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SIC on an panier pour sauver les personnes uaJades ou infirmes par les fenêtres, sans descendre parles échelons. Cette expérience, bile dans toat le développement de Téchelle isolée, prouve sa solidité, puisoue la partie sapérioore, quoique non appuyée, n*a fléchi en aucune maniôre. Ensuite on a lait avan* oer la macbîoe au pied du mur du bâtiment, et 00 a fait appujer la partie supérieure de rédielle sur un tnjau de cheminée assez éferé pour permettre de la développer en 90Q entier. Aussitôt deui hommes sont montés Ion après lautre jusqu'au sommet de réehelle ei ont lait voir qu'ils auraient pu Tener de l'eau par le tuyau, s'il eût été néf«ssaire. Cn contre-mur «aillant semblait d'ahwd former obstacle au passage de l'écheile; mais, au moyen d'une vis de rappel, die $ est redressée et a passé sans toucher à la saillie : après quoi, reprenant son inclinaison au moyen de cette même vis, elle s'est appoyée sur Textrémité supérieure du tujau de la chenn'née. Cette machine est composée aiost qu'il suit : un chariot è roues basses dans la voie ordinaire, comme ceax du commerce pour le transport des radiaodises dans les villes , supporte tout rappareil; quatre viso'empâtement sont fixées è écn» an diàssis du chariot pour l'arrêter solidement sorle pavé et pour le maintenir horixoutaleiDeat quand les rues ont de la pente. Va téû en pied-de-grue est mobile sarsoa ue pour tourner l%cbelle sur son pîrot sans déranger le chariot de sa place, toe caisse adaptée sur le même chariot reO'fenne quatre échelles à coulisse les unes dans les antres. C^te caisse forme elle-même ooe échelie d>nviron quatre mètres de long; elle est montée sur deux tourillons comme DO Aéan de balance» afin de pouvoir lui donner une situation horizontale pour passer sous les portes cochères les moins élevées et pour remiser la machine commodément ; sue vis de rappel en forme de vis de poin- U^ sert à incliner ou à redresser Téchelle pius ou moins quand elle est dans la position verticale. i3n engrenage à cric double lait sortir successivement les échelles ren- Urrmées daiis la kiolte, en tournant la maniîeiie du pignon, tes cliquets du pignon retiennent Itss échelles à tous les degrés de Ittuteor que l'on désire* Un crampon d'arrêt fixe ces échelles au point convenable pour cheviller sans asseml>lage au sortir de la caisse. Lts échelles à coulisse sont garnies de crémaillères doubles; il y a deux marchepieds sur lesquels se fUaceut deux hommes à cliaqoe côté de la caisse pour faire sortir ou refUrer les échelles en tournant les maiiivelies da pi^poo. Des grilles de fer garnies de roiflleltes d'acier» taillées en dents de JcJe, servent i former l'appui de l'échelle sur le mur de la maison* Un sac ou un panier suspendu sur des [>oulies mouflées à la l-arlie sopérieore de l'échelle sert à sauver us% persdines malades qtii ne peuvent pas «ieseendre par les échelons : les cordes du &ac se dîviseni sur un rouleau à manivelle. Lorsque le chariot est en face'de la maison A
OlCriOKlI. DES llfVEMTlO^IS. H.
laquelle on reut apporter du secours, les deux hommes placés sur les marche-pieds de la pièce peuvent, en moius de trois minutes, donner tous les développements de l'échelle, qui $*élève à dix-sept mètres de hauteur , et pendant que les personnes les plus courageuses se sauvent à la file par les échelons, celles qui sont infirmes ou les enfants peuvent être descendus sans danger par le sac. Si ensuite Tincendie augmentée! que l'on craigne l'inflammation de l'échelle* elle peut être retirée à Tinstant en la réduisant à sept mètres de hauteur Alors un pompier peut se tenir annlessus isolément ^ à une distance convenable pour n'être (loinl atteint par les flammes et pour diriger directement le jet de la pompe au centre du foyer. Par cette seule disposition, on voit combien cette échelle peut faciliter le service des pompiers et arrêter promptement les jirogrès ue l'incendie. Dans les arts, on peut également se servir de cet appareil soit pour faire de légères réparations à des parties élevées des bâtiments, soit pour établir des décorations dans des fêtes publiques, soit enfin pour prendre des mesures et des dimensions pour des ouvrages de construction. A la guerre, une semblable machine pourrait être utile, moyennant quelques modifications, pour servir à des escalades et pour établir des signaux ambulants. D'après ce qui vient d'être dit, il ne peut rester aucun doute sur la perfection de cette intéressante machine, qui réunit, à toute la simfilicité qu'elle comportait, une extrême faciité dans la manœuvre et la plus grande solidité.
M. Tbichaed, de Paris 9 an Xil. — L'auteur a trouvé le moyen d'introduire un ou Ï plusieurs liommes dans une maison où est e feu, et à tel étage que ce soit ; il a de plus donné la facilité de sauver les individus logés dans une maison incendiée et d'enlever les papiers, bijoux et effets précieux. Pour le premier moyen, on scelle sur la corniche au haut du mur une forte tige en fer, sad lante de 70 millimètres, portant à son extrémité une poulie semblable à celle des réverbères ; à 12 centimètres au-dessous de cette partie, on place un fort piton dont l'ouverture est ovale, et se présente verticalement dans Ja ligne d'aplooâb de la poulie. Dans le bas de la maison, on scelle uans la même ligne d'aplomb, à fc ou 5 mètres du pavé, une boite en fer portant en dedans un crochet et fermant h clef, et près du pavé on scelle un piton. Cet appareil doit toujours être placé à d3 centimètres ( 1 pied ) de distance de la ligne des croisées. Au crochet de la boite en fer, on fixe par un bout une corde de laiton dont l'autre extrémité est passée dans la poulie du haut, et reste suspendue en l'air par une boule en fonte du poids de 1 kilogramme. Cette boule sert de contre-poids quand l'appareil est en repos, et de bascule quand il agit. Si l'on se sert de cet appareil, on parvient à la boite en fer avec 1 échelle dont on va parler; on décroche la corde <le laiton, on y attache une corde de la à 18 ceu-
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DICTIONNAmE
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timètres de circonférence» on la ûle à la iii&in. Le contre-poids fait bascule, entraîne
; le fil de laiton* puis la corde qui ^a passer dans la gorge de la poulie, et Ton amène aiasi la corde jusqu'à terre. Quand on la tient par les deux t>outs, on attache à l*an d'eux une échelle en corde qui est composée,
' l*de deux montants encorde, S'de rouleaux enboisdefrèneformantécheIons,àrextrémité desquels sont des rondelles de bois, afin de lui donner un écart suffisant *du mur pour poser les pieds et les mains avec facilité, 3* d*ua crochet en fer qui porte h son sommet un anneau où s'attache la corde servant à monter l'échelle. Lorsqu'elle est rendue eu haut et que le crochet touche la poulie, on lAche la corde; le crochet tombe dans l'anneau inférieur, l'échelle est suspendue; une forte courroie l'attache par le bas au piton placé près le pavé , l'échelle est tixée contre les murailles. Si l'on veut la décrocher, on l'enlève en tirant la corde, on l'écarté du mur, on lAche la corde, le crochet évite l'anneau fixé dans le mur, et l'échelle descend. Cet ai)pareil à demeure ne coûte que 30 francs. Voici l'appareil au'exige le deuxième moyen : 1* une nacelle en osier en forme de caisse de berline sans impériale et sans autre ouverture latérale qu'une seule du côté de la croisée de la maison ; 2* une
tterche montée sur un chevalet en fer arrive à 'autre bout d'un sergent qui sert à la fixer à toutes croisées ; 3* une barre de bois de frêne avec une chaîne et une vis de rappel ; on la place en travers de toute ouverture. La chaîne et la vis fixent plus solidement la perche elle sergent; 4° enfin les cordes ordinaires. Le tout est porté sur un petit chariot à deux roues, quatre traverses de bois forment le train qui porte la nacelle. La traverse de derrière se place et s'enlève è volonté pour poser la nacelle ; à la traverse de devant tient un petit train pour conduire le chariot. ]>ans la nacelle se placent le sergent, la harre, les cordes, les deux redelles, de 2 mètres chacune, détachés et aboutis ; l'un et l'autre forme l'échelle pour atteindre la •boite du premier appareil. La nacelle è 7 décimètres ( 27 pouces ) de large. Tel est le deuxième appareil. Les hommes qui, au moyen de l'échelle, sont parvenus dans la maison où-est le feu, ont avec eux un paquet de cordes roulées et attachées derrière eux è'Une ceinture de cuir ; par venus à la croisée, ils jettent la pelote de cordes en bas et eu gardent un des bouts ; ceux ^ui sont en bas atchent à cette corde la poulie, le sergent, le câble qui doivent enlever la nacelle. Les hommes placés en haut retiennent la corde, et ceux d'en bas la dirigent comme un haulian, pour empocher la poulie de s'arrêter. Le tout parvenue la croisée est mis en place, la corde passée dans la poulie et le tout jeté eu bas ; pendant ce temps on a passé l'autre bout de corde dans la poulie du renvoi placée dans le milieu de la nacelle; afin qu'elle soit toigours horizontale malgré la direction de la corde tirante. On enlève la nacelle en se tenant du côté opposé, pour
que la corde forme la diagonale d'un parallélogramme dont les maisons seraient les côtés, afin d'éviter que la flamme ne puisse atteindre la nacelle ou les cordes. La nacelle va s'appliquer contre la croisée où est le sergent, on y présente son ouverture latérale, en sorte qu'on i)eut s'y placer sans voir la flamme ni la profondeur ou l'on descend, et même sans éprouver le moindre saisissement. Cette expérience a eu lieu dans la rue de Turenne en onze minutes ; et il faut observer que si cette même expérience avait été faite par des pompiers, ils auraient gagné quatre à cinq minutes sur les onze minutes employées par les hommes qui n'en avaient pas l'habitude.
