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ausii d*aoe aetioa alternatiTet et une forme semblable à celle de 3a queue peut o*être pas aussi bien adaptée au mouvemmiroiaiif. Le poisson est, comme les oiseaux et les pal* mipèdes» doué, de Tie» sa queue est élastique, de sorte qu'elle Toblige h se prêter au mou- Yemeot du fluide d*une manière telle que sa fonoe pourrait perdre ses meilleures propriétés si eHes n'étaient pas r^lées et cbangéesà la Tolootéde Tanimal.
< On doit douoad mettre comme principe incontestable que le Créateur a adopté les meilleures formes pour tous ses ouvrages ; la difficulté que nous rencontrons dans nos imitations provient de ce que nous ne o[>mprenons pasparfaitementtouteslesintentions du système, ou de ce que nous sommes inbabiles à les appliquer oe la même manière; ou enfin à leur donner les mêmes propriétés.
c H est à remarauer que, toutes proportions gardées de granaeur et de puissance, le simple appareil des rames surpasse par son effet tous les moyens qu'on a essayés jusqu'ici pour le suppléer.
fl En 181â, nous flmes à ce sujet, mon père et moi, des expériences décisives sur un canot de médiocre grandeur chargé d*un certain poids, et auquel deux rameurs imprimaient une certaine vitesse. Nous plag mes deux roues à aubes construites avec plus graûd soin, dont l'axe tournait sur des galets, qui étaient munies de volants ei de manivelles coudées selon différents plans, afin que les hommes pussent y appliquer leur force d'une manière continue et le plus commodément possible. Nous vahAmea successivement le nombre, la grandeur et l'inclinaison des aubes; nous trans- CrtAmes l'appareil en divers points de la igueur du bateau ; jamais nous ne pûmes obtenir du travail ibrcé de trois hammet la même vitesse que deux seuls rameurs suffisaient à lui imprimer.
« 11 y acertes une déperdition de force motrice dans l'évolution des rames, puisque, aur les quatre temps ou mouvements différents dont cette évolution se compose, il en est trois d'inutiles à la marche du bateau ; mais la déperdition est encore bien plus grande daus les roues à aubes, quoiqu'il n'y ait pas de retour ni pour ainsi dire de temps perdu dans leur action. D'où vient cette inléfiorité? Dans les chaloupes de même grandeur, l'obliquité du choc desaubes est à la vérité plus grande que celle des roues à course de la différence de longueur des rayons; mais ce désavantage parait être jusqu'à lin certain point compensé par la dif* J'éreoce des surfaces choquantes, beaucoup plus grandes dans les aubes que dans les cames. On ne peut donc attribuer cette infériorité reconnue qu'à la nature même du mouvement alternatif dans les rames, et continu ou presque continu dans les rames à aubes.
« C'est ici que la science peut seule venir au secours de Tart. Le mode d'action d'un corps qui se meut dans le fluide, par l'effet U'utie réaction qu'il imprime à ce Auide
DlCTlUNSf. DBS l!liVE5TI0!<rS. II.
même, est un problème de liaute portée dont l'analyse devrait soigneusement s'oc* cuper : tant qu'il ne sera pas éclairé et ré^ solu, on ne procédera que par tâtonnements dans les applications les plus importantes de l'hydrodynamique ; je n'en veux d'autres preuves que les essais infructueux de tant d'ingépieurs artistes, et les machines proposées ou approuvées par des savants mêmes dont l'effet n'a pas répondu à leur attente et a démenti leurs calculs.
« Pour en finir avec l'idée si généralement admise, qu'une pression ou mouvement continu serait à désirer dans l'appareil nageur des pyroscaphes, je me bornerai au raisonnement suivant :
« 11 est évident que la quantité de mouvement imprimée au fluide par le navire qui marche correspond à une quantité de mouvement imprimée au fluide en sens contraire par le point d'appui ; mais aussitôt que ce mouvement continu est imprimé, la oondition du point d'appni se trouve changéej le fluide qui d'aliord était immobile relativement au navire, fuit maintenant derrière lui avec une certaine vitesse, l'appareil ne peut plus agir sur lui qu'en augmentant lui-même sa propre vitesse et en communiquant au fluide un degré de plus : de def^é en degré, cette vitesse deviendrait infime et l'appareil travaillerait, pour ainsi dire, à vide. #
« Veut-on conserver au point d'appui sa condition première, qi*e l'appareil nlijpsse que dans une portion du fluide qui soit en repos par rapport à lui, c'est-à-dire à laquelle il n'ait pas encore coipmuniqué son propre mouvement, soit directement, soit indirectement par l'effet du remplacement naturel de l'eau qu'il a déplacée. Ainsi les rames qui vont percher le point d'appui au large et à des intervalles considérables, sont dans une condition bien meilleure que les aubes qui plongent dans le courant même produit par le sillage du bâtiment, et qui se succèdent à des intervalles trop rapprochés pour laisser à l'eau le temps «de se replacer convenablement. Voilà donc une nouvelle cause de déperdition de la force motrice, eu éçard à la marche du bateau, déperdition qui sera d'autant plus considérable que l'action de Tappareii sur le fluide se rapprochera davantage d'une pression continue ; cet élément variable étant dési-
Eé par F, on aura oour le mouvement du teau :
M Y — F — Jr. F.— P.-y.
« S'il fallait maintenant déterminer la va* leur de chacun de ces termes, nous en serions réduits au point où en est la science, à une foule de suppositions que l'expérience démeni trop iouveni. Nous serions forcé, d'ailleurs, de tenir compte d'un grand nom** bre d'éléments inappréciés jusqu'ici, sans qu'il résultât de formules ainsi composées des lumières nouvelles pour le perfectionnement de l'art. On a écrit des volumes d'algèbre pour essayer de rtétermtner les re*-
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