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}uo eelle d'amas nni'que, d'agglomération tHTifjue ne convenait à leur universalité. »
Ainsi, pour résumer, Yaquœ d\ï9' verset ngnilie tes eaux du dessous, mais ces eaux du dessous, lecteur, ne sont pas les eaui jue vous connaissez ; ce sont les eaux qui lurent séparées des abtmes préparés pour les deux, le deuxième jour, sous rinfluence ju FAiSA?(iT TBNiR FERME, OU eu langage un •>eu plus humain^ sous Tinfluence de TatiractioQ. Qu'était-ce que ces eaux principes, ^mme les appelle notre auteur? était-ce ies eaux à l'état de vapeur? Etait-ce seulement les éléments dé Teau, l'hydrogène et .'oxygène? En ce dernier cas sous quelle .ircssion ces gaz se sont -ils combinés pour faire de Teau?
Quoi qu'il en soit de ces questions et de nilie autres que la physique et la chimie 30iirraient adresser à rauleur, non seulement Ici mais à chaque pa^e de son livre, toujours »t-il que, d'après M. Godefroy, la première opération du troisième jour consiste à li- {uéGer les eaux élémentaires et à les a^lotnércr, congregentur^ en un seul lieu, m ênumiocum^ c'est-à-dire en une mer unir'erselle enveloppant notre globe tout entier. 11. Godefroy veut que ce soit là le sens iu •• verset.
Ce n'est qu'au f 0* verset que ces eaux, oui ^iirrent la terre enUère, sont rassemblées tfi plusieurs con^iomérations ou plusieurs siers ! c(mgreg€Utones aquarum.
Voyons maintenant comment les inter-^ ©rèlps ont entendu ce 9* et 10* verset. Voici la traduction du P. de Carrières : « Dieu dit encore : que les eaux qui sont rt^tétn sous le ciel , et qui cottwent ta face de 4a terre^ se rassemblent en un seul lieu, et que Félémenl aride paraisse, et cela se fil lirssi
«^ Dieu donna à Vélémmt aride le nom de tonre, et il appela mer toutes ces e*ux rasveti^blées. Et il vit que cela était bon et conforme à $€$ desseins. »
C'est ta le »entimcnt unanime des [^Pères ït des commentateurs.
M. Godefroy place ici quelques observaions sur la formation des terrains interméiiaires nu de transition, appelés paléozoijues |)ar Phillips, Murchison, A. d'Orhi* ;ny, etc., et sur les soulèvements. Nous envoyons la discussion de ces deux points ux oQOts Jouas , p6rioi>es et Soulève-
Quant au 11' et 12* verset qui concernent
I création des premiers végétaux, voici ce
ue M. Godefroy a tma^né pour leur don«-
<?r la Itimière qui était nécessaire à leur
éTelopr nnent. Figurez-vous qu'à Torigine
t* notre système planelo-solaire, il n'y
vaitqu*un globe dun volume prodigieux,
omposé de la même manière que le soleil
'aujourd'hui, s'il -en faut croire M. Gode-
^^Y' Ainsi, cette masse globulaire primitive
t«i£ formée d'une masse moléculaire cen-
/•a/e cl'oû sont sorties, parleffet du mouve-
f//jetit rotatoire, toutes lesplanèles; et au-
•^^»a ^ de cette masse moléculaire était une
atmosphère d'une étendue immense et prodijneusement raréfiée, terminée par une enveloppe lumineuse qui serait aujourd'hui ce que les astronomes aprieilent la photosphère du soleil. La terre, lancée des flancs du noyau central , se trouva au troisième jour dans l'atmosphère solaire, au-dessous et à une distance convenable de la photosphère qui l'éclairait et l'échaufl^ait. Voici tout au long la théorie de M. Godefroy.
K £n revenant ainsi par les déductions de la science moderne au récit de l'historien de ta création, nous comprenons que Té-* lectrisation était encore peu avancée, ou que le fluide électrique ne manifestait encore sa présence que d'une manière imparfaite, et que ses effets calorifiques éiaient peu éner^^iques encore à la troisième époque génésiaque, c'est-à-dire à une époque où la masse centrale et l'atmosphère du soleil avaient encore une extension considé-* rable. Et, puisque la théorie d'accord avec l'observation nous ap|)rend que le plus 8ub« til de tous les fluides exerce son empire dans les régions de l'espace où l'air atmosphérique est porté au [>lus haut degré de raréfaction qu'il soit possible d'imaginer, nous comprenons que la terre et toutes les planètes ont pu opérer leurs révolutions dans un milieu qui devait être moins matériel que le vide le plus parfait de la machine pneumatique. C'est sur cette afmos** phère primitive que se développait Tatmosobère électrique, ou, si on 1 aime mieux, l'atmosphère éthérée de tout le système planéto-solaire, en tout semblable à l'attnosphère lumineuse, purement superpcielUj de ces sphères immenses appelées nébuleuses [Planétaires.
