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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
FEU
as
d'appui, fléchi 1, se ridé et prend une forme en quelque «sorte ondulée. Il distingue deux espèces d aciioos, la flexion lente et la rupture instantanée, d*où résultent deux eflets différents : tantôt Técorce solide se plisse et se ride; tantôt elle se fracture assez largement pour permettre Tépanchement du fluide incandescent intérieur. De là deux espèces de montagnes et de vallées, celles qui sont produites par les rides et les plissements, et celles qui sont formées parles épanchements de matières à Tétat fluide ; de ta les volcans et les Qlons.
utre Tobjection générale que nous ferons valoir plus loin contre Téiat de fluidité incandescente de intérieur du globe, il y a plusieurs objections de détail que Toa peut opposer au système que nous venonsd'esq^u if^-< scr. Nous né répéterons pas les observations que nous avons émises plus haut relative-* ment aux phénomènes volcaniques et qui sont applicables ici. Nous nous bornerons à une seule objection, et nous la tirerons des observations géologiques recueillies par les partisans même de cette doctrine. Ces observations nous apprennent en effet que les masses énormes dont on attribue l'apparition à des épanchements, sont sorties du sein du globe à Tétat solide. M. Boussingault a remarqué que les tracbytes, qui forment la masse
f)rincipale des Andes, devaient être déjà à 'étal de solidité rigide fors de l'exhaussement de ces montagnes ; car ils présentent partout des arêtes aiguës et des angles souvent tranchants. M. ulie de Beaumont luimême a remarqué que le Mont-Rose, pour parvenir à l'exhaussement qu'il possède aujourd'hui, a fracturé et brisé violemment les couches qu'il a soulevées pour se faire place. Ce n'est point ainsi que se serait comportée une matière fluide. Aussi a-t-on renoncé à admettre que les épanchements des porphyres et des trach^tes aient été fluides; on affirme aujourd'hui qu'à leur apparition ils étaient déjà passés à l'état pâteux ; de telle sorte qu'ils n ont pu ni s'étendre en coulées sur le sol , comme ils eussent fait s'ils eussent été fluides, ni acquérir les apparences qui sont le propre des terrains décidément volcaniques (basalte et laves), dont le refroidissement a Heu tout entier dans l'atmosphère. Mais on ne voit pas comment des masses de matière aussi considérables que colles dont il s'agit ont pu passer de l'état de fluidité ignée à celui d'une roche pâteuse, dans le court trajet de 40 à 50 kilom., qu'elles parcouraient rapidement , puisqu elles sont supposées poussées par une force irrésistible. Loin de perdre ae la chaleur, elles auraient dû en acquérir par l'effet du frottement. Si, d'ailleurs, ers matières se fussent [présentées à l'état de pÀte , elles eussent aissé d'autres traces de leur passage sur les terrains qu'elles ont traversés, que des marques de rupture et de brisement; elles n'eussent point présenté des arêtes aiguës et des angles tranchants ; au contraire, elles eussent pris des formes en rapport avec les cavité;>. sièifies qu'elles formaient ou venaient
remplir ; elles se fussent, en un mot, comportées à la manière des dykes et des eu-
lOtS.
Elles ont donc dû sortir du sein delat8rre à un état 'de solidification que l'on est en droit de croire égal à celui des terrains au milieu desquels elles venaient prendre place. Or, en supposant que l'intérieur de la terre soit à l'état de fluidité ignée, est-il probable, d'après les lois de l'hydrostatique, que ce fluide comprimé ait poussé au dehots des masses solides plutôt que d'y passer luimême?
Abordons maintenant directement la théorie de la fluidité centrale et i{pée du globe, et examinons si elle est scientifiquement admissible.
Suivant cette théorie, le globe présenterait encore aujourd'hui, au delà d'une croûte peu épaisse, un état de fluidité ignée et complète, qui occuperait un peu plus de 126 parties sur les 127 que possède le diamètre terrestre. Pour s'assurer que cette conclusion est scientifiquement inaccepjable, il suffit de suivre les phénomènes du refroidissement et d'en soumettre la marche aux lois connues de la physique*.
Ce refroidissement a dû commencer sans doute par la surface, au milieu d'un espace dont la température est seulement, selon Fourier, de 50 degrés au-dessous de zéro. Voici donc ce qui sera nécessairement arrivé : chaque fois qu'un groupe quelconque de molécules aura passé, par la perte de son calorique, à l'état de condensation conforme à sa nature, par exemple, la yapeur à l'état d'eau, le gaz à l'état de combinaison, le minéral à l'état solide, etc., chaque fpis, ce petit corps, ayant acquis, en raison de sou moindre volume, un poids pi us considérable, sera descendu rapidement dans les profondeurs de la matière embrasée jusqu au moment où, ayant pris, dans ce milieu, une nouvelle dose de calorique, il auraremontéà Ia place qu'il avait çccupée d'abord.
