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DICTKMNNAIRC
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en détruisent ïés bons effets, exerce une grande puissance sur le côté malériel de la rie. Le spectacle de plusieurs aulUers de religieux cultivant la terre mina peu à peu ^s pré}4]gés barbares qui attachaient Le mérpris à Tart qui nourrit les hommes. Le piysan apprit dans les monastères à re« tourner la glàbe et à fertiliser le sillon. Le liaron commença à chercher dans son champ. c(es trésors plus certains que ceux qu'il se procurait par tes arines. Les moines furent donc réellement les p^es de Tagrioulture, et comme laboureurs eux-mêmes» et comme les premiers maîtres de nos laboureurs.
« Ils n'avaient point perdu de nos jours co génie utile. I^s plus b,al!ea cultures» les paysans les plus riches, les mieux nourris et les moins vexés, les équipages champâ-^ très les plus parfaits, les trou[)eaux les plus gras, les fermes les mieux entretenues se trouvent dins les abbayes. Ce a'était pas le, ce me semble» un sujet de reproches a fisûce au clergé,.
« Mais si le clergé a défriché l'Europe sauvage, il a aussi multiplié nos hameaux, accru et eniberii nos villes. Divers quartiers de Paris» tels que ceux de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain l'Auxerrois» se sont élevés en partie aux frais des abbaves du môme nom. En général» partout ou il s» trouvait un monastère» là se formait un viN lage. La Chaise^DieUf AAbeviUe^ et plusieurs autre lieux» portent encore dans leurs nom^s la marque de leur origine. La ville de Saint* Sauveur, au pied du moj3t Cassin, en Italie, et les bourgs environnants , sont l'ouvrage des religieux de Saint-Benoit. A, Eulde, à Ma vence,dans tous les cercles ecclésiasiiques de l'Alleniagne, en Prusse, en Pologne» en Suisse» en Espagne» en Angleterre, une foule de cités ont eu pour fondateurs, des ordres monastiques ou militaires. Les villes qui sont sorties le plus tdl de la barbarie sont celles mêmes qui ont été soumises à des princes ecclésiastiques. L'Kurope doit la moitié de sts monuments et de s^ fondations utiles à la muniGcence des cardi* naux, des abbés et des évêques.
« Mais on dira peut-être que ces travaux n'attestent que la richesse immense de l'Eglise.
« Nous savons qu'on cherche .toujours & atténuer les services : Thomme hait la reconnaissance. Le clergé a trouvé des terres incultes» il y a fait croître des moissons. Devenu opulent par son propre travail» il a appliqué ses reven.us à des monuments publics. Quand vous lui reprochez des biens si nobles» et dans leur emploi et dans leur source, vous l'accusez à la fois du crime de deux bienfaits.
« L'Europe entière n'avait ni chemins ni auberges ; a^s forêts étaient remplies de vo-** leurs et d'assassins; ses loisfétaient impuissantes, ou plutôt il n'y avait point de lois; la religion seule, comme une grande colonne élevée au milieu des rumes gotbi- \)ucs, offrait des abris et un point de communication aux hommes.
« Sous la seconde rac^ de nos rois^ !â I^rance étant tombée dans l'anarchie la pliis profonde, les voyageurs étakent sorioisia arrêtés, dépouillés et massacrés aux pas^^nge^ des rivières. Des. moines habiles et courageux entreprirent de remédiera ces mauT. Us formèrent entre eux uae compagnie, sous le nom d'fltospitaliers poplifea oa fa:seuQS de ponts. Ils s'obligei^ent^ par leur institut, à prêter main-forte a,ux voyageurs, à réparer les chemins publics» à conslruirâ des ponts ei à loger les étiraçéers. dans des hospices qu'ils élevèrent aux Dords des rivières. Ils se fixèrent d abord sur la Durance, dans un endroit dangereux apf^e Maupas ou Mauvais-pas, et qui, grâce à ces
Sénéreux moines, prit bientôt le nom de bnpas,^ qu'il poMe encore aujourd'hui.
C'est aussi celi ordre qui a bâti, le pont du Rbêne k Avignon» On siMt que les messageries et les postes, perfectionoées par Louis XI, furent d'abord étabUes par lUnilarsité de Paria.
« Sur une rude et haute montagne da ftouergue» coiiverte de neiges et do brouillards pendant huit mois de Tannée, on aperçoit un monastère, bAti vers Fan lifO par Alard, vicomte de Fiandre. Ce seiçneurt revenant d'un pèlerinage, fut attaqué dans ce lieu i>ar dos voleurs; il fit yœa, s'il se sauvait de leurs mains, de fonder eq ce d^ sert un hôpital pour les voyageurs et éc chasser les brr^nds de la montagne* Etaet échappé au péril, il fut fidèle à ses engagements, et l'hôpital d'Albrac oad'Aubrac s'éleva m loca horrorii etvastœ êotiiudinis, comme le porte l'acte de fondation. Alanf y établit des prêtres pour le service de l'église, des chevaliers pour escorter les voyageurs, et dea dames de qualité pour laret les piedisdes, pèlerins, foire leucs lits et prendre soia de leurs vêtements.
« Dans les siècles de barbarie, les pèlerinages étaient fort utiles; ce principe religieux, qui attirait \^ hommes hors de leurs foyers, servait puissamment aux procrès de la civilisation et des lumières. Dans Tannée du grand jubilé, on ne reçut pas moins de
2uatre cent quarante mille cinq cenis trangers à l'hôpital de Saint-Philippe de Méri, à Rome; chacun d'eux fut nourri, logé et défrayé entièreoient pendani trois jours,
« II a'y avait point de pèlerin qui ne revint dans son village avec quelque préjugé de moins et quelque idée ae plus. Tout se balance dans les siècles ; ct«rtaines classes riches de la société voyagent peut-être à présent plus qu'autrefois ; mais, d'une autre part, le paysan est plus sédentaire. U guerre l'appelait sous la bannière de soi) seigneur, et la religion dans les pays loi»* tains. Si nous pouvions revoir un de ces anciens vassaux que nous représentoo»
comme une espèce d'esclave stupide, peutêtre . serions-nous surpris de trouver plus de bon sens et d'instruction qu'au paysan libre aujourd'hui.
<f Avant de partir pour les royaumes