‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 65 sur 216 · ORÉES · texte numérisé non relu

ORÉES

?LâTA1IÉE8.

SALlCIlfÉES.

lâi:rui£e8.

oatELLirEiies.

BàLOBàGÉES.

COMBRETÂCÉES.

CÂLTCA1ITHÉE8.

LÉCmilHECSES.

AHACAaaiÉBa.

XA9TH0XTLÉES.

ICGLAIfatfES.

RHAICIÉES.

ACÉRI5VÉES.

APOCtNÉBS.

Plumeria, Apocynopliyiluiu,

bteinhauera.

FAL

DlCnONNAUŒ DE COSMOGONIE

FEU

RCBIACÉC8,

Nombre des espèces.

Le savant professeur s^exprime ainsi à l'égard de celte flore :

«t Les caractèids les *plus frappants de cette époque consistent dans le mélange de formes exotiques propres actuellement à des régions plus chaudes que l'Europe, avec des végétaux croissant généralement dans les contrées tempérées ; tels que les palmiers, une espèce de bambou, des laurinées, des combrétacées, des légumineuses des pays chauds, des apocynées analogues , d'après M. Unger , aux genres des régions équatoriales , une rubiacee tout à fait tropicale , unis à des érables , des noyers , aes bouleaux, des ormes, des chênes, des charmes , etc. , genres propres aux régions tempérées ou froides. La présence de formes équatoriales, et surtout des palmiers, me paraît essentiellement distinguer cette époque de la suivante. Enfin , on remarquera aussi le très-petit nombre de végétaux a corolle monopétale • bornés aux espèces rap- Sorlées à la famille des apocynées par [. Unger, et au eenre steinhauera^ fondé sur un fruit qui a Jbeaucoup de rapport avec celui des nauclea^ parmi les rubiacées. »

La présence dans les mers des bassins ligérien, pyrénéen et méditerranéen, d'un nombre considérable d'animaux aujourd'hui spéciaux seulement aux régions chaudes de 4a zone torride, tels, par exemple, que les genres delphinula , pteroccras , solarium , fusus^ strombusy rostelîaria^ pyrula^ mi* tra^ phorus^ conusj fasciolaria^ sigaretus^ cyvrœa^ marginetla ^ anciUaria, o/it'a, tere^ beUum^ terebra^ tiphis^ Curbinella^ sislrum^ oniscia^ perna^ pticatuîay corbiSf etc., etc., joints aux animaux terrestres , tels que les rhinocéros f les tapirusj les munatus^ et tous les genres éteints si voisins de ceux-ci, détnontre, de la manière la plus pérenipioire, que les mers et les continents, en France, en Angleterre et en Allemagne, étaient sous une température unifornie, semblable à la température de la zone équatoriale. La chaleur centrale de la terre neutralisait donc encore l'elTet des zones isothermes.

La puissance des couches, et surtout le nombre considérable de coquilles qu'elles renferment , nous donnent la certitude que cette période a été, peut-être, l'une des plus prolongées; elle était, de même que les autres , soumise à l'action des oscillations du sol. La fin de cette période est marquée par l'élévation , au-Jessus des eaux , de tous les bassins ligérien, pyrénéen et méditerranéen, que nous avons décrits. Les effets en ont été de dénuder d'une manière si remarquable et de morceler les dépôts du bassin ligérien, en anéantissant tous les animaux terrestres et marins de cette époque. C'est peut-être aussi lorsqu'en Europe & est eflectuée la dislocation du S. 2^* O. au N. 26* E., nui a surélevé le système dcA Alpes

occidmiates de M. Elie de Beaumonl. Nous aurions donc encore , pour la fin de cette époque, la dislocation qui a déterminé la perturbation géologique , les traces cerlai nés du mouvement des eaux que cette perturbation a produit, et pour résultai, l'anéantissement de la faune de cette époque.

FAVCLAIRE. Voy. Sigillaike.

FER. Voy, y Introduction.

FER OOLIÏIQDE. Voy. Aptien.

FER. «Son rôle dans la constitution de .a terre. — Voy. Matièrea élémeutaibes du globe terrestre.

FER viviANiTB. Voy. Fossiusation.

