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D*ASGET1S1IE.
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et habituelle I endurcissait les corps, et donnait une espace d*alrocité à tous les caractères.
• Quoi qu'il on soit* on abusa des flagellations volontaires. Vers Tan 1200, lorsque rilalie était déchirée par les factions des guelphes et des gibelins, et en proie à toutes sortes de désordres, un certain Reignier, Dominicain, s*avisa de prêcher les flagellations publiques comme un moyen d*apaiser Dieu. Il en persuada beaucoup, non-seulement parmi le peuple, mais dans tous les états : bientôt Ton vit à Pérouse, à Rome et dans toute Tltalie des processions de flagellants de tout âge et de tout sexe, se frappanjt cruellement en poussant des cris* affreux et regardant le ciel d'un air féroce et égaré, aSn d'obtenir miséricorde pour eux et pour les autres. Les premiers étaient sans doute des personnes innocentes et de bonnes mœurs; mais il se mêla bientôt parmi eux des gens de la lie du peuple dont plusieurs étaient infectés d'opinions absurdes et impies. Pour arrêter cette frénésie religieuse, les Papes condamnèrent ces flagellations publiques comme indécentes, contraires à fa loi de Dieu et aux bonnes mœurs.
Dans le siècle suivant, vers l'an 1318, lorsque la peste noire et autres calamités eurent désolé toute l'Europe, la fureur des flagellations recommença en Allemagne.
Ceux qui en furent saisis s'attroupaient, quittaient leurs demeures, parcouraient les bourgs et les villages, exhortaient à se flageller et en donnaient Texemple. lis enseignaient que la flagellation avait la vertu du baptême et des autres sacrements, qu oa obtenait par elle le pardon de ses fautes sans le secours des mérites de Jésus-Christ, que la loi qu'il avait donnée allait bientôt être abolie et faire place à une autre qui enjoindrait le baptême de sang sans lequel aucun Chrétien ne pourirait être sauvé. Ils causèrent des séditions, des meurtres, des
fûllages. Clément VU condamne cette secte, es inquisiteurs livrèrent au supplice ({uelques-uns de ces fanatiques, tes princes d'Allemagne se joignirent aux évêqiies pour îes exterminer. Gerson écrivit contre eux, et le roi Philippe de Valois les empêcha de pénétrer en France. Au commencement du XV* siècle, on vit renaître en Misnie, dans la Thuringe et la Basse-Saxe, des flagellants entêtés des mêmes erreurs que les précédents. Us rejetaient les sacrements et toutes les pratiques du culte extérieur, fondaient leurs espérances de salut sur la foi et la flagellation, disaient que pour être sauvés c'est assez de croire ce qui est contenu dans le syinbole des Apôtres, de réciter l'oraison dominicale et ia salutation angelique, et de se fustiger de temps en temps pour expier les fautes commises. (Mosheim, Bist. eccUs. du xy* siècle^ ii* part., c. 5.) L'inquisition en fit arrêter un grand nombre, on en brûla une cenlaine, pour intimider ceux qui seraient tentés de les imiter et de renouveler les anciens désordres.
i>lCTt#Mll. d'A9Ç£tI811E. !•
!En Italie, en Espagne, en Allemagne, il y a encore des confréries do pénitents cfui usent de la flagellation, mais ils n'ont rien dé commun avec les flagellants fanatiques dont on vient de parier. Lorsque cette pratique de pénitence est inspirée par un regret sincère d'avoir péché, et pour apaiser la justice divine, elle est louable; mais lorsqu'elle se fait eu public, il est dangereux qu'elle ne dégénère. en un pur spectacle, et ne contribue en rien à la correction des mœurs. 11 y a d'autres moyens de se mortifier. L'abstinence, le jeûne, la
f)rivation des plaisirs, les veilles, le travail, e silence, le cilice, paraissent des mortifications préférables aux flagellations.
Le P. Gretser, Jésuite, en avait pris la défense dans son livre De sponSanea dwiplinarum seu flagellorum cruce^ imprimé à Cologne en 1600. En 1700, l'abbé Boileau, docteur de la Sorbonne et chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris, les attaqua ; mais son Histoire des flagellations scandalisa le public par des récits et des réflexions indécents. Thiers fit la critique de cette histoire avec peu de succès; sa réfutation est faible et ennuyeuse.
FLAGELLATION. — Voy. Mortification.
FOI {Vertu). — L'Apôtre définit la foi la substance des choses que nous devons espérer f c'est-à-dire le fondement de l'espérance, la conviction entière des choses que Von ne voie point {Heàrj^m^ 1} , la lumière qui nous incline habflHement à croire aux vérités obscures révélées par Dieu. La foi est une vertu théologique, divinement infuse, par laquelle nous croyons fermement, à cause de la vérité divine, à tout ce que Dieu nous a révélé et qu'il nous a proposé par son Eglise, que ces révélations soient écrites ou non.