Chaque partie de la matière en ignition dût éprouver un grand nombre de fois ces mouvements alternatifs de précipitation et de dissolution ; et cette circonstance concourut puissamment sans doute à liAter la déperdition du calorique et à Téquilibrer jusqu'à un certain point dans la masse entière. Tels durent être les phénomènes du refroidissement, tant ceux qui se passaient dans une atmosphère d'air, de gaz et d'eau en vapeur, que ceux qui s'accomplissaient dans les masses fluidifiées. Pourcesderniers, en efl'et, si lafluidité de la matière oflrait un obstacle plus considérable à la précipitation des masses refroidies et cristallisées, la force qui les attirait en bas était aussi plus grande. Si elles étaient moins soumises au mouvement centrifuge, elles obéissaient davanta^^e au mouvement centripète. La masse minérale fluide dut, en conséquence^ subir ce mouv«>ment alternatif de précipitation et d'exhaussement, cette sorte de bouillonnement dont nous avons parlé, dans la durée du temps
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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même ou des événeinenU semblables araient Heu dans Fatmosphère.
L'effet de re mouTemenf alternatif dut être pareil dans les^deux cas. En définitire, pour les minéraui/il dut ayoir ce résultat , que les matières descendant vers le centre» i mesure qu'elles se refroidissaient à la surbce, elles ne cessèrent de remonter qu'à hnstant où, en raison de la capacité spéciale de chaque genre de corps pour le calorique» elles ne trouvèrent plus dans ce centre une Quantité de calorique suffisante (lour les fonarede nouveau. C'est seulement alors que commença Tœuvre de la cristallisation (329).
Ainsit en suivant le phénomène du refroidissement du globe supposé d'abord fluide, mais en donnant à la force d'attraction et à la force centrifuge les rôles qu*elles durent avoir, nous trouvons que les parties les plus solides du globe doivent être celles qui en ooeupent lesprufondeurs;nous trouvons que le centre de la terre, au lieu d'être fluide, est ciistallisé.
Si, d*un autre cAté, nous tenons compte des phénomènes généraux d'attraction qui ont dû se passer alors comme ils se passent aujourd'hui, on ne peut mettre en doute que la masse fluide du globe ne fût, comme les mers de nos jours, sujette à des marées. Ces marées n'étant gênées par aucun obstacle, ne devaient pas s'élever plus haut que celles qui ont lieu dans les mers complètement libres, ainsi que la mer Pacifique. Ces marées atteignaient donc une élévation de deux à trois mètres, élévation considérable et suffisante pour rompre en morceaux une couche solidifiée qui jBÛt été déjà fort épaisse. Qu'on en iuge par Faction qu'elles exercent sur les glaces polaires, quoique celles-ci, par TeSèt de leur léjçèrete spécifique et de icnr séparation, résistent infiniment moins à la puissance du flux et du reflux. En outre, ne devait-il pas j avoir, dans cette mer de feu, des courants, qui, à eux seuls, eussent été suffisants pour briser la mince éeorce qui aurait voulu se produire?
De l'étude du refroidissement de la terre
(o!29) On eélébre physicien anglais, le pror«>sseur Danieil, dans les expéneDces qu*il a faites pour délerminer la chaleur de certains corps à leur point de fiuîoo, a trouvé constamment qu*on ne pauvait élever la leflipéraivre d*un grand creuset contenant du fer, de Vor ou de Tardent fondu, d^un seul degré 4i|.-dessus du point de fusion de ces divers métaux, (4Di qu^une barre de Tun d'eux était plongée dans ^ portions à l'état liquide. H en étau de même à '^t^ard de diverses autres substances : quelque con- ^il^rables que fussent les quantités de matière en 'iiaÂoii* leor chaleur ne pouvait être augmentée tant *| fie quelques parties solides, plongeant dans les par- ^<<fs liquides, n'étaient point fondues, chaque nou- ^^Hle quantité de chaleur se trouvant instantanément t^orbée pendant leur liquéfaction. On savait dc|à f avssi longtemps qu*un fragment de glace reste ,jn^ l*eau, m ne peut élever la température de ce ^.jqpdde au-dessus du 0* centigrade.
