Un bon supérieur n'est qu'un honoré serviteur
La sûreté du bon gouvernement rtligieux d'après Godinez. — I. Après la prudence, la principale vertu du supérieur est la patience, avec laquelle il supporte et ses propres mélancolies et les inepties des autres : les autres vertus sont nécessaires seulement de temps en temps, mais c'est è toute heure qu'on a besoin de celle-ci, en toute action, *en toute occasion ; surtout ii un supérieur a besoin d'être en familiarité avec ses ennemis, de traiter avec eux avec un visage serein et avec boime grâce.
II. Rien ne répugne è un ordre réformé comme le vice non réprimé, et non convenablement puni, et la vertu restant sans estime et sans récompense; surtout si le vice autorisé par l'exemple des anciens est continuellement en opposition avec l'ordre.
III. Un vice qui relâche considérablement les liens de la religion c'est le défaut de pauvreté, qui s'introduit par les permissions
f générales de recevoir et de donner. Cedéaut attaque la vie reli^euse par la base et la fait crouler tout entière.
IV. Les dignités et les honneurs ne changent pas les hommes, mais elles montrent ee.qulis étaient intérieurement : tel qui paraissait un sujet circonspect, s'il n'a pas un esprit vigoureux, paraîtra inepte; un autre paraissait, un sujet au jugement faible, parce que son esprit manquant de matière à s'exercer, n'était point connu. Enfin, étant simple religieux, on pouvait avoir les qualités or-
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