MAL
eette ville. Il alla ensaite se fixer à Paris, où il mourut le 1" mai 1720. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages qui prouvent sa piété et ^es sentiments religieux : 1** De* voir s de la vie domestique ^ \par un père de famille, Paris, 1706, in-12; — 2* Noé'lspour l'entreiien des âmes dévotes ^ Dijon, 1660, in- 12; — 3* Pensées chrétiennes tirées des psaumes f Paris, 1706, in42 ; — 4** Lettres sur les devoirs d'un véritable religieux , écrites par un Dire à son fils nouvellement religieux profès ions la congrégation de Saint-Augtu^
tin, Paris, 1708, in-12 ; — 5* Entretien du
{'uste et du pécheur sur cette propositiony que *homme souffre beaucoup plus de maux el de peines pour se damner que pour se sauver, Paris, 1709, in-12, etc.
LUDOLPUE DE Saxe, d'abord Domioicaiii« puis Chartreux, était prieur de Strasbourg en 1330. C'est tout ce que Ton sait de lui. Outre une traduction de limitation^ qu'on lui attribue, on lui doit une Vie de Jésuê^ Christ in-foi, en latin, imprimée en 1474. Elle a été traduite en français.
IIACAIRE (Saint) l'Ahgibn, célèbre solitaire du IV* siècle, passa soixante ans dans un monastère de la montagne de Scété, partageant son tempus entre la prière, l'étude et le travail des mains. Il mourut y ers 391, âgé de quatre-vingt-dix ans. On a de lui cinquante homélies en grec, 2 vol. in-S", Leipsick, 1699. Les mystiques en font un cas tout particulier. On y trouve toute la substance de la théologie ascétique.
HACAIRE (Saint) le Jeune, d'Alexandrie, autre célèbre solitaire, ami de saint Hacaire l'Ancien, eut près de cinq mille moines sous sa direction. La sainteté de sa vie et la pureté de sa foi l'exposèrent à la persécution des ariens. Il fut exilé dans une île où il n'y avait pas un seul Chrétien ; mais il en convertit presque tous les habitants par ses vertus et par ses miracles. Il mourut en 39b. On lui doit, ou du moins on lui attribue les Règles des moines, recueillies en trente chapitres dans le Codex regularum de saint Be« nolt, publié par Holstein (Luc), en 1661, à Rome. Saint Macaire a aussi laissé un Z>t>cours sur la mort des justes, publié par Jacques Tollius.
HACÉ (François), né à Pans, y devint curé de Sainte-Opportune et se fit estimer par son savoir et par ses vertus. Il mourut en 1721, après avoir prêché et écrit avec succès. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, et entre autres, la traduction de quelques livresde piété du P.Busée, etdelimttation de Jésus-Christ; en outre, V Esprit de saint Augustin f et Mélanie ou là' Veuve chari^ table, histoire morale qui eut beaucoup de vogue.
MACE. — Voyez LioN de Saint-Jean,
HAFFEI (Vegio), chanoine de Saint-Jeande-Latran, né à Lodi dans le Milanais, mort en lUS, était dataire du Pape Eugène lY. Il illustra sa plume par plusieurs ouvrages écrits avec élégance. On lui doit : 1° De eaw eatione liberorum, Paris^ ISUyin-A»**;— 2^six livres De la persévérance dans la religion ; — 3^ Discours des quatre fins de Vhomme,
IIAFFEI (Jean-Pierre), célèbre Jésuite, né à Bergame vers 1536, s'acquit l'estime de Philippe II, roi d'Espagne, et du Pape Grépir^ XU4* il iQQurut à Tivoli en 16Q3. Oo
a de lui , outre quelques autres ouTrages élégamment écrits, De vita et moribus sancti Ignatii, Venise, 1685, in-8*.
HAISIERES (Philippe de), né au eb&teau ne Haisières, du diocèse d'Amiens, vers 1327, porta successivement les armes en Sicile et en Arragon, revint en France où il obtint un canonicat, fit ensuite le voyage de Terre-Sainte, où il devint chancelier de Pierre de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, revint une seconde fois en France, en 1373, fut chargé de l'éducation du dauphin, depuis Charles VI, et enfin se retira chez les Célestins de Paris, en 1380. Il y mourut en ikOi. C'est lui qui obtint <to Charles VI, en 1395, Tabrogation de la coutume que l'on avait alors de refuser aux criminels condamnés à mort le sacrement de pénitence. On a de lui : 1"" le Pèlerinage du
moyens de Quitter le vice.
M ALBOSC (David de), prêtre et docteur en tnéologie de 1 Université de Toulouse, né à Quersac dans le Gévaudan, vivait dans le siècle dernier. Il est mort à Paris, recteur de l'hôpital général, le 23 septembre 1784. On a de lui un livre de piété intitulé :La Vie du Chrétien, 1766, in-12.
