‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 35 sur 186 · AUG · texte numérisé non relu

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liables of contenter la plus audacieuse ambition? — En effet, une fois que , par Tabstraction et l'anéanlissement de sa personnalité, un yd^ est arrivé à s'élever au-dessus des agitations passagères de ce monde, il obtient alors cette ipamissibilité de la justice attribuée par Calvin à la justiflcation, et par Molinos à la vie vraiment contemplative. Ces étranges assertions qui ruinent la morale par la base, sont une des chimères qu*a toujours le plus volontiers caressées la folio imagination des quiétistes do Tlnde. Pendant que TËvangile recommande, comme la voie suprême de la perfection, la simplicité des petits enfants, le mysticisme panthéiste précipite l'humanité dans toutes les extravagances d'un orgueil effréné. En effet, quel plus sûr moyen d'égarer la raison de ) homme, que de le présenter dès ici-bas comme revêtu d'une sainteté qu'aucune chute ne peut affaiblir, qu'aucune souillure ne peut jamais ternir? Efiposer de pareilles (]octrine3, c'est réfuter les conséquences que Ton voudrait en tirer contre Tascétisme catholique (113).

ASCETIQUES (Livres et auteurs.) — Foy.

le Catalogue ,fln du tom. II.

ASCÉTISME. " Voy. AscàTES, Théologie mystique.

ASPIRATION A LA BÉATITUDE. —Yoy. Espérangb.

ASSELINB, d'abord professeur d'hébreu à Ja Sorbonne, puis évêque de Boulogne, naquit à Paris en ilki. Il eut la gloire de con* vertir le comte de Stolbere. Ses principaux ouvrages spirituels sont : Considérations sur r Eucharistie: des Méditations; Réflexions sur les Vertus théologales:...

ASSIDËENS ou Hassidéens. — Secte des juifs mystiques, ainsi nommés du mot hébreu hhasiaim justes. Los assidéens croyaient les œuvres de surérogation nécessaires au salut. Ils furent les prédéceseurs des pharisiens, desquels sortirent les esséniens qui enseignaient, comme eux, que leurs traditions étaient plus parfaites que la loi de Moïse.

Serrarius, jésuite, et Drusius, théologien protestant, ont écrit Tun contre l'autre touchant les assidéens , à l'occasion d'un passage de Joseph, fîls de Gorion. Le premier a soutenu que, par le nom d'assidéens, Joseph entend les esséniens, et le second a prétendu qu'il entendait les pharisiens. Il serait facile de concilier ces deux sentiments, en observant qu'assidéens a été un nom générique, donne à toutes les sectes des Juifs qui aspiraient à une perfection olus haute que celle qui était prescrite par la loi : tels que les cinéens, les réchabites, les esséniens, les pharisiens, etc., è peu près comme nous comprenons aujourd'hui, sous le nom de religieux et de cénobites, tous les ordres et les instituts religieux.

sonner, on se noie ou on se fait enterrer. (Cf. Rechercha asiatiques^ Vil, 25G ; Journal asiatique, XXV, iG3, et II, 259.) — Nous n'avons sur cette question du suicide, cité que les faits les plus importants. On tnmvcra des détails plus étendus dans un écrivain que nous avons sur ce point souvent consulté nous-

Wais tous les assidéens n'étaient pas pharisiens. ( Bruckbr, Histoire de la phtlos., tome II, p. 713.)

ATHANASE (S^int), surnommé le Grand, naquit à Alexandrie d une famille distinguée. 11 fut élevé au diaconat par saint Alexandre, i évoque de cette ville. Dieu, qui le destinait f à combattre la plus terrible des hérésies, ! armée tout à la fois des subtilités de la dia- * lectique et do la puissance des empereurs, de Constantinople, avait mis en lui tous lesi dons de la nature et de la grâce qui pouvaient le rendre propre à remplir cette haute destination. Il accompagna sou évoque au concile œcuménique de Nioée, et s'y distingua par son zèle et son éloquence. Saint Alexandre le choisit nour son successeur l'année suivante, on â26. Athanase signala son entrée dans l'épiscopat en refusant de recevoir Arius à sa communion. Après une vie continuellement agitée par la persécution, et toute consacrée à la défense de la vérité catholique, il mourut le 2 mai 373, après i^6 ans d'épiscopat. Il avait l'esprit juste, vif et pénétrant; le cœur généreux et désintéressé; une foi vive, une charité sans bornes, une humilité profonde; un christianisme mflle, simple et noble comme l'Evangile. Ses œuvres ascétiques sont : V Traité de lavirginité;-^^ Lettre à Amman, où il établit que le péché seul peut souiller l'homme; Sr Abrégé de r Ecriture sainte; — i^** Vie de saint Antoine, la plus belle qu'on puisse lire ; — 5"" Exhortation aux moines; — 6** De la perfection de la vie monastique.

ATTENTION. Foyez INTELLIGENCE, PRiàBB,

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