<f En tout cas, l'existence d'une enveloppe lumineuse ou la concrétion du fluide lumineux dans les plus hautes régions de l'atmosphère solaire est une preuve toujours subsistante de la vérité du récit de l'historien de la création, qui nous apprend qne la lumière a brillé dans les cieux avant l'apparition du soleil ; que la lumière est un corps différent et indépendant du soleili ou que, dès le premier jour, le fluide lumineux fut réellement et ph^ysiquement séparé de la matière opaque (pu compose les globes célestes : ki facta est lux^ et divisit tucem a tenebris; et que, relativement à la terre, le soleil ne fut environné de son auréole lumineuse, ou que la nuit ne succéda au jour et le jour à lanuitau^à la quatrième époque de la création : ift iucerent sup er terrant et prœessent diei ac nocti.
« Maintenant, puisqu'il est pareillement démontré «que l'atmosphère du soleil est entièrement comprise sous cette enveloppe lumineuse, et qu'elle ne s'étend point au delà, il est démontré par cela même c|ue toutes les opérations de la nature primitive, si habilement exposées par M Laplace, n'ont pu s'effectuer qu'au sein même de cette atmosphère ou dans Tesi ace compris entre le noya*u central et l'auréole lumineusQ du monde planéto-solaire.
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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« Nous ne répéterons pas ce que nous airons dit ailleurs, pour établir que la terre et toutes les planètes n'ont pu prendre naissance qu'aux limites successives de la masse moléculaire et constitutive du y.lobe solaire, jlu noyau central du soleil, et que l'organisation de la terre, dun volume et d'une masse comparativement si minimes, fut Eécessairement antérieure à l'organis/^tion du globe central. Mais nous avons ici à répondre à une dernière objection.
« Quand la masse du ^lobe solaire était oocore à l'état de vapeurs, ses éléments constituants se renfermaient sans cesse dans un espace moins étendu proportionnellement a leur condensation, et par conséquent son atmosphère se resserrait et les particules de l'enveloppe lumineuse de cette atmosphère se rapprochaient les unes des talves dans la proportion de la diminution de la surface de cette enveloppe. A une certaine époque déterminée par la Genèse, le troisième jour de la création de la matière et de la production de la lumière, la terre se couvrit d'une première végétation; et pourtant il n'y avait point encore de luminaires pour marquer le jour et la nut7, et pour distinguer les temps et les sai-sons^ les jours et les années. Ainsi, d'après la Genèse^ la terre, à cette époque, opérait encore sa révolution dans l'enceinte comprise sous cette enveloppe lumineuse , d'où elle allait sortir pour être soumise à l'alternance du jour et de la nuit, et bientôt après à la vicissitude des saisons. Mais, va-t-on nous dire, comment la végétation a-t-elle pu se développer au milieu de cette atmosphère de la masse constitutive du noyau soiaire?
« Avant de répondre directement è cette dernière objection, il nous sera permis d'opposer à notre tour une oilliculté bien autrement inesiplicable dans lesystèmede M. Laplace et dans tous .es systèmes à effluxious solaires, il nous sera permis de retourner contre nos adversaires la difficulté qu'ils ont opposée avec tant d'insistance à l'exactitude du récit biblique.
a Les terrains cambrien, silurien et houil- 1er se retrouvent avec les mêmes caractères non-seulement en France, en Angleterre, en Allemagne, mais encore en Russie et jusqu'en Sibérie et au voisinage des pôles, dans des contrées où régnent des nuits de plus de deux mois et où Ta végétation est absolument nulle aujourd'hui ; et ces mêmes terrains occupent de grands espaces en Amérique et renferment des plantes analogues à celles qui vivent aujourd'hui sous 1 équa- : teur. Il ne suffirait pas de répondre que la température climatérique des pôles était alors aussi élevée aue i est maintenant celle des réglons tropicales : que le climat primitif du globe était indépendant de la chaleur solaire, car un certain degré de température
(515) y ny. Echo du monde savant^ dn 2 octobre 1856. — Afialyée du Cours de Géologie professé au Colléye de France, par M. Elie de Beacjmont. etc.
