‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 53 sur 216 · EV · texte numérisé non relu

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dans le noureau monde, depuis la province d*Alabaina jusau au Canada.

C'est la oiçilieure preuve que nous puissions apporter de la parfaite contcmporanéité d'époque de ces contrées éloignées, et de Tunitc des conditions d'existence qui y existait alors en des régions aujourd'hui aussi disparates que la province d'Alahama, TAsie Mineure, FEspa^iineavec le cercle polaire, sur les bonis de la mer Glaciale. Cette filiation spécifique prouverait encore que les mers dévonienncs n'étaient pas interrompues, depuis l'Europe jusqu'à l'Amérique, puisque les mêmes êtres s*y trou valent répandus sur des surfaces immenses bien différentes d'aujourd'hui.

Chronologie historique, — Avec Texti notion de la faune et de la flore de l'élage silurien supérieur, sans doute par suite d'une dislocation géologique, disparaissent 21 genres des animaux qui existaient si- Ti2ultanément avec 418 espèces dépendant de plusieurs classes. Le calme s'est sans doute rétabli ; et alors ont paru, sur l'Iiorizon dévonien, 78 genres en 1198 espèces, inconnus h l'étage précédent, qui, joints aux plantes, ont couvert les mers et la terre d'une animation générale.

Pendant la durée de l'étage dévonien, que, d'après la puissance des couclies, nous devons croire considérable , les mers couvraient une partie de l'ancien monde, l'Asie Mineure, la France, le nord de l'Angleterre, l'Espagne, la Belgique, l'Allemagne, la Uussie, jusqu'au nord de l'Oural, et les bords de la mer Glaciale étaient en partie inondés par ces mers. En Asie, elles se montraient dans l'Asie Mineure et en Chine. Dans l'Amérique du Sud, la mer dévonionne s'étendait, sans doute, sur toutes les régions tropicales du Pérou, de la Bolivia et du Brésil, et se prolongeait

[)eut-être jusqu'aux lies Malouines, ce que 'uniformité des espèces identiques porterait h croire. Dans l'Amérique septentrionale il nous reste trois immenses lambeaux de l'ancienne mer, selon toute apparence, alors non interrompue de la province d'Alabama jusqu'à TÈtat de New-York. Ces mers s'étenaaient encore à la Nouvelle-Hollande et à l'Ile de Van-Diémen, dans l'Australie. Nous avons donc la preuve que la mer dévonienne couvrait les régions tropicales, et s'étendait dans l'hémisphère sud jusqu'au 52* degré de latitude, et dans l'hémisphère nord jusqu'au cercle polaire.

Les mers dévoniennes offraient déjà, do plus que l'étage silurien supérieur, un genre de grands reptiles, sans doute marins, à en juger par ses nageoires {sauropteris) ; plusieurs genres nouveaux de poissons ganoïdes et placoïdes ; les annélides tublcoles v paraissent pour la première fois, avec quelques genres de crustacés tri 1 obi tes. Les mollusques céphalopodes y sont en grand nombre, avec le genre clymenia; plusieurs genres de gastérr>(M)des , de samellibranches, de bryozoaires y naissent; tandis que les mollusques bracriiopodes y sont à leur

maximum de développement générique, en même temps que les crinoïdes et quelques familles de poissons. En résumé, 18 genres inconnus à l'étage inférieur sont ces à cette époque. Ces mers nourrissaient, de

fdus, quelques plantes marines, telles que es suivantes: facoîdes graphica (Hall);/tt« coides verticalis (Hall).

Les continents ne nourrissaient encore aucun animal terrestre, au moins n*en connaît-on pas encore dans les couches géologiques ; mais ils étaient certainement couverts de nombreux végétaux. Les dépôu de houille si riches qu on rencontre intercalés dans les couches marines, dans le grand bassin de Sabero, en Espagne, en sont la meilleure preuve. Seulement, comme on avait cru, pendant longtemps, que tous les dépôls houillers dépendaient de l'élage carboniférien, ces plantes ont été confondues avec celles de ce dernier éta^e; etilresifl à faire, pour les retrouver, une ^ande se-

f)aration. En attendant, nous indiquons iri es quelques espèces pour lesquelles ii n'y a pas de doute : stgillaria chemmgtifwi^ (Hall.); sphenopteris laxus, (Hall).

Quand on voit la même faune couvrir l la fois la zone torride et les deux hémisphères, presque jusqu'aux pôles, ou passer par-dfessus toutes nos zones isothermes actuelle?, chaudes, tempérées et froides, oa doit on conclure qu'à celte époque, pour qu'il en fût ainsi, il a fallu qu'd eiistât partout la môme température, ou tout au moins une température peu différente. Ce fait, qui est la déduction riçoureuse de la répartition géographique ancienne des èlres de l'époque dévonienne, prouve, nous ie croyons, que la chaleur centrale propre à la terre neutralisait l'effet des ligues isothermes que nous connaissons aujourd'hui.

Les oscillations du sol pendant celle période paraissent avoir existé. Nous pensons, du moins, qu'on ne peut expliquer que de cette manière les alternances de dépôls houillers et des dépôts sous-marins observés en Espagne. Du reste, nous en retrouT^ rons des preuves à tous les âges du monde, jusqu'aux oscillations que nous voyons de nos jours dans le nord de l'Europe; « qui prouve encore que les causes physiques ont été les mêmes à toutes les époques géologiques.

Eniln nous avons de très-nombreus?s traces du mouvement géologique qui a interrompu la durée de l'étage dévonien, dans les discordances supérieures de cet éla^e avec l'étage carboniférien ; discordances qui ne pourraient exister sans celte perturbation géologique ; nous les avons peut-élre encore par la conservation de quelques-uns des points côtiers qui annoncent un mouvement d'affaissement. Suivant M. Elie de Beaumont, c'est à la fin de celte épo<]uc qu'aurait eu lieu le relief du sysièmedeib^' tons (Vosges) et des collines du Bocage (Calvados), dont la direction est deTO. 15'N. à TE. 15' S. On voit encore la concordance la plus marquée entre ces moufe-

ET DE PALEfKïTOLOGK.

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