‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 105 sur 186 · FOU · texte numérisé non relu

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D'ASŒTrSME.

FRA

suivre les exemples de cesserviteurs deDicu,

3ui, pour étendre ia vraie foi, allèrent dans es contrées barbares, et donnèrent leur vie pour la cause de la religion; ou bien qui voudraient, à l'exemple des saints anachorètes, s'enfoncer dans les déserts les plus solitaires, et y passer toute leur vie, oien

3u'il leur manque la vigueur de Tâme et les ons de la nature nécessaires pour de telles œuvres, et bien qu il n'y ait pas môme moyen de les entreprendre. Que le directeur se contente de leur dire qu'ils ne sont pas de la race de ces hommes illustres, et que le peu de force qui leur a été donnée par la bonté divine, ils doivent l'employer à se vaincre eux-mêmt'S, à modérer leurs volontés pro-

{)res, à résister aux assauts du démon, et à aire disparaître les obstacles qui, dans Tétat où Dieu les a placés, les empochent de faire des progrès dans la perfection. Il ajoutera que, s'ils mettent fidèlement toutes ces choses en pratique, ils auront beaucoup fait, sans avoir besoin d'aspirer à des œuvres au-dessus de leurs forces.

m. Le directeur doit remarquer que les femmes ont un besoin tout particulier de la vertu de force. Car comme elles sont craintives de leur nature, et qu'elles sont ordinairement d'un caractère faible et porté au découragement, il arrivera bientôt, si elles ne sont soutenues de la vertu de force,

S d'elles se lasseront et s'éloigneront du lemin de la pe fection chrétienne. Le directeur trouvera un grand nombre de personnes de ce sexe qui embrasseront d'abord avec ferveur une vie pieuse et vrjaiment spirituelle; mais il en rencontrera peu qui y feront un notable progrès. La moindre persécution, le moindre respect humain suffiront pour leur ôter tout courage et pour faire disparaître tout leur zèle. Cependant que le directeur ne les abandonne point, mais qu'il tâche de les affermir dans la vertu de force, en leur inspirant à la fois la crainte de Dieu et la conQance en sa bonté infinie. D'ailleurs, quelque faible que soit leur sexe, quelque porté qu'il soit a la crainte, il est touteiois susceptible d'aimer avec force, et cet amour ï»our Dieu, prenant dans leurs cœurs de profondes racines, non-seulement corrigera la faiblesse de leur caractère, mais les rendra même fortes et pleines ae courage pour le service de Dieu. Aussi est-il bon de remar-

3uer que les femmes choisies de Dieu pour es œuvres difficiles et grandes, telles que sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse, et d'autres héroïnes de ce genre, ont été d'abord inondées des faveurs célestes et embrasées d'un ardent amour pour Dieu; et c^est par là que Dieu les a préparées à ses grands desseins sur elles. C est par la même voie aussi qu'un directeur zélé obtiendra, des femmes qu'il dirige, une activité toute de feu, une force à toute épreuve, et d'immenses progrès dans la -perfection.

FOURIER DE MATAINCOURT (Pierre) naquit à Mirecourt en 15G5. Il entra, jeune encore, chez les chanoines réguliers et se distingua par son savoir et sa piété. Il de-^

vint ensuite curé de Mataîncourl , en JLorraine. Il établit deux nouvelles congrégations, l'une de chanoines réguliers réformés, destinés en même temps à l'enseignement , et l'autre de religieuses pour l'instruction des jeunes filles. Le Pape Paul V approuva ces deux établissements en 1615 et 1616. P. Fourier mourut saintement en 16W. Il a été béatifié en 1730. On a de lui plusieurs ouvrages de piété et des exercices chrétiens ^pour les jeunes gens, et entre autres, la Conduite Chrétienne. Le R. P. Lacordaire a prononcé, en 1853, un panégyrique du bienheureux Fourier.

FllAIN (Jean), seigneur du Tremblay, né à Angers en 16*1 , membre de l'Acaclémie de celte ville , mourut en 172V. On a de lui plusieurs traités de morale solidement écrits : 1' Traité de la vocation chrétienne des enfants ; — 2' Traité de la confiance «n Diiu.