FEU CENTRAL. ~ Laissant de c6té ia Question d'origine, nous allons examiner si 1 hypothèse de la fluidité interne de notra

{)lanète peut concorder avec l'astronomie et a physique générale, deux sciences depuis longtemps positives, depuis longtemps sorn ties de 1 état hypothétique.

Je prie qu'on veuille bien -e remarquer , je ne mets nullement en doute qu'il y ait dans le globe une force de caloricité , une chaleur propre, quelle qu'en soit la cause ; mais de là a conclure qu'aundessous d'une épaisseur de 40 à 50 mille mètres il y a un foyer doué d'une telle puissance que i'ima-!

Î;ination ne peut se la figurer, de là il y a ûin , il y a une différence complète.

Les croissances uniformes de température que la théorie pose comme un fait, n'ont en réalité rien de constant, rien de régulier dans la nature. Par exemple, le maximum de croissance de la température » observé dans l'eau des sources dans les mines, est de 1" par 20 mètres de profondeur , le minimum de 1** par 187 mètres; le maximum pour l'eau des puisards dans les mires, est de i' par li mètres, le minimum de 1" par 75 ir.è très; le même maximum observe dans les eaux des inondations anciennes des mines, est de 1* par 12 mètres et le minimum de 1* par 43 mètres, etc. La température du ror n'est pas moins variable. Ainsi des thermomètres à poste fixe, placés dans des niches pratiquées à cet effet dans la roche et der rière des vitres, en deux mines de Saxe, ont été observés trois l'ois le jour durant l'espace de deux ans. Il est résulté de ces observations que la croissance de la température n'était pas la même selon les lieux : ainn dans un lieu cette croissance était de l*par 60 mètres de profondeur, dans un autre de i' par 37 mètres, dans un autre de i* par 73 mètres, dans un autre de 1" p^r 42 mètres, dans un autre de l"* par 38 mètres , et enfin dans un autre de 1" par 33 mètres, La proportion moyenne de l'au^nientation de la chaleur, calculée d'après les résultats obtenus dans six des mines de houille les pliis profondes du Durhani et du Nor thumberland, est de 1** cenlig. pour 24 mètres de profondeur. Cette proportion a été de 1' cent, par 30 mètres de profondeur dans la mine de Dolcoath (Cornouailles). 11 nous serait facile d'augmenter l'énumération de ces différences, mais ce que nous avons dit suffira pour

FEU

ET DE PALEONTOfjOGIE,

FEU

prouver le défaatd'afiiformitédans Taccroissemenide la température intérieure du çlo-be, lait sur leauel repose notre première objection à la tnéorie du feu central.

Comment de ces variations a-t-on pu dé* dnire des formules de croissance fixes de 1* par %9 par 30, par M à 50 mètres ? On a établi une moyenne entre les diverses quau-* lités données par les c^ervations. Or » les moyennes sont des choses purement artifi^ défies, des procédés à notre usage, mais il n*en existe pas dans la nature. Aussi, serait-ce faire un étrange abus que de conclure de Tunité et du caractère d'une moyenne à l'unité et au caraclère de la cause. On s'est conduit comme celui qui, d'une moyenne sur la température annuelle, en induirait que Tété etThiver sont la même chose, et dépendent d'un rapport toujours semblable entre la terre et le soleil, etc. C'est le sophisme connu dans l'école sous le nom de Fallacia aecidentis,

A cette objection on a tâché de répondre par une nouvelle hypothèse. On a supposé une épaisseur variable a l'écorce du ^lobe, de telle sorte que le trajet à parcourir par le calorique étant plus consideralile en certains lieux, il ^y fusait moins sentir. Cette réponse est loin' d'être satisfaisante, car les distances existantes entre les points d'observations sont le plus souvent trop petites pour qu'on puisse y trouver une place suffisante pour nn épaississement capable d'expliquer l'effet des différences observées entre les températures. Attribuerait-on ces différences aux diverses capacités des roches pour la transmission du calorique ?