Sur plusieurs objections faites è M.
Trichard, il a répondu que la direction eu diagonale des cordes et de la nacelle les éloignait de la flamme, que la rapidité du mouvement ne laisserait pas à la flamme le temps d'agir, qu'enfiu on pouvait revêtir d'un enduit de chaux et sable le fond de la nacelle et le surplus avec une décoction d'alun. Dans le cas où la nacelle et la corde seraient exposées aux flammes, on peut en prévenir l'incendie par le moyen déjà incliaué ci-dessus, par la direction en diagonale, ou en dirigeant le jeu dune pompe coutre la nacelle. Celte machine cfe II. Trichard parait remplir le but que s'est pro-
Ssé l'auteur, excepté dans le cas où les lêtros donneraient sur une oour trop étroite ou sur un canal; mais l'échelle de cordes peut y suppléer et donnerait la facilité d'établir un pont volant d'une croisée è l'autre. Le prix d'une machine complète pour le secours contre les incendies est de 1200 francs chez l'auteur, M. Richard, rue Fréron numéro S3, et l'échelle séparée coûte 2 francs 50 centimes le pied. En 1807, l'établissement de l'appareil de M. Trichard a été autorisé au Théâtre de l'Académie de musique, par le conseiller d'£tat, préfet dn département de la Seine, qui a arrêté au'un semblable appareil, composé de ses équipages, serait acheté par la ville de Paris, et flacé au chef-lieu des pompiers pour servir l'enseignement que 1 auteur otfre de donner des manœuvres propres è l'application de ce même appareil.
Importation^ M. Danjou^ de PariSt 1808. — Molard a fait un rapport sur l'appareil è incendie de M. Daojou. Cet appareil est une espèce de couloir en toile, nommé sae de Genève f au moyen duquel des personnes placées à des étages élevés peuvent en descendre promptement, lors même que l'incendie ne laisserait aucun autre moyen de salut. Ce sac est composé : d'une pièce do forte toile de 22 mètres de long sur 2 mètres de large» dont on a réuni les deux lisières avec un petit cordage passé dans les œillets. La gueule du sac est terminée par un châssis qui s'applique contre la fenêtre par laquelle les personnes que l'un veut sauver peuvent passer, et que ron y fixe au moyen d'une barre de bois placée en travers, et par de fortes courroies è une distance de
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1 mètre el demi de la gueale du sac. Il y a on Bomd eouianl formé par une corde qui passe dans des anneaux de fer, et qn*on |ieat manoeavrer étant à terre. Ce nœud oiulant est destiné à mettre desinterfalles Mitre lesobjets ou les personnes qu*on desreud dans le couloir. Le sac est fermé par UD cerde de fer qui tient un des bouts de la toile, qui en forme le rond, et contre lequel tes otyets s^arrétenl. L'échelle d'escalade 4ioat se sert M. Danjou pour enlever le sac estcomposée de trois parties montées sur un chariot avec uo bissoir, de manière qu'on peat tes diriger h volonté, et qu'-ob tournant aoe Bianivelle l'échelle se développe et s'élève i environ 16 mètres.
Cest avec cette échelle qu'on s'élève jusqu'à la croisée, et qu'entré dans l'appartemeot, on fait les mancBuvres nécessaires pour monter Je sac et le fiier solidement avant de s'en servir. 11 ne faut pas plus .de trois minutes pour élever Téchelle, monter et fixrr le sac« et faire descendre une personne. Les commissaires de la société ont proposé de wumiiantier honorablemeni les efffjfis de IL Danjou, et cette proposition a Hè adoptée en séance, le 13 juillet 1808. :§odM d'encouragement, 1806/ tome VII, pag^ i«I; Aanslet des Arti ei Manufactures. lome IILU, |iKe 213).
Imreaiwm de if. Zoandeau^ sous-directeur desliaraoxde l'école des Arts et Métiers de CUlons,tf 10.— L'échelle dont cet artiste est fiiifeoleur se compose principalement de deux systèmes de parai lélc^rammes combinés eos^flJile de manière qu'ils se dév«>iopfiefll en même temps par un seul et même moteor, et se maintiennent en se consolidan! motuell^nent à mesure que Téchelle iééie. Le mécanisme est porté sur on eba* riot qui maintient l'échelle d'aplomb quelle <^le soit llo^lité du terrain. L'échelle est tenninée par une galerie, qui monte avec elle un tujrau de pompe à incendie, et qu'on \*ai afipffocber de la partie du bâtiment où <^i le uanger,sans changer le chariot de position. Deux autres manivelles servent kmonter et à desoeodre ces parallélogrammes ainsi qu a les maintenir fixes k la hauteur que l'on désire. Cette machine se fait remarquer par U combinaison ingénieuse des deux syslemes de parallélogrammes, et parles moyens mécaniques particuliers dont l'auteur s'est iervi pour niveler et fixer le chariot, ainsi que pour incliner l'échelle vers le bAtiment qui a liesoin du secours des pompiers.
if. Btgmier^ 1811. — Due nouvelle échelje à inceodie, imaginée par cet habile mécanicien, est faite en lK>is de sapin et de cbèue, et composée de trois petites échelles de 4 oiètres de longueur (12 pieds), qui se meuvent à coulisse l'une dans l'autre. Elles peuvent se prolonger d'échelon en échelon par one espèce de déclin fort simple, jusqu'à u hauteur de 11 mètres (33 pieds), sans avoir ^^c=M>în de cordes ni de cnevilies pour les liier au d^ré d'allongement qu on veut <loooer à l'appareil. Ces échelles, qui n'en ^t^nnent qu'une ordinairement, se séparent
les unes des autres quand on veut avoir trois échelles différentes; et, quoique leurs assemblages soient consolidés par des liens de fer, le poids total n'excède pas GO kilogrammes (ISO livres). M. Begnier a eu en vue, en composant ce nouvel appareil, de simplifier celui dont nous avons parlé en l'an XI, afin de le rendre propre à l'usage des petites villes et bourgs. L'appareil dont il s'agit id et qu'on doit au même auteur, se compose seulement de deux cordes fixées sous la tablette supérieure de la croisée la
Îlus élevée de la maison où le feu commence se manifester, et d'un panier en forme de niche. On passe les cordes dans deux poulies attachées au haut du *panier; des hommes placés au bas de la maison, en tenant Tautre extrémité des cordes, et s'éloignant l'un de l'autre, font monter le panier qui va chercher les personnes en danger, et redescend par son poids, pendant que les hommes se raprochent. Indépendamment du moven du secours que ce procédé peut offrir, il serait susceptible de plusieurs applications dans les arts, le panier pouvant élever 80 livres jusqu'au quatrième étage, et receyoir plus du^double en pesanteur en descendant.
M. de Custera, de Parti, 1819. — La machine inventée par l'auteur est destinée à suppléer celle de M. Begnier (Foy. l'article précédent) daqs les circonstances où cette dernière ne peut être employée, c'est-à-dire où l'on ne peut donner aux cordes un développement assez considérable pour déter* miner l'élévation du panier. Alors M. Custera place à la partie supérieure de son
Cnier de secours un double treuil ou deux iternes de diamètres différents, sur un seul axe horizontal, à chacun desquels est attachée une corde d'une longueur proportionnée à la hauteur de l'édifice auquel le moyen de secours est appliqué. La corde du petit tambour est fixée par son autre extrémité à un crochet mobile, disposé d'une manière fort ingénieuse, et placé au-dessous de la croisée la plus élevée ; celle du grand tambour, roulée sur elle-même, reste dans le panier, et au moment du besoin on la laisse descendre dans la me. Un seul homme suffit à la manc^vre, soit pour élever à la hauteur de la croisée un pompier, un tuyau de pompe, soit pour en descendre un individu ou des effets précieux ; il ne lui faut d'espace que celui qu'il occupe ; et, comme l'on peut varier à volonté le rapport de diamètre des deux tambours, qui, dans le modèle, sont comme 1 est k 2, il est facile de rendre l'opération plus prompte, ou de diminuer la force employée suivant le besoin.
