‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 57 sur 216 · ESC · texte numérisé non relu

ESC

Ces TamtioQSy dans les formes et dans la di<po§ition des pièces d*une espèce parliculière d^encrinite, peuTcnt être prises pour exemples des arrangements analogues que

Î présente la colonne dans d'autres espèces de a famille des crinoîdiens.

Le nom d'entroque ( enirochi ), on pierres en routMy a été donné avec justesse à ces ar^ tîcles isolés: Le trou dont leur centre est percé rend facile de les réunir en chapelets ; aussi s'en serrait-on à une époque déjà recalée comme d'un rosaire, et, dans le nord de l'Angleterre, ils conservent encore le nom de chapelet de saint Cuthbert. Sur %m rocher prêt de Lindisfam , saini Cuthbert est assis^ et il trataille ces grains de mer qui portent sm nom, (Maexio^.) Chacune de ces enlroffi^% offre une semblable série d'articulations uifférentes entre elles, suivant qu'on les prpfid k des hauteurs différentes du corps, et qui s adaptent les unes aux autres, de façon à réunir tout ce qu'il fallait k l'animal de force et de flexibilité. D'une extrémité à l'autre (Je la colonne vertébrale, aussi bien que dans toute la longueur des mains et des doigts, la surface de chaque osselet dans son articulation avec la surface adjacente montre une ré^larité et une délicatesse d'ajustement parfaites. Telle est la précision^ telle est la perfection admirable des arrangements qui s'observent jusque dans l'extrémité des tentacules les plus déliés , qu'il ne serait pas plus absurde de supposer que ce sont les métaux eux-mêmes qui ont calculé le nombre et la forme des dents que devait avoir chamne des roues d'un chronomètre, que ce sont ces roues qui ont pris d'elles-mêmes la

Place précise qu'elles, devaient avoir dans ensemble pour Veft^ qui résulte de leur action combinée, qu'il ne le serait de croire me ces centaines et ces milliers d'osselets dont se compose une encrinite ont pris d'euxmêmes ces dispositions calculées pour l'effet

les caviiés internes des coloniies d*aatres espèces d'enduites, qaî ont ordinairement leurs cônes plus eotDprîmées que rencriaile monilifoniie.

(321) An sommet de la colonne vertébrale sont placées des séne& successives d'osselets que leur fioftîijofl et leurs usages ont fait désigner sous les nomsjde bassin, de pièces scapulaires, de pièces cosules/elqui forment, avec les plaques pèctoraU$ ei €Mpîtalts^ une sorte de corps sob-globnleux s'ooTrant par ose bouche, à son cenlre, et contenant à son miénewt les viacètes et Testomac, d*oii ^rtent les llaides nourriciers qui remplissent b cavité alimentaiie de rinténeur de la colonne, et se distribuent dans les bras et dans les doigts tentaculi-formes. Les pièces scapubires donnent naissance àcinqbr^ks, lesquels, à mesure qu*ils s'éloignent de leur inserr c5ott, se divisent eox-mèmes en mains et en doigts subdivisés eux-mêmes en des tentacules déliés, dont le Donbie s'éléte jusqu'à plusieurs milliers ; les anainsec les doigts sont représentés fermés, ou à pe« pris lennés. Ihins la resunration que noosde- Tons à M. Miller de reocrinite-poire, ces organes soBt lepréseniés ouverts oomme ils le sont quand ranimai est à la teeliefclie de sa noerrltare. Ces émgts teataenlilbrme ainsi qianonis coosUtnent un ilei d'une içraade délicaiesse, et merveilleusement pr^tfNT à saisir des acaléphes on dt; p^îts moHusq!:es iottints dans la mer, qui faisaient probable-

d'ensemble de leurs mécariismes, disposition^ dans lesquelles chaque osselet a son rôle à part, dans une subordination harmonieuse avec le tout, et où le tout produit des résultats que n*eût prodnits peut-être aucune des séries en particulier livrée à son action iso* lée.

Les diverses parties qui entrent dans Ja composition de cette encrinite sont indiquées dans la note ci -jointe (321).

. L'analyse que nous donnons, dans la noto précédente, oes diverses parties qui constituent le corps de Tencrinite raonihforme,fai! voir que cet animal peut se décomposer en quatre séries de plaques dont chacune est formée de cinq pièces et offre une analogie éloignée avec les pièces du sauelette des animaux supérieurs dont on leur a donné le nom. Dans toute la famille des crinoîdiens On retrouve ce même système de pièces, va^* riant quant au nombre, mais occupant la même place dans Tintervalle qui sépare la colonne et les bras de ranimai. Les détails de toutes ces variations spéciGques ont élé admirablement exfiosés par M. Miller, et je renverrai à son excellent ouvrage tous ceux qui seraient désireux de le suivre dans l'analyse si hautement philosophique qu*ii t faite de la structure des animaux de cette famille curieuse (32i).

Ces détails sur Torganisation des encri* nites, que j'ai empruntés aux auteurs les plus estimés, prouvent que Ton pourrait étendre presque h l'infini de semblables observations, si l'on voulait étudier jusque dans les moindres détails chacune des nombreuses espèces de cette famille. Nous pouvons apprécier quelle fut leur imporlanco numérique parmi. les premiers habitants du globe, par les myriades sans nombre de leurf débris pétrifiés qui remplissent de si nombreux lits de calcaire des formations de transition, et qui constituent de vastes cou-

ment partie de b nourriture des crinoîdes* Au centre; de oes bras était placée la boudie, laquelle puuTai: s'allonger en une trompe.

