INO
ou foarncaul. Lorsqu'il est nécessaire d'employer d'dutres rénclifs, ils sont presque toujours empruntés direclemeot au règne minéral. — Le combustible est employé :
1" pour séparer un ou plusieurs éléments de la substance par simple décomposition et volatilisation; 2° pour réduire les oxydes par sa combinaison avec Toxygène, ou déterminer une réaction chimique entre les Agents en présence; 3* pour séparer par voie de fusion, en vertu de la différence de pesanteur spécifique, le produit marchand, ou déterminer Tincorporation des substances qui lui donnent sa composition définitive.
La minéralurgie se Subdivise en deux parties distinctes : la métallurgie, ou élaboration des substances métalliques, et la minéralurgie proprement dite, ou élaboration xles substances minérales non métalliques.
il MÉTALLURGIE. — Industrie du fer, — Le fer est livré au commerce sous trois états distincts : la fonte, Tacier et le fer proprement dit. Sous chacun de ces états il présente des propriétés essentiellement distinctes 9 et est employé à des usages -différents. Ces propriétés résultent de la présence d'une petite quantité de carbone combiné avec le fer, qui s'élève à /^ ou 5 p. 0;0 au plus pour la fonte, et à 15 ou 20 dixmillièmes pour l'acier. — La fonte de fer ne parait pas avoir été connue des anciens; ils tiraient immédiatement le fer des minerais, et obtenaient l'acier comme produit acci- Ylentel. Les méthodes corse et catalane, employées encore en Corse et dans les Pyré* nées, différentes seulement par le degré de perfection du travail, nous offrent encore la trace de la méthode primitive arrivée à .un grand degré de perfection.
Dans le traitement direct des minerais de fer, le minerai, mélangé avec du charbon de bois, «st soumis, dans un foyer peu profond ouvert à la surface, à l'action d'un courant d'air forcé ; l'oxyde de fer est réduit par i'oxyde de carbone ; la gangue, amenée à r^lat liquide, ou plutôt visqueux, se sépare en grande partie par liquation et permet aux particules de métal de se souder, de se rassembler en loupe ou masse poreuse imprégnée de scories; lorsque la réduction est complète et la loupe agglomérée, celle-ci est cinglée sous un marteau pesant qui achève de souder le métal, auquel on donne ensuite des chaudes successives pour l'amener, sous l'action répétée du marteau, à l'état de fer en barres. — En maintenant la loupe à l'abri du courant d'air, on peut iii*river à déterminer ou plutôt à. maintenir un état de carburation tel, que le fer réduit en barres ait la nature et les propriétés de Tacier.
Le procédé le plus généralement employé maintenant en France pour la préparation au fer est la méthode indirecte, dans laquelle on obtient d'abord de la fonte, qui est ensuite affinée <et ramenée à l'état d'acier et de fer, — La fonle est fabriquée au moyen du charbon de i>ois, du bois desséché ou torréfié, ou du coke, dans des fourneaux, à cuve, «uxquels on donne spécialement le nom de
hauts-fourneaux. On y dispose par lits ternatifs le combustible, le minerai e castine (pierre calcaire destinée à viiriG(
Sangue). Un courant d'air forcé, produit es soufflets ou des uaacbines à piston, lancé dans le fourneau à sa partie infériei l'oxyde de fer se réduit, et le métal, en carburant, passe à l'état de fonte, qui lor en gouttelettes et s'accumule dans le cr SPl au fond du fourneau. La fonte est coi lorsqu'elle remplit le creuset, et façon en prismes ou gueuses dans des moules sable; certaines fontes sont moulées imi diatement en tuyaux, poteries, objets d nem'ent; d'autres sont réservées pour moulage ou seconde fusion qui s'opère d des usines à part; entin la plus gra partie est employée pour la fabrication du
L'aflinage s'exécute, soit au moyen combustible végétal dans les feui de for où la liquéfaction et la décarburation di f :nte s'exécute au mo^en d'un courant d forcé, sous la double influence de rox}g( de l'air et de l'oxygène des crasses ou seor chargées d'oxyde de fer ; soit au moyen bois, delà tourbe ou de la houille, dans ( fours à réverbère ou à flamme renverM dans lesquels la fonte, sous l'action de flamme seulement, est mise en fusion etc carburée par l'oxygène de l'air et des se ries qui la baignent. — Bans ces deux pr cédés le fer, ramené à l'état métallique, rassemble en loupes qui sont ensuite cii glées sous un marteau ou bien entre des l< minoirs; par des réchauffages successifs •sous l'action du marteau ou des cylindre du laminoir, on achève de le façonner c barres de tous les échantillons.
L'acier est fabriqué, soit par un affina] incomplet de la fonte, soit par une opératii spéciale nommée cémentation, dans laque!
le fer en barres est maintenu pendant io temps en contact, à une très-naute te rature, avec du charbon en poudre.
En 18^1, la France comptait 572 ha fourneaux, dont 518 consommaient exct vement du bois ou du charbon de bois, il mélange de coke et de charbon de bois, kS de coke seul ; 127 forges catalane! corses pour la conversion directe des ruîj rais en fer ; 1931^ foyers ou fours pour 1 tinage de la fonte, soit au moyen charijon de bois, soit au moyeu da houille ; 154 foyers ou fours pour lafabri tion de l'acier.-— Ces établissements a var
employé 16,i07 ouvriers, exigé l'emploi 131 machines à vapeur et 2,5^0 machines drauliques représentant une force de:22,l C'Jievaux-v^peur; consommé iO,9W,308q
taux de minerai, 3,508,512 q. de fo
5,9W,18i q. de charbon de bois, 176,fô
de boifi, l,759,2i2 q. de coke, 3,kWol
de houille, kfi21 q. de tourbe, el pro
3,771,419 q. de fonte. 2,637,H0 q. de
fur et 68,860 q. d'acier.