M. Jlteey, 1818. — Sans donner h l'échelle dont la description suit la préférence sur les moyens analogues présentés par d*autres mécaniciens, on peut oire qu'il y a dans la machine de M. Rivey une idée nouvelle qui pourra être utile dans quelques cas. Pour rendre moins Oexible la longue échelle que sa machine nécessite, et lui conserver néanmoins de la légèreté, Tauleur a imaginé de la former de deux paires de limons, gar*
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nies chacune de leurs échelons, et qui forment deux échelles placées l'une au-dessus ' de l'autre, séparées par un intervalle équi- ' valent à la longueur d'une marche d'escalier, et liées ensemble par des traverses; en sorte que les échelons de Tune sont vis-à-vis le milieu des intervalles qui séparent les échelons de l'autre Au moyen de cette disposition, l'auteur est parvenu à donner à la double échelle la forme d'un escalier h deux faces, en passant sur les échelons une corde qui les embrasse tous alternativement et occupe toute la. largeur de l'échelle, ce qui forme autant de marches qu'il y a d'échelons. Par Ih, le pied trouve un appui plus commode que sur un simple échelon, et les cordes aérobent à la vue la profondeur à laquelle il s'agit de descendre.
M *** de Vesoul (Haute-Saône). 1880. — L'auteur, ofQcier du génie, a inventé une machine destinée à faire connaître pendant la nuit le point précis d'où partent les lueurs annonçant un incendie. Des expériences faites au moyen de feux allumes à une grande distance ont servi à constater l'exac-' titude des indications de cet appareil.
Nous terminerons en disant un mot des moyens de sauvetage employés à Paris :
ce sont d'abord des échelles en frêne de k mètres de long, à douze échelons, se repliant
{)ar moitié pour le transport , et portant à eur partie supérieure un demi-cercle en fer, qui puisse embrasser la tablette des fenêtres et s'y fixer solidement. Quand il s'agit de porter secours à des individus placés a la partie supérieure d'un édifice, ou d'en enlever des onjels quelconques, le sapeurpompier fixe son échelle sur la pierre d'appui de la fenêtre du premier étage en brisant la vitre au moyen de l'arc en fer, si la croisée n*est pas ouverte ; il s'en sert pour s'élever à cette hauteur. Il arrive incessamment de la même manière aux étages supérieurs. Arrivé au point où doit avoir lieu le sauvetage, il y élève l'appareil de sauvetage proprement dit, qui se compose d'un sac en forte toile de 16 mètres de longueur sur 0,50 de diamètre , qui porte à sa parr tie supérieure un châssis lormé de quatre fortes barres de bois servant à en tenir l'entrée ouverte ; deux de ces barres sont plus longues que les autres et peuvent se rapprocher pour le transport. La partie inférieure du sac est fermée par une coulisse. Un petit cordage est fixé au chAssis. Quand le pompier est arrivé à la fenêtre où le sauvetage doit avoir lieu, il attire à lui lechâs^ sis, pose les deux grandes barres en travers de l'embrasure, et les fixe en arrêtant la courroie qui y est attachée. Il introduit alors dans le sac les individus qu'il s'agit de sauver, et que l'on fait sortir en desserrant la coulisse inférieure ; le frottement aui s'exerce par le passage dans l'intérieur u sac, pourvu qu'on écarte un peu les coudes, suffit pour modérer la descente. On descend de même les objets dont le volume permet de les introduire dans le sac. Enfin, deux hommes placés sur le sol soulèvent
l'extrémité inférieure du sac pour prévenir le choc auquel pourraient sans cela être exposés les individus ou les objets qui y parviennent.
Pour compléter cet article, nous nous empressons de citer le rapport fait par M. Chevallier à la société d'encouragement sur un mémoire de M. Gaudin , intitulé : Moyens à mettre en pratique pour arrêter les grands incendies ; et sur une note de M. Milonas sur le même sujet.
On a beaucoup disserté sur les propriétés du feu, sur les moyens de le développer, et irès-peu sur ceux de Véteindre. Il esl constant que la icrre délayée, la boue, le fumier y concourent beaucoup mieux que Peau ; la terre lui résiste par sa propre inertie , elle conserve i'eau\ empêche sa prompte évaporation. Souvent foau prpjelée sur le feu en trop petite quantité l'anime et se vaporise; il faut l'employer en fortes masses, et avec une certaine continuité pour éteindre de grands foyers.
Th. Riboud. Vues et projet de résolution sur te» mouent de rendre les incendies plu* rares et moins funestes. Brochure in*8% an Vlll.
Messieurs , Vous avez renvoyé au comité des arts chimiques : 1* une note de M. Gaudin sur ua moyen à mettre en pratique i)our arrêter lès grands incendies, moyen qui consiste à mêler à Teau un sel déliquescent, le mnriate de chaux du commerce, sel qui, d'à-*
f)rès M. Gaudin, est tellement efficace, que 'emploi d'une seule pompe alimentée par la solution de ce sel aurait, dans un cas d'incendie, l'action de dix pompes alimentées par Teau ; S* une note d^ M. Milonas , ancien consul, qui établit qu'en jetant au milieu des flammes , au moyen de tubes à air comprimé , différentes substances, au nombre desquelles il place le sourre , on pourrait déterminer l'extinction des feux.
Les membres du comité à qui ces travaux ont été soumis ont pris connaissance des pièces déposées par MM. Gaudin et Milonas ; ils viennent vous rendre compte de leurs observations.
La note adressée par M. Gaudin à la Société établit comment ce savant a été conduit h reconnaître les propriétés du muriate de chaux contre l'incendie, les démarches qu'il a faites ensuite pour que l'emploi de ce sel fût essayé, les refus qu'il eut h essuyer.
M. Gaudin dit aussi : 1* qu'il a fait à ChÂlons-sur-Saône un essai de son procédé , essai qui fut des plus favorables par les résultats obtenus ; 2* qu'un rapport de M. Combes fut fait à M. le ministre des travaux fmblics, et que ce rapport est terminé par a conclusion suivante : « Il serait très-utile de faire un essai en grand sur le procédé de M. Gaudin, au point de vue des théâtres et des usines; i» S*" qu'il n'a pu obtenir du chef des sapeurs-pompiers de faire un essai sur les théAires, ce dernier aliéguani que
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le procédé de IL GauJin ne pouvait èire mU en pratique , parce qu'il but , chaque joar, faire jouer les robinets; ee qui con- «MiDaieraît en pore perte l'apprOTÂsioane- Li^t de l'eau cnargée de moriate de chaux. M. Gaudin établit ensuite quels sont , s^U n loi, les avantages du sel uu'il signale sur d autres sels, Talun» le sulfate de fer, q^i déjà ont été proposés; il dit que c*esî i tort qa*on a consiaéré les tK>is et les cor* fks enduits de muriate de chaux comme ét^at susceptibles d'attirer rhumidité de î'air, d'attaquer les métaux, etc.
ILGaudinajantdemandéquedesexpérien* «^fussent faites, la commission prise dans U «eio du comité des arts chimiques, cons -i<^ffuit que Tincendie esi un fléau déplonin« qui chaque année détruit non-seuleiceot des valeurs considérables , mais en^ rare donne lieu à des malheurs irréparables, demande à la Société de mettre à la disposîtioa de M. Gaudin la somme qu*il avut Jo^ nécessaire pour procéder à une ei'>éneoce.
Cette expérience a eu lieu , le 6 novembre 1818, dans on local appartenant à M. Pcrrol, îoj^oiear civil et membre de la Société, k celle expérience assistaient plu- ^î^ors BOBfares de la Société, des délégués de divers ministères et de la préfecture de p«olice.
Arêid de rendre compte des résultats de reipMeoea, nous devons dire que divers tDorcQs, que diverses substances ont été ITQposés, sotl pour prévenir les incendies , soit poor les combattre avec plus d'efficacité. 9Kms allons, aossi brièvement que possible, ÎDiiquerici quels sont les modes proposés jxsqa*îd, divisant ces modes en deux clashs, les moyens préservatifs, les moyens cextinctîon.
Jfoyou prâfrrali/i. — Les moyens pré^ lervatîfis indiqués jusqu'ici sont peu nomiM^eox : voîei quels sont ces moyens.
