PRODUITS
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PlonA et argent. — Ils se trouvent presque toujours associés dans les mêmes minerais. Les minerais d'argent proprement dits sont très-rares en France» où l'on ne compte qu'une exploitation de ce genre. Les rainerais de plomb et d^argent sont en filons et très-rarement en amas. Le principal est la Ralène argentifère ou sulfure de plomb renfermant quelques millièmes d'argent. Il eitste en France un très-grand nombre de mines qui ont été abandonnées après avoir
donné lieu à des extractions imporiantes; maisonn'en compte plusqae trois en activité : Poullaouen et Huelgoat dans le Finistère » Vialas dans la Lozère, et Pontgibaud dans le Puy-de-Dôme, dans lesquelles on exploite lagalèneargentifëreenfilons. A Huelgoat on exploite en outre un minerai particulier » formé principalement de chlorure d'argent disséminé dans une gangue d'oxyde de fer hydraté et de quartz» et connu sous le nom de terres rouges. Une partie de ce minerai
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est traitée par amalgamation. Ces trois établissements ont produit , en 184S , 238,517 qnintanx de minerais bruts. Nous donnerons plus loin le tableau de la production de ces Diioes pendant six années consécutif es jus- <pi*à l'année 18i3.
Cuém-e. — Soit senK soit associé aux minerais de plomb et d'argent, il ne présente qa'on petit nombre de gisements dans les FrréDées, les Alpes, les-Vosges et quelques départements du midi delà France; la plupart sont atMindonnés depuis longtemps , ou seulement à l'état d*eiploration. Une seule mioe était en activité en 18^3; celle de Siiobel et Cbessy , qui a produit 10,200 qaiotaax de minerai trié; on a exploité longtemps dans cette mine du carbonate de coîTre bleu « mais on n'y trouve.plus mainte- Diot que du cuivre py ri teox ou sulfure de fer et de cai?re. Les minerais pauvres chargés d*une grande quantité de pyrite de fer, extraits de la mine ou d'anciennes haldea (amas de déblais) abandonnées ^ sont expédiés à Lyon , où ils sont employés comme minerai de soufre pour la préparation de l'acide snlforique ; ils produisent eommeao*
cessûire une quantité de cuivre assez no*
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MmfWÊiiî. — L'oxyde employé pour la
préparaiioD dn chlore et pour la coloration
des verres Uaocs existe en amas et en filons
dans quelques localités peu nombreuses ;
il sy troove â différents degrés d'oxydation. la principale mine est celle de la Romanicbe dans le département de Saône «et- Loire. Le nombre des mines de manganèse est ted à 18, dont 12 seulement sont exploitées. Le manjganèse du commerce est ex* trait da minerai brut par une préparation mécanique.
TABLEAU
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r. — 11 est tràs*répandu en France, et forme, à Tétat de sulfure , de nombreux filons dakos les départements du Midi et dans la Vendée. Ses usages restreints jusqu'ici pour les préparations pharmaceutiques et la confection des caractères d'imprimerie* ont été les seuls obstacles h l'accroissement des exploitations. Les mines d'antimoine n'ont uccopé que 92 outriers, et n'ont produit que 12,000 quintaux de minerai brut ou trié, peodaot l'année 18il. Mais, si la découverte récente de M. de Ruolz, consistant dans la
substitution de l'oxyde d'antimoine au carbonate de plomb comme céruse» a le succès qu'on est en droit jusqu'à présent d'en attendre» les exploitations de sulfure d'antimoine deviendront imfiortantes et pourront sans doute donner lieu à un commerce d'exportation. Le nombre des mines déjà concédées et exploitées est de 25.
line. — 11 n'a pas été rencontré jusqu'ici en France à l'état de calamine ou de car* bonate de zinc, minerai qui fait l'objet des exploitations productives de la Belgique et de la Prusse ; mais il existe sur plusieurs points des filons de blende ou zinc sulfuré
3ui pourront tOt ou tard fournir des prouits importants. Dans le courant de Tannée ISlâ, une usine à zinc pour le traitement de la blende a été installée à Poullaouen, et les essais de réduction ne man-
Sueraient pas , avec de la persévérance , de onner de bons résultats.