Il nous faut donc croire, comme vérités révélées par Dieuj, toutes celles qui nous sont proposées à croire par notre sainte mère, l'Eglise catholique romaine, qui est Tunique, épouse de Jésus-Christ et la colonne de la vérité ; et.il nous faut les croire, parce que c'est Dieu, la souveraine vérité, qui nous les a révélées. On peut sur ce sujet et sur les motifs de notre foi consulter les ascètes, qui ont traité cette matière, et entre autres Jean de Jésus Marie. {Inslruct. novit.^ c. 2.) .
' La foi, base des autres vertus et fondement de toute la vie chrétienne, sans laquelle personne ne peut plaire à Dieu, est la première vertu à la pratique de laquelkw nous devons nous appliquer de tous nos efforts, si nous voulons faire des progrès dans ia perfection. On le prouve :
I. Par l'Ecriture sainle. L'apôtre, exaltant la vertu de la foi, et là prouvant par l'exemple des saints de l'Ancien Testament, dit : Les saintSf par la /bî, ont vaincu les royaurnes^ ont accompli les devoirs de la justice et ont reçu l'effet des promesses. [Hebr. xi, 33.) Saint Thomas prouve que ces merveilles ont été spirituellement accomplies par les saintS|
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qui par la foi ont vaincu le démon, la chair et le monde avec ses royaumes. « Personne, en effet, ne peut mépriser les choses présentes, sinon aans Tespoir des hiens futurs : c'est principalement par le mépris que Ton triomphe du monde; et comme c'est la foi qui nous montre les choses invisibles, en vue desquelles on méprise le monde, il en résulte que c'est notre foi qui nous fait vaincre le monde. » {Lect. 7.) Nous trouvons encore dans Mansi {Biblioth. mor,, tr. 22, dise. 3) de nombreux éloges de la foi, tirés de l'Ecriture sainte.
il. Par les saints Pères. « La foi, dit saint Jean Chrysoslome, est l'origine de la justice, la source de la sainteté, le principe de la dévotion, le fondement de la religion. Sans elle on ne peut rien faire de méritoire aux yeux du Seigneur; sans elle, personne ne peut atteindre au faîte de la perfection. Toutes les fois que l'homme est animé de cette foi, et qu'il consolide ainsi Talliance conclue entre Dieu et lui, il proclame qu'il croit en Dieu, etDieu lui accorde lin gage de l'Esprit saint. » (Hom.y de fide.) Saint Thomas de Villeneuve dit aussi, en parlant de la foi : « C'est elle qui fait rejeter aux Chrétiens la mollesse, renoncer h tout plaisir, souffrir et affronter les peines et les fatii^ues. C'est la foi qui met un frein aux désirs (Jé[)ravés, qui contraint les appétits déréglés, qui opaise les mouvements altiers du cœur, qui attaque le vice et cultive la vertu; c'est elle qui foule aux pieds le luxe et l'ii^i^nce, qui fait supporter le malheur, gui r9[R le courage dans l'adversité et qui empêche de s'onor-
Sueillir dans la prospérité; enûn il n'est rien e difficile et de pénible que n'affronte pour Dieu celui qui croit en lui avec une foi vive. » (Serm, in oct, Paschœ.) Remarquons ces mots, avec une foi vive; car une foi morte, oisive, une foi qui n'est pas agissante et que n'accompagnent ni res()érance ûi la charité, est sans aucune efficacité , selon le concile de Trente (sess.vi, c. 7). Le môme concile nous enseigne encore (c. 10) que les autres vertus, jointes aux œuvres, n'ont d'utilité ni pour la première juslitication, ni pour l'accroître en nous, sans la coopération de la foi par les bonnes œuvres. Les saints Pères nous ont tous représenté la foi comme la racine et la cause, comme le fondement de tout le salut de l'homme. Aussi l'Apôtre a pu dire avec raison : Le juste qui m'appartient vivra de la foi. [Hebr. x, 38.]
UL Parla raison. Car, selon saint Thomas (2-2, q. 7, art. 82, et q. 8, a. 1, 7, 8), le principal effet de la foi est de purifier le cœur : Purifiant leurs cœurs par lafoi(Act. xv, 9); ensuite la foi se fortifie du don delintelligence, par lequel le Saint-Esprit nous pousse à mieux pénétrer les choses de la foi et à demeurer plus fermenient attaché à Dieu ; d'ailleurs à ce don, à cette foi, ainsi fortiûée, correspond, comme nous l'avons dit, la pureté du cœur, qui est une des huit béatitudes. EnGn, comme le remarque Rossignoli (\. m Christ, perf,, c. 4), la foi, au deçré parfait, provoque h l'exercice de toutes les
vertus et actions héroïques qu'il est au pouvoir de l'homme de faire , telles que surtout le mépris du monde et le renonceiAent parfait aux richesses et à toutes les choses de la terre.
