voisins du dinotbérium, lyoutent un nouveau poids à l'opinion que ce dernier habitait comme eux l'eau des

Sands lacs et des rivières. Dans cette hvpoèse, le poids de défenses semblables étant soutenu par les eaux, n'aurait eu rien de gênant pour l'animal qui les portait, et si nous les supposons employées à fouiller et à déraciner les végétaux du fpnd de ces amas d'eau, c'eussent été des instruments réunissant à la fois le pouvoir mécanique de la pioche à celui de la herse à cheval dont se sert l'agriculture moderne. L'énorme tète qui.les surmontait , en pesant de tout son poids sur les défenses, eût encore sjouté à leur action, dans cette hypothèse, de la même manière

Îue l'action de la herse s'accroît par les poids ont on la charge.

Les défenses du dinotbérium ont encore pu lui être d'un grand avantage {K)ur fixer sa tète au rivage en tenant ses narines hors de Teau, de façon à pouvoir respirer en sûreté pendant le sommeil, en même temps 3ue le corps flottait avec aisance au-dessous e la surface liquide. L'animal pouvait reposer ainsi amarré au rivage du lac ou de la rivière qu'il avait pour habitation sans le moindre déploiement de force musculaire, le poids de la tète et du corps tendant à fixei et a enfoncer les défenses de la même manière que le poids du corps d'un oiseau endormi a pour action d'étreindre davantage les serres autour de la branche sur laquelle il est perché ; peut-être aussi les employait-il à se traîner hors des eaux, comme le morse en a l'habitude ; enfin ce devaient être de formidables instruments de défense.

I^ structure de l'omoplate dont il a déjà été question, semble prouver que les pieds antérieurs étaient organisés de façon à concourir avec les défenses et les dents i)Our arracher les grands végétaux du fond des eaux. La longueur énorme que l'on assigne au corps eût été sans inconvénient pour un animal vivant dans l'eau ; elle eût au contraire grandement embarrassé un quadrupède bauitant la terre ferme.

Ainsi tous ces caractères d'un quadrupède gigantesque herbivore et habitant des eaux constituent un ensemble de dispositions en harmonie avec l'état du globe couvert de lacs, durant cette portion de la période tertiaire à laquelle paraît avoir été limitée l'existence oe ces créatures en apparence si anormales.

DIODON(Linn. genre de poisson, de la famille des Gymnodontes). — Les caractères sont : corps orbiculaire, allongé ou sphérique, suivant les espèces, et recouvert de piquants; mâchoires portant, au lieu de dents, une plaque divisée, d'avant en arrière, par une rainure très-marquée et sil-

DicnoNif. DE Cosmogonie et ns Pal£o?itologib.

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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.onnée Iransveisaleruenl, qui sert d appareil ;nasticateur. On trouve au Monte-Bolca le D. TenuispiscuSy Agassiz.

DIORITE. — Rodfe qui a reçu aussi de M. A1. Brongniart le nom de Diabase. Elle est composée d'amphibole et de feldspath, et contient en outre, disséminés, du mica, du quartz, de l'épidote, du grenat, du titane, du .^ nufre, du fer, etc. La diorite était estimée (les anciens et fut employée dans les monuments de l'Egypte. Elle reçoit plusieurs noms suivant sa texture. La diorite granitotde ou grenue est commune dans les Vosges et dans les environs de Nantes; on appelle diorite schistotde celle qui se déhte facilement; la diorite porphyroide est celle dans laquelle sont disséminés des cristaux de feldspath. La diorite orbiculairey ou granité orbicuiaire de Corse, est composée de cercles d'amphibole qui alternent avec des cercles de quartz, et Ton fabrique avec elle des vases et autres objets d'un grand prix. Cette roche constitue des montagnes entières dont les couches sont quelquefois très-redressées, et on la rencontre souvent intercalée entre des granits^ ce qui semble indiquer une origine commune

PIPLODUS (Agass,). — Genre de poisson fossile, ée la famille des hybodontes, qui est ainsi caractérisé : Couronnes distinctes, jusqu'au nombre de cinq, implantées dans une seule racine et offrant chacune une cavité pulpaire unique; tubes calcifères ondul<:s et disposés parallèlement; dentine quelquefois disposée en couches concentriques ; point de couche d*émail. Ce genre se trouve dans les terrains houillers.

DIPLOPTERUS (i4ya«<.). — Genre de poissous fossiles, de la famille des sauroïdes. Il ost, caractérisé comme suit : Corps allongé et svelte; écailles rhomboidales, simples, engrenées par leurs bords obliques; tête grande, large, plate et museau arrondi; .mâchoires vigoureuses, garnies d'une rangée de dents coniques, serrées et d'égale grandeur; nageoires pectorales grandes, arrondies et placées sur les côtés de la gorge ; les

ventrales petites et placées au milieu du ventre ; deux dorsales et deux anales oppo* séeslles unes aux autres et fort espacées; la caudale hétérocerque, ayant au bord sapé rieur de véritables rayons au lieu defulcres. Ce genre se trouve dans le terrain houiUer et le vieux grès rouge.

DIPROTODON. — Genre de mammifères fossiles, de l'ordre des marsupiaux, constw tué nar M. Owen, sur une seule dent recueillie dans la vallée de Wellington à la Nouvelle-Hollande, dent qui a quelque nf* port avec celle des dugongs. L'espèce décrite, a laquelle on suppose la taille d'un cheral, a éte.nommée D. Australie,

DIRECTION ET INCUNAISON DES COU- CHES.—Lorsqu'on a besoin de connaître l'une ou l'autre, on fait usage d'une boussole qui doit être placée dans une botte carrée, afin d'appliquer un de ses côtés parallèlement à la ligne de 0* à 180*, sur une ligne horizontale tracée sur le plan de la couche. L'angle qu^iudioue raiguiUeestladirection de cette couche. Quant à l'ii^^chnaison, ellese mesurée Taide d'un perpendiculaireoxi fige métallique libre qui est adaptée au pivot. On place alors la face delaboussole, àlaquelle correspond le zéro, sur le plan, dans une direction perpendiculaire à la précédente, et l'on suit 1 angle indiqué par la pointe du perpendicule, angle qui se trouve égal à celui que forme la couche avec le plan horizontal. Les couches redressées offrent com* munément une direction constante dans les contrées d'une certaine étendue; mais Vinclinaison ne donne pas un résultat analogue, et presque toujours elle va en diminuant, à mesure qu'on s'écarte de Taxe central iXwrn chaîne. Les travaux de M. Elie de Beaumont sur U soulèvement des montagnes ont attaché une nouvelle importance à l'observation de la direction des couches.

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