Or. — 11 se rencontre dans le sable de la plupart des rivières qui coulent à travers les terrains primitiCs, mais en quantité trop petite pour que le lavage des sables puisse encore donner des bénéfices « à une époque où la dépréciation des métaux précieux lait de rapides progrès. Il se trouve encore en filons 9 intercalé dans le quartz, àlaGardette, département de Tlsère, où il a donrfé lieu, à plusieurs reprises, à des tentatives d'exploitation infructueuses.
flotn. — 11 a été rencontré sur quelques points dans le Morbihan et la Loire»lnférieure à l'état d'oxyde, mais jusqu'ici les recherches exécutées n'ont pas fait connaître de gisement exploitable.
Mercure. — 11 a été rencontré à l'état natif disséminé dans des terrains appartenant à différentes formations , à àlontpellier , à Peyrat dans la Haute-Vieune, et récemment au Larzac dans TAveyron , mais sans avoir donné lieu à des travaux d'exploitation suivis. La seule mine qui ait été exploitée en France est celle de Hénil-Dot près Saint-LÔ, qui a donné des produits notables de 1790 à 1742, mais qui est depuis longtemps abandonnée.
Nickel et cobati. — lh ont été exploités en petite quantité dans les Pyrénées et les Alpes, mais les gisements connus jusqu'ici ne présentent pas d'importance.
Anenic et soufre. — Ils se rencontrent dans un grand nombre de minerais métaili*
Zues à Tétat d'arsénio-sulfures et de sulfures, 'arsénio-sulfure de fer ou mispickel est très-répandu en France, mais il n'a été traité que sur un seul point dans le Puy-de-Dôme, oii l'arsenic était préparé à l'état d'oxyde. I^ soufre s'extrait des pyrites de cuivre et de fer, soit à l'état natif, soit à l'état d'acide sulfureux, pour la préparation de l'acide sttifurique.
111. PiESBES. — Les substances pierreuses s'exploitent soit à ciel ouvert, soit souter- Tainement dans des ateliers qui prennent le nom de carrières. Leur nature et leurs usa» ges sont très- variés; quelques-uns forment
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^i^rre é pUire oo ffpie (solbte de duox bjdfiié). — fille existe en masses considérabies dans Télage moyen dn bassin de Psaiis; OD en rencontre encore des gisements trèsîmporianls dans la formation des marnes irisées, prineifiaiement dans le département de 8aôue-et*Loire. La pierre à plâtre des environs de Paris , renommée par sa qualité , est eipédiée dans une grande partie de la France et en Amérique; elle est extraite de trois couches superposées, dont la puissance totale s'élève josqu k 30 mètres. En 1835 on exploitait la pierre k plâtre dans 38 départements, et on estimait que 4,000 oumers étaient employés è ce travail.
Pierre à ekaux. — Formée essentiellement de carbonate de chaux, elle est souvent mélangée d'argile dans on état de division trèsgrand qui lui donne des propriétés hydrauliques plus ou moins éneif^qûes, suivant la proportion do mélange. Les calcaires â chaux
Erasse sont répandus en masses considénH les sur une partie du sol de la France; les calcaires à cnaox hydraulique se rencontrent sur un très-grand nombre de points , principalement dans les terrains jurassiques; |>lusieurs couches de ces terrains donnent des ciments naturels d'excellente qualité , ceux de Pouilly (C6te-d'0r) éi de Yassj (Yonne) , par eiemple.
