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DÀSGETISME.
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or. 12); h Césarée, en Cappadoce (Idem, or. ao, et S. BasiLm ep. 223 , alias 29 j; on Arménie (S. Greg. Naz., Cavm.hS ad hellenium Armenwn^ et S. Jacob. Nisib., or. 6, De devoiis, p. 202) , et surtout en Egypte.
Les ascètes avaient un rang distingué dans VEglise, et étaient placés entre le clergé et le peuple. {Yoy. S. Denis, De EccL Hier., c. 6, 1. m» p. 386; les Constitutions apostotiques^ I. yiu, c. 13;S. Cyril, de Jérusalem, cat: kn n. 2^; cat. 12, n. 33, et cat. 6, n.23; S. Grégoire de Nazianze, ep. 12, etc.) Saint Basile Œp. canon, ad Amphiloc.) parle aussi de Tordre des vierges. L*£glis6 , dans une des oraisons du vendredi saint, qui est de la plus haute antiquité, puisqu'on la trouve dans les sacramentaires ae Gélase et de saint Grégoire, prie pro ostiariis, confessoribus^ virgtnibuSf viduis^ etc. Ménard croit, conformément au sens du quatrième concile de Cartbage, que les confesseurs dont il s*agit sont les chantres; mais on peut aussi bien les entendre des ascètes avec M. Antonelli. {Voyez sur les ascètes, S. Jacques de Nisibb, or. 6 Dt devotiSf et la dissertation De ascetis
Sue M* Antonelli a insérée dans son édition es Œuvres de ce Père, depuis la p. 107, jusqu'à la p. 202. Cette édition de saint Jacques de Nisibe parut à Rome en 1756.)
On conçoit que la vie ascétique telle que nous venons de la décrire, ne pouvait man-
3uer de déplaire aux protestants, et quMI est e leur intérêt de la faire envisager comme un effet de l'enthousiasme de quelques Chrétiens mal instruits. Ce fut, selon leur opinion, une erreur capitale, un système extravagant, qui a causé dans tous les siècles les plus grands maux dans l'Eglise. € On distingua, dit Mosheim, les préceptes que Jésus-Christ a établis pour tous les faomjnQes, d'avec les conseils auxquels il a exhorté seulement quelques ()ersonnes; on se flatta de s'élever, parla pratique de ceuxci, à un degré supérieur de vertu et de sainteté, et de Jouir d'une union plus intime avec Dieu. Dans cette persuasion, plusieurs Chrétiens du u* siècle s'interdirent Tusage du vin, de la viande, du mariage, du commerce; ils exténuèrent leurs corps par les veilles, l'abstinence, le travail et la faim: bientôt ils allèrent chercher le bonheurdans les déserts, loin de la société des hommes. Ce travers d'esprit lui a paru né de deux causes; la première fut l'ambition d'imiler les . philosophes platoniciens et pythagoriciens, dont Porphyre a rendu les fofles idées dans son Traité de rabstinence; le second fut la mélancolie qu'inspire naturellement le climat de l'Egypte, maladie dont étaient affectés les esseniens et les thérapeutes, qui avaient déjà mené cette vie triste et luéubre longtemps avant la venue de Jésus-Christ. De Tè, dit-il, elle passa dans la Syrie et dans les contrées voisines, dont les habitants sont h peu près du même tempérament que les Egyptiens; et dans la suite elle infecta même les nations européennes. Telle a été l'origine des vœux, des mortifications monastiques, du célitat des prêtres, des oénitcnces in<
fructueuses et des autres superstitions qui ont terni la beauté et la simplicité du christianisme.» {Hist. ecclés. du ii" siècle^ ii'part., c. 3, § 11 et suiv.) C*est le langage de tous les protestants.
Ainsi, suivant leur opinion, c'est dès le II' siècle, et immédiatement après la mort du dernier des apôtres, que le cnristianismo a commencé à se corrompre, à devenir un chaos d'erreurs et de superstitions ; ce sont les disciples mêmes des apôtres qui ont préféré à la doctrine de leurs maîtres celle des philosophes païens, et qui ont fait dominer celle-ci dans rEglise.Ët c'est ainsi que Jésus- Christ a tenu la promesse qu'il avait faite d*êlre avec son Eglise jusqulii la consommation des siècles. Quand on considère co système des protestants, on est tenté de leur demander s'ils croient en Jésus-Christ.