n'est pas la seule condition nécessaire à la végétation. Puisque la lumière est indispensable . à la végétation, puisque les plantes ont-besoin de la lumière pour croître et se reproduire, comment concevoir que cette végétation primitive ait pu exister indépendamment de toute lumière? On a eu recours à un déplacement de l'équaleur, à un choc de comète contre la terre; on dit aujourd'hui
3u'on manque d'expériences pour savoir si es plantes pourraient vivre privées de la lumière du soleil, éclairées seulement par la lune et par les étoiles (515); toutes hypothèses ou conjectures' qui témoignent de l'impuissance des géologues à expliquer un fait naturel.
a Un célèbre phvsiologiste a bien compris toute la difficulté de la position, M. de Candolle a bien compris l'impossibilité de concevoir la manifestation de semblables phénomènes vitaux sous l'influence de la faible lumière qui éclaire aujourd'hui les pôles de la terre, lorsqu'il recourt à ces suppositions: « Peut-être un jour trouvera t-on quelema- « gnétisme terrestre et ime haute température « dii globe ontpu produire jadis une lumiàre «( inconnue maintenant; peut-être décoor « vrira-t-on que les aurores boréales ont été t autrefois plus fréquentes et plus inten- « ses que dans notre époque. » Et ailleurs : « M. Lindiey remarque, avec raison, que les c plantes des pays équatori aux ont besoin de « lumière et d'une lumière distribuée égale- « ment, autant que de chaleur: un très-petit « nombre d'espèces végétales peuvent sup- *( porter la privation de la lumière pendant « quelques mois. 11 faut donc, pour que des « fougères en arbres aient pu vivre la où est <K le pôle arctique maintenant, que l'inclinaiff son de la terre sur le plan del'équateur ait « changé. » Puis le grand botaniste exprime encore sa conviction en ces termes : « Ce a qui me parait toujours un fait, c'est aue a les végétaux fossiles de la baie de fiatGn a étaient éclairés autrement que ceux qui « viventdenosjours dans cette région (516). > <i Avouez donc que la nécessité de trouver une autre lumière pour les végétaux fossiles des régions polaires nous ramène au récit de Moïse. Avouez que cette grave difficulté ne trouve sa solution que dans la théorie mosaïque, et que les conséquences que fournit tout naturellement le récit de l'historien inspiré ne sont que la reproduction exacte et parfaite de ce qui caractérise le dépôt universel des premiers terrains de transition ; car, dans cette théorie, la lumière régnait sans partage sur toute la surface du
Î;lobe, puisque la nuit ne succéda au jour et e jour à la nuit qu'à la quatrième époque de la création.
« Venons à la grande objection.
t II ne peut s'agir dans cette objection que de la température du lieu que la terre occupait relativement à la distance où elle se trouvait
(516) BibL univers,, avril 1835. — Iniraductitm à Vélude de ta Botaniquej t. II, c. 6.
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da fojer de la chaleur et de la lumière « car, aoant k la température propre ou originelle de la terre, on peut dès cette époque la eonikiérer comme suffisamment abaissée pour lesb^ins de la Yé^étation. Or, Tinfluence du disque lumineux sur les régions que la terre parcourait à la fin de ce troisième jour de la Genèse ne pouvait être beaucoup plus considéralile que Tinfluence qu il exerce auourJ*hui. En effet, s il est vrai que Tintensité de la chaleur et de la lumière est en raison inverse du carré des dislances, il est vrai aussi que les surfaces des globes sont comme les carrés des diamètres. Ainsi, en supposant qu*à cette époque la terre opérât sa révolution k une distance de Tenveloppe lumineuse éçale au rayon actuel du globe ioial du soleil, la chaleur qu'elle en recevait aurait été environ h8 mille fois plus grande que celle qu'elle reçoit présentement de cet astre, si la densité de Tenveloppe incandes* eente eût été la même qu'aujourd'hui. Mais, dans cette hypothèse, la surface de cette enveloppe était 48 mille fois plus grande; et par conséquent la température qui en résultait pour la terre n'était pas supérieure à celle que le soleil lui communiquée réi)oque actuelle, toutes choses égales d ailleurs.
< Nous disons toutes choses égales d'ailleurs: car il est plus que probable qu'à cette époque l'auréole lumineuse du soleil dont la puissance sidérale augmentait incessaramentaufuret à mesure de la déperdition du laiorique des masses sol^re et planétaires, il est au moins infiniment probable que ce réceptacle unique delà chaleur primitive de tout le svstème planétaire, était loin d'avoir i cette époque 1 énergique activité que nous loi connaissons. Remarquons encore qu'en raison du. prodigieux développement de eette surface lumineuse, l'action de cette surface était infiniment moins puissante sur le glotie terrestre, qui ne répondait directement, à cette distance, qu'à une très-petite partie de cette immense surface.