La foi, dans le degré parfait et héroiquey peut se reconnaître par la profession extérieure de ceux qui croient de cœur, c'est-àdire par l'observation des préceptes, par la Êrière, par la soumission aux volontés de )ieu, à l'Eglise catholique et au Pontife romain son chef visible, en tout ce qu'il faut croire et faire pour le salut éteruel; par l'extension de la foi, ou du moins par le désir de cette extension-; par la crainte de Dieu, par le culte de Dieu et des saints; par l'horreur du péché et par le repentir des fautes commises; par la patience à souffrir l'adversité, par la joie dans les bonnes œuvres, par des sentiments d'humilité et d'abjection sur soi-même; enûn par lo martyre et les autres souffrances et persécutions endurées pour la foi. De même l'habitude héroïque de la foi se reconnaît à ces mêmes actions, quand elles sont fréquemment répétées, quand elles sont faites avec empressement, facilité et plaisir; quand elles se produisent au milieu de circonstances telles que, pour les accomplir, il faille surmonter des obstacles et s'élever au-dessus de la n^anière d'agir habituelle des hommes , même des hommes de bien. Ces actions réclament le concours d'un don du Saint-Esprit; celui de l'intelligence. 11 est dit en effet : Je vou$ donnerai rintelligence; je vous enseignerQi la voie par laquelle vous devez marcher; etj'ar^ réterai mes yeux sur vous. (Ps. xxxi, 8.)
Les actes qui font entrer la foi dans l'âme dU Chrétien, sont :
1" De rendre chacjue jour grâces à Dieu pour le bienfait de notre vocation à la foi catholique, et de le prier en même temps qu'il daigne nous conserver toujours dans la véritable foi, jusqu'à la mort.
2° De répéter chaque jour, avec une attention réfléchie, le symbole des apôtres, et de croire très-fermement, à cause de la véracité infinie de Dieu, tous les mystères renfermés dans le symbole, et tout ce que TEgiise catholique romaine nous propose à croire.
3"" De se rappeler souvent que chacun doit, avec la grâce de Dieu, préférer mourir, tout perdre et tout souffrir ici-bas, plutôt que de renier ou d'abandonner la foi catholique romaine. Celui ^ui m'aura renié devant les hommeSf moi aussi je le renierai devant mon Père. {Matth. x, 33.)
4" D'avoir souvent à l'esprit et de reconnaître la faiblesse, l'ignorance et les erreurs de notre intelligence et de notre jugemen. propre ; de nous rappeler combien de fois il nous a déjà trompés, et que par conséquent il vaut mieux, pour nous, enchaîner notie intelligence et liotre jugement, nous soumettre à la foi chrétienne, et croire simplement tout ce que Dieu nous a révélé, lui qui est Tomniscience, qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper; et cela avec une
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D'ASCETISME.
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pieuse affection de volonté envers Dieu, c'est-à-dire avec amour pour Dieu , avec une vénération et une confiance toutes filiales envers lui, avec la plus profonde estime pour sa divine omniscience, pour sa sagesse et sa bonté, avec le respect le plus humble pour ses jugements divins.
5*" De nous rappeler souvent que Dieu est Tèlre infiniment parfait et que nous ne pouvons avoir qu'une perfection limitée et au'une bien faible intelligence ; que ses ivins mystères, ses jugements et ses œuvres sont donc impénétrables et incompréhensibles pour nous, et que nous devons y soumettre notre intelligence, en nous écriant avec l'Apôtre : O profondeur des trésors delà sagesse et de la science de Dieu I Que ses jugements sont incompréhensibles et ses voies tmpénétrables 1 {Rom. xi, 33.)
6** De ne pas discuter avec le démon qui nous tente sur les articles de foi, mais de croire simplement tout ce que croit notre sainte mère TKglise catholique romaine, de vivre dans celte foi, et de vouloir mourir pour elle, avec la srâce de Dieu.
