‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 201 sur 209 · IT · texte numérisé non relu

IT

zz

oiyfèM 4e Tacide.

ss SySSos^gèae 4es bases.

la silice coBtient à peu près qnatre fois roiygène des bases.

Dans un verre de BobAme, d'ancienne fa* brication, M. Dumas a trouvé-:

Silice, 69,4 — 56 oiygéne de Facide.

Alamioe» 9,6 -* 4,48 i

Cbaaz, 9,2 — 2,57 } =9,04oi.desbas.

Potas!>e, li,8 = 1,99 )

Ce qui donnerait exactement le rapport de i : 4 entre l'oxygène des bases et celui de Tacide.

Silice,

Alumiiiey oxide de fer el maaganèse.

Cbaax,

Pousse,

En calculant les résultats dans la position que lesquadri-silicates s*y trouvent atome à atome » on trouve : »

I atome potasse, 588 I atome ebaux, 556 8 atomes alliée, 1540

f atome crown. 2484 ou 100.0

\erre$ à vitre. — Le verre à vitre est généralement' formé de silice , de soude et de chaux. Comme Tatome de la soude diffère peu de celui de la chaux, il en résulte c^ue, dans ce verre, la quantité de silice varie à peine , bien qu*il renferme des qualités fort différentes de la chaux. Celle-ci remplace alors, presque poids pour poids, une portion de la soude. Dans le verre k vitre bien fait , la silice contient environ quatre fois l'oxygène des bases.

On peut aussi employer le sulfate de soude et même une petite quantité de cendres dans les Compositions de verre k vitre.

100 parties de sulfate de soude fondent SMW parties de sable. En effet, 100 parties de carbonate de soude contiennent une quantité- d'alcali , qui est à celle du sulfate de la même base comme 3 est k S.

On a remarqué que les salins fortement colorés par une matière organique , ne marquant que 33, 35 ou kO degrés, fondent autant de sable que les potasses incolores marauant 55 desrés. Cela pouvait, peut-être, épendre de la matière organique qui facilitait la décomposition du sulfate de potasse contenu dans les salins.

Ces salins ne donnent cas de sel de verre, qui est composé de sulfate de potasse, de chlorure de potassium, et d'une quantité minime de sulfate de chaux. Cela peut tenir encore à la présence de la matière organiaue; car, en ajoutant une petite quantité de cnarbon k des compositions renfermant des po-

il parait que dans quelques verreries d*Al« lemagne on emploie le silicate dé cbaui ( tDoluutonUe ) dans la fabrication du verre de Bohème.

Crown^loi*. — C'est aussi un verre à base de potasse et de chaux. L'analyse suivante d'un crown de fabrication ajleœaode, trouvé très-bon par M. Cauchoii , montre que la proportion d'oxygène entre Tacide et ses bases y est sensiblement la mèmei c'estk-dire : : 4 : 1.

osyg^ne de l*acide.

= 8,4 oiygéne des btsei.

t9sses 'incolores , on empêche aussi k (ormation du sel de verre.

Des cendres de I)Ois, comptétement lessivées, sont fusibles sans aucune addition, et, dans un four chauffant bien, elles peuvent même dissoudre du sabie. Cela tient k ce que les cendres contiennent , en géoérai, un excès de silicate de potasse saturé de silice, et du carbonate de chaux.

Lhs verres k vitre contiennent toujours, outre la soude et la chaux, de ralumine provenant du sable, des creusets , et du sel de soude employé. Il parait que la proportion d'alumine augmente quand on dimiDue celle de chaux. Cette dernière base» en doses convenables , doit donc ménaser les creusets; l'alumine qui se trouve datis ie verre exerce une influence marquée sur ses propriétés; quand la proportion en devient considérable, elle rend le verre plos dur, moins fusible et plus facile k Titritier. Il faut donc éviter, dans le thoix et le dosage des matières , tout ce qui tend k prolouéer la fusion , car on pierdf du combustible et on gâte les creusets. La présence de Talumine dans les verres tend k modifier leur loi de saturation ; car l'alumine exige moins de silice que les autres bases.

On peut apprécier ces diverses assertions par les analyses suivantes de M. Dumas.

Silice, Alumine, Chaux, Soude»

Silice, Alumiue, Chaux»

Soude,

Silice, Alumine, Cbaux, Soude,

oiygéne. 3641

uxyg. de la silic.

eu excès, Ml

oxYgéne, %6^

oiyg. de la Miic

eo excès, %' oxygène, ÎJ.J*

oxyg.deUsilic

) CLlDOlilS. V.V»

1585 VER

Silice, 68,fô = 35,06

Aliimiue, 4,00= 1,86

Cli;iux, 9.65 =r )»07

S ,udc, 17.70 = 84,50

DES mVENTIONS.

TER

Oxvcene, 35,6

= 9,6 V 4 — 36,«4 oxyg. de la silic eo moini, 0,64

Silice,

Alomine,

Cliaox,

Soiule«

Nous ferons en outre obsenrer ici que le moindre état de saturation du verre à vitres paraît se réaliser quand la silice contient quatre fois Toxygène des bases réunies, pourvu qu'elles ne contiennent pas beau* coup d*alomine.