En 1773, le 90 juin, H. Hartle^ fit, à Buklesburv (An^eterre), une expérience à Taide <i'uo procédé de son invention, et qui avait ^Mtr iNit d*empècher l'incendie ; ce procédé «OQsistaît à garnir la partie intérieure des sors de plaques de tAie aussi minces que ôes feuilles de papier. Ces plaçiues de tôle ^îent enduites d\in vernis qui jouissait de As propriété d*arrêter la flamme ; les épreuves faites à Taide d'un feu très-violent dé- Bu>atrèreot les avantages de cette oiélbode; i&ais H* Hartley ne fit pas connaître son secret , et ce procédé ne put être mis à exécution. {DûiioHMaire de rindustrie ou Collectif de procédés utiles^ 1776, p. 378.)
On trouve dans le Dictionnaire de rindusffv. publié en 1786, la description d*un moyen ce rendre les bois incombustibles; ce moyen Consiste à faire bouillir ces bois dans de l'eau chaînée de sels, tels que le sel marin, !e vitriol, Falun, mêlés ensemble. Ces sels, •^.t lauteur de l'article, communiquent au ^ois t'41 vertu de résister à Taction des flam-
)i. i.-H. Hassenfratz, dans son ouvrage
de VArt du charpentier^ publié en l'an XI , traite des moyens employés pour rendre les tK>îs incombustibles. Le plus efiicace, dit-il, pour empêcher l'incendie, consiste è empêcher le bois de se trouver en contact avec l'oxygène.
Cçs moyens sont : 1* Timbibition du bois à Taide dune solution saline; 2* le recouvrement des bois de matières incombustiblés.
Pour la première de ces opérations , il propose le sulfate d'alumine (l), celui de soudes et les muriates de ces deux dernières bases.
Pour la deuxième, il indique l'emploi, sous la forme, d'enduit* de deux sortes de mortiers : l'un composé d'une partie de chaux vive, de deux parties de sable et de trois parties de foin naehé, dont il attribue l'invention à milord Mahon ; l'autre est corn- Ksé d'argile délayée dans de l'eau dans luelle on a mêlé de la colle.
On trouve, dans un mémoire publié en 1821, par M. Hemptioe (2), que Brugnatelli a fait un grand nombre (('expériences pour rendre le pdpier incombustible; il a reconnu que l'oxyde de potassium et de silicium, le muriate de potasse, le sulfate d'alumine, de soude et de potasse, employés seuls, garantissaient le papierdes atteintes du feu; que le papier se charbonnait par le contact du feu, sans tomber en poussière comme le papier ordinaire, ce qui le fît comparer è du papier pétrifié ;
Que M. Hermbstaedt ayant observé que le papier trempé dans la liqueur siliceuse attirait l'humidité de l'air, il suffisait de le tremper dans une dissolution de sulfate de ferpour le rendre incombustible ;
Qu'un M. Delisle avait trouvé une préparation pour rendre le papier à gargousse incombustible, dont il faisait mystère ; • Que les sulfates de fer, de potasse, de soude, et les muriates de ces deux dernières bases, de même que l'alun, qui ont été proposés pour rendre les substances végétales incombustibles, n'empêchent pas la formation de la flamme, mais garantissent plus ou moins le charbon de la combustion, par Ja couche de sel ou d'alcali qu'ils laissent sur ce dernier ; cependant le papier et Ja toile qui ont été préparés avec ces substances salines ou avec d autres sels, à l'exception des
(I) L*action préserrative du sulfate d'ahiiDÎne et de pousse fut conslaiée dans une mine d*aluii ; U, les douves d*un tonneau qui avait servi à mettre de ce sel ayant été jetées an feu, on vit qu*elles ne brûlèrent pas*, et que, malgré la violence du feu, on ne put, pendant leur destruction, observer la moin dre flamme.
l.a découverte de rendre les bois incombustibles n*est pas aussi nouvelle qa*eUe pourrait le paraître. Rabelais, dans le n* livre de son Pammgruil, ebap. SSO, parle d*une tour de bois, laquelle Sylla ne peut oncques faire brûler pour ce que Arcbelaûs, gouver: neur de la ville (t^yree dans FAltique^ |ioor le roi Mitfaridale, Favait toute enduite d'alun.
{t) Annales de riuduHrie nationale eté:rangcre, p. 61.
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dus Ditrntes cl des chlorates , s'enflamment moins vile que dans leur état ordinaire;
Que M. Gay - Lussac a reconnu que le lingo trempé dans du phosphate d'ammoniaque, et séché, devient incombustible ; le sel se fond au feu, Taromoniaque se dégage, il reste autour de chaque fll une sorte de ver* iiis d'acide phosphorique , qui le garantit lrès-l>ien.
Enfi'u M. de Hemptine signale les avantages qui peuvent résulter de l'emploi du sulfate d'ammoniaque, du borate d'ammoniaque, du muriate d'ammoniaque et du mnriate de chaux , qu'il désigne sous le nom d'antiflamme , & cause de son affinité pour Teau ; du carbonate de potasse neutre, nu sulfate de zinc, qui, mélangé, pourrait
{leut-étre servir avantageusement è la conéction des cartouches.
Le phosphate d'ammoniaque ne peut empêcher le bois de donner de la flamme. M. de Hemptine propose, pour remédier h cet inconvénient, de charbooner le boisquelques millimètres, et de le bien imbiber ensuite de solution de phosphate ou de borate d'ammoniaque.
Il propose également de recouvrir le bois d'une enveloppe de toile préparée avec les sels décrits plus haut.
En 1825,M.Fuchs, membre de l'Académie des sciences de Munich, fit connaître qu'il avait trouvé un enduit qui rend incombustibles le bois, les toiles, etc., et qui n'est autre chose qu'une combinaison saturée de silice et d'alcali, qu'on obtient en faisant dissoudre jusqu'à saturation, dans une lessive d'alcali caustique, de la terre siliceuse convenablement préparée (1); en arrosant avec ce mélange les matières qu'on veut garantir du feu et de l'humidité, elles se couvrent d'un enduit vitreux qui les conserve parfaitement. Les épreuves laites sur un mooèle de salie de spectacle garnie de ses agrès, dr'^coralions, coulisses, etc., ont eu tout le succès désirable; aussi le gouvernement bavarois a-t-il chargé Tauteur de ce procédé de rappliquer à la salle de spectacle de Munich : en conséquence, tous les bois de cette salle furent préparés par le procédé Indiqué. La dépeoseest, selon H. Fuchs, peu considérable, eu égard è l'importance et à Vutilité du procédé; car 100 pieds carrés de stirface de bois ne coûtèrent, pour préparation, que S fr. 50 c (S).
On sait qu'en 1836 M. Durios prit un brevet pour des procédés propres è rendre in-
(I) La préparation du verre soluble se fait par la i vote sèche en fondant dans un creuset de terre un niclaiige de 45 pariies do quartz pulvérisé et de 30 parties de potasse purifiée et de 5 parties de charbon en poudre.
{% Le procédé de M. Fuchs a dû ôtre employé
Rour préparer le bois de construction du théâtre de hinich ; mais on a reculé devant la dépense , et ce projet n'a p.)8 été mis à exéciuion. M. Gaultier de Claubry rappelle que le procédé de Fuchs, pour obtenir p»r voie sèche le verre soluble , a été indiqué depuis longtemps dans les ouvrnccs nllomauds. (Voy. Archives des inveniions et découvertes t. XX, p. 293.)
combustibles les bois, toiles, papiers ei au substances végétales. Dos expériences d procédé furent faites dans une commisi nommée à cet effet: mais différentes cai indépendantes de la bonté du procédé s posèrent à son adoption.
Depuis, d'autres essais ontété'faits k P/ et H. le colonel Paulin futappeléà exami les procédés présentés par M. Lisbonne, jourd'bui capitaine dans la garde repu caine: mais M. Paulin crut remarquer des toiles qui lui avaient été présentées qui brûlèrent sans s'enflammer lorsque son essai, brûlèrent plus tard avec fiAir lorsqu'elles eurent été abandonnées pend quelque temps au contact de l'air.
Quoi qu'il en soit, nous pensons que faits signalés jusqu'ici présentent assezd' portance, et qu'il eût été intéressant de s' cuper de la question de savoir s'il est po< ble de rendre incombustibles les matéric de construction, et quelsseraient lesmoji è mettre en pratique.
Moyeni relatifi à V extinction. — On trou dans VHiitoire de VAeadémie de$ icien* pour 1722, que M. Geoffroy fit de noi nreuses recherches à l'occasion d'un prête du secret pour éteindre ie feu dans les i cendies; ce secret consistait à avoir un ba
Elein dTeau, recevant dans son intérieur ui oîte defer-blancrempliede poudre à caoo Lorsqu'on voulait éteindre l'incendie, o roulait le baril près du foyer, on mettail i feu à la botte de poudre par une fusée; au.' sitôt, la boite et le baril, en éclatant, été gnaient Tincendie par le vide causé par raréfaction de l'air, et par la projection ( l'eau en petits jets sur toutes les parties en brasées.
