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il aurait pu briller par ses talents, pour s'enfermer dans un monastère. Il fut ordonné prêtre à Rome en 500, et évoque de Ruspe, en Afrique, en 508. Son zèle contre Tarianisnie déplut à Trasimond , roi des Vandales,
3ui Texila en Sardaigne. Hildéric, successeur e Trasimond, le rappela en 523. Pendant
son exil, saint Fulgence ayait^composé plusieurs ouvrages de piété, publiés en 1684, in-4% h Paris, par le P. Sirmond. Le principal livre du saint évèque est son Traité de la prédestination de la grâce. Il mourut en 533.
GABRIELLE DE BOURBON, fille de Louis I", de Bourbon, comte de Montpcnsier, épousa, en 1^5, Louis de la Trémouille, tué à la bataille de Pavie, en 1525. Elle mourut au châtQau de Thouars, en Poitou, en décembre 1516. On a d'elle plusieurs ouvrages de piété, et, entre autres : V Vinstruction des jeunes pucelles; — 2' Le temple du Saint- Esprit; — 3° Le voyage du pénitent; — 4° Les contemplations de l âme dévote, etc. Gabrieile avait autant de vertu que d^esprit.
GÉRARD LE GRAND, célèbre par ses vertus, ses écrits et ses sermons, naauil à peventer en 1340, et mourut en 1384, à .■'■"Quarante-quatre ans. Il institua les Clercs ré- . .|bliers, appelés les Frères de la vie commune. V II donna pour directeur à ses disciples Floîfent Radewyns, de Devenler, qui a été le iuattre spirituel de Thomas A'Kempis, Nous avons de Gérard plusieurs ouvrages de piété, dont quelques-uns sont imprimés parmi les œuvres de-^TIiomas A'Kempis.
GERSON (Jean), né dans un petit village du diocèse de Reims, devint chevalier de TEglise de Paris. 11 assista au concile de Constance, où il so distingua par plusieurs discours. Les amis de la vie contemplative trouvent on lui un maîlre qui leur otfre de bons et nombreux ouvrages. Ils s'adressent surtout aux religieux et aux directeurs des âmes. Voy. CataL
GERSON (De), Bénédictin de Verceil, auquel cerlainscritiques ont attribué l7mî7a/ion de Jésus-Christ.— Voy. Imitation. [Bibliog.)
GILDAS (Saint), surnommé le Sage, né a Dumbriton, en Ecosse, Tan 520, prêcha en Angleterre et en Irlande, et y rétablit la pureté de la foi et delà discipline. Il passa ensuite en France, et s'établit auprès de Vannes, où il bâtit le monastère de Rhuys. Il en fut abbé, et y mourut le 29 janvier 570 ou 581. II reste ae lui auelques canons de disci^ ' pUncy insérés dans le Spicilégs de dom Luc d'Achery, et uù Discours sur la ruine de la Grande-Bretagne^ dans ia Bibliothèque des fères.
2 GIRARD DE VILLETHÉRY (Jean), prêtre .IJfo Paris, mort en 1709, âgé de soixante-huit AnS| enricbit l'Eglise d*un grand nombre de Jlvres de piélé. Ses traités recueillis pour- "iiieDt composer un corps de morale prati- "due pour toutes les conditions et tous les mts. II appuie ce qu'il dit, non-seulement par les pnncipes de la raison, mais aussi ]»ar l'Ecriture sainte, par les Pères et par les tôilolles. Ses principaux ouvrage», sont :
1** Le véritable pénitent; — ^ Le chemin du ciel; — 3° La vie des vierges; — 4** Celle des gens mariés, des veuves, des religieux, des religieuses, des riches et des pauvres; — 5" La vie des saints; — 6° La vie des clercs; — T Traité de la vocation ; — 8" Le Chrétien étranger sur la terre ; — 9" Traité de la flatterie; — 10** Traité de la médisance; — 11° La vie de Jésus ^Christ dans VEucharistie; —i^" Le Chrétien dans la iribulation; — 13* Traité des églises et des temples; — 14." Traité du respect dû aux églises; — 15° La vie de saint Jean de Dieu; — 16° Traité des vertus théologales; — 17° La vie des justes.
GIRAUDEAU (Bonaventure), Jésuite, né à Saint-Vincent-sur-Jard, en Poitou, mourut en 1774, âgé de soixante-dix-sept ans, après avoir publié quelques ouvrages. On a de lui, entre autres, L'Evangile médité, 1774, 12 vol. in-12. Ce livre de piélé a eu du succès. GNOSIMAQUES. -- Certains hérétiaues, ui blâmaient les connaissances recherciîées es mystiques, la contemplation, les exercices de la vie spirituelle, furent nommés Y»ùi(TtiJLOLx,Qi f ennemis des connaissances. Ils voulaient que Ton se contentât do faire de bonnes œuvres, et aue Ton bannit la méditation et toute recherche jprofonde sur la doctrine et les mystères de la religion. Sous prétexte d'éviter les excès des faux mystiques ils tombaient dans Texcès contraire.
GNOSTICISME.. Il n'entre pa^ dans notre plan de faire l'histoire du gnosticisme, il nous sufQt de constater le faux mysticisme môle 5 toutes ses erreurs. La Divinité, selon le système religieux de Carpocratc, ne se manifeste pas dans le monde des sens, œuvre des esprits déchus. L'esprit, dégagé de toute influence terrestre, peut s'élever à la science de Dieu. Eviter tout contact avec les choses de la terre, renoncer à la religion et à la morale vulgaires, qui ne produisent qu'une simple légalité, mais qui ne iusliQent ni ne puriflent; telles sont les conditions pour revenir à l'union divine, par l'essor de la liberté et les efforts d'une vertu vraiment morale. Peu d'hommes arrivent à ce terme, comme Pylhagore, Platon et le Christ, dont les âmes, durant môme leur apparition tert^estre, étaient dans un rapport intime avec Dieu. Une vertu divine avait réveillé en eux la réminiscence de leur vie antérieure, et les avait rendus capables de s'élever au-dessus de l'horizon borné de la vie commune et d'arriver à l'adoration du vrai Dieu. Tous les hommes du reste ont la môme destination.
GOU