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V. Combustibles. — Préliminaires, — L'ex

Eloitation des combustibles minéraux est la ranche la plus importante de l'industrie minérale ; ils fournissent à la plupart des grandes villes leur éclairage, aux industries de toutes sortes le chautt'age de leurs machines à vapeur et de leurs fourneaux ; ils forment maintenant un élément indispensable pour la fabrication du fer, et sur beaucoup de points ils servent exclusivement au chauffage domestique. — Le combustible minéral entre pour plus d'un tiers dans la consommation totale de combustible en Frauice^ et les mines indigènes y participent

f>our les sept dixièmes environ. — C'est à 'accroissement rapide de la production et de la consommation ae la houille que notre industrie à dû son rapide développement depuis quarante années.

Graphite. — Exclusivement formé de carbone, il appartient aux formations anciennes et n'est employé qu'à des usages assez restreints, pour la fabrication des crayons, des i:reusets réfractaires , etc. Il ne présente en France que des gttes accidentels et inexploités.

Anthracite. — Elle appartient au terrain de transition ou à la partie inférieure de terrain carbonnifère, et, par exception, aux terrains secondaires ; elle se distingue de la houille

Îiar la proportion de carbone qu'elle renèrme, et qui varie de 93 à 97 p. 0;0, abstraction faite des cendres. Elle est sèche et brûle presque sans flamme. Elle est principalement employée pour la cuisson de la chaux ; les anthracites françaises, décrépitanl avec une grande facilité, n'ont pas pu jusqu'ici être employées pour la fabrication du fer. — Les principaux gisements sont

ceux de la Sarthe et de la Ma.venne, dans le terrain de transition, et ceux de l'Isère, dans le terrain jurassique.

Houille. —Elle ne se distingue de l'anthracite que par une pi us forte portion de matières volatiles, et s'y rattache d'une manière insensible par l'intermédiaire des houilles sèches. Elle appartient au terrain houiller proprement dit, et se trouve encore, par exception, dans le terrain de transition et les terrains secondaires ; elle se partage en plusieurs classes correspondant à la fois à ses usages industriels et à sa composition chimique : houille grasse et dure à courte flamme, recherchée plus particulièrement pour la fabrication du coke; bouille grasse maréchale, la plus estimée pour la u>rge ; houille grasse à longue flamme, très- recherchée pour la grille, la fabrication du gaz d'éclairage, et pouvant être encore employée avec succès pour la carbonisation et la forge; houille sèche à longue flamme, d'un bon usage pour la grille. Dans ces diverses espèces de houille, la quantité d'hydrogène restant à peu près constante, la quantité d'oxygène va en augmentant en même temps que la proportion de carbone diminue, dans I ordre qui vient d'être indiqué. Indépendamment du carbone, de l'hydrogène et de .l'oxygène, qui sont ses éléments essentiels, la houille renferme une proportion très-variable de cendres, qui diminuent sa qualité; elle dégage fréquemment de l'hydrogène cârbonne, ou grison, qui forme avec l'air des mélanges détonnants, et donne Heu, dans l'intérieur des mines, à des explosions terribles. — La houille est disséminée sur un très-grand nombre de points en France ; les principaux bassins houillers sont ceux de la Loire (Saint-Etienne et Rive-de-Gier ) , de Valenciennes, d'Alais, du Creuzot et de Blanzy d'Aubin (Aveyron), et d'Ëpioac.

Lignite en bois fossile. — C'est un combustible arrivé à un état de décomposition moins avancé que la houille et se rapprochant plus du bois, dont il présente souvent encore la texture. On le rencontre en couches dans les terrains tertiaires. Ses usages sont restreints au chauffage des chaudières. Les principales exploitations sont concentrées dans lesBouches-du-Rhône et le Bas-Rhin.

On compte maintenant en France 71 bas^ sins carbonifères (anthracite, houille et lignite), qui s'étendent dans ii^9 départemenis et sont divisés entre 397 mines concédées ou h concéder* Leur production s'est étevée en 1848 à 35,920,843 quinUui:, et eHosont employé 28,788 ouvriers.