MALEBRANCHË (Nicolas), né à Paris en 1638, entra dans la congrégation de l'Oratoire en 1660. lise livra tout entier, d'abord a l'étude de l'Ecriture sainte et de la théologie, puis aux méditations philosophiques. Tout le monde connaît son rameux livre De la recherche de la vérité. Le P. Halebrancbe mourut le 15 octobre 1715. Ses ouvrages ascétiques sont : 1*" Traité de la nature et de la grâce, iOSk, in-12; —2*' Méditations chrétiennes' et métaphysiques, 1683, in-iâ : c'est un dialogue entre le Verbe et lui;— 3" Traiti de Vamour de Dieu, 1697, in-12; — \^ Traita de la confession et de la communion, Amsterdam, 1769. Tous ces ouvrages sont remplis de métaphysique.
MALLEVILLE (Guillaume), prêtre, né à Domme, petite ville du haut Périgord, en 1699, s'est fait connaître par divers ouvra* ges pieux ou utiles h la religioo, 9es ifi\^
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DASCETISME.
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vres ascétiques sont ; l"" Devoirs du Chré' tien, 1750, 4 vol. iD-12; —2" Priireê et bonê propoê pour les, prêtres^ 1752, in-16; — 3* Leiires sur radmnisiraiion du sacrement de pénUence.
MANICHÉISME. — On retrouye les traces du faux mysticisme jusque dans les prati^ ques de Mtfnès; comme plusieurs guostiques, il distingue les initiés ou parfaits, perftetiy des catéchumènes, audiiores^ qu'un enseignement à la fois religieux et philosophique, mystique et allégorique , préparait longtemps d'ayance. Les manichéens avaient aussi une hiérarchie marquée et complète : c'étaient douze maîtres ayec un chef, soixante-douze évèques, prêtres et diacres. Le culte exotérique, selon leur langage, était tout à fait spirituel et deyait faire contraste ayec celui des catholiques (semichrétiens). Ils jeûnaient le dimanche et célébraient le jour anniversaire de la mort^de Manës comme une grande fête ecclésiastique (Pvfut). Le culte exotérique était entièrement secret et mystérieux. Il fallut des recherches judiciaires très-rigoureuses pour découvrir que, dans le parti des cathares^ ils pratiquaient une Eucharistie criminelle. La morale des parfaits consistait à éviter toute esj^èce d'injure, à s'abstenir de viande, de boissons enivrantes, du mariage, ou du moins de la procréation des enfants , à respecter toute vie, même animale ou végétale, au point de ne pas briser même un brin d'herbe. Tout cela était compris dans le Signaculum sinus^ VMnuum ei oris. Les catéchumènes veillaient à l'entretien des parfaits, qui se nourrissaient en grande partie d'olives et d'autres végétaux. Les catéchumènes n'étaient pas tenus, k toutes ces privations : ils pouvaient cultiver la terre et professer des métiers. Us observaient facilement la rémission des fautes commises dans ces occupations, et qui ne
Eouvaient atteindre l'àme, susceptible de onte et de remords, mais incapable du mal lui-même. Et c'est pourquoi, comme s'en plaignit Ephraïm le Syrien, ils ne voulaient
{>as même qu'on songeAt à se repentir ou à aire pénitence du mal, parce qu'on ne faisait, disaient - ils, que l'entretenir par-là (190).
Effrayés par les malheurs de leur chef, les manichéens s'étaient répandus en Judée, dans la Chine, dans l'Asie Mineure, en Egypte, au nord de l'Afrique et dans d'autres contrées de l'empire romain. Dioclétien les condamna au feu, à la décapitation, à Texil, comme des sectaires dangereux (296). Les brillantes promesses qu'ils faisaient de résoudre tous les mystères de la nature, et ïeurs pratiques ascétiques, attirèrent à leur doctrine et fascinèrent même de grands esprits, tels qu'Augustin; seulement, les pen-
(190) WseoEEU, Mamch. IfÊduiûiUtiœ (?), e. bret. maiMimeuâ adnmbraL ; Lipsise, i 827. Voyez quant k rigueranee complète ou aux autres motifs qui ont fait coofondre, par cet auteur, la doctrine cailiolique
^ |oitul()Nm$e» de|» r^n^insii^n dçs*.>écbé^ avec le^
seurs, moins solides que le fils de Monique, restaient plus longtemps que lui captifs de ces séduisantes erreurs.
MARC, surnommé V Ascétique ^ célèbre solitaire, du iv* siècle, a laissé neuf Traités
Îui se trouvent dans la Bibliothèque des ^ères.
MARCHAND ( Pierre ), né à Couvin, en 1585, se fit Récollet, se distingua par sa science et par sa régularité, et fut élevé aux
f>remières charges de son ordre. Il réforma es Franciscaines de Flandre, avec la vénérable sœur Jeanne de Jésus. Cet homme, plein de zèle pour la discipline religieuse , mourut à Gand le 11 novembre 1661. On a de lui : 1"" Exfositio litteralis in regulam sancti Francisa ; Anvers, 1631, in-8' ; — 3* Les Constitutions de la [congrégaHon des religieuses qu'il a établie.
Son frère, Jacques Marchand , doyen et curé de Couvin , s'est distingué aiissi par sa science et sa piété. On estime encore son Èortus pastorum et plusieurs autres ouvrages recueillis en 1 vol. in-fol. ; Cologne, 1635.
MARIAGE SPIRITUEL. — 7oy. Infusion