Au mot Conseils év angéuqubs, nous ferons voir gue la distinction que les premiers Chrétiens en ont faite d'avec les préceptes, n'a pas été une vaine imagination de leur part, et que Jésus-Christ l'a faite lui-même; que c'est lui qui a dit qu'il y a quelque cnose de plus parfait que ce qu il a prescrit et ordonné à tous les hommes, et qu'en le faisant on peut mériter une plus grande récompense. loi nous avons, à prouver que c'est encore lui qui a donné i'exempie de la vie ascétique, et que ses apôtres l'ont pratiquée comme lui : les Chrétiens n'ont donc pas eu besoin d'en aller chercher le modèlo chez les philosophes païens, ni chez les esseniens ou chez les thérapeutes juifs.
Jésus-Christ, a loué la vie solitaire, pénitente, chaste et mortifiée de saint Jean-Bappîiste (Matth. xi, 8), vie ascétique s'il en fut jamais; il a pratiqué lui-même la chasteté, la pauvreté, la mortification, le jeûne, le renoncement à toutes choses, la prière continuelle: tout cela cependant n'est pas commandé à tous les hommes ; nous persuadera-t-on qu'il y a de l'enthousiasme et de la folie à vouloir imiter Jésus-Christ? 11 dit qu'il y a des hommes qui se sont faits eunuques pour le royaume des cieux. {Matth. XIX, 12. ) Il appelle bienheureux ceux qui pleurent; il prédit que ses disciples Jeûneront lorsqu'ils seront privés de sa présence; il leur promet le centuple parce qu'ils ont tout quitté pour le suivre. [Matth. v, 5; ix, 15; XIX, 29.) Il ne reste aux protestants qu'à se joindre aux incrédules et à dire comme eux, que Jésus-Christ était d*un caractère austère, fâcheux, mélancolique, comme lés Egyptiens; qu'il avait été élevé parmi les esseniens, et s'était imbu de leur morale arbitraire; que le christianisme, tel qu'il l'a prêché, n'est propre qu'à des moines.
Ils auront encore le même reproche à faire à saint Paul : Je châtie mon corps et je le réduis en servitude^ dit-il, de peur qu'après avoir prêché aux autres^ je ne sois moi-même réprouvé. (/ Cor. ix, il.)-- Ceux qui sont à Jésus-Chrtstf crucifient leur chair avec ses vices et ses convoitises. ( GaUU. v. 2k.) — Montrons-nous dignes ministres de Dieu, par la patience^ par les souffrances, par le travailp
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par les veilles, par les jeûnes, elc {// Cor., yti,k.) 11 a loué la vie pauvre, austère et pénible des nrophèles. (Hebr. xi, 37.) Nous avons cherché vainement, dans lescommcn- Uteurs protestants, des explications et des subterfuges, |)0ur esquiver les conséquences de ces passages: nous n'y en avons point trouvé ; nous serons forcés de les répéter aux mots AB$Ti!fE!iCE, Célibat, Jeune, Mortification, Moines, Voeu, etc., parce que les protestants ont blâmé toutes ces pratiques avec la même opiniâtreté, et toujours sans fondement.
Hais ils se flattent de répondre à tout par un seul passage de saint Paul, qui dit à Timothée : (/ Jim. iv, 7.) Exercez-vous à la piété, car tes exercices corporels sont utiles à peu de chose ; mais la piété est utile à tout, elle a les promesses de la vie présente et de la vie future. La question est de savoir si, par exercices corporels, TAnôtre entend la prière, le travail, les veilles, les jeûnes, etc., qu'il recommandait aux fidèles; dans ce cas, TApdtre se serait contredit grossièrement, et nous demanderions encore ce qu*il faut entendre par s'exercer à li piété. Pour nous
aui craignons de meltre saint Paul en contraiclion avec lui-môme, nous pensons que par les exercices corporels, il a entcr:du la course, le pugilat, le jeu du disque et les autres exercices violents dont les Grecs et les Romains faisaient beaucoup de cas et beaucoup d'usage : que s'exercer à la piété, c'est s'occuper de la prière, de la méditation, de la lecture, des louanges de Dieu, des veilles et des jeûnes, comme l'Apôtre le recommande, et comme faisaient les ascètes de l'Ëglise primitive; nous soutenons aue ces exercices font partie de la vraie piété, à laquelle Jésus-Christ a pronis les récompenses de la vie présente et de la vie future. \Matth. XIX, S9.)