TABLEAU

DE LA PRODUCTION DES COUBUâTIBLES MINÉRAUX.

Annciîs

Ouvriers employés

Production

dans

les mines

de

dans les

Houille anthracite ei

Tourbe.

Valeur toute

sur le lieii

d*e&traciioii.

bouille

tourbières

lignite.

anlbraciie, etc.

quiiitaux.

nuinunx.

francs.

4,5ii,7Jl

Ifi9

mi

IND

DES INVENTIONS

Hivofloe.

IND

hvrbf. — C*e$t un combustible de forjïVM récente, résultant de l'accumulation r |!i]0te5 marécageuses plus ou moins dér.:ipasfcs. Elle présente, pour sa compo- :{.io,im étal intermédiaire entre les Yégé^ uj iclaels et les lignites. Elle est em- "Tïe poar le chauffage domestique, le

n&ge des chaudières, la cuisson de la /!!:] el da plâtre, la fabrication du fer, etc. hs principales vallées tourbeuses se ren- «'.r.n^i dans les départements de l'Aisne, :t liséré, de la Loire-Inférieure , de la ïsrae, du Nord, de TOise, du Pas-de-Ca- 2ts, Je Seine-et-Oise et de la Somme. — ih riQ]p(e mainteuant en France, 2,527 bier^, employant pendant six mois de

'^ eoTiron 59,000 ouvriers.

Nous réunirons dans un même tableau les produits des exploitations de combustibles minéraux et de tourbes pendant six années consécutives, pour montrer la tendance à l'accroissement d'importance qu'offre cette branche de l'industrie minérale.

Pour rendre ce fait plus sensible, nous donnerons pour différentes époques à partir de 1787, le chiffre de la production des mines indigènes de houille, anthracite et lisnite» en ;jr joignant pour chaque année le ciiiffre qui indique la différence entre l'importation et l'exportation, et le total de ces deux nombres, qui fera connaître la cousouioiation propre du royaume.

TABLEAU

i U PBOIHICTION BT PE LA CONSOMMATION DES COMBUSTIBLES MINÉRAUX DEPUIS 1787.

Diflfêrenee

ProdacUon indigène.

entre rimportatlon

et Tesporution

Consommation

qiiintaiix.

qainiaox.

quintaux.

28,419,4Ct>

*"««« minéraux. — Employés pour la «^^(ion des mastics et des enduits, ils -^Wteat à l'état de sables bitumineux, ^^ueis on extrait le bitume, et de cal- \!^j^ bitumineux ou asphaltiques, qui , par ' ji^rporation d'une certaine quantité de "<inie pur, forment les mastics. Les gise- ^f:Mt bitume appartiennent aux terrains ••rtiairej, ou sont en relation avec des phé- J'^eoes Tolcaniques. Certains schistes biiniineui du terrain houiller de Saône-otm soQt exploités pour être soumis à la ^mm et fournissent une huile miné- '^j employée pour la fabrication du gaz aux J^^oollej, prés Paris; à Dijon, à Stras- J^fgi etc. — Les mines où Ton exploite 2 |"bstonces bitumineuses ont, en 184S, yyé *a ouvriers et fourni 86,371 quin- "^J<1<^ produits divers.

^'fÉïAuiMGiE. — I. Préliminaires. — Un

DicriONN. DES Inventions. U.

grand nombre de substances minérales, telles que les combustibles, les nierres, sont livrées à la consommation à rétat brut; il en est d'autres qui ne sont susceptibles d'être utilisées qu'ajprès avoir été soumises à une élaboration plus ou moins compliquée, qui les amène è l'état de produit marcnand, et les rend susceptibles d'être appliquées aux besoins de la consommation ou uètre livrées aux diverses branches d'industrie qui les façonnent, sous mille formes diverses, pour les jeter ensuite dans le commerce. Les ateliers où s'exécute cette première transformation indispensable appartiennent encore à l'industrie minérale. L'agent presque exclusif de cette élaboration est le combustible végétal ou minéral employé è divers états ou sous diverses formes; les appareils dans lesquels on le fait réagir sur les substances minérales prennent le nom de foyer, fourt

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