8t donc la chaleur du centre de la terre s^éléve, finsi qu'on Ta calorie, ii 250,000* centigrades, ou a l«s de 160 fois la chaleur du fer iondu, suivant le
s'opérant selon les lois physiques actuelles, nous avons été amenés à conclure que le centre du globe est plus solide que son éeorce. Cette conséquence est conforme aux calculs astronomiqrues. Clairaut a démontré que la masse du globe n*e$t pas d*une densité homogène, que cette densité crott de la surface au centre. Le savant astronome Laplace a dit : «La précession des éqninoxes et la nutation de Taxe terrestre indiquent une diminution dans la dénoté des couches du sphéroïde terrestre, depuis le centre jusqu*à la surffice... Les principes de rbydroslatiqoe exigent que, si la terre a été primitivement fluide, les parties voisines du centre soient en même temps les plus denses. »
Les résultats obtenus par les physiciens, relativement à ladensitéduglobe, ne varient que de sept centièmes; aussi M. d'Aubuisson s*est-il cru autorisé k en conclure que « la densité moyenne du globe terrestre est environ cinq fois plus grande que celle do Teau, et, par conséquent, presque double de celle de I éeorce minérale du globe (330). »
Voilà donc ce que constatent de la manière la plus positive et sous une forme nullement hvpothetique, l'astronomie et la physique : c^st que les parties internes du globe sont plus denses et plus pesantes que son éeorce. Or, s'il n y avait, comme on Va dit, au-dessous ce cette mince enveloppe qu'une masse fluide, incandescente, soumise en certains points, à une chaleur égale h 250,000 degrés centigrades, n'en présentant nulle part moins de mille à deux mille, et occupant en outre 125 parties du diamètre terrestre sur 127, il serait impossible que cette portion moyenne du globe fût plus dense que la surface. 11 faut donc renoncer h la théorie dont nous faisoub ici la critique sous peine de nierleslois les plus incontestables de deux sciences depuis longtemps positives. — Voy. Tebre.
FLORE FOSSILE.— Les végétaux actuels, contemporains de l'espèce humaine, ont^ été précédés à la surface de la terre jfrtir d'aatres végétaux dont on retrouve des traces nombreuses dans certaines roches ou ter-
pyromélre perfectionné, Il est évident que les parties supérieures de la mase fluide ne pourront se maintenir pendant louglenips à une température èplé seulement à celle que réclame la fusion des roches. Une tendance coiilinuelleà un étal unifoimedecha^ leur devra se manifester, et jusqu'à ce que cet équilibre soit établi par le n:ébnge des parties liquides, douées de densités diflerentes, la surface ne pourra commencer à se solidifier.
(550) Ici toutefois une question Intéressante se trouve soulevée à regard de la forme que les ma* lériaux, soit liquides, soit solides, prendraient, s'ils étaient soumis à Ténorme pression qui doit s'exercer au centre de la terre. L*eau, si elle continuait à diminuer de volume suivant le degré de cornpressibilité que rexpérience a indiqué, doublerait de densité à la profondeur de 54 lieues, ei sérail aussi pesante que le mercure à celle de 151 lieues. Le docteur Youug a caleuié qu'au centre de la terre l'acier serait réduit au quart de son volume et la pierre au huitième du sien. (Mrs Souucevill^s Co»nexioH of the physical science*^ p. 90.)
su
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DICTIONNAIRE 0£ COSMOGONIE
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res,, en particulier dans les mines da houille.
Ce fait, de la plus haute importance pour les géologues, aoi^ aussi être étudié par les botanistes, car il appartient à Thistoire du règne végétal, et la détermination des fossiles végétaux, sur Taxactitude- de laquelle reposent toutes les conséquences que Ton pjeut en tirer, est une question purement au ressort des botanistes.
Les pétrifications animales ont été re*marquées de tout temps, mais ce n*est que depuis le siècle dernier que les fossiles vé-. gétaux ont attiré sérieusement Tattentioa des savants, probablement parce gue les organes des plantes, n'étant pas aussi solides que les os et les coquilles, se $ont moins bien conservés dans les entrailles de la terre.
. Antoine de Jussieu (331) fut un des premiers à recoiinaltre la différence qui existe 9ntre les végétaux fossiles des mines de bouille et ceux qui croissent aujourd'hui dans les mêmes pays. Il remarqua aussi l'analogie inattendue qu'ils présentent avec ceux des climats équatoriaux. Divers mémoires furent publiés dès cette époque sur * ce sujet intéressant, et Scheuchzer donna dans un ouvrage spécial {H&rbarium diluvianum) des ûgures assez exactes de divers fossiles végétaux. Mais celte branche de la science ne pouvait faire de progrès réels que lorsque la géognosie et la botanique en auraient fait elles-mêmes. Il fallait que l'esprit d*observation eût placé la géologie sur ses vraies bases ; que la botanique ne fût plus régie par des systèmes artificiels,
Sui rendent difficiles les compacaisous entre es êtres analogues; que fa majorité au moins des espèces actuellement existantes fût connue; et que celles des pays chauds surtout eussent été étudiées.