« On conçoit dès lors que la terre pouvait être beaucoup plus rapprochée encore de l'enveloppe lumineuse, sans que la chaleur qu'elle en recevait fût beaucoup plus grande
Îue celle qu'elle reçoit aujourdiiui du soieil. ossi est-ce bien moins à la proximité du disque lumineux qu'au oéj^agement de la cbaîleur produite par la solidification de la inssse intérieure de la terre et par la condensalion de la masse centrale du soleil, que BOUS attribuons la chaleur d'origine qui se maintient encore dans Téeorce superficielle du ^lobe.
m Ajoutons à ces considérations péremploires que l'atmosphère de la terre , encore peu épurée et beaucoup plus chargée qu*aujourd nui, devait protéger puissamment sa sorface contre le rayonnement du fluide luixiÎDeux, et nous concevrons que l'immersion même du globe terrestre dans ce fluide lumineux si prodigieusementdilaté n'aurait pu influer que bien faiblement sur sa température.
(^517) Rmpporî de M. âkago a t Académie des scien- CM. sâaee da M octobre 183G.
« On verra tout à l'heure que si le fait d'une pareille immersion parait être une condition absolue de notre hypothèse, les phénomènes de la nature nous autorisent à ne recourir qu'à une simple station de la terre dans des régions plus ou moins rap-
Srochées des régions or*cu{>ées alors oar ce uide lumineux.
« Or, il est possible que cette station de la terre n'ait été qu'instantanée; car, qui dira
3ue le Créateur n'a f>u activer les opérations es agents naturels qu'il venait de mettre en action? Sans doute mille ans sont devant lui comme un jour, et un jour comme mille ans; mais, tout en imprimant une marche naturelle aux phénomènes de l'univers, son auteur n'a-t-il pu rendre plus rapide le développement des êtres ? Pour ne citer qu'un seul trait, l'ordonnateur des mondes n a-t-il pu circonscrire l'atmosphère du soleil, sinon dans ses limites actuelles, du moins en deçà de l'orbite terrestre, à l'instant même où il prononça cet arrêt solennel : Qu'il y ait des luminaires dans le firmament du ciel pour faire la distinction du jour et de la nuit? Toujours doit-on convenir qu'il ne répugne fias aux lois de la nature que de brusques transitions se soient opérées dans les globes nouvellement formes, et particulièrement et à plus forte raison dans lesatmosphères de ces globes; car il y a sur cedernier point des données acquises.
^ Tous les astronomes ont admiré, sans pouvoir les expliquer, les changements physiques de la comète de Halley, si remarquables par leur étendue et par leur promp' titude. Sir- John Herschell , qui a été favorisé au cap de Bonne-Espérance d'une belle et longue exhibition de cette célèbre comète à son retour du périhélie, écrivait à M. Arago que l'enveloppe parabolique de la comète, aperçue )K>ur la première fois le éh^ janvier 1836, se forma sous les yeux des observateurs avec une si étonnante rapidité qu'on la voyait augmentera vue d'œil, et que son volume visible fit plus que doubler dans la journée du 26 janvier (517). De leur côté, les astronomes d'Europe avaient observé, avant le passage au périhélie, un aflaîKissement graduel et rapide dans la nébulosité de cette comète , et des secteurs lumineux extrêmement variables. « Quand « on voudra expliquer ces singuliers chan- «r gements de forme, dit M. Arago, il faudra « ne pas oublier que ces secteurs, si subite- « ment détruits et si subitement renouvelés, « n'avaient pas moins de deux cent mille « lieues d'étendue. » Ei ailleurs : « Je ne re- « garde plus comme impossible qu'il se ma- « nifeste dans le noyau d'une comète, dans la « totalité ou dans quelque partie de sa cho- « velure et de sa queue des changements « d'intensité presque subits (518). »
c Mais ces changements d intensité presque subits jusque dans lenoyau d'une comète^ sont aujourd'hui des faits acquis et directe*
' (518> inw. 1836. p. Î21 et 235,
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mosphèro primitive de la masse génératrice de tout le système planéto-solaire. Mais >ces molécules des dernières couches atmosphériques allaient acquérir un mouvement de rotation en rapport avec la longueur de leur rayon vecteur, et en même temps une force centrifuge égale à leur pesanteur, pour s*étendre circulairementdans le plan de Téquateur, et former ainsi ce quon appelle aujourd'hui la lumière zodiacale, et qu'on devrait appeler la nébuleuse zodiacale. Cependant la pellicule lumineuse qui enceignait cette immense atmosphère se déchirait et s'entrouvrait par Telfet de ce mouvement
f)|i.is rapide, pour se4)orter et se replier sur es parallèles à Téquateur, en se rapprochant sans cesse do la masse centrale.