Nos rationalistes contemporains n'ont pas mieux traité les ascètes que ne l'avaient fait les écrivains protestants. Pour eux, les ascètes chrétiens no sont que des espèces de fakirs, le mysticisme catholique n'étant
au'une copie du mysticisme indien. Point editférence pour ke fond entre les pratiques de la perfection chrétienne et celles cTe la perfection enseignée par Bouddha et par ses lidèles disciples. — Il suflit de lire los écrits et la vie admirable de nos plus célèbres mystiques, de saint Antoine, de saint Hilarion, de saint Jean Climaquo, de sainte ïhérèse, do saint Jean de la Croix, pour faire tomber de pareilles objections. Comnaent oser comparer les pratiques si pures de la vie spirituelle, avec les puérilités cruelles et absurdes que nous retrouvons dans les livres sacrés de Tlnde? Ces recettes
(101) Il parle à Ardjouna qu'il initie aux ventes aivinés, et qui rappelle le Tcicmaque de Fénelon.
(102) Ou om, syllabe mystique et sainte, qui désigne les trois dieux de la trimourti. — Le Manava- Dharma-Sastra , explique ainsi l'origine de ce mot célèbre, c La lettre A , la lettre U et la lettre M , qui par leur réunion , forment le monosyllabe sacré, oi.t
du mysticisme indien sont trop curieuses |K)ur que nous ne les mettions pas sous 'es yeux du lecteur; elles serviront, à faire juger de Texactitude de certains narallèles.
Le Rhagavad'Gita prescrit à ceiui qui aspire à la sagesse, « de se tenir dans U solitude, dans une contrée pure, sur un si^^ qui ne soit ni trop haut ni trop bas, qui soit couvert de vêtements ou d'une peau de gazelle, ou d*un peud*herbe sacrée; de domp* ter ainsi ses sens, ses pensées et ses actions, en se purifiant lui-môme; de tenir le corps, la tête, la nuque immobiles; de regaroer fixement la pointe du nez, sans détourner ses yeux ; de rester calme, libre de crainte, chaste ; de hc songer qu'à Dieu ; c'est ainsi que Tyogi arrivera à cette tranquillité voisine de fabsorption. » (Rhagavad-Gita^ \ïr. VI, II, 16. — Chassay, Essai sur te mifsiicisme, )
« Le chemin, di l Rrichna dans le même poème, le chemin que suivent ceux quise domptent, qui sont 1 ibres de colère, que recherchent ceux qui vivent dans la chasteté, c'est le chemin que je t'indiquerai (101). Ils ferment toutes les portes du corps ( les sens ), renferment le sons intérieur dans le cœur, retiennent l'haleine dans la tête, persévèrent dans Ty^gâ, prononcent Aum (102), c'est-à-dire la divinité éternelle, et pensent à moi. Celui qui s'applique à cette pratique s'élèvera après la mort sur le sentier suprême.» (Rka" gavad-Gita, liv. viii, 11.)
