‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 205 sur 209 · ZI.N · texte numérisé non relu

ZI.N

DES lNV£?snONS.

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II. Leclaire, pnr suite de Texamen des procédés de fabrication de Toxyde do zinc, est pt^rvenu à bire : 1* de Pax^de de Mine blane et iiger^ 2* de T oxyde de xinc plue blane eneore ; il a donné à ce dernier le nom de bUme de neige. Ce blane de neiae peut d'autant mieux sertir à remplacer le blane d'argent^ que Gnyton de llorveau s*est assuré que Irès-anciennoment on remplaçait le produit plorabique, connu sous le nom de blane dargeni^ par du blanc de zinc réduit en trochis4{ues. A Taide des apfiareils de M. Le* claire, on peut fabriquer par jour, ayee deux fours, 6,000 kilogr. d'os jde de zinc , et c6t oxvde est livré au commerce au prix do 70 à 75 francs les 100 kilogr.

c La peinture au blanc de zinc n*offre pas plus de ditticultés dans sou application que la peinture au blanc de céruse ; le blauc de zinc se mêle parfaitement à l'huile sans qu'il soit nécessaire d'employer le broiement, et on doit procéder de la manière suivante :

c On prend le blanc de zinc, l'huile et l'essence : ouand on en igoute à la pcin* tore, on mêle, on laisse en contact pendant six minutes ; on délaye avec une brosse, el on fait passer à travers un tamis.

< Le blanc de zinc, et les couleurs aérant cet acide (tour base s'emploient à l'hurle , soit |)Our les tableaux, soit pour le bâtiment ; on peut s'en servir pour les peiniu^ res à ta co//e, au verni» , pour Vaqnarelle , la gouache» le lavis. On peut aussi se servir du blanc de zinc : 1* pour la fabrication de papiers lissés^ pour la fabrication des cartes dites de porcelaine^ destinées à remplacer les mêmes cartes fabriquées avec le blanc de plomb ; S* pour préparer un mastic des^ tint au lutage des machines à tapeur; 3* pour préparer un blanc de fard^ coloré par le caruiiu : il est probable qu'on pourra en Caire usage dans ta préparation des denJteUes dites tU Bruxelles.

m Le blanc de zinc peut être mêlé à di- Terses couleurs peu altérables , les oxydes de fer, le charbon, l'oxyde de manganèse, l'outremer, etc., etc., et fournir tïes cxiuleurs composées qui ne sont pas susceptibles de varier de ton, ce qui, comme oo le sait, présente de très-grands avantages dans 1 art de la peinture.

« Les couleurs blanches préparées h l'oxyde de zinc, les couleurs grises qui participent de cet oxyde ne sont pas, comme les couleurs à la céruse , altérées par les vapeurs bydrosulfurées ; les essais que nous avons faits et répétés nous ont convaincus, ce que déjà l'on savait, que les peintures au zinc jiourralent être appliquées dans les cabinets où l'on administre des bains de Barréges, dans les cabinets où sont les fosses d'aisances, et que les couleurs ne changent pas de nature, comme cela arrive avec le plomb.

« La commission, Tonlant s'assurer de la facile application des couleurs au zinc, s'est

adressée à M. Cbérot, et elle lui a fait exe» cuter divers travaux avec la peinture à la eulle et avec la peinture à l'huile.

« Les couleurs employées par If. Cberol, et gui nous avaient été lournies par M. Lck claire s'élevaient au nombre de quatorze ; leur emploi a démontré : 1* qu'on pouvait , avec la plu.s grande facilité, s'en servir pour la peinture à Thuile^pour la peinture à la colle. ftt'on pouvait lesmUer à d'acres couleurs; 9r quecescouleurs , .employées seules, nechangent pas de ton; 3* que, soumises à l'action de l'acide hydrosulfurique , elles ne poiwsaient pas au noir.

c Ces essais ont été laits et ré|iétés ; ils ont été complétés par une expérience qui a démontré que la peinture au zinc pciuvait être employée, de même que le minium et la mine orange ^ pour peindre les objets exécutés en fer et les soustraire à l'oxydation.

< Dans d'autres expériences , des croquis exécutés par M. Cbérot l'ont été moitié en se servant du blanc de zinc, moitié en employant la céruse ; on a vu , comme on devait s*y attendre , que les croquis mixtes , exposés aux Tapeurs bydrosulfurées, uoir* cissaient dans le^ parties peintes au blanc de plomb, tandis qu'elles to chauj^eaieut pas dans les parties exécutées avec l'oxyde de zinc

< Ces derniers essais ont été dits en présence d'une commission du Comité central des artistes : ce Comité , voulant faire des essais sur l'application du blanc de zinc à la peinture artistique, avait désiré voir quelques expériences ; nous avons cru remplir le but

S[ue se propose la Société f encouragement en aisant connaître à ce Comité les avantages que présente l'oxyde de zinc employé dans les arts.

n M. Leclaire a indiqué un mode de préparation d'une buile siccative qui ne participe pas du plomb, et pour cela, il a eu recours à l'ox^rde de manganèse ; il prend 3 parties d'huile de Im épurée et cuite, 10 par« lies de peroxyde de manganèse du commerce concassé ; il lait cuire pendant six à buit heures en ayant soin d'agiter le mélange ; on suspend ensuite le feu, on laisse refroi* dir et on filtre ; l'huile ainsi préparée est im très-bon siccatif. M. Thévenin, k qui l'un de nous a remis de celte buile , nous a dit en avoir tiré un très-bon parti dans la peiature artistique.