Exerçons-nous donc à pratiquer la foi, non pas d'une manière quelconaue, mais dans le degré parfait et héroïque. Soyons forts dans la foi. (IPetr. v, 9.) Et pour y arriver, faisons cette prière : Seigneur^ augmentez en nous la foi. {Luc. XVII, 5). La foi en effet peut être, comme la charité, plus ou moins parfaite, selon la remarque de saint Thomas ( 2-2, q. 5 , a. 4) , c'est-à-dire de tout notre cœur {Act. viii, 37), non-seulement en n'admettant pas la crainte, mais en s'attachant aux vérités révélées d'une manière de |3lu8 en plus parfaite, tant intensive qu'extensive. On connaît avec la certitude de l'expérience toute la différence qui sépare les Chrétiens parfaits des imparfaits» bien que tous se glorifient de leur foi et répètent présomptueusèment avec saint Pierre : Quand même il me faudrait mourir avec vous Je ne vous renierais point. {Matlh. xxvi, 35.) Mais il esta craindre que les imparfaits ne viennent à succomber facilement quand il s'agit de prouver leur foi; un très-grand nombre font défaut par les œuvres, et vivent comme s'ils ne croyaient pas. Les parfaits , au contraire, montrent en agissant que leur foi est véritable, puisqu'elle peut produire tant d'œuvres saintes. Aussi s'efforcent-ils avant tout de se perfectionner dans la foi,atin de faire des progrès dans toutes les autres vertus et d'arriver ainsi à la perfection. {Voy. Espéraiigb«1
L Le airecteur doit prendre garde de tomber dans l'erreur au sujet de la foi de certains pénitents» et de les croire entièremeni privés de cette vertu théologique, lorsqu'ils en sont remplis. Car il n'est point rare de trouver de ces âmes vertueuses et avides de leur perfection, qui sont tourmentées par de violentes tentations contre la foi. Dieu le permettant ainsi pour enraciner plus profondément en elles cette vertu. De même, en effet» que l'on fortilie davantage une citadelle et qu'on s'efforce de la rendre inexpugnable du côté où les ennemis diri-
gent leur attaque ,^ de même les âmes pieuses, par une généreuse résistance aux assauts de Tennemi tentateur, deviennent plus fortes dans les vertus par où le démon les allar|ue avec plus de violence. Voilà pourquoi on rencontre tant d'âmes timorées qui sont tellement tourmentées par des tentations contre la foi, qu'il leur semble, nonseulement hors de 1 oraison, mais pendant l'oraison même, qu'il n'y a point de Dieu, point de ciel ni d'enfer, et que les vérités catholiques ne sont que des impostures ou les rêves de cerveaux malades. Saint Jean Chrysostome compare ces sortes d'âmes à un vaisseau battu par ia tempête sur une mer orageuse et qui toutefois, avec le secours de l'ancre, se maintient en sûreté. « De même, dit-il, que l'ancre tient en sûreté et soutient au milieu de la mer un vaisseau asité par un vent impétueux et battu par des vagues furieuses , de même» lorsque notre barque est agitée par des pensées étrangères, la foi vient la délivrer d'un naufrage imminent, et la conduit au port tranquille d'une adhésion certaine à la vérité. » (Hom. sur ces paroles: Habbmtbs
AUTEM EUMDEM SPIRITUM.j
IL Pour obtenir un discernement vrai do ces sortes d'esprits, le directeur doit examiner si les pensées qui inquiètent son pénitent ont pris leur source da:ns quelque faute ; s'il ne repousse pas les doutes qui s*élèvent dans son esprit» mais pluldt sy arrête et n'y ^pose qu un esprit cnancelant et incertain, wr dans ce cas il commettrait un péché grave d'infidélité, puisqu'il n'ajouterait point une ferme foi à la parole divine. Le directeur doit donc le ramener à la vérité» et lui rappeler celte sentence de saint Augustin: « Dans l^es choses merveilleuses» la souveraine raison de croire est U toute-puissance du Créateur » ( Lib. xxi De civ. Deiy c. 7)» et celte autre du même Père: « Reconnaissons que Dieu peut des choses dont nous devons avouer l'incom-
Eréhensibililé pour nous. » [Ibid ). On fera ien aussi de rappeler ce qui est arrivé à ce grand docteur : ayant aperçu sur le rivage de la mer un enfant, qui, un petit vase d'argent à la main, s'efforçait de transporter les eaux immenses de la mer en un trou qu'il avait pratiqué dans le sable, il se prit à en rire; mais 1 enfant lui répondit que ce trou si petit contiendrait plus facilement toute la mer, que l'intelligenGe bornée d'Augustin ne comprendrait le sublime mystère de la très-sainte Trinité. Le directeur enjoindra donc à son pénitent de ne jamais s'arrêter à ces pensées contre la foi» de ne point oublier que les œuvres de Dieu sont bien au-dessus de notre portée ; et de raffermir sa foi chancelante par une adhésion ferme aux vérités révélées.