Une expérience, à l'aide de ce moyen, f faite, le jeudi 10 décembre 1722, par M. « Réaumur, en présence du cardinal Fleur alors premier ministre, dans ravanl-coun rhôtel des Invalides. Lk on avait conslrt une espèce de baraque en bois sur un f}\ carré; quelques-unes des planches qui composaient avaient été enduites de poi l'intérieur de cette baraque contenait m ques morceaux de cordages goudronnés roulés , et qui étaient placés auprès ouvertures qui avaient été pratiquées faciliter Tincendie.
On conduisit deux tonneaux ou boîl
f coudre dans l'intérieur de la baraque; le ut mis ensuite. Au bout de deux, mm l'explosion se fit entendre, et sur-le-cha toute flamme parut éteinte, excepté c d'une corde goudronnée qui se trou placée près d'une des ouvertures
La même expérience fut répétée dans d| cave où on avait amoncelé des tonneaux . cordages goudronnés; elle fut couronnée^ succès. j
Cependant ce moven n'est pas sudisaj car le feu ne tarda pas à se rallumer, «■ fois la raréfaction de l'air terminée, i' J reconnu qu'il était nécessaire de se surf
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DES mVKNTIOliS
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lie pompes pour se rendra compléteiDeat nuttre de rincendie (1).
0*aprèsM. Geoffroy (2)f les sels peuvent, être employés pour arrêter les progrès des incendies; il a en reeoars k on mélange de deux parties de sel alcali avec une de salpêtre, une de sel marin et demi-partie de soufre. En ietant ee mélange sur du bois enflammé, il se fait, par le moyen du sal* fiélre et du soufre, une espèce de fulminatien qui , mettant en fusion le sel marin et le sel alcali, les fait pénétrer dans le bois alluné. Le bois noircit alors et s*éleint.
Le Jounud de$ Savant»^ pour 1725, p. (78, Ut ronnattre que des épreuves publiques ont été biles, par un sieur Moitrel, avec une fiqQeor propre \ éteindre les incendies; mais il ne fait pas connaître la composition et h liqueur mise en usage.
On lit, dant les Mémoires de VAcaâémie de Sc«rttate, année 17U), que, des divers mojeas proposés pour éteindre le feu dans M incendies, un de ceux qui ont paru les plos ladles et les plus sûrs est celui indiqué par M. Jean Fagot, oui consiste à lanter, avec les pompes oroinaires, de Teau impfécDée de sels fixes, comme Falun, le vitriol, k sd de lessive, les craies ou la cfaaox.
L nleur de l'article dit : Cette méthode a M efopkjée avec le plus heureux succès tf JAS k àéf/d de Stettin.
£d f757 (3), M. Nystrom, pharmacien à HivbBpiog (Suède), présenta un mémoire dans leqoâ il établit que Teau qui tient en dissolution diverses substances salines, le sttJ&ie de fer, la potasse, Talun, l'argile, la cbaux, fournit une liqueur propre à éteindre \ts incendies.
Le lî<|uîde préparé par H. Nystrom se composait dans la proportion de 100 livres (reao,de6kilng.detrès-forte lessivede cendre, 00 «le ( kilog. de potasse, ou bien encore de 5 kilog. de sel marin, de 6 kilog. de coupeme ^hée en poudre fine, ou 7 kilog. SO enmmes de saumure de harengs, ou 10 kilog. d'argile bien séchée.
En 1739, M. Soubeyran, de Montefor^es, proposa l'emploi d'un liquide pour l'extinctioo des incendies ; mais nous n^avons trouvé aucun renseignement sur la composition de ce liquide, qu'il désignait sous le nom de liqueur pour les incendies; on dit seulement qu1l fallait peu de ce liquide, et qu'on remployait au moyen d'un linge ou d'un balai de crin. (Otcltoimatre de rinêustrie^ 1776.) On -a lait connaître, en 1771, l'emploi de boules de verre ou d'argile du volume
(I) On iroove daas le même volnuie rannooce de h rem^mUÊûn ^Tnm lîqvide dit §alumemdre offifirâtte, eiMBpoaé de deox teasi d*eaii infecie de 7 lui. lêB gr.de vilrial nos désignation, de 7 kiloa. 500 gr. de iMHwn, enfto de carbonate de chaux, de cendres de Ms ei de sel de oîlre, pilant le tout dans un morlier, Cûsutt Ibndre dans Tean chaude, versant dans cBire on dans un tonneau et ajoutani de Peau.
\îî) MéWÊeUes de F Académie rodait det êâenees ,
<3) Diaiemeire de rimiuUfk^ X. III, p. 453.
d'un boulet de canon, remplies d'alun avec un peu de poudre dans le centre. Ces lioules s'enflamment par le moyen d'une mèche fortement adaptée k la lumière au moyeu de la poix-résine. Ces boules, jetées dans le Tover de l'incendie, éclatent; alors elles l'eteignent complètement. A défaut d'alun, le sable mouillé produirait le même eCtet.
Baume, modifiant l'idée de faire usage de ces boules, indiqua l'emploi de vases de fer-blanc d'un volume convenable pour être lancés k la main.
Ces vases devaient être divisés en deux parties, l'une centrale et munie 'd'une mèche; elle était employée k contenir une charge de poudre destinée k déterminer la rupture de la partie extérieure qui devait renfermer de l'eau tenant en dissolution du sel marin.
On conçoit que, lors de l'explosion de la poudre, le liquide salé était lancé sur les matières en combustion.
Baume dit que les bois touchés par l'eau salée ne peuvent plus se rallumer, parce qu'ils sont pénétrés |iar le sel marin.
En 1781, M. Didelot fit avec succès» chez M. de la Blancherie, plusieurs expériences contre l'incendie, se servant d'un liquide de sa composition. La composition de la liqueur employée par M. Didelot ne fut pas communiquée au public ; mais l'une des personnes présentes crut reconnaître que cette liqueur avait une forte odeur d'ail ; c'est le seul renseignement que l'on ait sur ce liquide.
On trouve décrit dans la Bibliothkpie phy* sieo-^anomiqtie pour 1786, un moyen d'éteindre le feu dans une cheminée par la projection, sur le brasier ardent, de soufre pulvérisé.
Ce procédé fut indiqué de noufeau, en 1816, par notre collègue feu d'Arcet, et il fut pubKé dans le Bulletin de la Soeiéêé t. XV, p. 1*7.
Pointraux, auteur de plusieurs ouvrages sur les constructions rurales, a, dans une brochure publiée en 1791, indiqué un moyen qu'il avait emploj^é, en 1788, avec succès, et qui consistait k jeter de la terre sur les parties embrasées (1).
En 1803, la Bibliothèque pkgsieo--éeonomi'
Bye fit mention d'un procédé indiqué par . Palmer, d'une poudre pouréteindre les incendies, poudre composée de parties égales de soufre et d'ocre mêlées avec six fois leur poids de vitriol. On répand cette poudre sur les matériaux enflammés, dans la proportion de 6* grammes pour une surface de 32 centimètres carrés. Si l'on ne peut approcher du feu, on fait des cartouches
(I) On pourraii consulter avec fniit une brochure du même auteur publiée en 1S03,80U8 le tiire de : Mémeire qm a remporté le prix à CAeeéémie d*Amen$ U mitgl'ànq aaii t787, pour garamir le$ bourgs et viliagei d'incendie. Ce mémoire coolienC principalenieut Tari de construire des toits cl planchcrs incombustibles propres à tout cultivateur.
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QICTlONNAïaE
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u*ot) lance avec des arbalètes sur les en*;' roits les plus embrasés (1).
Les Annales de Chimie du 3D germinal an XI contiennent une lettre adressée par M. Van Marum à M. BerlhoUet, sur un précis des expériences qui dén)ontrent qu*on peut éleinare des incendies violents par des quantitésd*eau très-peu considérables moyennant des pompes portatives. Celte lettre relate le procédé employé à cet effet par M. Van Aken, qui lui a été communiqué par M. Klaproth; il consistait dans une solution de âO kilog. de sulfate de fer. 15 kilog. de sulfate d*aIuiDine mêlés de 10 kilog. d'oxyde de fer rouge (colcotar) et 100 kilog. d*argile.
M. Van Marum commença alors à faire des expériences comparatives en allumant deux masses de combustible égales sous tous les rapports , et en éteignant l'une par la liqueur de Van Aken et Tautre parl'eau commune. Il fat surpris de voir» h plusieurs reprises, que, en employant les deux liquides ae la même manière, le feu fut toujours éteint plus promptement par Teau que par la liqueur anti-incendiaire; mais il ol>* serva en même temps qu'une quantité d*eaa très-peu considérable, quand elle était bien dirigée, éteignait un feu violent. Ses premières expériences, à cet égard, Tontconduit i en faire d'autres plus en grand ; nous rappellerons seulement ces dernières.