« Il serait inutile d'objecter que la zone sidérale ou la pellicule lumineuse comprise dans le plan de cet équateur universel aurait dû se détacher pour se coordonner aux atmosphères des planètes , ou pour continuer son mouvement révolutif à la même distance de la masse centrale. Car les phénomènes de Fécartement de l'enveloppe du soleil ou des couches lumineuses qui Hottent au-dessus de son atmosphère, ces phénomènes, dont nous sommes tous ks jours les témoins, attestent que cet ordre est celui de la nature. Nécessairement la même cause existant dans l'origine des choses a dû produire les mêmes effets qu'aujourd'hui; c'est-à-dire que l'enveloppe lumineuse devait se déchirer et s'entr ouvrir dans les ré- Sions équatoriales. Seulement, ces effets ans cette origine étaient incomparablement i)lus marqués, à cause du prodigieux déveoppement de la surface, ou de F amincissement de la pellicule lumineuse.
a Mais, SI cet ordre est celui de la nature, l'immersion de notre planète dans la couche lumineuse qui constitue la pellicule sidérale du soleil était à peu près impossible , fmisqu'à cette première époque , comme à 'époque actuelle, la terre opérait sa révolution dans le plan de l'équateur solaire , et qu'alors la couche lumineuse, si prodigieusement dilatée, devait céder au moindre effort, et par conséquent demeurer entr'ouverte dans le plan de l'équateur. Ces déchirements et écartements de l'enveloppe lumineuse n*ont rien de surprenant ni même d'insolite puisqu'aujourd'h'ui il existe encore dans cette enveloppe lumineuse du soleil, de ces éclaircis en forme de bandes obscures dont la largeur souvent surpasse plusieurs fois le diamètre de la terre.
« Et ainsi s'explique la mystérieuse apparition des véj^étaux sous 1 influence de la lumière primitive, antérieurement à l'organisation de l'astre régulateur du jour et de la nuit, antérieurement à la confection dr globe central, de ce foyer de toutes les or bites, où convergent toutes les grandes forces de notre monde planétaire.
« En rendant encore ici hommage à Tau-
(527) Et fÊrœ$H beitiU^ universœque terrœ, {Gen^ i, ^.) — Consiiiuiêtihinwnem u$ dammareiur rreaturo^
teur inspiré de la Geniscy nous dirons que nous ne sommes pas moins frappé de la sa gesse qui a présidé à la disposition de l'u nivers et de tout ce qu'il renferme, que de5 analogies qui existent entre les récits de la science et les récits de la révélation. Dieu ordonne aux végétaux de croître avant que le soleil marque la succession du jour et de la nuit, parce que les végétaux n'ont {las besoin, pour croître et se reproduire , que la nuit succède au jour et le jour à la nuit. Puis il constitue 1 astre régulateur du jour et de la nuit, des saisons et des années ; et alors, et seulement alors, il crée les animaux de toute espèce, et enfin Thomme, né pour commander a la nature instinctive et régner en dominateur responsable sur toute la surface de la terre f527). »
Croyez-vous, grave lecteur, qu'il soit nécessaire de nous arrêter à démonter ce gigantesque échafaudage cosmogonique ?
Nous ne le pensons pas, et nous présumons que vous prendrez tout cela pour ce qu'il vaut, c'est-à-dire pour un épisode au milieu du roman. L'imagination de M. Godefroy a des ressources inlinies, et Ton s'aperçoit en le lisant que s'il avait été è la place de Job» quand Dieu lui posait tant de sublimes problèmes, il n'eût pas été un instant embarrassé pour répondre.
Suivent dans le livre de M. Godefroy trois longues dissertations. La première intitulée : Théorie dr la terre ; la seconde : Créations SUCCESSIVES ; la troisième : Délcgb UNIVERSEL. (Voy. CCS mots.) . Arrivons a l'œuvre du quatrième jour.
M. Godefroy commence par rappeler en peu de mots ses conceptions interprétatives ae la Genèse,
« Le grand miracle de la toute-puissance divine proclamé, in principio creavil Deu$ cœlum et terram^ le récit de la Genèse ne présente plus qu'un ensemble dû faits qui rentrent tous sous l'empire des lois naturelles déterminées par la volonté du Créateur,, et qui par là s'accordent dans leurs généralités avecles observations ou les déductions de la science. » Nous avons vu qu'il n'en est rien.