UL Mais si le directeur remarque que son pénitent ne donne aucune occasion à ces tentations contre la foi, mais au contraire qu'elles s^élèvenl en lui contre sa volonté» et qu'il en éprouve une grande peine, uriegfande affliction dans;le cœur, il n'y a là aucun sujet
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. de craihte, puisque cette peine qu'il éprouve . est un signe évident que sa volonté est bien . d'y consentir, et que non-seulement il n'a- ; dhère point à ces lenlalious, mais qu'il en [ a plutôt horreur. En ce cas, les pensées de doute qui le tourmentent sur la loi ne sont .' que. des tentations du démon que Dieu per- . met pour enraciner en lui cette vertu plus ' profondément. 11 faut lui conseiller seule- ' ment, de mépriser ces pièges du démon, l et de ne pas s'en inquiéter plus qu'on ne ' s'inquiéterait des folies d'un aliène , à qui \ on tourne le dos sans faire la moindre atten- * tioîi à ce qu'il dit. On ne saurait croire .combien ce mépris déplaît à l'orgueilleux . tentateur, et combien ce procédé est puissant pour lé mettre aussitôt en fuite. Mais [ si le pénitent se sentait pressé, serré de près '^ par une tentation" extrêmement violente, il pourrait lui résister en s'armant d'un acte
La force a deui fonctions. La première consiste à nous faire supporter les maux et les peines. Voici comment l'explique le Docteur angélique : « Il faut appeler force d'âme cellequi retient la volonté de Thomme dans le bien de la raison malgré les plus grands maux; c'est de cette force que parlait Jésùs-Christ on disant : ^e craignez point ceux'qui tuent te corps et qui ne peuvent tuer lame; mais craignez plutôt celui qui peut perdre dans l'enfer et lecorpset rame. {Matth. X, 28.) La seconde fonction consiste à braver, à affronter les dangers eux-mêmes.
C'est ainsi que David, fort du nom de son .Dieu, a marché contre le géant Goliath. » A ce sujet saint Thomas remarque que cotte fonction de la force est souvent accompagnée d'une apparence de colère, qui est plutôt l'esclave, pour ainsi dire, que la maîtresse de la force. « Le fort, dit-il, dans ses
'.de foi igéiiéfal sur les vérités i*évélées de actes, prend une colère modérée, mais non
'^ Dieu, sans en venir au mystère particulier ^une. colère inimodérée.' »* (2-2, q. ' 123,
r sûr lequel' il éprouve la tenta'tiôn: car il se- 'a. 10.)
j fait dangereux d'approfondir, sur le moment La vertu de la force fait naître dans
j* même, l'àrticle^de foi qui fait l'pbiet de la 'tcntation.;ilais' le directeur s'attachera sur-
** tout à foi*tifier le pénitent contre ceis sortes
^ de combats, en lui représentant' la nécessité
' où est l'âme d'éprouver une foule de tenta-
' tidns^èi en. particulier' celle dont il s'agit,
y^ayâht, d'arriver' à* un * certain degré de perfection :, car par ces épreuves involontaires
' l*à vertu de la roi devient plus ferme, et donne
l'homme chrétien d'àUtrès vertus morales très-brillanlès, qui'en sont en quelque sorte les filles, ou lés parties intégrantes^ comme disent lès philosophes. En ' voici l'explication. La force ayant surtout pour ; objet de surmonter les difficultés qui nous empêchent de faire le bien, renferme en elle-même selon la diversité des circonstances, diverses variétés d'elle-
, à la vie^spiritùelle un plus solide fondement, même que l'on appelle ses filles. Ainsi • Si donc le directeur réncoStré des âmes rencontre-t-on quelque difficulté, résultant
^violemment agitées par'des 'pensées contre ' la foi, Mr lés avertira qu'un homme jspirituel "ne [ieut pas être longtemps en cètte'vie'sans '' éprouver quelque tentation. Parce que vous ' étiez agréable à Dieu, disait l'ange a Tobie, " il à été nécessaire qiie la tentation vous éproù^ * vàt: (To6. XII, 13.) Or, s'il est nécessaire
de la nature même et de la grandeur dé l'action? On lui oppose la magnanimité^ 'cette vertu qui incline aux actions grandes et héroïques. La difficulté vient-elle d'une grande quantité d'argçnt, nécessaire [ à la perfection de l'œuvre, par exemple,* pour la construction d'une église? on lui oppose la
d'éprouvôr quelque tentation, il convient de munificence qui incline à faire exlérièure-
*"' . . * • ment de grandes œuvres par des dépenses
publiques et considérables. Vient-elle de la crainte et de l'anxiété intérieure, tou-
recevoir en paix celle que Dieu lui-même ' nous envoie. Maison même temps il faut 'rassurer le pénitent en'Iui répétant qu'on
* ne commet jamais dé péché gi^ave, tant que ] l'bn résisté ; de cette manière, il prendra [ plus d'assurance, et méprisera ces tentations ' avec une certaine grandeur d'âme.
' ' FORtÈ [Vertu): -^ La force est une verlii ' cai^dinalë gu'oii peut définir ainsi : une -''vertu morale perfectionnant' l'homme, pour \ l'affermir dan^ l'ordre de la raison humaine *' et de la loi'-diTiiiey en lui faisant repousser ' tout ce qui peut détruire cet ordre.