FRANÇOIS D'ASSISE ( Saint j naquit à Assise, en Ombrie, l'an 1182. On le nomma Jean au baptême ; mais depuis on y ajouta le surnom de François j à cause de sa facilité à parler la langue française, nécessaire alors aux Italiens pour le commerce, auquel son père le destinait. Jean n'avait d'attrait que pour la piété. Il quitta la maison paternelle et fonda , eu 1210, l'ordre des Frères Mineurs , après avoir fait approuver, parle Pape Innocent III, la règle qu'il leur donna. Cette nouvelle famille se multiplia tellement qu'au premier chapitre général qu'il tint proche d'Assise, en 1219, il se trouva près de cinq mille Frères Mineurs. Ce fut vers le même temps que François passa en Terre- Sainte et se rendit auprès du sultan Mélédin pour le convertir. Revenu en Italie, il institua le Tiers-Ordre. Retiré sur une des plus hautes, montagnes de l'Apennin, il vit un Séraphin crucifié qui lui perça les pieds, les mains et le côté droit ; et il en porta les stigmates le reste de sa vie. Il mourut deux ans après a Assise, en 1226, âgé de quarantecinq ans. On a do lui deux Règles et quelques Opuscules de piélé, 1739, in-folio. Les Frères Mineurs se divisèrent plus tard et formèrent les différentes branches des Capucins, des Récollets, des Observantins et des Picpus.

FRANÇOIS DEPAULE(Sainl),fondateurde l'ordre des Minimes, naquit è Paule,enCalabre, en 1416. Un attrait singulier pour la soUtudeetpour la piélé leconduisitdansun désert au bord de la mer, et il se creusa une cellule dans le roc. Son exemple et la repu-» tation de sa sainteté attirèrent bientôt près de lui une fouie de disciples qui bfttireot unmonastère auprès de son ermitage. 11 leui^,. donna une Règle ^ approuvée par Alexan^^ dre VI et confirmée par Jules IL Le nom da. saint fondateur se répandit en France avee^! le bruit de ses vertus. Louis XI, dangereusement malade , le fit venir auprès de luif espérant obtenir sa guérison par ses prières. Le saint exhorta ce prince à se préparer à la mort par le repentir. François éta* blit quelques maisons en France, et mourut

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dans l'une d'elles, à Plessîs-du-Parc, en 1507. Il fut canonisé en 1519 par Léon X.

FRANÇOIS DE SALES (Saint), né au chflteau de Sales, diocèse de Genève, en 1567, fit ses premières études à Paris, et son droit à Padoue. Il édifia ces deux villes par sa ■ piété aussi douce que tendre. D'abord avocat à Chambéry, puis prôvût d'Annecy, il devint évoque de Genève . après la mort de Claude Garnier, son oncle, en 1602. Il tra- . vailla avec zèle et avec un immense succès ï la conversion des calvinistes. Il institua , en 1610, l'ordre de la Visitation, dont la ba- Tonne de Chantai (sainte Jeanne-Françoise Frémiol) fut la première supérieure. Cette congrégation fut érigée en titre d'ordre et de religion par le Pape Paul V, en 1618. François avait refusé, sous Henri IV, un éTëbhé en France et la cdadjulorerie de Paris. U mourut le 28 décembre 1622, à Lyon, où l'avait appelé le duc de Savoie, qui devait voir Louis XIII. On a la Vie de saint François, écrite par Marsollier, en 2 vol. in- 12 ; et son Esprit par Le Camus, évëque de Belley, son inlimeami. Ses ouvrages ascétiques montrent ce qu'il était, une de ces Jlktaes tendres et sublimes, nées pour la -)inrtu et pour la piété, et destinées par le elel à inspirer l'une et l'aulre ; la candeur , foQCtidn qii'ils respirent les rend délicieux InAœe h ceux que les lectures de piélé ennuient le plus. Les principaui sont: 1° Introduction à la vie dévote ; — 2* Traité de l'amour de Dieu;— 3° LeHrw $pirituelles. Les œuvres de saint François ont été recueillies en 2 vol. in-fol.

FRANÇOIS DE BORGIA (Saint) .vice-roi de Catalogne , entra chez les Jésuites après la mort de sa femme , et en fut le troisième général, Il mourut à Rome en 1S72 ,' Sgé de soixante-deui ans. 11 fut canonisé en 1671 '

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ville, en 1K79, et n'avait que dix ans lorsque l'abbé deSenoues, Lignarius, son parent, le prit dans soii monastère, lui donna l'habit religieiix et le pli» îi la règle de Saint- Benoit, dans l'intention d'en faire son coadiuteur. Il fit ses éludes, avec succès, dans rtlniversilé de Ponl-à-Mousson. En 1603 , il

se rendit h Sai nt- Vannes , où il'.

par des vœux l'année suivante. On l'envoya professer la philosophie et la théologie à Saint-Michel. Rappelé à Saint-Vannes , il y fut maître des novices. Nornmé visiteur en 1609, prieur de Saint- Airy de Verdun , en 1612, il fut élu abbé de ce monastère quel-

3ue temps après. Enfin il devint président e la congrégation en 1622, et mourut i Saint -Airy, le 27 mars 1625. Ses ouvrages ascétiques sont : 1° Trétàr de perfection, etc.; Paris, 1615, h, vol. in-12; — 2* La Guide tpirituelte pour letnovices, ih\ti.,l&l&, in-12;

— 3' Le noviciat des Bénédictint, etc.; in-ia ;

— 4° Benouvellement tpirituel nécestaire aux Bénédictine ; — 5° Lei Exercices des novices;

— 6° Enseignement tiré de la règle.