Au commencement de ce siècle on put
déjà s'en occuper utilement, et dès lors un
grand nombre d'écrits ont paru sur ce sujet.
En 1804, M. de Schlotheim (332) donna
des figures plus parfaites que celles de ses
f)rédécesseurs, des descriptions plus détailées, et des comparaisons souvent heureuses avec les espèces actuelles. La nomenclature des plantes fossiles qu'il décrivai .aissait cependant à désirer.
En 1820, commencèrent les publications de M. le comte de Stemberg (333), qui font époque dans celte partie de la science. Dès lors un grand nombre d'ouvrages et de mémoires, contenus surtout dans les collections académiques, ont Ajouté chaque année aux connaissances des géologues et des botanistes. Un grand nombre de mines de houille ont été examinées sous ce point de vue, surtout en France, en Allemagne, en
(551) Mem. de Caead. dtê sciences, 1718.
\il5fi) B/M^hreibung merkwûrdiger Kréuîerabdrùcki und Ppanzen Versieinerungen, Gotha, 1804.
(535) Versuch einer geoqnosliseh 'botatHschen Dar» iteilung der Flora der Vorvelt, 4 fasc., in-folio., Leipsick, 1820-^, ouvrage tradvil en français par M. le comte de Dray.
Angleterre et en Suède (334), ce qui a permis d'établir des comparaisons intéressantes entre des végétations contemporaines éloignées.
En 1828, M. Adolphe Brongniart entreprit la tâche de rapprocner les documents épars
Subliés par un si grand nombre de savants. lans son Prodrome d'une histoire des végé^ taux fossiles (335), il a réuni avec un soin scrupuleux les faits alors connus, et grâces à cette clarté de rédaction, dont il a souvent donné des preuves, il a attiré t'atlenlion de tous les hommes intruits sur les conséquences de l'étude des fossiles végétaux. Il considère ceux-ci d'abord sous le point de vue botanique , ensuite sous le point da vue géologique. Dans la première partie il indique comment on compare les fossiles végétaux avec les plantes actuelles, comment il convient de les nommer, de les classer; enfin il passe en revue toutes les familles, genres et espèces de végétaux fossiles alors connus, et mentionne leur gisement, qui indique à la fois leur époque d'existence et leur habitation sur l'ancienne surface du
(;lobe. Dans Ta seconde partie, il examine es fossiles trouvés dans chaque couche de terrain en divers endroits ; il donne la proportion des grandes classes de végétaux dans chacune de ces couches; et il termine
1)ar des conclusions curieuses sur l'état de a. surface terrestre, aux époques indiquées par la position relative des couches.
Le Prodrome de M. Ad. Brongniart est devenu la bosedetout travail sur les fossiles végétaux. Dès lors il a continué luimême à publiei: de nouvelles descriptions de végétaux fossiles (336). En Angleterre, MM. Lindley et W. Hutton, qui réunissent à un haut degré les connaissances botaniques et géologiques nécessaires, ont entrepris en commun , une flore fossile de la Grande-Bretagne, comprenant les figures et les descriptions des végétaux trouvés à l'étal fossile dans ce pays (337). En partant le plus souvent des mêmes idées que M. A. Brongniart, ces deux savants diffèrent quelquefois d'opinion, et se livrent alors à des recherches du plus grand intérêt. Au moyen de ces ouvrages tout récents, on peut se faire une idée assez complète de l'état de cette partie de la science.
ARTICLB PREUIEB
Les parties délicates et minutieuses de l'organisation végétale n ont pas pu se conserver intactes dans des couches de terrain solidifié; aussi est-on obligé de se borner dans l'examen des fossiles végétaux à 1*^ comparaison des organes volumineux, coume la tige, les feuilles et quelques fruits» Les plantes à l'état de germination, les
(334) NiLSON. dans Mém. de Vaead. des sdenc. ^ Stockholm ; 1824. — Agardb, ibid.
(335) ln-8% Paris, 1838.
(336) HUt. des vég. foss.^ iii-4o, paraissanl par livraison^.
(337) Fomle Flora, in-8'' ; Lcuidr^; joamal (rimcsiriel, qui conlinuo depuis 4831.
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ET VE PALEONTOLOGIE.