Il prit deux tonneaux qui avaient été remplis ne goudron et dont les parois intérieures étaient encore bien chargées de cette substance inflammable, il en fit Ater les deux fonds, et, pour mettre Tintérieur plus fortement en flamme, il leur fit donner une forme conigue, mettant la plus grande ouverture, qui avait SO centimètres de diamètre en haut, et Tautre, de 40 centimètres, sur un trépied, à quelques centimètres de terre, afin qu'un courant libre d'air, montant
[mr le tonneau, animftt, autant que possible, e feu. Il enduisit d*une nouvelle couche de goudron l'intérieur de chaque tonneau, et ayant mis alors des copeaux de bois, il les fil allumer l'un après l'autre. Il commença d'éteindre ce feu lorsqu'il était le plus violent, au moyen d'une cuiller de fer contenant 64 grammes d'eau, et pourvue d'un manche assez long pour être éloignée du foyer; il versa l'eau de la cuiller soigneusement en petits filets sur l'intérieur du tonneau, tenant la cuillersurlcbordde ce vase, et la mouvant le long de ce bord à mesure que la flamme cessait. Pe cette manière, la première cuillerée d'eau éteignait à peu près la moitié du feu, et ce qui en restait fut éteint par la seconde cuillerée appliquée de la même manière.
Des expériences d'une prétendue liqueur anti-incendiaire furent faites à Rouen, en
(I) Pour garantir du feu la boiserie , on Tendait de colle ordinaire de menuisier, e( l*on y répand la poudre à trois ou oualre reprises , après que chaque couche esi sèche. On se sert d>au au lieu de colICr a*il s'agit de présenter du feu la toile, le papier, les cordes , etc. La livre de celte poudre revient à peu piôs dcâ fr. àâ fr. îiU.
1788, mais elles échouèrent complètement. M. Descroizilles, qui assistait à cette expérience, publia quelques observations critiques contre les moyens indiqués par M. Van Marum ; il établissait qu'il fallait peu d'eau pour éteindre la flamme des corps résineux
f;ommeux répandus à la surface des corps igneux : ceux-ci, dans le commencement, ne font que prêter un tliéAtre à Taction du feu; mais, lorsque le bois lui-même vient à brûler, alors beaucoup 0'eau devient indispensable.
Ces observations donnèrent lieu, par H. Van Marum, à une réfutation insérée dans les Annalet de la Chimie du 30 pluviôse an XJII.
Le 25 germinal an XIII, MM, Chaptal et Monge firent un rapport sur un moyen proposé par H. R. Six, ingénieur en chef des gardes pompiers de la ville de Paris, tendant a remplacer Teau ordinaire par de Peau saturée de sel marin, pour le service des pompes destinées aux mcendies. Il résulte de ce rapport que cette innovation offre, entre autres avantages^ 1* de présenter un liquide qui ne gèle jamais à la température de nos climats; 2" d'employer une liqueur plus
Sropre que Teau pure à éteindre le feu ; 3* e conserver plus longtemps les tonneaux qu'avec l'eau ordinaire, ceux-oi, par la gelée, éprouvant souvent des ruptures; 4* de garantir Teau de toute décomposition; 5" de préserver les tonneaux d'une destruction prompte qui est le résultat du séjour de Teau douce.
On trouve, dans la Bibliothiqtêe physieo^ économique de 1809, l'indication de l'emploi de 2 à <h kilog. de potasse en poudre jetés dans la bâche de ta pompe remplie d'eau projetée sur les boiseries enflammées, qui s'éteignent sur-le-champ.
En 1817, le sous-secrétaire d'Etat au dé^ partement de l'intérieur adressa h la Société d'encouragement la description d'un moyen proposé par le capitaine anglais Manby pour arrêter les progrès des incendies, en dirigeant sur le feu une dissolution de potasse à l'aide d'une fontaine de compression.
Nous rappellerons que ce moyen était déjà connu bien antérieurement avant la présentation faite par le capitaine Manby,
Î)uisqu'il avait été indiqué, en 1809, dans a Bibliothèque physico-économique.
Plus tard, en 1818, M. John Moore fit connaître par la voie du Philosophicnl magazine (canier d'avril) un moyen qui lui parait plus simple que celui du ca()itaine Manby, et qui consiste à approvisionner chaque pompe de quelques sacs d'argile pulvérisée et tamisée, laquelle, mêlée avi^c reau et projetée sur les objets embrasés, les éteindrait sur-le-champ, parce qu'efle formerait autour d'eux un enduit incombustible qui interdirait tout accès à l'air.
Dne substance qui lui paraît préféfable à Targile est la chaux éteinte et tombée en elllorescence par son exposition à Taîr. Si, après ravoir tamisée et môlée à une certaine
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MS INVBiniOMS.
quamlilé d'eaii, oo la dirige sur des matières enflannnées , elle les éteiot spontanément sans qu'elles soient susceptibles de se rallooier.
Les Annalei de Finduitrie nationale et étrangère pour t825 font mention d*un inrendie éteint par la Tapeur d*eau projetée sur Fendroit embrasé au moyen d*un tuyau niQiii d*un robinet fixé à une chaudière à rapeur.
M. de Pahnemberg, dans diverses corn* iDunicalions adressées, en 1826» à la Société d racouragement, sous le titre d'Aperçu dee frinripaies inventions et découvertes récem^ mad pâtes en Allemaçnet signale, entre autres, un procédé recommandé par le gou- Temement de Wurtemberg pour éteindre les incendies : il consiste à mêler dans l'eau, doot la pompe est alimentée de cendres bien tamisées, principalement celles de hê-^ tre et de charme, et à les projeter sur les matières enflammées (1).
Tout récemment, M. Reid a proposé, eoiDine moyen d'éteindre les incendies des naTîres, de répapdre dans leur intérieur we grande quautité diacide carbonique, en se servtnt d un seau en gutta-percba dans IpQuel ofi jetterait de la chaux et de l'acide suffurique, et en faisant communiquer le mélaoge dans les soutes à l'aide de longs tojaox de fer.
Xaioieiaot que nous avons indiqué les moyens signalés jusqu'ici, soit pour prévenir les incendies, soit pour les combattre, Doos allons taire connaître les résultats do r^ipérieoce entreprise par M. Gaudin, aux frais de la Société.
L'expérience fut faite sur un tas de bois ayant un mètre de largeur sur trois de hauteur; cette espèce de bûcher était formée de bois de charpente dans Tintérieur et de bois i brdler sur les faces; à la partie inférieure on avait amoncelé des fagolins pour déter* miner l'embrasement.
Dès que le bûcher fut parfaitement em« brasé, les pompiers de Yaugirard firent agir une petite pompe d'usine, et on Tit que, lorsque l'on cessait de lancer de l'eau sur Taoe des laces du bûcher, le feu se rallumait et brûlait avec intensité; en emfiloyant une plus grande quantité, on parYînt a réteindre en grande partie, mais, ayant ixiterroropa le jeu de la pompe, le feu se railama et ueyint très-vif.
On procéda alors de la même manière en f^ servant de la même pompe et employant al«irs de l'eau contenant ciu chlorure, de Talun; on observa que, lorsqu'on avait cessé de lancer l'eau'contenant du chlorure, le feu ne se rallumait pas de la même manière que lorsqu'on avait fait usage d'eau ordinaire; ce fait s*explique : le chlorure de calcium reonuvrait le charbon et interceptait la communication avec lui.
Lorsqu'on fit agir la pompe sur les quatre
«t) M. Gaultier de Qaubry fat chargé par le con- «^«1 de salabriié de rciamen d'une proposition faite pttf M . GamiaL
faces du bûcher, on remarqua, le liquide n'ayant point pénétré au centre, qn^ le bois placé dans cette partie centrale brûlait, tandis que les parties extérieures ne brûlaient plus; elles faisaient l'office d'une cheminée au milieu de laquelle s'opérait la combus^ tion.
Si nous eussions dirigé l'expérience, nous eussions voulu qu'elle ftt faite d'une autre manière. Nous aurions demandé que deux bûchers parfaitement semblables eussent été établis, et que, allumés au même instant, on fit agir sur ces bûchers deux pompes de même force, en mesurant l'eau simple employée pour éteindre un bûcher, et l'eau chargée de chlorure de calcium employée pour éteindre l'autre. Si nous n'eussions pas obtenu des données exactes, nous aurions, du moins, juffé par comparaison.
Dans l'expérience fiiite à Yaugirard, nous n'avons pu constater 1* quelle a été la quan* tité d'eau simple employée pour combattre t'incendie ; 2* quelle a été la quantité d'eaa chargée de chlorure mise en usage pour déterminer l'extinction.