FRATICELLES (petits-fhèbeb) . ~ Ce nom

fut donné, sur la tin du xiii* siècle, à des quêteurs vagabonds de différentes espèces. Les uns étaient â(-.s Franciscains qui sa séparèrent de leurs confrères dans le dessein, ou sous prétexte, de pratiquer dans toute la rigueur la pauvreté et les austérités commandées par. la règle dé leur fondateur; ils étaient couverts de haillons, ils quêtaient leur subsistance de porte en porte, ils diisaient que Jésus-Christ et les apAIres n'avaient rien possédé ni en propre, ni es commun; ils se donnaient pour les seuls Trais enfants de saint François. Les; autres étaient, non des religieux, mais des associés du tiers ordre que saint François avait institué pour les laïques. Parmi ces tertiaires.

par Clément X. On a de lui plusieurs ouvra- plusieurs voulurent imiter la pauvreté des ges de piété, traduites de 1 espagnol en la- ™ii"i'—- «• ■i»-"»"'!»"!'"""'*^,.^^™™-. «,.■• tin, Bruxelles, 1675, in-fol. "

FRANÇOIS-XAVIER (Saint);, surnommé VApôtre des Indes, naquit au château de Xavier , au pied des Pyrénées , en 1506. Il enseignait la philosophie au collège do Beau-' vais, a Paris, lorsqu'il connut saint Ignace de Loyola , le célèbre fondateur des Jésuites. II s'unit h lui, et fit vœu à Montmartre, en 153'*. En 1541, il s'embarqua à Lisbonne pour les Indes Orientales, en qualité de missionnaire. De Goa, nù il se uia d'«bord, il répandit U lubiière de l'Evangtle i Ualaca,' •u Japon, etc. Aprèsavoir 0|]éré une multitude incroyable de conversions, il mourut en 15S2, à l'âge de quarante-six ans, dans

religieux et demander l'aumdne comme eux ; on les nommait, en Italie, Bixochi, ou Bocaioli, ou BMacter*; comme ils se répandirent bientôt hors de l'Italie, on les nomma en France Béguinr, et en Allemagne Beggardi. Il ne faut pas pourtant les confondi'e avec les Béguins fiamands et les Béguines, dont l'origine et la conduite sont tiès-louables. {Voir Beqoards.)

Pour avoir une jnste opinion des Fraticelles, il faut savoir que très-peu de temps après la mort dé salut François, un grand nombre de Franciscains, trouvant leur règle trop austère, se relâchèrent en plusieurs points, en particulier sur le' vœu de pauvreté absolue, et ils obtinrent de Grégoire IX, en 1231, une bulle qui les autorisait. En 1245,

l'ilc de Sancian, à la vua-de la Chine, où il , , ,

Lrillait de porter la foi. Il fut canonisé en Innocent IV la confirma; il permit aux *622j)ar Grégoire XV. On a^e saint Fran-' Franéiscàins de posséder des fonds , sous

Îois-Xovier : 1" cinq livres d'EpUres ; PariSi 631, in-a- ; —S* un Cedéchisme; — 3° des Opuscules. Ces ouvrages respirent le zèle le plus animé, la piété la plus tendre, un jugement sûr et solide. Le P. Bouhours a écrit la Fiedn saint.

FRANÇOIS ( Dom Philippe), dont le vrai .nom était Philippe Collard, naquit à Lané-

condition qu'ils n en auraient que l'usage, et que la propriété en appartiendrait à l'élise romaine. Plusieurs autres Papes approuvarenl ce règlement dans la suite. ..

Mais il déplut à ceux d'entre ces religieux qui étaient le plus attachés à leur règle; ils voulurent continuer à l'observer dans toute la rigueur; on les nomma les spiritueUs,

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D'ASCETISME.

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ioaistous ne furent pas égalemeul modérés. Les uns, sans blâmer les Papes, sans se révolter coiilre les bulles, demandèrent la permission de pratiquer la règle, et surtout la Pauvreté dans toute la rigueur; plusieurs dpes > consentiient, et leur laissèrent la liberté de former des comuiunaulés parlicul:èreii. D'autres, moins dociles t't d'un caractère fanatique, déclamèrent non-seulement contre le relâchement de leurs ci)nfrèresj mais contre les Papes, contre l'Eglise romaine' et contre les évéques. Ils adoptèrent les rêveries qu'un certain abbé Juachim avait publiées dans un livre intitulé .Vl^vangile éternel, où il prédisait que l'Eglise allait être incessamment réformée, que le Saint-Esprit allait 'établir un nouveau règne plus tarfait que celui du Fils ou de Jésus-Christ, es Franciscains révoltés . s'appliquèrent celte prédictign, et prétendirent quu* saint François et ses Gdèles disciples .étaient les inslruraents dont Dieu voulait se servir pour opérer cette grande révolution.