Le tableausuivant indiquera les résulta
la fabrication, non compris l'eitractiofl» danl les six années consécutives que n avons déjà prises plusieurs fois poureieiu
lit
WD
DES
INVENTIONS
TABLEAU
IND
DK LA PRODOCTION PU FER.
Valeur totale
OoTriers employés
ProduiUbniU.
créée
Âim.
dans
par
les usines.
Fontes.
Gros fer.
Acier.
la fabrication seulement.*
qnintanx.
qointaax.
qaintaax.
francs.
isn
iC9
bjene.
Lh mioes k fer de la France se partagent enatre classes et douze groupes, correspuDdiQt à la nature des procédés en usage et i II situation des usines. La 1" classe (Qopreod les usines dans lesquelles la fabncilioQ de la fonte et du fer a lieu par feapioi k peu près exclusif du charbon ; dksetubdiTîse en cinq groupes.
l' groupe, de TEst, comprenant les départnutde la Haute-Saône, la CAte-d*Or (S.-E. b4é^\Doubs, Jura, Vosges (S. du aépO»
BiAWd, Haute-Marne (2 usines au S.-E.
àâèp.),Meurthe.
i'grritpe, du Nord-Ouest, comprenant les
#,irifiieDts de l'Eure, Orne, Mayenne,
Mbo, Sartbe« Loire-Inférieure, Côtes-
6l9fd, Eure- et -Loire, Ule-et -Vilaine,
Jbotk, Loir-et-Cher, Maine-et-Loire, Fi-
nislère.
S'^pe, de TIndre, comprenant Tlndre, ^iiDoe,IiKire-et-Loire, Haute-Vienne (N.-O. ^%),Deui-SèTres.
^'graope, du Périgord, comprenant Dor* <)i^, Hanle-Vienne (N. du dép.)» Cha- 'tnte,Lot-et- Garonne (N.-E. du dép.), TtfiKt-Garonne, Corrèze, Lot» Puy-demt
^' poupe, du S.-E., comprenant Isère
Nm de risère), Vaucluse, Drôme.
U 2* classe, qui comprend ies usines, fa- ^ue là foDte et le fer en tout ou en jiar- <«• par l'emploi simultané ou alternatif du ^n de bois et des autres combustibles '*»Ue, coke, tourbe et bois) ; elle se subûnie en k groupes :
.^'groupe, du Nord-Est, comprenant Ar- ^» Moselle, Meuse (N. du dép.}. Nord •' ^ dép.}, Bas-Rhin, Aisne.
<'' poupe, de Champagne, comprenant ^Di*-Marne (2 usines exceptées), Côte- ^Of (K^. du dépO, Meuse (S. du dép.}, Vos- ^(0. lia dép.)» Yonne, Marne, Aube.
^ groupe, du Centre, comprenant Nié- ^&aùoe-él-Loire, Cher, Ailier, Loiret.
^ poupe , du Sud-Ouest , comprenant i^<l», Gironde, Basses-Pyrénées (Sud*0.
««p.), Lot-et-Garonne (O. du dép.).
u 3* classe renferme les usinns qui fa- Tirent par remploi exclusif des combus- ^ minéraux (houille et coke) ; elle se ^m en S groupes , dont le premier
[ 'JQ ippeodice pour quelques usines iso«
'tts.
10' groupe, des houillières du Nord, com« prenant Nord et Pas-de-Calais.
Appendice aulO'eroupe, comprenant Oise, Seine, et Seine-et-Oise.
11' groupée, des houillères du Sud, com-
{ prenant Loire, Areyron, Ardèche, Gard, sère, (N.-O. du départ.), Rhône.
La 4' classe ne renferme que les usines dans lesquelles on opère la conversion di* recte du minerai de fer en fer malléable, par l'emploi exclusif du charbon de bois; elle ne présente qu'un groupe.
12' groupe, des Pyrénées et de la Corse, comprenant Ariége, Pvrénées -Orientales, Aude, Haute-Garonne, Tarn, Basses-Pyrénées (E. du dép.), Hautes-Pyrénées et Corse.
Plomb. ^U sort des usines où Ton traiteles minerais à Tétat de plomb pauvre et de litharge.
Argent. — Il est raf&né avant d*être livré au commerce. Le traitement des minerais de
flomb argentifère, les seuls qu'on exploite en rance, comprend deux opérations distinctes, la désulfuration et la réduction du minerai qui donne du plomb argentifère, et la séparation de Targent et du plomb.
On emploie en France deux méthodes principales pour la réduction des minerais de plomb. La première consiste en principe è griller partiellement le galène, et, lorsqu'elle est arrivée à un degré d*oxydation convenable, à déterminer la réaction des parties oxydées sur le sulfure resté intact; il en résulte de Tacide sulfureux, qui se dégage, et du plomb métallique. La seconde consiste dans la désulfuration de la galène au moyen du fer métallique.
Dans la coupellation, le plomb riche mis en fusion est soumis à Tactiou d*un courant d'air forcé qui Toxyde et le transforme en litharge ou protoxyde de plomb, que Ton fait écouler par une rigole ménagée k cet effet, ou qui s'imbibe dans la coupelle; il reste un gftteau d'argent qui est ensuite raffiné. — Les litharges les plus pures sont livrées directement au commerce, les autres sont revivifiées k l'état de plomb de marchand.
Le tableau suivant fera connaître les variations éprouvées par la production des mines et usines où 1 on exploite et prépare l'argent et les matières plombeuse^.
fis
WD
Années.
Ouvriers
dans les
minerais
et usines.
DICTIONNAIRE IMD
TABLEAU