«c Ainsi, au premier jour, le principe ré-
f)ulsif se dégage de la masse moléculaire de a création pour se porter à la surface de cette masse fluide, et bientôt ce principe universel devient lumineux : Fiai lux.i» G* est une imagination étrange.
« Au second jour, la matière encore fluide de la création se contracte et se condense par l'effet de ce rayonnement du calorique ; et « la matière destinée à composer le «c monde, >* « la matière de tout l'univers, » K la matière d'où sortirent tous les cieux « aussi bien que le globe terrestre, » est divisée en amas distincts ; et ces agglomérations diverses, désormais soumises à l'influence d'une force centrale qui domine à son tour toutes les parties de la matière» constituent « ces vastes corps du ciel et de
quœ a te fada est, ut ditponat orbem terrarum m œauitate et ju$iilia. fSap, ix, 2 5.)
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£T MS PiOEONTCMjOGIE.
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c «a terre •précédemBieat désignés sous le « BOOid*al:wie,>paisoe qu'alors «cette masse « immense, ininie, sans mouyement et sans > fond, n*était point encore divisée ni dis- « Criboée : Fiai frmamtnimm et dimdat. • C*est une autre imagination.
« An troisième jour, Tagglomération des éléments constilutils de la terre est distin^guée ^les agglomérations constitutiTes du ciel. Ce qui a été fait firmament au-dessous ne forme qu'une seule agglomération; et celle agglomération unique sous le ciel a^iéit à ee commandement nouveau et tout spé^ €m\ : Que la terre ferme apparaisse : Anpi^ rtai arida. » Nous en sommes restés la du roman. OmtinuonS).
n U n*est pas encore iail mention du fir«> nsament du c^L Ce n'estcfu'au quatrième jour que Iheu dit : Qu'il y ait des luminaires dans le firmament du ciel : Fiami lunUnaria im frmamunto rarft.
« Mais qu'est*oe que ce firmament du ciel? ^ quels sont ces luminaires du quatrième jour? C'est C9 que Moïse Ta nous apprendre.
« L'historien de la création ne se borne pis à nous dire oue des luminaires furent institués dans le nrmament du ciel; il nous dit en même temns quels sont ces luminaires, et pour quelles fins ils furent institués, et encore quel est ee firmament du ciel dans lequel furent institués ces luminaires. Le texte porte :
c Dieu dit ensuite : Qu'il t ait des lumi^ naires dans le firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit, et distinguer les temps et les saisons, les jours elles années; qu'ils brillent dans le firmament du ciel, et cj(iiM1s illuminent la terré. Et il fût fait ainsi. Dieu fit donc deux grands luminaires; Tun plus grand, pour présider au f' ur, et l'autre moins grand, pour présider la nuit : DixU autem Deus : /lani Immi" noria infirmamento rœft, ei dhidani diem aenocttmy H smi in signa €i (empara, et 'dieê et «iMMf, ut Ineeant in frmamenta cati et illumnent terram. Et faetum ut ita. Fedtque Deuê dua luminaria magna, ftun»nare mo/ua ni prmeuet diei^ et Inminare wUnuê ut prœeseet noeti, »
« Puis la Genise ^oute un mot, un seul mot : « et les étoiles, et stetUu, » pour mar-
3uer que la manifestation du ciel étoile ou n firmament du ciel est aussi le résultat de cette dernière disposition du Créateur. Ce mot ainsi çlacé incidemment au milieu du récit historique, réôriyain sacré continue en ces termes s
c Et il les mit (les deux luminaires] dans le « firmament du ciel pour luire sur la terre, < pour présider au jour et à la nuit, et pour « séparer la lumière et les ténèbres. Et po" m. smi ea in frmamenta eœlif ut lueerent «uc per ttrram^ et prœeuent diei ae nocti^ et m diéiderent hicem ae tembroM. » {Gen. s, 14, 15, le, 17, 18.)