* La force chrétienne peut être prise en " double acception, largement et strictement. ' Dans son acception la plus large, elle em- ' bràsëe: toutes les vertus : aussi, dit saint ^ ProsperJ « on doit entendre par force d'âme
* non-seulement celle qui reste inébranlable, ' majoré toutes les afflictions dont elle est
assaiflie, mais encore celle qui jamais ne laisse prendre aux charmes séducteurs
chant l'issue de l'œuvre? on lui opposé/a paix du cœur et la sécurité de rdmefCeiie vertu qui nous conduit à faire les plus grandes choses avec joie et plaisir, avec une constance qui ne sedément jamais. Vient-elle de la multitude et de la qualité des maux à souffrir dans l'exécution de l'œuvre, on lui oppose la patience^ cette vertu qui nous fait supporter tous les maux avec une courageuse tranquillité. Vient-elle de la longueur du teiOQps, on lui oppose la /on^antmt//, cette vertu qui nous fortifie dans l'attente. Vient elle de la continuation même de l'œuvre, on lui oppose la persévérance ^ cette vertu qui nous invite à persister malgré les peines et lès difficultés de l'entreprise. Vient-elle enfin de l'instabilité du cœur humain f on lui oppose la constance^ vertu qui donne de la force et de la fermeté à la légè-
se
^ des plaisirs. » (L. m, c. 20). Dans son accep- reté do notre caractère.
* tion plus étroite, elle constitue une vertu Les degrés de la force sont :
* cardinale particulière, et se définit comme 1" De vaincre V esprit ^ de réprimer la colère^
* i)0us l'avons fait ci-des5us, et de mépriser les plaisirs. Saint Ambroise
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définit. ainsi ce degré : « Il est yéritableraent fori,^celui qui se vainc lui-même, qui re-. tient- sa colère, ne se laisse amollir par au*, cun attrait séducteur, ne se trouble pas dans , l'adversité, ne s'élève pas dans la prospérité, et ne se laisse pas entraîner à tout vent. » {Deoff'.,c. 36.) r
2", D'exposer sa vie au danger ^ pourlehien spirituel et corporel, du p/ôcAatn,\seIon ces paroles de Jésus-Christ : La plus' grande preuve de charité est de donner sa vie pour ses amisl [Joan, xv.)
3** De désirer vivement le martyre d'esprit et^ de cœury h l'exemple de saint Ignace, martyr,' qui,' condamné aux bétes, écrivait aux Romains :,« Puissé-je jouir des botes qui m'attendent I.;, Si elles ne veulent venir, je' leur ferai violence:, je me jetterai moi-même dans leur gueule pour être dévoré. »
•. i^" De supporter avec courage et patience les plus grands maux et la mort méme^ si elle se présentait tout à coup et à l'impro-^ viste. ' • " •■■■-;.. î
5** Enfin, et c'est là le degré héroïque, de souffrir ces maux et la mort avec une joie réelle et sincère^ à l'exemple des apôtres, dont il est écrit : Ils sortaient du conseil toui^remplis de joie^ parce qu'ils avaient été jugJs dignes de'sôuffrxr des opprobres pour le nom de Jésus, {Act. y j kl,)
Les défauts contraires à la force sont : 1" la timiditéy qui est la fuite des naaux auxquels chajcun peut et doit s'exposer en temps et lièii ;.'2" Vintimidilé {intimiditas), qui est le défaut d'une * crainte juste et raisotinable ; 3** l'audace, qui consiste à s'exposer témérairement au danger. Le premier de ces défauts est^cëlui des\hoïi)mes qui ne craignent que ceux qui tuent le corps; le/secpnd est celui des hommes qui ne craignent pas ceux qui peuvent précipiter l'âme dans l'enfer ; le troisième consiste à rechercher le danger avec une témérité présomptueuse.
La force est nécessaire a quiconque veut progresser dans la perfection chrétienne.'
L L'Ecriture sainte nous y exhorte. Ayez bon courage ; le temps approche auquel Dieu doit vous guérir. {Tob. v, 13.) Je vous'chérirai^ Seigneur y vous qui êtes ma force : le Seigneur est mon appui, mon refuge et mon libérateur. (P5. xvii,'i.) Quand même je marcherais au milieu de l'ombre de la mort, je ne craindrais point le mal, parce que vous êtes avec moi. {Ps. XXII, 4.) Qui nous séparera de la charité de Jésus-Christ? Sera-ce l'affliction ou les déplaisirs?,,. Carjesuis assuré que ni Imti^riy ni la vie..., ni aucune créature ne pourra jamais nous séparer de l'amour de Dieu, qui est en JémS'Christ Notre^Seigneùr. (Rom. ym^ 35, 38 et 39.)