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fleurs et la plupart des fruits ou graines, ne se retronrent pas. Les es^ièces les plus herl>acées» les plantes analogues aux confer- Tps, aux itbampignons, aux lichens, s*il en eiistaity peuvent également avoir disparu, oa se retrouver dans un état plus ou moins altéré.
Les tiges ligneuses ont été changées «en fJerre, par suite d'un substitution graduelle r!e molécules solides aux molécules qui cons* titoaîent le bois ou Fécorce. La forme n'est point altérée. Les feuilles se distinguent plutôt sous forme d'empreinte ; elles se détachent en noir oru en gris sur les fragments de pierre.
Pour comparer utilement ces vestiges aux espèces actuellement vivantes, il faut choisir pour ces dernières des échantillons des , mêmes organes par conséquent des tiges et des feuilles. L'arrangement des couches li^* gneuses des dicotylédones, celui des fibres des monocot^flédones, se reconnaissent bien dans les fossiles, si on rapproche les échan^ tillons pétrifiés de fragments de ces deux catégories de tiges. Ceci fait sentir l'utilité des collections de bois dans lesquelles l'é** eoree et le corps ligneux ne sont point dé» natures, et oili une nomenclature certaine peut offrir des termes de comparaison La texture du bois, vue à la loupe, et manifes» tée plus clairement en faisant polir les surfaces, est aussi un bon moyen de reconnaître l'analogie d'un fossile avec l'une des dasses de végétaux vivants.
Avec des procédés de ce genre, il est rare que l'on ne découvre pes une certaine ressemblance, qui permet de rapporter le fossile h une fiimille existante. Quelquefois un grand nombre d*espèces se rapportent à des formes aujourd'hui très-rares.
Dans Torigine on leur donnait quelque* Mois éds noms dont la terminaison en luhis indiquait l'état de fossile, et il est peut-être à regretter oue cet usage n'ait pas été suivi, pour éviter les équivoques entre des genres fossiles et vivants. Augourd'hui on se contente de faire des noms de genres et d'esfxèees à peu près comme pour les plantes ^vantes, et on les rapporte avec ou sans hésitation aux grandes classes et aux familles existantes. Ainti Upidodendron insigne est une espèce d'un genre fossile de la famille des lycopodiacees; equisetum colummare est une espèce fossile du genre vivant epiifrlvin. Dans ce dernier c^s il convient «i ajouter au nom spécifique l'épithète /b«- Mîle ou un signe quelconque.
Lorsque Tanalo^e avec un genre existant
f'^i reconnue, mais que l'on ne sait i^as, vu
i'ah^^ence des organes de la fructification, si
1 '^pèce fossile appartenait réellement au
mèoQie eenre ou à un ^enre voisin, on se
•tf^rt deïi terminaison xtes ajoutée au nom
^u genre vivant: Ainsi zamites est un genre
£-^^sile analogue au zamia. lycopodiies au
lycopodiumy etc. Si cela était nécessaire, on pourrait adopter des familles analogues aux familles existantes, avec une terminaison de la même nature, comme filiciiînées povît une famille analogue? aux fougues.
Les fossiles végétaux se classent ou suivant l'époque de leur existence, ou selon leurs caractères botaniques.
Le premier point de vue est sans contredit le plus important. Les végétaux que I on trouve enfouis dans une même couche ont dû vivre sous les mêmes conditions, et présenter un certain ensemble, comme les espèces qui coexistent maintenant. 11 faut donc les comparer entre elles avant de les rapprocher de végétaux d'une autre é|)oque. Les classifications botaniques doivent donc être subordonnées^ pour lea fossiles, aux classifications géologiques
Quant aux couches dont ta superposition à des époques successives a formé graduellement la croûte de notre globe, on sait que les çéologues ne sont |H1s d'accord sur la meilleure manière de les classer. Souvent ils partent de caractères tirés de la nature des fossiles; mais pour étudier la réparti*» tiondes corps fossiles eux»-mêmes> il fout au contraire ne s'appuyer que sur lea dis« tinctions minéralo^ques.
M. Ad. Brongniart (338) énumère quatorze formations géologiques contenant des traces de végétaux.
Une formation se compose de plusieurs couches, présentant des caralères communs, qui semblent indiquer une origine ou un mode de formation analogue. C^estle cas dea couches de houille, de celles de craie, etc. Chaque formation répond à une certaina époque. Toutes ces formations, qui ont suivi les terrains primitifs, où il n'existe aucune trace d'êtres organisés, .sont classées par M. Brongniart en quatre grandes catégonea» répondant à des périodes très-longues.