« LaVulgate fptt» etpoeuit ea»; mais c'est une erreur manifeste de saint Jérôme. Dans lliéfereu, et dans la tersion des Septante, ce
pronom ea$ delà V'ul^ate est du m&uic genre que le substantif lummaria^ et se rapporte à ce substantif, c'est-à-dire aux deux luminaires. La corrélation existante entre ce dernier membre de phrase et ce qui précède, fait Yoir au'en effet il n'est question ici que des deux luminaires, et nullement des étoiles. La concordance et la correspondance parfaite des expressions employées dans ces deux propositions sjnonymiques ne laissent aucun doute à cet é^^ard. »
Les commentateurs et les traducteurs bébreisants n'ont point fait cette découverte.
n Si une idée commune aux mots ciel ot fh-mament les fit employer indifféreiumeiU pour désigner les cieux ou l'universalité des menreillesdes cieux, cesdeux termes, néanmoins, eurent toujours -des différences iparqoécs, ou chacun une signification particulière. Chez tous les écrivains sacrés, le mot ciel, d'une signification généralement, plus étendue, désigne particulièrement les e^ paces célestes, le lieu où sont disséminés les corps célestes, et le mot firmament, ces corps célestes eux-mêmes. Ainsi, tous les auteur> des Livres saints emploient indifféremment ces expressions, l'armée du ciel, la milice du ciel, les astresdu ciel, les étoiles du ciel, etc., dans le sens de firmament du del. Mais aucun des auteurs inspirée ne s'est servi de ces expressions, Farmée du firmament, la milice du firmament, les astres ou les étoiles du firmament, parce que, dans la langue sacrée, cette expression, fe firmament du ciel, est un terme générique qui comprend dans sa commune acception l'universalité des merveilles des cieux, parce que c^est le mot sacramentel. sous l'acception duquel est dési- Çié collectivement tout ce qui constitue le ciel. Enfin, chez tous les auteurs bibliques, le ciel désigne généralement la sphère céleste; et, chez. tous les auteurs, le nrmament du ciel, le firmament d'en haut, ou tout simplement le firmament quand il s^agit des choses du cfel, désigne toujours les corps ou les ouvrages que renfermée cette sphère.» Ceci n'eist qu' une pure subtilité à laquelle on a recours pour le besoin du svstème.
« Ces idées distinctives ont été ntelisées par la plupart des interprètes. De la il est arrivé que certains commentateurs, ne faisant plus attention à la différence qu'offrent ces expressions dans leur synonymie, ont défiguré le récit historique, en transportant au Îuatrième jour ce q^ui fiût l'objet principal e l'ceuvre du deuxième jour. » Comment auraient-ils pu jamais s'en douter? U fallait les cosmôgonistes du xix* siècle pour trouver toutes ces savantes interprétations.
c De là aussi leurs erreucs d'interprétation sur le firmament du deuxième jour, substitué au chaos universel, à l'abtme du premier jour, sur ce firmament, cause productrice et conservatrice de l'univers matériel ou du ciel universel, du ciel considéré dans son universalité absolue, du système du monde enfin, de ce système universel, dont une |:artie retient le nom de ciel ou de firmament du ciel, parce que le ciel est la plus grande
Dicnosni. d« Cosiiooo?iie bt hb PALftosrroLoaiE.
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lî^
^ la plus belle partie de ce produit du firmament.
« Le deuxième jour, la grande loi de Tuniyers est promuleuée : ta forme est introduite dans la matière; etie produit de cette force nouvelle est l'univers matériel, produit 'appelé aussi allégoriquement et sjmt)Olî- ^uement firmament, du nom de sa cause
Ïroductrice et conservatrice : Voeavitaue ^eu$ firmamentum cœlum, » Ainsi, selon vous, le firmamentum est -une allégorie. Tout le monae s'y était trompé jusqu'ici. Sans Newton, il est probable que vous vousy seriez trompé comme tout le monde, et cfue vous n'auriez guère songé à voir dans ce mot 4e synonvme d'attraction. Si Newton n*était pas né, le firmamentum restait incompris pour un nombre indéfini de générations k Tenir, comme il l'avait été depuis Moïse qui pourtant avait dû écrire pour être entendu, qui, en sis servant du mot firmamentum^ savait ce qu'il disait sans doute et voulait être compris.
ff Ce n'est que le quatrième jour que la lu^ mière vient faire rornement de ce firmament du ciel compris dans le firmament du deuxième *jour , dans ta formation effectuée ce deuxième Jour, la (ïen^âe distinguant ainsi et nous apprenant à distinguer la lumière des corps célestes de leurs éléments constitutifs ou de leur firmament du deuxème jour.