Il faut lire, dans l'analyse que H. Lanjuinais a donnée de YOupnek'hat, comment les livres sacrés de la première classe envisagent la manière de se réunir à la substance uni- . verselîe (103).— On apprend, dans ce curieux résumé de la doctrine philosophique des védas, qu'il faut « retenir son haleine, lier sa pensée à un objet particulier, raisonner en soi selon les védas, penser que TAmo est une avec Dieu. Retenir l'haleine, c'est l'attirer, ou la garder, ou l'expirer. Quand on l'attire, il faut s'en gonfler pleinement; quand on la garde, il faut rester sans mouvement, et dire autant de fois le nom do Dieu ; quand on l'expire, il faut penser que le vent est sorti de rélher et va s*y absorber. Dans cet exercice, il faut se rendre commeaveugic et sourd, et immobile comme un morceau de bois. »
Celle manière de respirer et de retenir rhaleine est encore décrite plus spécialement : « Avec un doigt on ferme une aile du nez, par l'autre on attire l'air, puis on la ' ferme avec un doigt en pensant que le Créateur est dans tous les animaux, dans la fourmi comme dans l'éléphant. — D'abord on dit douze fois Aum; pendant chaque aspiration, on doit dire quatre-vingts fois Aum,
été exprimées acs trois livres saints par Brahmà, l6 Sciçneur des créatures, i
(ilanava-Dharma-Sastra , traduction LoiscLEun* Dëslongciiamps, 1. H, stauce 76.)
(105) Cf. Lanjuinaiâ, Analyse de Loupnek^hat , surtout le chapitre intitulé : Méthodes pratiques d'unifii^don.
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puis» autant do fois que possible, se représentant le Créateur comme un être parfait, et pensant qu'on peut le voir par le moyen de sa lumière. Faites cela pendant trois mois sans crainte, sans paresse, mangeant etdor- Haant peu : au quatrième mois, les bons anges vous«appdraîtront; au cinijuième, vous aurez acquis les qualités des anges; au sixième, vous serez devenu Dieu ! »
Terminons ces curieuses citations par l'exposé d'une méthode d'unilicaiion fournie par i'OupneA:'a/: « Avec le talon bouchez puis tirez le vent de bas en haut
par le côté droit; faites-le tourner trois fois autour de la seconde région, ensuite au nombril qui est la troisième, puis h la quatrième, qui est le milieu du cœur, puis à la cinquièmequi esta la gorge, puis à la sixième à l'intérieur du nez. Là, retenez le vent, il est devenu celui de l'âme universelle; alors pensez au grand Aum qui est le nom du Créateur, la voix universelle, pure et indivisible, qui remplit tout, qui est le Créateur (10/i).i>
Mais pourquoi tant de pénibles efforts ? N'y a-t-il pas des moyens plus prompts, plus énergiques pour rentrer dans la substance universelle?— Arrivés là, nous allons voir éclater toutes les redoutables consé-
3uences du quiétisme, de cette fausse et érisoire piété qu'on veut comparer à celle de l'Evangile, etiemvsticisme hindou venir enfin aboutir, comme le scepticisme du xix' siècle, à une théorie raisonnée du suicide.
« Que l'anachorète, est-il dit dans le Afafiava-d'HarmaSastra^ se roule sur la terre, ou qu'il se tienne tout un jour sur le bout des pieds, dans la saison clniude {grickma) ; qu'il supporte l'ardeur de cinq feux, pendant les pluies (varchas); qu'il s'expose tout nu aux torrents d'eau que versent les nuages durant la saison froide (hemanla) ; qu'il porte un vêtement humide, augmentant par degrés ses austérités. — Trois fois par jour, en faisant son ablution, qu'il satisfasses les dieux et Ihs mânes par une libation d'eau, et se.livrantà des austérités de plus en plus rigou-
(lOi On verra dans Toiivrage du vénérable abbé DulH)is , de curieux détails sur les extravagances du nuiétismc hindou. (Cf. Dubois, Mœurs des HindouSy i, 271.)
(105) Manava-Dharwa-Sastra , traduction Loiseleur-Deslongcuaups, liv. vi , stances Îi-Si. — Le texte de la 24' slance laisse bien des obscurités sur le but de ces pénitences , mais la stancc 51* éclaircit iout.