II. Les saintsPères nous le recommandent: a La force des justes est différente de celle des réprouvés. La force des justes, en effet, consiste à vaincre la chair, à contredire leurs propres volontés, à étouffer les jouissances de la vie présente, à aimer le malheur en vue des étemelles récompenses, à mépriser les charmes de la prospérité, à surmonter dans son cœur la crainic de l'ad-
versité. Au contraire, la force passagère des, méchants consiste à s'endurcir insensible-' ment contre les châtiments du Créateur, à ne pas .cesser, même dans radversité,:d*air. mer les choses .temporelles, à rechercher là] vaine gloire même au .péril de la vie, à persécuter et combattre les gens dé bien , nonseulement par leurs discours et leur. conduite, mais encore par la violence ;. à placer en eux-mêmes leurs espérances, à commettre l'iniquité chaoue jour. ». /Saint. Grégoirb, * 1. vu Mor., c. 9.) Saint Ambroise,. louant la force de Job, montre, en ces termes, la. nécessité de celte vertu.:. «La vertu du. saint homme Job. a'-t-elle succombé ?, le vice s'esU il glissé dans son. cœur? Comment, a-t-il supporté la douleur du froid, de la faim, de la maladie?... Les discours offensants des trois rois et les outrages de ses serviteurs ont-ils excité sa colère?... Qui donc a été aussi fort quelesaint homrae Job? » (L. i Off.^ c. 3.) En .voici .la raison. La voie de la, perfection est hérissée .d'obstacles et de difficultés de toute nature, pénibles et souvent douloureuses pour la chair; car ceux qui. veulent vivre pieusement, en Jésus-Chcist souffriront la persécution. La force est: dono^ nécessaire à ceux qui progressent dans cette ^ voie pour triompher de tous ces obstacles.* Soyons .donc. intrépides à combattre Tan* tique serpent, et.nous recevrons Je royaume éternel. Affrontons les difficultés, quand Bieû, ou l'obéissance,, ou la nécessité, ou la charité envers le prochain, ou la gloire.de Dieu, ou la défense de la foi, ou notre propre salut, nous appellent à des œuvres oifficiles de vertu, et croyons que nous pouvons tout en celui qui nous fortifie. (Phil. iv, 13.) Car Dieu est fidèle; il ne nous laissera pa$ tenter^ au-dessus de nos forces; mais.il nous fera tirer avantage deja t.entation même, afin que nous puissions persévérer. (/ Cor. x, 13.) tfe craignons pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l'âme; craignons plutôt celui qui peut perdre dans l'enfer le corps et rame. (Matth. X, 28.J Où sont les Domitien, les Maxiiîiièn,'les Dioctétien et les autres. tyrans qui tourmentaient autrefois si cruellement les martyrs ? ils ont senti le poids de la justice divine, après avoir paru aux yeux du monde satisfaits et redoutés, tandis que les saints martyrs triomphent couronnés dans le ciel. Conservons donc la patience en nos âmes, et soyons-y constants jusqu'à la mort» car celui-là sera sauvé, qui aura persévéré iusquà la fin. (Matth. x, 22.) c Et maintenant» mes frères, écrit saint Bernard, il ne me reste plus qu'à vous exhorter è la persévérance, qui seule mérite la gloire aux hommes et la couronne aux vertus. Sans la persévérance, point de victoire pour le combatlaut, point de palme pour le vainqueur.^ Elle entretient les forces, elle est la nour» rice du mérite et la médiatrice de la récompense ; sœur de la patience, fille de la constance et amie de la paix, elle est le nœud des amitiés, le lien de la concorde et le rempart du salut. Supprimez la persévéranee» plus do récompense pour la soumission» plm
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de reconnaissonce pour les bienfaits, plus de louanges pour la force. » (Ep. 129.)