âBTlGUC SECOITD.
rmsMiiM viuoDK ms Irart OMiondb.
Première époque, — Schistes et calcaires in" férieurs à la houille (339) . —Cette formation , si riche en madrépores et animaux des classes inférieures, est pauvre en végétaux fossiles. M. Ad. Brongniart n'en connaissait, en 1^8, que treize espèces.
Ce sont uniquement des cryptogames, plus une espèce dont la classe botanique est douteuse. On remarque k algues (plantes marines) d'un genre appelé fucoides^ et , en fait de plantes terrestres, 2 équisétacées d'un genre calamités^ 3 fougères et plusieurs lycopodiacees, la plupart en mauvais état.
Toutes ces espèces sont diflérentes de celles qui existent aujourd'hui. Quelques-unes se retrouvent dans la formation suivante.
Deuxième époqwt. — Houille. — La houille, dont les gisements sont si bien connus à
'- ^^38) Amu 4a se. sol., dot. 1828, p. 5; et Prod. raîns adoptée par If. Ad. Brongniart dans son niu. ^^ ^ véy. iasmUs^ 1828, à la fin. des vég. foss.
'^^) Mon» suîToos ici la classification des 1er-
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DiCTiONNAIRk: DJE COSMOGONIE
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cause de leur utilité» se compose unique^ ment de débris de végétaux transformés en matières charbonneuses. Dans les couches les plus épaisses, on trouve des troncs d^ar^^ bres encore verticaux.
Ce qui est remarquable dans cette formation, ce n*est pas seulement le grand nombre des espèces, dont M. Ad. Brongniart énumèreSbSconnues déjà en 1828, mais surtout le petit nombre de familles auxquelles ap^- * partienuent ces espèces, et la proportion des grandes classes, extrêmement différente de celle qui existe aujourd'hui dans les mêmes régions.
La classe des œtiiéogames (fougères, mar* siléacées, équisétacées, lycopodiacéesi dominait dans une proportion très-extraoruinaire. Elle formait à elle seule les 2f3 ou les 5i6 de la végétation, tandis que maintenant elle ne s'élève guère qu'au 30'. La plupart étaient arborescentes , analogues aux fougères en arbre des pays tropicaux actuels. Plusieurs prêles (equisetum) en arbre donnaient au paysage un aspect singulièrement éloigné de tout ce que nous connaissons aujourd'hui. Les autres cryptogames manquaient complètement à cette époque, ainsi que les plantes marines, ou dû moins elles étaient fort rares, car on n'en a pas encore découvert. Il existait à peine ijik de monocotylédones, parmi lesquelles on remarque trois palmiers et quelques graminées. On sait que cette classe forme aujourd'hui la 6' partie des végétaux» Quant aux dicotylédones , dont le nombre est si remarquable dans notre époque, il est douteux aue la formation dont il s'agit en possédât plus d'un tiers. M. Ad. Brongniart en indique 21 comme douteuses, mais M. Lindley (3^0) s'efforce de démontrer que les genres sigiilaria et stigmariay rapportés aux œthéogames par M. Brongniart, sont des dicot}[lédones analogues aux atioci'nées, euphorbiacées et cactées. Il y a 49 espèces de ces deux genres, parmi les 258 énumérées dans le Prodrome des végétaux fossiles, ce qui, avec les 21 douteuses, ferait seulement 70 espèces dicotylédones
Avec cette modification, et en partant des
Satre grandes classes adoptées par M. de ndolle (3/^1), la flore des mines de houille se comiX)serait comme suit, d'après les es oèces connues en 1828r
CRYPTOG.VIIES.
Proporiion sur lUO espèces.
Arnphîgaaies, 0 0
iliiliiéogainesy équisétacées, ik
— fougères, 89
— niarsiléaeées, 7 170 66
— lycop«»diacées, 60
PBA!fÉRO<SÀME&
Monocotylédones, palmiers. 3
— cannées; I 18 7
^ indéterminées, 14
A reporter. 188 73
(540) Fo$$U Flora.
(541) Bibl. uiiiv., 1833, vol. 111, p. 259.
Repori.
Dicotylédones, sigiilaria,
— stigmaria,
- douteuses,
Nombre total.
Sans doute des recherches ultérieures modifieront ces proportions I mais il n'estpas probable qn*elles ôtent à cette époque se.^ principaux caractères : la prédomimut d» œthéogames ligneuses^ et la taille giganttt(i\u de ces espèces^ relativement à celles qui eiistent aujourd'hui.