« Cette distinction, éminemment siçnifica- 4ive, se trouve reproduite chez tous Tes auieurs sacrés. Comme Moïse, ces autres écrivains inspirés distinguent toujours le firmament du ciet, ou les globes célestes de la lumière qui fait Tomement de ce firmament du eieU Ainsi, ils distinguent le globe solaire de la lumière dont il est revêtu, iol et lumen {Eccle. XII, 2); ils distinguent tes étoiles de leur lumière propre, omnes stellœ et lumen. {Pi. cvm, 3.) Revêtu de lumière comme d'un vêtement, amictus lumine sicut ve$timento^ te Dieu eréateur a revêtu les globes célestes de sa lumière indéfectible, de même qu'il a revêtu le globe terrestre d'une atmosphère nébuleuse : Ego feci in cœlis ut ortretur lumen indefitieni^ et iicut n^fula iexi omnem terram. » (Ps. cm, 2; EcclL xxnr, 6.)
Si cette distinction estéminem ment significative, elle est encore plus évidemment subtile.
« Il faut bien le proclamer hautement, puisque te Livre des générations du ciel et de Iff terre nous l'a formellement révélé, jusqu'à cette- quatrième et dernière époque de la formation de l'univers matériel, jusqu'à ce quatriènie et dernier jour de la cosmogonie génésiaque, il n'y avait point sur la terre de succession de jour et de nuit. La terre n'avait point de luminaires pour faire la distinction du jour et de la nuit, de la lumière et des ténèbres. Dieu n'avait point encore disposé de luminaires dans te firtna^ ment du ciel pour luire sur la terre, pour
(^résider au jour et à la nuit, et séparer la umière et les ténèbres : ut lucerent super terram^ et prœeesent diei ac nocti^ et divxde^
rent lucem ae tenebras. La lumière, ee pro duit du premier fiât de la Sagesse créatrice, la lumière, qni avait remplacé, au commencement des choses, les ténèbres universelles, •régnait à son tour, sans partage, sur la création tout entière. Mais a la quatrième époque, è cette dernière époque de la préparation des cieux, cette lumière, qui se condensait à la suiiaice des globes préparés pour les cieux, œthera firmabai eunum^ cette lumière du premier ^our abandonne la terre; et, pour la première fois, la terre va voir la nuit sucoéder au jour, et le jour succéder à la nuit. Pour la première fois, la terre va distin^er un jour d'un autre jour : Fiani /umfnaria et dividant diem ae nêctem; et pour la première fuis elle va avoir ses jours et ses années, ses mois et ses saisons : Et sint m eigna et lempora et diei et annos. »
Les interprètes, à la presque unanimité, sont d'un sentiment bien différent, et \è contexte est tout à fait contraire également à cette opinion. Dès le premier jour, au quatrième et au cinquième verset, il est dit que Dieu divisa les ténèbres d'avec laiumière{^às)^ appela 'la lumière jour, et les ténAre* ntiî/, et que du soir et au matin se fit le premier jour. Cette dernière formule est répétée dans les mêmes termes, avant comme après la création du soleil, à la fin de chaque jour génésiaque. Si la lumière avait régné san$ partage jusqu'au quatrième jour, pourquoi, dès le premier jour, le Créateur fait-il cette division des tâièbres et de la lumière, et appelle-l-il la lumière jour, et les ténèbres nml? Jour désigne une duriée déterminée, pendant laquelle la lumière brille; nuis désigne de même une durée que mesure l'absence de la lumière : ce sont deux mots corrélatifs. Le jour et la nuit sont nommés, et ils n'existaient pas t Ils sont nommés dès le premier jour, et ils n'existeront qu'au quatrième^ rfuit^ jour^ mentionnés ici de^ milliers d'années avant qu'ils existassent, seraient évidemment hors de propos, et les mots ténèbres et lumière étaiept les seuls convenables, les seuls nécessaires, les seuls sans doute dont Moïse se serait servi, s'il n'eût pas eu à désigner une durée mesurée et alternative de l'un et de l'autre phénomène. Ici, il n'est pas possible d'entendre par le mot jour une époque; et, puisque Moïse emploie exactement le même mot pour désigner chacun des jours génésiaques, on n est nullement fonaé à croire qu'il passe subitement, et sans en avertir, du sens propre au sens figuré. Du reste, ce sentiment des jours-coques n'est pas soutenable, comme nous le démontrerons h l'article JocBS'-PéRioDEs. Il a contre lui le texte sacré et l'interprétation de tous les commentateurs. II est en contradiction avec les foits les mieux constatés de ta science, et il trouble les plus belles harmonies du plan de la création. C'est ce que nous ferons voir à l'article indiqué.
GODEFROY, ses idées sm' la nature et la
(528) Le P. de Carrières ajoute : ordonnant qu^elles te iuccéàassent Cune à l'autre*
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ET DE PALEONTOLOGIE.