I. Le directeur doit se garder de tomber dans rillusion, et de prendre le faux or pour de Tor véritable, en s'imaginant que tout esprit qui supporte avec intrépidité de grands maux possède dès lors la vertu de force. Car, comme le dit saint Grégoire, il y a une force qui est une vertu, et une force qui est un vice. Voici ses propres paroles : « Autre est la force des justes, autre est celle des réprouvés. La force des justes consiste à vaincre la chair, à résister à ses propres passions, à détruire l'amour des plaisirs do la vie présente, à aimer les incommodités et les afflictions de ce monde en vue des récom-
!)enses éternelles, à mépriser les avantages lalteurs de la prospérité, et à vaincre au fond du cœur la crainte de Tadversité. Mais la force des réprouvés est d*aimer et de rechercher sans cesse les choses qui passent , de se rendre insensibles, de s'endurcir contre les fléaux de Dieu ; d'être sans cesse tourmentés par l'amour des choses temporelles et par la crainte de l'adversité, de parvenir à une vaine gloire au danger même de la fie; de mettre le comble à l'iniquité, d'attaquer la vie des hommes vertueux, nonseulement par leurs paroles et leurs mauvais exemples, mais encore le fer à la main; de mettre en eux-mêmes toute leur confiance, et, enfin, d'entasser chaque jour, sans se lasser, crimes sur crimes.» (Mor.^ \. vu, c. 8.) Il est hors de doute, en eûfet» que les hommes mondains entreprennent souvent les choses les plus difficiles; mais parce que leurs entreprises ne sont pas bonnes en elles-mêmes et n'ont point un motif honnête, leur force est mauvaise et ouvre la voie de la perdition. Le directeur doit donc examiner quelle est la un que son pénitent se propose en embrassant àea choses difficiles et pénibles, et juger de là si sa force est digne de louange ou de blâme. Si le pénitententreprendavecfeuetsanscraintedes chosesépineusesetfortdifficiles,ouparamour pour Dieu, ou par un motif de vertu, ou par le désirde la béatitude éternelle, sa force est sainte et doit être honorée comme une haute vertu; mais s'il entreprend des choses aussi difficiles par un motif humain, dans un but terrestre et avec des intentions perverses, sa force est un vice. En ces sortes de cas, le directeur doit amener ses pénitents à diriger vers les choses célestes et divines celte force qu'ils prostituaient auparavant à des fins grossières et toutes terrestres. Si, avec la grAce de Dieu, il peut réussir, il les verra bientôt changer et devenir des saints, de criminels qulls étaien^ Si, par exemple, il •eu voit qui supportent avec courage et fermeté des adversités iiombreuses, dans un but mondain de vaino gloire, et qui pour ce Til motif sont prêts à exposer leur vie, il doit mettre tous ses soins à ce que ce sentiment de force soit employé à la gloire de Dieu ; et, s'il y parvient, bientôt il obtiendra de cet homme une vertu éminente. S'il en voit qui •ont tout entiers occupés i amasser trésors
sur trésors, et qui, pour un gain soroide, consument misérablement leur vie au sein 'de mille tribulations, le directeur s'efforcera de changer cet amour effréné des Hehesses en une charité active pour le soulagement des pauvres et un zèle ardent pour la maieste du culte divin; et il verra oientôt briller en eux une piété profonde. De même, s'il on trouve qui, se livrant h une étude opiniâtre, se fatiguent le cerveau pour quelque motif terrestre, et qu'il puisse diriger ces travaux pénibles vers un but d'intérêt pour le prochain et d'utilité pour l'Eglise, il sancliflera cette ardeur pour l'étude et en fera une vertu. De môme encore, s'il oblienlde ces courtisans (]ui passent de longs jours dans les antichambres des rois pour en solliciter quelque faveur, qu'ils mettent désormais leur empressement à passer leur temps dans la maison de Dieu, au pied des autels, pour obtenir les faveurs du Roi des rois , il fera de leur constante patience, de leur persévérante assiduité, une vertu profonde, une piété infatigable. De cette manière, cette force vicieuse deviendra une vertu éminente, et ce oui était abominable aux yeux de Dieu seia désormais agréable à sa divine majesté.
IL Le propre de la vertu de force, quand elle s'applique à repousser les maux graves, est de les attaquer avec hardiesse jusque dans les causes qui les produisent ; de sorte toutefois que cette hardiesse est modérée par la force : car, si elle n'a plus le frein de la force pour la diriger, celte hardiesse dégénérera en une véritable témérité. « La force, dit saint Thomas, modère la hardiesse qui s attaque audacieusement à des choses effrayantes dans l'espoir de quelque bien. » (2-2, q. 141, art. 3.) Nous lisons dans le 1" livre des Machabées^ que Joseph et Azarie, en apprenant les glorieuses victoires de Judas, de Jonathas et de Siméon, se sentirent animés d'un vif désir de moissonner autant de gloire, et s^élancèrent sur le champ de bataille. Mais le peuple fut frappé d'une grande plaie, parce que ces guerriers nVcoutirent plus la voix de Judas el de ses frères, dans la pensée ^uils feraient des prodiges de valeur. — Aussi bien, ajoute le texte sacré, ils n'étaient point de la race de ces héros qui furent le salut d'Israël, Leur courage ne lut donc qu'une véritable témérité, parce qu'ils ne le modérèrent point selon les lois de la prudence. Et au lieu de cueillir des lauriers, ils ne moissonnèrent que la honte pour eux et pour le peuple.
Le directeur rencontrera des pénitents qui, dans leurs différentes entreprises, paraîtront doués d'une force et d'un courage héroïques , parce qu'ils n'aspirent qu'à ce qu'il y a de difficile, bien que souvent ils ne connaissent nullement les règles de la prudence et de la modération. Il rencontrera des femmes qui, au récit des communautés religieuses, que certainessaintes ont fondées, et des règles rigoureuses et sévères qu'elles leur ont données, conçoivent le désir ardent de les imiter. Il rencontrera enfm de ces hommes qui voudraient entreprendre do