Argiles. — Elles reçoivent de nombreuses applications dans les arts» suivant leur nature et leur degré de pureté. On distingue le kaolin, résultant de la décomposition de certaines roches primitives, et servant de base à la pâte de iiorceiaine. Les principaux gisements sont à âaint-Yrieix dans la Haute^ Vienne, où les travaux d'exploitation occn* peut plus de 600 ouvriers; aux Pelins (Ardèche), dont les carrières alimentent les 'fabriques de Bayeux. Les argiles fines sont employées pour la fabrication de la fiûence fine el de la porcelaine opaque; les argiles réfractaires servent à la confection des creusets de verrerie , des briques réfractaires , etc. ; les ar^les communes exploitées en niasses considérables , surtout dans les déprtements du nord, pour la fabrication des briques, des tuiles, carreaux, etc.
Ardoiieê. -> Elles sont Tobjet d'exploita* tiens très-rares dans les Ardeunes « dans les environs d'Angers (Maine-et-Loire), de Cliâteanlin (Finistère); elles se répandent dans dilférents points sur toute la surface de la France, et paraissent en outre destinées k devenir l'objet d'exportations très-importantes ; les carrières u'Angers à elles seules produisent 130,000 d'ardoises et occupent environ 3,000 ouvriers. Les ardoises sont fournies par des schistes de transition très-
fissiles et pea fisaorées, ce ^î permet de las diviser en lames minces et d uueassez grande étendoe en surface. On donne. sou vent le nom d^ardoises è des dalles minces employées pour les constructions routières.
Indépendamment des schistes ardoisiers c|tii Conmissent des dalles d*une grande dimen« sion dont on a fait josqu*à des tables de billard , on rencontre en France des roches disposées en couches minces qui sont exploitées pour|dalles, et parmi lesquelles on peut citer au premier rang la pierre de hais des environs de Pians et les laves de Volvic.
Fûrres de eûmsimeiiom, — Biles sont empruntées aux formations géologiques variées qui constituent le sol de la France; on peut citer parmi les matériaux les plus connus les granits du Finistère, d'Ile-et-Vilaine, des CôtesHlu-Nord, de la Manche, du Calvados, de la Corse, etc.; les laves du Pu^-de-Dôme, les grès des Vosges, les calcaires jurassiques qui recouvrent une grande partie du territoire autour du bassin de Pans et du massif primitif du centre de la France; la craie dure des bords de la Loire et de la basse Seine , les calcaires grossiers , les grès et les meulières des environs de Paris.
Les pierres polies et taillé», pour les arts et l'ornement, comprennent, parmi les plus remarquables , les granits de Corse el du Finistère, les marbres des Pj rénées, de la Mayenne et des Ardeunes , les calcaires Jithogranhiques de Châteauroiix , les oierres à meules de la Ferté-sous-Jouarre et de Ber> gerac, les pierres à fusil de Loir - et- Cher , etc.
Les marnes , argiles et sables, exploités sur une foule de points pour rameodemeot des terres, la fabrication du verre, la confection des mortiers , etc. , viennent compléter la série des substances pierreuses dont l'exploitation forme une des richesses du pays.
Le tableau suivant, quelque grossière que soit l'approximation des nombres qu'if renferme, donnera cependant une idée satisfaisanté de l'importance de cette branche de l'industrie minérale; il se rapporte aux produits de l'année 1^. Ce tableau ne donne que la valeur des produits sur les lieux d'extraction, et ne comprend pas les frais de transport aux lieux de consommation , qu'on peut évaluer, sans crainte d'exagération , à 25 ou 90 p. 0^ de la valeur des uialériaux; l'exploitation des matériaux de ti>uie espèce a pris , depuis Tépoque à laquelle se rapporte ce tableau, un accroissement trèsrapide, en rapport aveeraccroissement du bien-être général des populations qui se manifeste surtout par la multitude des constructions nouvelles qu'on voit s*élever sur tous les points du territoire.
fiafure des Malériaux.
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TABLEAU
DE LA PBODIICTION DES SOISTARCES PliaSClffiES.
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