Nous avons essayé d'établir quelles étaient oes quantités; mais le lieu de l'incendie ajrant été envahi par la population de Vau-* girard, il a été impossible de suivre Texpérienee comme cela eût été nécessaire; de plus, nous avons remarqué que Teau chargée de chlorure de calcium était trop chargée de ce sel. En efiet, cette eau, qui marque 39*, ne se ré|>andait pas aussi bien sur le bois qu'elle aurait pu le faire si elle n'eût pas été aussi concentrée; aussi formait-elle des espèces de stalactites sur quelques parties du bois, au lieu de retomber de la première sur la seconde bûche, et ainsi de suite.
Quoi qu'il en soit, l'opinion de beaucoup de personnes présentes, et nous partageons cette opinion, c'est que l'expénence faite par M. Gaudin parait présenter un résultat avantageux.
11 serait à désirer que H. le ministre de la marine, qui a sous sa direction les ports, les arsenaux, qui pourraient être préservés d'incendies par l'emploi immédiat du chlorure de calcium proposé par M. Gaudin, chargeât H. Gaudin, uni s'est beaucoup occupé d'applications utiles, de faire de nou^ velles expériences, afin de bien établir : 1* la valeur de son procédé ; 2* le prix auquel reviendrait l'eau chargée de chlorure de calcium ; 3* à quel degré ce chlorure doit être employé pour obtenir les meilleurs résultats; 4* enfin si la solution de ce chlorure peut être employée avec les pompes ordinaires, si ces pompes ou leurs tuyaux ne subiraient pas d'altération par reflet du contact de 1 eau chargée de chlorure. Nous di<* rons cependant ici que nous ne conseillerions pas d'employer, pour l'extinction du feu dans les maisons particulières, les eaux chargées de sels déliquescents'; ces sels, s'imprégnant dans les murs, rendraient les matériaux humides, de telle sorte que ces maisons deviendraient inhabitables.
Une question qui, selon nous, n'a pas moins
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d*im(Kirtaoee, est celle qui se rap|)orte aux moyens de préservation ; elle mérite d*ètre étudiée, et son étude pourrait amener h de grands résultats, puisqu'on pourrait prescriret pour certaines constructions oui par leur destination courent le danger d*etre incendiées, remploi de matériaux rendus ininflammables par certaines préparations. La facilité avec laquelle on fait pénétrer actuellement dans les bois des substances de nature diverses, fait espérer qu'on pourra réaliser une idée qui déjà a été le sujet d'études qui n'ont pas été assez suivies ni laites sur une assez large échelle^
Relativement à la demande qui a été adressée h la Société par M. Nicolo Milonas, on a vu gue les idées qu'il avait soumises k la Société ont été mises en pratique. Ainsi on voit : i* qu'en 1722 Geoffroy et Réaumur se sont occupés d'essais semblables è ceux indiqués par M. Milonas, en se servant de la poudre, de l'eau, de la potasse, du salpêtre, du sel marin, du soufre ; 2* qu'en iTTt on proposa l'emploi des boules d argile ou de verre emplies de poudre et d'alun ; qu'à ia même époque Raumé, modifiant cette idée, proposait de jeter au milieu des incendies des vases renfermant une solution de sel marin, vases qui, dans leur centre, devaient contenir une charge de poudre destinée à faire éclater le vase et à produire la dispersion du liquide sur les matériaux enflammés ; 3* qu'en 1788 on proposa l'emploi du soufre projeté sur les objets en combustion.
Organe du comité des arts chimiques, j'ai l'honneur de vous proposer : 1** d adresser des remerciements à MM. Gandin et Milonas
f>our les communications qu'ils ont faites à a Société ; 2° de faire imprimer le présent rapport dans le Bulletin de la Société ; 3* d'en faire adresser une copie à M. le ministre de la marine fi).
INDIGO. — Cette matière colorante se tire des feuilles de plusieurs plantes que l'on fait fermenter dans une cuve en les recouvrant de quelques centimètres d'eau. Après la fermentation Ton trouve au fond de la cuve une substance épaisse que l'on fait sécher; exposée à Tair, elle s'oxyde et prend une teinte bleue; c'est l'indigo. La forme et la grosseur des morceaux d'indigo sont trèsvariables et très-irré^ulières, très-faciles à rompre et sans saveur. Leur nuance n'est pas toujours la même ; elle varie du bleuviolet au bleu-foncé et approchant le noir. Si après avoir rompu un morceau on l'expose au feu, ou si on le frotte contre un corps dur, la cassure devient brillante et elle prend une teinte d'un rouge-cuivré. C*est à ces signes qu'on reconnaît la qualité de rindigo.
IfiDiGO (Machines à broyer 1').— Invention de M. Le Fèvre, de Parie. — L'auteur, serrurier-mécanicien, après avoir essayé plusieurs moyens pour broyer Tindigo avec
(I) Voir leg Bullelim de la SociéU d'encouragémcHif année 1848.
plus d'avantage, a imaginé d'appliquer à cette opération un cvlindre analogue a celui employé pour pulvériser le charbon destiné à la fabrication de la poudre à canon. Le cylindre est de fer fondu et poli intérieurement, ayant 1 mètre 56 millimètres de long, sur 474 millimètres de diamètre intérieur, son épaisseur étant de 27 millimètres; il est terminé à chacune de ses extrémités par un rebord large de 54 millimètres et d autant d'épaissenr; ils ferment hermétiquement le cylindre et ne permettent pas à la couleur de s'échapper. Dans ces fonds en cuivre, sont flxés solidement des axes en fer de 81 millimètres de diamètre auxquels s'adapte le moteur, mais qui ne traversent pas le cylindre. L'un des fonds de cuivre est percé d'une ouverture de 95 millimètres de diamètres, par où l'on introduit dans le cylindre la couleur et des boulets polis de fer forgé de 81 millimètres de diamètre, au nombre de 20 à 24. L'ouverture se ferme hermétiquement par un bouchon de cuivre de 108 millimètres de diamètre, solidement maintenu par deux vis passant par une pièce de 1er. Au-dessus de l'ouverture, et sur la douille du fond de cuivre, sont percés deux petits trous de 20 millimètres de diamètre, destinés à faire écouler la liqueur lorsqu'elle est broyée. Ce cylindre opère son mouvement de rotation dans un châssis de fer de 1 mètre 401 millimètres de long sur 773 millimètres de large et 54 millimètres d'épaisseur, par le moyen d'axes qui tournent dans des collets de 217 millimètres de diar mètre et garnis intérieurement de bottes de cuivre. Le châssis lui-même repose par des axes de 68 millimètres sur le œllet et sur tes traverses du bâti. On lui fait faire un mouvement de bascule à Taide d'un bras de levier, long de 758 millimètres, ajusté sur l'axe, et on le maintient, ainsi que le cylindre qu'il (>orte, dans une direction bonzontale, en arrêtant, par une cheville, le bras du levier sur la petite traverse placée à 542 millimètres au-dessus de la grande traverse. Le mouvement de bascule du châssis est destiné à bien remuer la couleur enfermée dans le cylindre, et à faire prendre aux boulets une direction contraire. On introduit dans le cylindre 25 kilogrammes d*indigo, auxquels on ajoute une quantité suffisante d'eau; il est inutile de concasser la couleur, ou de lui faire subir toute autre préparation préalable. On introduit, par la même ouverture, vingt à vingt-quatre boulets de fer forgé; on ferme hermétiquement toutes les issues et l'on fait tourner le cylindre. ISociélé d^ encouragement f tome VU, page
Préparation de Vindiao pour obtenir de$ couleurs bleues dans l impression des indiennes. — M. Haussmann fait simulement une dissolution alcaline caustique cTarsenic rouge, à laquelle il ajoute, lorsqu'elle est encore bouillante, une quantité suîfisante d'indigo broyé, pour obtenir une nuance très-foncée, qu*i! est encore facile de rendre plus ou moins claire, selon que les objets
DES INVENTIONS
IND
dtt dessin Texigent, en étendant la dissolutioa dlodigo avec une lessive de potasse raasliqae aihiblie, préférable à Teau pure* |4rce qu'elle retarde nn peu Tabsorption de roijrgèDe de l'atmosphère, et par conséquent la ré^oération de l'indigo. La beauté du bleu dans les étoCTes exige que cette régéft/ratiOD ne soit ni trop prompte» ni trop lanlive. L'absorption trop tardive, f)rovenant (fan trop grand excès d'alcali caustique, doit êir« évitée dans le bleu à pinceauteur, ainsi <pje dans les bleus de camaïeu, que l'on se f<n>nzre en passant les toiles imprimées en isiii^ broyé t mêlé avec une solution de 5iàlfike de fer gommé, alternativement par la caves de potasse caustique, d'eau, de sajfcie de fer oxydé en minimum, et è la ftc par une cuve acidulée, par l'acide sulfunque ou murialique. (Annales dt$ arti et naaaAutwres, tome XXVI, page 184.)