Verrt à glaeet. — Sa composition admet toujours les silicates de soude, de chaux et d*alumine. Relativement à la blancheur de la teinte, il serait avantageux de remplacer la soude par la potasse ; les glaces se trouveraient débarrassées de la nuance verdAtre ou bleuâtre qu'elles offrent toujours, et on pourrait sans doute augmenter fa dose de la chaux, que Ton tient faible dans ces sortes de verres pour éviter la dévitrification. Voici l'analyse d'un verre à glace :

39,4oxyg. de Pacid.

6,7 oxyg. des bases.

Comme on le voit, cette composition diH%re du verre è vitres dans les proportions seulement; mais ses différences, sous ces raptiorts, sont notables dans le verre à vitres, in effet, pour chaque atome de soude, il y a toujours au moins un demi-atome de cbaui; dans le verre k glace, au contraire , pour un atome de soude, on ne trouve qu'un quart d'atome de chaux. Dans le verre à vitres, en réunissant l'alumine et la chaux, l'oxygène de ses bases dépasse toujours l'oxygène de la soude, tandis aue, dans le verre h glaces, l'oxygène de la criaux et de l'alumine sont à peine la moitié de celui delà soude. Il résulte de ces différences gue le verre à glaces est plus fosible, plus inaltérable et moins dur que le verre à vitres; mais il est aussi moins cassant et moins prompt à se dévitri- Ger.

Dans l'analyse qui précède , on peut observer que la quantité d'oxvgènede la silice est à peu près six fois celle des bases ; ce qui tend à confirmer que le verre à glaces se rapproche en effet beaucoup de la composition du verre solubte.

On a remarqué que la soude détruit les creusets beaucoup plus promptement que la potasse, lorsqu'on la suustitue à cette dernière dans la vitrification. La cause de ce Dbénomène tient surtout à ce aue ceux oui ies premiers firent usage de fa soude lui crevaient une action seulement égale à celle de la potasse et en consommaient une aussi grande quantité. Or, comme la capacité de saturation de la soude est beaucoup plus grande que celle de la potasse, la soude est d^aii leurs moins volatile, la quantité qui se trouvait en excès devaitattaauer les creusets avec facilité. Cet excès est a'autant plus no* table que la potasse elle-même était déjà employée en trop grande proportion. Quant aux doses de carbonate de soude que l'on

UiCTiONN. DES llfVXflTlOXS. II.

substitue à celle du carbonate de potasse, on peut se fonder sur les observations suivantes que MM. Pelouze et Baudrimont ont faites : 100 parties de potasse de 55 è 58* fondent 200 parties de sable, tandis que la mè^ me quantité de sel de sou le à 73* en fond 300 parties à la même température.

Verbe 4 bouteilles. — La composition de ce verre doit être très-variable quant aux proportions des matières qui la constituent; mais, quant k leur nature, tout porte à croire u'ils offrent entre eux peu de différence.

n y rencontre toujours du silice, de Taluroine, de l'oxyde de fer, de l'oxyde de man-

I^anèse en petite proportion, de la chaux, de a potasse et de la soude, ou bien seulement l'une de ces deux dernières bases.

Voilà l'analyse du verre à bouteilles de la manuliacture de Sèvres :

=: 26,70oxygène.

== 4,5 id.

= 9,1 Id.

Silice, 53,55 =:

AlomiDN 6.01 = Perox.defer, 5,74 = CliHux, S9,22 =

Pousse, 5,48 =

La composition de ce verre est , comme on le voit, bien déGnie, puisque d'une part la silice contient deux fois plus d'oxygène que les bases , tandis que de l'autre l'alumine et l'oxyde de fer contiennent moitié luoins d'oxygène que la chaux et la potasse. On peut donc la considérer comme équivalent à un atome de bi-silicate de chaux et de potasse.

Analyit d^un a^re verrt à bouteiUes»

=: 25,56 oiydiï.

Silice, 45,fi ;=

Alumine» 14,0 = 6,58

Pcn.xyac de Ter, 6,4 ^ i ,9i Chaux, 28,1 =t 7,64

Pousse, 6.1 = 1,00

= 8,50 id.

= 8,64 id.

Au lieu de bi-silicates. on trouve donc ici des sesqui-silicates. Au lieu du rapport de 1 à 3 entre Toxygène des bases indifférentes et celui des bases alcalines, on a le rapport de 1 : 1- Ces différences permettent de supposer qu'il peut en exister de plus grandes

encore.

Ce dernier verre se dévitrifie bien plus facilement que le premier.

La voèe de mer, des côtes de Dunkerque, est employée dans la composition du verre à bouteilles par plusieurs verriers des environs de Valenciennes. Fondue, elle donne du verre propre au travail , mais fragile et peu dense.

Cette vase, molle comme l'argile, est d un brun verdfttre; elle jaunit d'abord à sa superficie, puis graduellement dans toute son épaisseur lorsqu'elle se dessèche. Elle rcn* ferme du sable en grains, quelques débris de coquilles, des mollusques, et répand usa odeur qui rappelle son origine. Elle con* tient :

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