(106) Sur la pénitence appelée Tapas, cf. Clavel, Ilist. des reiig., 1 . 204; Hocuingen, Vie contemplât, des Hindous, i" part. chap. 9, 10, et surtout Mauava Dharma-Sastra , liv. ix, stances 234-244. — l)*aprcs ce livre sacré , c la puissance du Tapas est si grande , qu'il fait aller au ciel les vers , les serpents , les sauterelles et les plantes, i Et c'est de telles extravagances qu'on' voudrait tirer TËvangilc ! — Du reste , la science est aussi efficace que le Tapas; c car un brahmane possédant leRig-Véda tout entier, ne serait souillé u aucun crime, même s'il avait tué tous les habitants des trois mondes ! >
{Manava^Dharma-Sastra. liv. xi» stancc 2G1.) Quels étranges rapports avec le gnosticisme !
(107) Manava-Dharma'S({8traf traduction Loisë-
reuses, qu*il dessècbe sa substance mortelle (105).»
Le Ramayana et le Mdhàbàrata abondent en exemples de ce terrible tapas (106). Mais tout cela n'a-t-il pas été autorisé par la législation révélée? Ecoutez un de ses conseils : « Qu'il s'avance vers la région invincible (nord-est), et marche d*un pas assuré ters la dissolution de son corps, aspirant à runion divine, et ne vivant aue a'eau et d'air (107). » Quand on entend les livres sacrés prêcher une telle doctrine, et qu'on les voit arriver aux plus funestes conséquences du quiétisme, faut-il s'étonner que le suicide religieux soit devenudans l'Inde uneprofondû et incurable maladie, que la conquête anglaise et les progrès de la civilisation n*ont pu, jusqu'ici, parvenir à faire disparaître?
Citons quelques exemples qui forment un coniraste curieux avec l'antipathie que FËvangile professe pour la mort volontaire et avec la résignation qu'il recommande sans cesse aux décrets du ciel : la pénitence car* dagni consiste h se couvrir entièrement de bouse de vache, à !a laisser sécher et à se laisserbrûlor avec elle. Par ce moyen, tous les péchés sont consumés, et l'âme du pé« nitent va droit au ciel (108). — H. Bochinger cite encore quelques pénitences mortelles, comme de se faire enterrer dans la neige, de s'exposer à l'embouchure du Gange, aux alligators, de se couper la gorge au con* fluent du Gange et de la Djumna (109).
M. Clavel raconte les suicides qui accompagnent encore de nos jours la procession deDjaggernâtha(llO). — La pénitence ap* pelée Uayopastescha, dont il est parlé dans le Ramayana , consiste à se laisser mourir de faim (111). Autrefois le suicide par le feu n'était pas rare; les Hindous et les Grecs l'attestent unanimement (112). Jilais pourquoi recourir à de si rudes moyens pour précipiter la délivrance de Târae ? Les privilèges de ceux qui, pendant cette vie, parviennent à s'identitier avec Brahm , ne sont-ils pas tellement glorieux qu'ils sembleraient bien faits pour satisfaire les désirs les plus insa*
leur-Desloncchamps, liv. G, slance 31. — Plus bas la rentrée en Brahm, ou délivrance, est appelée Moekcha. (Cf. liv. vi, stance 35, et liv. i, stance 98.) Dans le dernier passage , on dit que le Brahmane est destiné à s'identifier avec Brahm.) —^ Sur la pénitence du Mahaprasthama, que cite ici le code sacré, cf. le /?amayana, édition Carey etMarsham, % 431 . — Au reste , les Védas eux-mêmes , la plus {grande autorité tliéologinue de rinde,ncrecomman-' dent-ils pas le suicide religieux?
(108) Cf. MooR, Panthéon hindou, 138. f
(109) Cf. BocuiNGER, Vie contemplât, des Hindous, r* partie, ch. 9.
(110) Ou Jagrcnat,ouJ.iguernat, ou Djagannatba, ou Djaggernat, car on trouve ces différents noms.
— Cf. t:L\VEL, lïist. des religions, liv. i, cb. il ; fiouiLLET , Dictionn, universel , article Djaggernat,
(111) Cf. Le Ramayana, édition Carrey et Marsham, II, 431.
(11^2) Le Ramayana, 111, 74; Wilson, Théâtre Hindou, 1, 12, 111, 130;Strabon, Géographie ,\s,iT:iducU L\ PORTE DU Tue IL, Gosselin, CoraÏ , et Letronne.
— Maintenant, au lieu de se brûler et de s'cmpoi-
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