Mais ces mines dans lesquelles on trouve de pareilles variations sont creusées dans des terrains de nature sensiblement semblables. S'il existait, sous la mince écorcequi nous supporte, un feu d'une intensité immense et que l'on pourrait considérer comme agissant depuis un temps infini comparativement à nos expériences, ce serait le cas d'appliquer une loi de la physique sur la transmission du calorique, en vertu de laquelle tous les corps, quelle qu'en fût la na^ ture, devraient présenter un éiat de chaleur rayonnante parfaitement égal à la même profondeur. Or , puisqu'il n'en est point ainsi, puisque la température varie en raison des lieux, en raison de la composition chimique, il y a lieu de croire que la chaleur propre du globe est tout autre que celle qui est généralement admise aujourd'hui.

On s'est servi de l'hypothèse de Tincandes-

tence interne de la terre pour donner une

théorie des phénomènes volcaniques. On a

prétendu que les volcans étaient des soupi-

jTîaiL par ou s'échappait le trop plein de la

^natière incandescente. Mais comment expli-

^ \uer ce trop plein ? N'admettez-vous pas que

\a surface solidifiée s'est moulée sur la i)ar-

Vie restée à l'état de fluidité ignée, et que de

f)lus c'est cette surface qui seule, jusqu'à ce

1 oor, a empêché le foyer central de perdre

^m calorique? Pour qu'il y eût un trop

r^cin, il faudrait donc que fe foyer central

acquit une chaleur plus grande que celle quil possédait au moment de la formation de l'écorce, une chaleur capable de le dilater. Or, d'où lui viendrait ce» accroissement de chaleur? Ou bien, d'où reçoit-il les aliments qui peuvent le forcer è briser son en-i veloppe pour se faire jour au dehors?

Pressé par cette objection, on a répondu en supposant que, par l'effet de la rétraction opérée dans l'enveloppe solide par le refroidissement, la masse fluide interne est soumise à une pression croissante et est eu déti» nitive obligée de s'épancher au dehors, en rompant en quelque point les barrières qui la serrent et la tiennent enfermée. On a calculé qu'une .'contraction de l'écorce du globe, capable de réduire le rayon terrestre seulement d'un millimètre, suffimit pour fournit la matière nécessaire aux épanchements de cinq cents éruptiona volcaniques.

A cette h vpothèse, il y a une objection de fait , c'est-à-dire fondée sur Tobservation. S'il était vrai que les effets volcaniques fus-> sent dus à la pression qu'exerce sur la masse fluide l'enveloppe solide, en se contractant sous l'influence du refroidissement, il arriverait que les éruptions volcaniques seraient continues, que les volcans seraient INirtout et toujours en activité. Or, les éruptions sont, en tous lieux, des exceptions passagères qui succèdent à des périodes plus ou moins longues de repos. On ne comprend pas, dans cette théorie, comment il peut y avoir des tremblements de terre, ni d'où viennent les gaz et les vapeurs aqueuses, hydrochloriques. etc., qu'émettent le plus grand nombre des volcans, et même les immenses volumes d'eau qu'Us rejettent quelquefois. Il ne |)eut en effet exister aucune substance semblable dans la partie de la terre en ignition, d'où ces substances, beaucoup plus légères que le fluide minéral, ont dû être chassées longtemps avant que la température fût sensiblement diminuée. Enfin le feu central n'explique point pourquoi, sur 205 volcans en activité, 107 sont dans des lies et 96 sur des continents, à des distances toujours peu considérables de la mer. Une circonstance de f>osition aussi remar-

auable ne peut être raisonnablement consiérée ix>mme indifférente : elle est certaine* ment motivée par une cause naturelle et aussi générale qu'elle-même.

Si maintenant nous passons à la discussion d'un autre ordre de phénomènes, nous voulons parler de la tnéorie sur la formation des montâmes, nous trouverons matière à une nouvelle série d'objections. L'auteur de cette théorie, M. Ëlie de Beaumont, contrairement à la théorie précédemment énoncée, suppose que l'écorce du globe ne se contracte ni ne se resserre par t'effetdu refroidissement. Selon lui , c'est la masse fluide , en contact avec l'enveloppe solide, qui continue à se refroidir et se contracte d'une manière proportionnelle à ce refroidissement. En consé» quence le diamètre de la masse centrale va en diminuant, et par suite il se forme des vides intérieurs. Alors l'écorce, manquant

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