‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 135 sur 186 · LEN · texte numérisé non relu

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cpngré^tion d'exccUenls règlements. Lo l^ape Eugène IV le nomma évoque et premier patriarche de Venise en li^51. 11 mourut, en ihS&f à soixante^uatorze ans, après avoir gouverné son diocèse avec sagesse. On a de lui plusieurs Ouvrages de piéléj infol., Venise, 1755.

LÉANDRE (Saint), ûls d'un gouverneur de Carthagène, embrassa d*abord la vie mo naslique, et devint ensuite évéque de Se- ▼illOit où il célébra un concile en 590. Il travailla avec beaucoup de zèle à la conversion des ariens de son diocèse, se distingua au concile de Tolède en 589, et mourut en 601. Saint Grégoire le Grand lui dédia ses Morales sur Job^ qu'il avait entreprises à sa persuasion. On a de saint Léandre une Lettre à Florentine, sa sœur, qui renferme des avis fort utiles pour les religieuses, et

Îui a été insérée dans la Bibliothèque des ires.

LÉANDRE (Le P.)» Capucin, mort à Dijon,' sa ville natale, en 1667, composa plusieurs ouvrages qui lui firent un nom. Les plusN estimés sont : 1"* Les vérités de r Evangile ^ 1662, Paris, 2 vol. in-fôl. ; — 2* Un Commentaire sur les EpUres de saint PauU 1663, 2 vol. in-fol.

LECLERC (Antoine), seigneur de La Forest, maître des requêtes de la reine Marguerite de Valois, combattit d'abord pour les calvinistes, et embrassa ensuite la religion catholique, à la(jue)le il consacra siàs talents. Saint François de Sales, saint Vincent de Paul, les personnes les plus vertueuses et les plus éclairées de son siècle, furent liés avec lui. Il mourut à Paris, en odeur de sainteté, en 16^, Agé de soixantecinq ans. On a écrit sa Vie sous le titre du Séculier parfait. On a d'Antoine Leclerc quelques ouvrages de piété.

LEJCLERC (Paul), Jésuite, né à Orléans en 1657, enseigna les belles-lettres avec succès. Appelé à Paris, il eut divers emplois, et mourut en 1740. Ses ouvrages ascétiques sont SQS Réflexions sur les quatre fins dernièresj. et plusieurs autres livres de piété.

LECTURE SPIRITUELLE. — Un des moyens les plus propres de rendre VOraison mentale {Voir ce mot) utile à la perfection chrétienne, c'est la lecture spirituelle^ faite chaque jour, d'un livre utile à la perfection de 1 esDfit.

l*" L Ecriture sainte nous exhorte a cette lecture : Dévorez ce volume. {Ezech. m, 1.) Soyez attentif à la lecture. (/ Tim. iv, 13.)

2* Les saints Pères nous y exhortent.

« L'homme, dit saint Augustin, peut se considérer luirmème dans les saintes Ecritures comme dans un miroir, et y voir ce qu'il est et où il va. Leur lecture assidue purifie tout, inspire la crainte de l'enfer el lavite le cœur de celui qui lit à s'ouvrir aux joies éternelles. Celui qui veut toujours ôtre avec Dieu doit souvent lire et prier; car en priant, nous nous entretenons nousmômes avec Dieu, tandis que quand nous lisons, c'est Dieu qui nous parle. La lecture est uae exoellente occupation, et très-sou-

vent uiile au salut des Ames. Gomme la chair se nourrit d'aliments charnels, ainsi l'homme so nourrit des entretiens divins. » (Serm. 112 De tempore,)

L'auteur de V Echelle claustrale (c. 10) dit aussi : « La lecture est en quelque sorte le fondement, et elle nous fournit la matière de la méditation. » Saint BonaTenture (I. ii De profect. relig.y 58) : « Livrons^nous souvent à des lectures pieuses, que nous puissions nous rappeler utilement dans l'oraison. » Enfin Thomas A'Kempis (Serm. 13 ad Novit.) : « C'est dans la lecture des livres saints qu on puise les meilleures méditations sur Dieu. »

S'' La raison en est que la lecture do chaque jour remplit la mémoire d'ima-

f;es et , pour ainsi dire, d'aliments sautaires, clont l'âme se nourrit dans la méditation. Souvent même la lecture peut suppléer à la méditation, si ehe transporte l'âme en de pieuses affections, et lui suggère de fermes résolutions.

Pour que la lecture spirituelle soit fructueuse, elle doit remplir les conditions suivantes.

1** 11 faut la faire en temps voulu, certain et désigné; une lecture yague et peu constante n'est pas d'une bien grande utilité.

2* 11 faut la faire dans un bon livre et dans un livre conforme à l'état particulier de chacun ; on doit le lire tout du long, et le recommencer plusieurs fois. Il faut éviter avec soin les livres défendus par l'Eglise, qui distillent l'erreur sous une piété apparente, ainsi que ceux qui nourrissent plutôt la curiosité que la piété.

S*" On doit la faire en invoquant le Saint- Esprit, avec tout le respect possible et avec la sincère intention de faire et de conoat^r^ la volonté de Dieu, de déraciner les vices et de cultiver les vertus.

k'* Elle doit se faire chaque jour, avec calme, lenteur et attention; il ne faut pas la prolonger trop longtemps : on doit beaucoup lire; mais non lire beaucoup de choses.

5° Si dans la lecture se rencontre un passage dont Tâme soit impressionnée, il faut s'y arrêter et y réfléchir quelque temps.

6" 11 faut mettre en pratique et en action les choses que nous avons lues, et prendre note de telle ou telle pensée, avec les réflexions qu'elle inspire, pour nous en servir dans telle ou telle circonstance et dans certaines tentations.

LEGER (Antoine), né dans le diocèse de Fréjus, fut supérieur du séminaire d'Aix sous le cardinal de Grimaldi, et mourut en 1728, à l'âge de soixante-onze ans, directeur de Sainte-Pélagie. Ses ouvrages ascétiques sont : 1* Une retraite de dix jours , in-12 ; — 3° Les véritables maximes des saints sur Vamour de Dieu.

LEN AIN (dom Pierre), né à Paris en 16W), à Saint-Victor de Paris, puis h la Trappe, où il fut un exemple de pénitence, d*humilité« et enlin de toutes les vertus chrétiennes

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