(5iiî) On voit Ggurer dans une planche de Touvrageoe H. Buckland la restauration faîte par tf. Miller de deux autres genres. La ^gure I représenta Vapioerimtes roiundns^ ou éerinile^poire, avec se» racines ou la base par ou elle se lixe, et les bras épanouis. La figure 2 représente la même espèce avec les bras contractés. On Toit fixés sur la lasc, ou racine de ces deui grands individus, deux autres individus jeunes, et les troncs brisés de deux autres également jeunes; c'est ainsi que ces racines se trouvent fixées à la face supérieure de la grande roche calcaire de Bradford, près de Batb. Durant la vie de ces beaux zoophvtes, leurs racines étaient ton fluentes et recouvraient le fond de la mer, dans c*.4te localité, d*un pavé mince, au-dessus duqTi< I leurs tiges et leurs ^branches étalées constitnaif'itt une forêt sous-marine d^uue crande beauté. On rencontre quelquefois la tige et le corps réunis, «Mn:i;te ils Tétaient pendant la vie ; les bras et les doîp;ls sont au contraire' pre>»que toujours séparés; mui'; on en retrouve les fragments dispersés sur Te^peie de pavé formé par les racines à là surface de lu tochc oolitique sous-jacente.

La couche formée par ces débris si beaux a élé rci'uverte par une épaisse couche d*argilc.

ENC

DICTSONT^^AIRE DE COSMOGONIE

Eftli

ehes de marbre à enCroques, occupant des contrééi étendues de l'Europe septentrionale et du nord de l'Amérique. La substance de ce marbre se compose souvent presque, en entier d'osselets pétrifiés d'encrinites, comme un tas de hjé se compose d'épis. Les hommes s'en servent pour construire leurs palais et pour décorer leurs tombeaux ; mais combien peu soupçonnent, combien i>eu suiv tout apprécient à sa juste valeur ce lait surprenant qu'uue grande partie de la substance de ce marbre est formée par hs squelettes de millions d'êtres organisés qui, à une certaine époque, ont eu toutes les jouissances de la vie compatibles avec leurs conditions d'existence, et qui, après avoir rempli l'emploi oui leur était assigné pour un temj^s dans l'économie générale de la nature vivante, ont contribué de leurs débris à grossir les masses montagneuses de la surface du globe (323).

Sur les espèces de crinoïdiens au nombre de plus de trente, qui se sont si énormément développées pendant la période de transition, presque toutes se sont éteintes avant le dépôt du lias, et il n 7 en a qu'une seule qui offre la colonne anguleuse.aes pentacrinites. A cette seule exception près,, les crinoïdiens à colonne pentagonale commencent seulement d'abonder au commencement du lias, et elles ont continué d'exister sans interruption, depuis lors jusqu'au moment actuel. Leurs diverses espèces, et même leurs genres, sont également limités quant à leur étendue. Ainsi la grande encrlnite-lvs {E, moniliformi$) appartient au muschel-kalk , et l'apiocrinite aux étages moyens de la for* mation oolitique.

L'histoire pnysiologique de la famille des encrinites est d'une haute importance. Cette famille était représentée par de nombreuses espèces parmi les ordres tes plus anciens de la création ; et leur organisation à ces épo-

3ues reculées se montre élevée à un degré e perfection tout aussi haut, s'il ne Test davantage, que celle des pentacrinites, oui font fdrtie avec nous de la création actuelle. Et, ien que la place qu'occupent ces êtres à titre de zoophytes soit Tune des dernières de la série animale, ils n'en sont pas moins organisés dans une harmonie parfaite avec cette condition inférieure, et cette perfection n'en est pas dans une opposition moins formelle avec la doctrine qui veut que la vie chez les animaux ait progressé depuis ses rudiments les plus simples jusqu'aux formes les plus élevées, que nous lui voyons dans les espèces actuellement distantes, en passant par un développement continu de tov"

(5i5) Oo rencontre aasst des fragments d*encniiites disposés irrégulièrement dans tous les dépôts de la période de transition, mêlés à des débris cTau^ ires animaux marins oonlemporains.

(5i4) Histoire deê végétaux fossileê, 12* livraison.

(5i5) Les calamités sont caractérisées par des tiges eyliiidnqaes grosses et simples, articulées de distance en distance ; mais dans lesquelles ia gains mattfue, <Ni présente des formes inconnues chez les ëquiftéucëcs actuelles; parfois on voit, tout autour de

mes intermédiaires s'avançant de plus en plus vers la perfection. Ainsi toutes les fois que l'on comparera l'une des formes les plus anciennes du genre pentacrinite, la peutacrinite briarée du lias, avec les espèces fossiles de formations ulus récentes, ou avec la pentacrinite tète, de Méduse, qui vit actuellement dans la mer des Antilles, on verra ressortir dans l'omnisation de cette espèce si ancienne un degré de perfection tout aussi grand, et un fini de combinaisons plus admirable encore dans les organes analogues, que l'on n'en observe chez aucune des espèces qui ia représentent, soit parmi les fossiles d'une date plus récente, soit parmi les espèces qui vivent encore.

ENDOTHÈyDES. — Voy. PoLTPnsas.

ÉPOQUES GÉNÉSIAQDES.—Foy. Jours-

Page 1