La découverte la plus reuiarquable qui se soit faite dans les fossiles des minesdehouilk depuis le travail de M. Brongniart, c'est celle de quelques conifères (3^2), famille qui joue un grana rôle dans Ie« époques subséquentes, et qui, sous le point de vue botaniqae* est, parmi les dicotVlédones, une de cdles qui approchent le plus des œthéogames.
Troisième époque. — Calcaire pénétn rf schistes bitumineux. — Cette formatioD est pauyre en fossiles des deux règnes, ù^ schistes de Mansfeld et les couches houillères de Hoganes, en Scanie, que les géologues rapprochent des schistes, ont présenté a M. Ad. Brongniart seulement 8 espèces rc connaissables.
Elles sont toutes marines. Septd*enlreè les constituent le genre fucoidts; une ap[)tf* tient aux naïades
DnxiiMB rétiODK.
Quatrième époque. — Gris bigarré.— }l. Ad Brongniart ne cite que 19 espèces de ct^ formation trouvées principalement à Scoit?les-Bains. Leur découverte est due, cd grande partie, è M. Voltz, ingénieur (b mines à Strasbourg. Elles se classent cornas suit :
CR\TTOGAlf£S.
Sur 100 o^
Anipbigames, 0 I
iClbéogames, équisétacées, 3 on — fougères, 6
PBikMÉIIOGAMfiS.
Monocotylédones, 5 Se
Dicotylédones, 5 %
Total.
Autant qu*on peut iuger des proporiiofi> par des chiffres aussi faibles, il paraît qoeV nombre des phanéro^james dépassait celui des cryptogames, tandis que c'était riaterse dans les formations antérieures.
Les ^genres sont extrêmement différent^ de ceux de la houille. A peine y en a-t-il us de commun, et certainement aucune esp^'V n'est semblable. Elles sont toutes terrestres.
Cinquième époque. — Calcaire eonchyiien. — Celte formation, dit M. Ad. Brongniari. qui paraît presque entièrement marine, b> offert,. jusqu'à présent, que des fragmenb qu'on ne peut considérer que comme des
542) Fossil Fiera
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ET m PAUKONTOLOGIE.
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traces de la végétation qui courrait proba-* btement alors quelques points de la terre, mais dont les débris plus nombreux n'auraient été enfouis aue lors de la formation des couches arénacees ou argilleuses qui recouTrent ce calcaire.
Les mieux caractérisés de ces débris sont une fouL^ère et une cjrcadée, découverte près de Luiiéville par M. Gaillardot. Il y a aussi quelques fucus.
Sixième époque. — Keuper^ marne$ irri* iée$ et lias. — La prédominance des cyca^ dées est le trait caractéristique de cette époque, car sur ^ espèces reconnaissables, elles constituent la moitié. Il ii*y a point d'autres dicotylédones , une seule monocotylédone et dix œlhéogames. Aucune plante aquatique.
Septième époque. — Formation jurassique. — M. Ad. Brongniart comprend sous ce Dom la série des couches oolithiques des géologues anglais et quelques-unes des couches qui les séparent de la craie, comme les sables ferrugineux et le grès de la forêt de Tîlsate. Le grès vert (green fand) en est exclu.
Le Jura n*a fourni qu'une seule espèce h /énumération faite en 1828. La plupart sont de Whitby, Portland et Slonesfieldy en An^gleterre.
Sur 51 espèces énumérées par M. Ad.
Brongniart en 1828, d'après un grand nombre de géologues, il y a trois espèces ma^ rines.
Le ncfrobfe des cycadées est Irès-remar^ qaable. Il v en a 17, dont 11 du genre samia actuellement vivant^ c'est-A^ire que €ette famille« qui forme à peine un millième 1*6 la végétation actuelle et qui croit seuleiieiit près de Téquateur, formait alors la n-oitié de la végétation euroî^éenne. On ren arque aussi dans cette flore six conifères, deux liliacées, et» comme dans toutes les époques précédentes , beaucoup de fou^géres.
La proportion des grandes ciasses est doue.
CBTFTOGAHES.
S«r 100 espèee».
AnpIrigaiiDes (algues), 3 6
iClbéocuBes (dont 21 fougères), 25 45
PBASÉAOGAIIES.
M onoeotTlédones (lili^cées), 9 i
I>icoljlédooes 'c-cadëes et conif.), » 45
Toul.
es espèces de fougères sont fort JifTérentes de celles des autres formations.