Ce sont ces insensés que l'on nomme Fralîcellet. La plupart, très-ignorants, faisaient consister toute la perfection chrétienne dans la pauvreté cynique et dans ,1a mendicité dont ils faisaient profession. A celle erreur, ils en ajoutèrent encore d'autres, et l'on prétend que quelques-uns en vinrent jusqu'à nier 1 utilité des sacrements.' 11 est cunstant qu'un. grand nombre étaient des sujets vicieux, dégoûtés deleur élal, préfi^rant une vie vagabonde à la gène et b la régularité d'uue vie commune; aussi plusieurs donnèrent dans les plus grands désordres, et linîrent-par sposlasiur. Malheui eiisemeot , par la mauvaise police qui régnait' alors dans l'Europe entière, cette race libertine se per< pélua, causa du trouble dans l'Eglise, et donna de l'inquiétude aux souverains pontifes pendant plus de deux siècles. On fui oLiligé de poursuivre avec rigueur les Fralicelles à cause de leurs crimes, et d'en faire périr un grand nombre dans les supplices.

On a voulu persuader qu'au xiv' siècle on condamnait au feu les Fraliuelles pour leur opinion seule, et parce qu'ils soutenaient que Jésus-Christ et les apôtres n'avaient rien jiossôdéen propre; c'est une imposture.' On k'S punissait de leur conduite séditieuse. L'empereur -Louis de Bavière ne fut pas pluLàt brouillé avec le Pape Jean XXII, que les chefs des Fraticelles se réfugièrent auprès de lui, et continuèrent à outrager ce Pape pur des libelles violents. L'an 1328, ils se rangèrent du parti de Pierre de Corbière,* Franciscain, que l'eujpereur avait fait élire antipape, pour l'opposer à Jean XXIL Si donc ce Pape les poursuivit à ouirsDce, ce no fut pas pour de simples opinions.- ■

Quelques beaux esprits incrédules ont voulu jeter du ridicule sur le fond do la conleslalion; ils ont dit qu'elle consistait k savoir si ce que les Franciscains mangeaient leur appartenait en propre ou nom, et quelle devait ^ire la forme de leur capuchon. C'est une plaisanterie déplacée. Il s'agissait de savoir si ces religieux pouvaient, sans violer

la règle qu'ils avaient fait vœu d'observer, posséder quelque chose en propre 'ou en commun, et s'ils étaient obligés do conserver l'habit des pauvres, tel que saint François l'avait porté. Celle question n'aurait eu rien de ridicule si elle avait été traitée de |)art el d'autre avec plus de décence et de modération.

En effet, l'habit des Franciscains, qui nous

, parait aujourd'hui si bizarre, était dans l'ori- «ine celui des pauvres ouvriers de la Cala-

"bre, une simple tunique de gros drap qui descendait jusqu'au-dessous du genou, et qui était liée sur les reins par une corde ; un capuchon attaché h cetle tunique pour se parer la tète du soleil et de la pluie ;'il n'était pus possible d'Ctre vêtu plus' pauviement. On sait que dans les pa.ys chauds le peuple marche pieds nus, et il en. est de même dans nos campagnes pendant les chaleurs de l'été. Sur les côtes de l'Afrique, tout le vêlement d'un jeune homme du peuple consiste dans un morceau de toile carré, lié autour de son corps par une corde; l'habit du peuple de Tunis ressemble exactement Îour la forme h celui des Capucins. Dans la udée,les jeunes gens étaient velus coninie les jeunes Africains. {Marc. \iv, 51; Joan. xKi,7.)En Egypte, ils n'ont d'autre vêtcme&t avant l'âge de dix-huit ans, et les solilaire» de la Thébaïde ne couvraient que la nudité. Il en est de même dans les Indes, et c'est pour cela que les sages de ce pays ont été appelés Gumnosophiite», philosophes sans habits. Un y avait donc rien d'alTeclé, rien de bizarre dans celui de saint François. Les Franciscains mitigés voulurent en avoir un plus' propre, plus commode, un peu plus mondain : les spirituels ou rigides voulaient conserver celui de leur fondateur.

FRUITS DU SAINT-ESPRIT.— Yoy. Es-

PBlT-SàlNT.

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