‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 206 sur 209 · MALADES · texte numérisé non relu

MALADES

256 jours r (ilonoée

al9JOQrf2,S UMiyt nnr).

louU 12

« Les rensoignements que nous avons fait prendre sur les ouvriers qui travaillent à la Aabrîcation du blane de zinc, nous ont .démontré que ces ouvriers sont peu affectés }iar suite de leur travail : ces renseignements ont été pris : 1* près des ouvriers eux-mé* mes ; 2* près de M. le docteur Gervais (de Caenj^qui avait été à même d*étudier ces ouvriers. Quelquesouvriers ont déclaré ovotr quelquefois éprouvé de la sécheresse dans la bouche^ de légers maux de gorge , mais que ces faibles accidents n^avaient pas persisté.

m Ces attestations sont appuyées : 1' d'un certificat de 42 ouvriers peintres, qui déclarent que la plupart d'entre eux ont plus ou moins souffert de la colique des peintres causée par l'emploi de la céruse, mais que depuis qu'ils n'emploient que le blanc de ziuc, aucun d'eux n'a été atteint ni de coliques saturnines, ni des autres symnêômes de ^malaise causés 'par la céruse^ oue leur santé s'est améliorée ; 2* d'un certincat de 9 ou- Triers traTaillant à la fabrication du blanc de zinc, ils n'ont iamais éprouvé aucun accident ; 3* d'une lettre de If. le docteur BossHit, qui contient les énonciations suivantes : Je soussigné f docteur médecin , demeurant à

(I) Nous dirons soulagés , parce qne noos avons ééÊiû à même d« consuler que des ouvriers sut lis «le l*bé|^l< al étaient forcés d'y rentrer prerq*4ean«siiôt lc>r Mirtle et sans avoir de nouveau exerce leur pruicsaiun.

Parts , rue de Seine , 31 , déclare et certifie qu ayant été choisi par M. Leclaire^ entrepreneur de peinture j dis Vannée 1839, pour donner des soins aux ouvriers peintres ma^ lades^ composant la Société que M. Lectaire n organisée et instituée^ fai^ Jusqu'en Vannée 18%6, eu, tous les ons, plusieurs coliques de plomb à traiter parmi ces ouvriers^ mais me, depuis cette époyue^ je n'ai pas vu de semùla^ blés maladies , bisn que je n'aie pas cessé d'étrs le médecin de la Société,

c J'ajouterai même que le nàmmé Wagner avait été obligé tabanaonner son état^ la co» Houe saturnine se répétait souvent et devenait plus intense^ et ftie, depuis qu'il a repris ses travaux de peinture^ à partir de la fin d'avril 1846, je n'ai point été appelé à le visiter. En foi de quoi, etc. Paris^ le 19 décembre 1848. Signé BosscT (3).

« De tout ce qui précède , il résulte pour le Comité :

« 1* Que M. Leclaire a réalisé Tidée pnilanthropique émise par Guyton de Morveau et par Courtois dès 1780, de substituer au blanc de plomb, dangereux pour la santé de^ ouvriers, le blanc de zinc (l'oxyde de zinc), qui ne possède pas de propriétés toxiques ;

(2) 0*s 275 ouvriers sont resiés k lliôpiial 6,502 jours , ce qui fait plut de 16 jours et moins de 17.

(5) Nu»s avons ioMSlé Mt €**s faits p4rc«* qb<*, d*apres les écrils de Gu)lon de Moi veau, il Si-mlila.l quêter vaprursd'osjde de tioc ét^i nt ins«lubies»

Uï%

ZIN

DICTIONMAIIIE

ZIN

ilie

« 3* Qu'il a fabriqué Toxyde de ziuc en

f[rend |iar des procédés perfectionnés qui ui permettent de livrer cet oxvde au roérne f)rix que la céruse, de 70 à 75 ir. les 100 kir ogramnies ;

< 3* QuM a indiqué le mojen de préparer une huile siccative dans la fabrication de laquelle il n*entre aucun composé plombique;

« k' Qu'il est parvenu à obtenir une série de couleurs à base de zinc» couleurs qui sont

inaltérables par les vapeurs hj drosulfurées » et qui sont destinées h remplacer avec avantage, dans la peinture historique et industnelle, les couleurs à base de plomb ;

« 5* Que M. Leclaire, par les nombreuses applications qu'il a faites de la peinture au blanc de zinc» par la persistance qu'il a mise k vaincre les obstacles qu'il a rencontrés, a rendu un service signalé à l'industrie et à Thygiène publique. »

FIN DU DEUXtfeMR ET DERNIEH VOLUME.

Page 1