LMHJSTRIE HIKÊRALE £N FRANCE. -*
7(<ras croyons qu'il n'est pas hors de propos
djcis un dictionnaire (]ui traite de décou-
vtrrtes scientifiques et industrielles, de met-
\r« sous les yeux du lecteur l'exposé des
t«9MKirces de notre pays en des matières
<^iV»Qehent de si près aux développements
ueMlie industrie. Nous emprunterons le
In^ad eoDScieucieux que l'on va lire à M.
Le CUeHier.
i. fiif É&ALiTés SUR L'GXPLorrATio!! . — Les
nbamcKS minérales sont arracliées du sein
de le terre par différents procédés : par
rtmoUn du feu, par l'emploi des outils et
far feoiuloide la poudre. Le premier moyen,
rnployédans les mines métalliques avant la
dfrooverte de la poudre, n'est plus en usage
defHiîs longtemps en France; il avait pour
objci de désagréger les. roches et de fa-
rtitier faction des outils. Le mineur se sert,
pour attaquer les terrains tendres, de la
(«loche et de la pelle ; pour détacher les
lÀéfcs de rochers divisés par des fissures na-
Kurelles, du pic, du levier, des coins en bois
MU en fer, du marteau ou mail, et dans
qodques cas très-rares, pour entamer les
rvcties très-dures,de la pointerolie, petit mar-
loQ court à pointe aiguë, sur la tête duquel il
lnp(ie avec un autre marteau. -— La poudre
e»( employée pour faire sauter en éclats les
njàieB trop uures ou trop compactes, qui
mment aux outils ordinaires; elle est in-
tr»Juite dans un trou de mine percé au
d^^iret et recouverte d'une bourre lortement
Usaée, dans laquelle on ménage une lumière
io moyen de l'épinglette. — La poudre de
luine française, faoriquée par l'Etat, se com-
l«>se de : salpêtre, 650 ; charbon, 150, et
»oufre, 200 ; — La consODimatioo totale de
iê France s'est élevée, enl8U, à 1,132,941 k.
L*eiploitation se fait h ciel couvert, par trancbtes plus ou moins étendues en surface et en profondeur, suivant la nature du gîte ; ou sooterraioement, par puits et galeries, Wrsque les frais de terrassement sont trop oïDsidérables. — L'extraction au jour se fait à«l«>s dhomme, d'Ane, de mulet ou de chelal, au moyeu de treuils à bras d*homme«
de manège k chevaux, de machines hydrauliques ou de machines à vapeur. — Les* eaux qui se rassemblent au fond des excavations sont extraites, comme le minerai , dans des tonneaux au moyen de pompes mises en mouvement par les mêmes moteurs.
Certains minerais qui n'ont pu être complètement séparés, dans la mine, des matières stériles qui les accompagnent, sont soumis, à la surface, k une préparation mécanique qui les amène au degré de pureté nécessaire pour leur traitement dans les usines ; cette préparation comprend le tirage et le cassage, pour séparer a la main les fragments riches des fragments pauvres ou stériles ; le bocardage, qui a pour objet de réduire en sable ou en poussière les résidus de la première opération ; le lavage sur des tables ou dans des caisses de formes diverses dans lesquelles la différence de pesanteur spécifique détermine la séparation des parties métalliques ; le débourbage qui sert, par un lavage à l'eau, à séparer certains minerais de matières argileuses qui les accompagnent.
Les excavations dans lesquelles on exploite les substances minérales sont partagées par l'usage et la législation française en trois classes : mines, minières et carrières, ainsi définies par les articles S, 3 et 4 de la loi du 21 avril 1810, sur les mines.
Art. 2. « Seront considérées comme mines celles connues pour contenir en filon, en couches ou en amas , de l'or, de l'argent, du platine, du mercure, du plomb, du fer en filons ou couches, du cuivre, de l'étain, du zinc, de la calamine, du bismuth, du cobalt, de l'arsenic, du manganèse, de l'antimoine, du molybdène, de la plombagine, ou autres matières métalliques, du soufre, du charbon de terre ou de pierre, du bois fossile, des bitumes, de Talun, et des sulfates à bases métalliques. »
Art. 3. « Les njinières comprennent les minerais de fer dits d'alluvion, les terres pyriteuses propres à être converties en sulfate de fer, les terres aluniineuses et les tourbes. »
Art. fc. « Les carrières renfermant les ardoises, les grès, pierres à bâtir et autres, les marbres, granits, pierres à chaux , pierres à plâtre, les pouzzolanes, le strass, les basaltes, les laves, les marnes, craies, sables, pierres à fusil, argile, kaolin, terres à foulon, terres à poterie, les substances terreuses et les cailloux de toute nature, les terres pyriteuses regardées comme engrais, le tout exploitée ciel ouvert ou avec des galeries souterraines. »
On peut baser sur les analogies de composition chimique et d'usage une classification plus pratique en .partageant les matières d'origine minérale en métaux, pierres, sels et combustibles.
IL MÉTAUX. — Fer. — Il est répandu en abondance sur un grand nombre de points du sol de la France. Les minerais présen-
t«nt de trte*nonibreu8es variétés résullanC lias diflérences de coropositîoD chimiqoe et minéralogiçiue, et de disposition géologique dans le sein de la terre. Aa point de vue chimique» ils comprennent quatre espèces principales : I*oxjae de fer magnétique» le pyroxvde anhydre, le pyroxjde hydraté et le carbonate de fer. — Au point de vue in*dustriel» on partage les minerais de fer en trois grandes classes : 1* les minerais d'allu* Tion. Ce sont ordinairement les hydroxydes de fer volitique, c'est-à-dire en grains sphéroidaux de toutes grosseurs» en rognons» en fragments irréguliers» etc.» disséminés en proportions fort variables dans une masse dominante de sable et d*argile. Les minerais de cette classe appartiennent souvent h des terrains stratiGés dans lesquels ils forment des couches superficielles; mais Tusage et leur analogie avec les minerais réellement diluviens leur ont fait conserver dans la pratique le nom générique de minerais d*al'uyion. Ils sont généralement de qualité supérieure. 2* Les minerais en couches ré» glées dans divers étages des terrains se-» condaires. Cette classe comprend principalement les minerais volitiques eu roc^he» les hydroxydes et les oxydes rouges à structure compacte qui forment souventdescouches puissantes dans les terrains jurassiques ; le fer carbonate lithoïde» qui se trouve principalement dans les terrains houiliers, en cou* ches continues ou en rognons disséminés dans les couches de schiste. 3* Les minerais eu filons» en amas, etc., dans des terrains non stratifiés ou à classification trèstourmentée. Ces minerais présentent une grande variété : les fers carbonates spathiques» les oxydes concrétionnés, et surtout
IND
fis
les hématites brunes manfçanésilères, le fer oligiste compacte» cristallin et micacé, le fer oxydulé» etc. — Ce sont les minerais de montagne proprement dits ; ils se rapprochent par les circonstances de leur gisement» la nature de leurs gangues» des autres minerais métalliques. — Les minerais de fer de la première classe sont ré|iandns avec profusiou dans les départements des Ardennes» de la Moselle» de la Haute-Hame» de la Haute-Saône» de la Nièvre» du Cher» de la Dordogne» des Landes» etc. Ceux de la seconde classe abondent surtout dans la Câte-d'Or, la Haute-Marne et sur le versant occidental du Jura ; et ceux de la troisième dans la chaîne des Pyrénées» celle des Alpes, celles des Vosges» et dans les terrains anciens de l'ouest. — En 18i^2, ou comptait 2,963 mines et minières de fer, dont l»9i9 exploitées ; elles ont occupé 12,103 ouvriers et produit 23,658,966 quintaux de minerai brut. Le lavage oudébourbage des minerais est exécuté dans 1»US^ ateliers » oii il a employé i,321 ouvriers; une partie de minerai onit non lavé ou do minerai lavé a été soumise au grillage» ce qui a exigé remploi de 146 fours de grillage» et 370 ouvriers. — Les frais de transport des minerais bons à foudre et rendus aux fourneaux sont un élément très-important du prix de revient» dont ils forment les 45/100*' ; ils font monter de 0 fr. 73 à 1 fr. 32» le prix de revient moyen du quintal métrique» et grèvent annuellement l'industrie du fer d'une dépense totale de 6 à 7 millions de francs. — L'industrie de l'exploitation des minerais de fer est d'autant plus utile» que les ouvriers ne s'y livrent» pour la plupart» que dans l'intervalle des travaux agricoles.
TABLEAU
DE L*EXTRÂCT10If ET DE LA PRÉPAKATIOR DES MIMERAIS DE FER PBIIDAIIT SIX A.MIËES.