Uuilième époque. — formation crétacée. — M. A;l. Brongniart réunit dans ce parapraphe îe^ fos^siles de la craie proprement dite» et de la i^lauconie sablonneuse ou sable vert Qreem s4Ênd des Anglais), qui lui sert de
Les végétaux connus en 1828, dans cette formation, sont des plantes marines au i^OAiibre de 17, glus une plante terrestre (cy-
cadée) de la craie inférieure de Scanie. La
tlupart proviennent de Tile d'Aix, près de a Rochelle» de la montagne des Voirons^ près de Genève, etc.
On peut présumer que la seule espèce terrestre dé<'Ouverte jusqu'à présent croissait sur la limite de deux formations, ou sur le bord d'un vaste océan qui recouvrait alors une grande partie de l^urope.
Les 17 espèces marines se composent de S conferves, 1 i algues, k naïades (genre xoste^ rites) i il y a donc
CmiPTOGAMES.
Ampaigames, JElbéogames,
FIU9ÉR0GAIKS.
Monocotylédonesi Dicotylédones^
Total.
Sur 100
Neuvième époque. — Formation marnocharbonneux. — Cette formation comorend Targile plastique, les psammttes mollasses et les dépôts de lignites qui les acc(Hn| agnent souvent.
Les débris végétaux en sont rarement reconnaissables, soit à cause de leur nature fragile, soit qu'ils aient été broyés dans un grand bouleversement du globe, l^s lignites, en particulier, offrent tantdt une réunion de végétaux dans leur position verticale naturelte, tantôt un amas de fragments de bois, de feuilles et de fruiU divers, comme les courants et les fleiives en accumulent aujourd'hui dans certaines localités.
La nature de ces végétaux esl toute différente de celle des couches antérieures à la craie. Ce sont des dicotylédones dont le nombre considérable est attesté par des fruits détachés de la tige, plusieurs palmiers et quelques fougères; aucune plante
marine.
On a reconnu un érable, un noyer, un saule, un ormeau, des cocos, des pins et d'autres espèces qui peuvent se rappçrtcr aux genres existants. Il y a beaucoup de conifères, mais aucune cycadée. Celte végétation ressemblait beaucoup à celle qui nous entoure aujourd'hui.
Les proportions ne peuvent pas être données. H suffit de constater la prédominance des dicotylédones.
Dixième époque. — Calcaire grossier.— Cette formation d'origine marine a été bien observée près de Paris et au Monte -Bolca. Elle offre beaucoup d'algues et quelques plantes terrestres de diverses classes, qui paraissent avoir été entraînées des terres voisines dans l'Océan. Elles diffèrent peu des espèces terrestres de la précédente formation. On remarque plusieurs dicotylédones du genre phyllites.
(hiziime époque.— Formation lacustre palœothérienne.-lJi présence des mammiieres appelés pa/tfofAfrittffi a déterminé le nomUc
Si9
FLO
DICTIONNAIRE DE COSMOGOiNIE
FLO
cette formation, où l'on trouve, soità Aixen Provence, soit à Paris et ailleurs, quelques fossiles végétaux.
Ils sont analogues aux lignites quant aux genres, mais les espèces diffèrent.
Tous sont terrestres.
Sur dix-sept espèces énumérées par M. A, Brongniart, on remarque une mousse, un equisetuiHy une fougère, deux chara^ une li* Jiacée , un palmier, deux conifères , et plu*sieurs amentacées,
Douzième époque, — Formation marine 5«périeure,— Un très-petit nombre de fossiles végétaux ont été trouvés à Tétat de débris dans ces couches, gui composent certaines collines subapennines. On remarque une noix très-commune à la Morra , près Turin l jugions nua>taurinensis). Elle est toujours dfétachée de la plante, et sans doute elle flotlait dans les eaux voisines de quelque terre»
Treizième époque — Formation lacustre supérieure. — Les meulières de Montmorency contiennent cinq ou six plantes fossiles Jifférentes, q^ui- toutes paraissent être des plantes aquatiques^ analogues h celles qui croissent encore dans les étangs peu profonds. La fréquence des chara et la présence i*nn nymphœa annoncent un dépôt formé Jans les eaux peu profondes.
Quatorzième époque,— Formation contem^ poraine des végétaux actuels. — Les couches de tourbe se ferment sous nos yeux, et con* tiennent uniquement des débris d*espèces végétales qui vivent encore dans les mêmes régions. En Ecosse, où ce genre de formation s'opère assez rapidement, M. Lyell a remarqué des graines de chara conservées dans de la tourbe, exactement comme dans certaines formations antérieures. Les lignites n'étaient que des tourbières d'une époque beaucoup plus ancienne.
Le point <le transition entre les tourbières et les couches antédiluviennes est d'une haute importance pour l'histoire naturelle» puisque c est là que se trouve le passage des espèces actuelles aux formes ^antérieures.