c M. Leclaire s'est occupé de la préparation de diverses couleurs à base de zino destinées à être appliquées à^ la peinture artistique et à la peinture en bâtiments ; les couleurs qu'il a obtenuesjusqu'à présout sont :

c r Le jaMia bouton Sot , 3* le jfotfiu. niiofice ctVrofi, 3* le y aime p^e^ h* le janns de barytCf 5* le vert anglais foncée 6' le vest anglais clair ^T la vert aitton, 8* la terra verte»

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« Dans des pièces commtiniqaées h votre rapporteur , M. Leclaire lïitt connaître les modes qu*il a suivis pour obtenir cesdiverses couleurs.

« Quelques personnes avaient dit h votre rapporteur que la peinture au blanc de zinc serait plus coûteuse et moins solide (1) que cell^ au blanc de plomb. Nous avons pu nous convaincre que cette assertion est inexacte; le résultat des expériences a démontré que la peinture au blanc de zinc a ravantage d'être salubre et économique.

« D'autres avaient avancé que cette peinture ne pouvait soutenir la comparaison avec la peinture à la céruse ; nous avons dû examiner ce qu'on devait penser de ce dire» visiter divers appartements où des peintures avaient été exécutées au blanc de zinc. — Nous nous sommes présentés :

1* au ministère des travaux publics, et nous avons visité l'appartement de feu M. Legrand ; 2* h l'hôtel du comte de Marcillac» rue Sainl-Dominique-Saint-Germain ; 3* chez H. de Mongcou, place Saint-Sulpice ; 4* enfui carrefour de l'Odéon, n* 10.

« Nous devons dire que les résultats obtenus par H. Leclaire nous ont paru des

I»lus positifs. Nous avons ensuite consulté es lettres écrites, les attestations* données par diverses personnes, des artistes peintres, des architectes, des ingénieurs, des inspecteurs de bâtiments. Ces pièces sont des plus satisfaisantes

« Dans un passage de son Mémoire adressé h la Société (T encouragement ^ H. Leclaire a fait connaître qu'il avait été conduit, par suite des nombreux accidents qui atteignent les ouvriers qui préparent ou qui appliquent le blanc de plomb, à rechercher des cou* leurs salubres : nous avons voulu faire connaître à la Société le résultat de nos recherches sur les avantages qui peuvent résulter, pour la santé des ouvriers, de l'application de la peinture à l'oxyde de zinc. Voici le résultat de ces recbercnes.

« Le travail de la céruse, du minium, Tapplication du blanc de plomb, soit dans la peinture, soit dans des opérations diverses, donnent lieu, chaque année, à de nombreux accidents et à des décès. Nous avons été à même de constater qu'en 10 ans, de 1838 à iSkl inclus, les hôpitaux de Paris, et Paris ne compte que deux fabriques de céruse et dn minium (2 1, ont reçu 3,ltà malades atteints de coliques saturnines ; que, sur ces 3,143 malades, 2,030 sont sortis des bftpitaux guéris ou soulagés, que 112 ont succombé, et quelquefois, heureusement cela est rare, avec une telle rapidité, qu'ils sont morts le jour de leur entrée à l'hôpital, sans pouvoir donner de renseignements sur les causes de la maladie ; un de ces mal-

(i) L*oxTde rte zînc employant plos'd*huile qne la céru e dans son applicanoii , fournit une peinture qui ré»i«te mieux aux iuflueiicfs almosphériqni-s.

it) LiCs ouvi iers qui ir^v^illeiit cb^z ie« enlnrpreneuf» qui eoipluieot de» cérueê pure$ lonl plut s.- Jtls que le» auue:» k la oulique sa^urulue.

heureux a même succombé sur la Toie publique en se rendant h l'hôpital ( 1 ).

« Sur ces 3,142 malades, on comptait 1,898 ouvriers travaillant soit au blanc de plomb, soit au minium, 712 peintres ( 2 >, 63 broyeurs de couleur, 10 ouvriers prépa* rant les caries de porcelaine (3 ;.

« Les 112 décès ont porté : 86 sur les ou-vriers travaillant au minium ou au blaoc de plomb, 13 sur les ouvriers peintres (h), 1 sur les broyeurs, 1 sur les lamineurs de {»lomb, i sur les imprimeurs, 1 sur les ouvriers en papiers peints, 1 sur les ouvriers pré[iarant les cartes en porcelaine, 1 sur an ouvrier potier de terre, 6 sur des ouvriers qui ont été tellement malades qu'on n'a pu avoir de renseignements, enfin sur un oovrier qui succomba sur. la voie publique eu se rendant k l'hôpital.

« Les ouvriers qui travaillent à la fabrication et à l'application des préparations saturnines sont encore exposés a de longues maladies. Nous donnons ici «Jeux tableaux qui démontrent que les maladies saturnines sont quelquefois légères, mais que d'autres fois elles se prolongent ; en effel, on verra que , sur 404 malades atteints de coliques saturnines, il en est qui sont restés 114 et 160 jours k l'hôpital (5).

« On n'a pas porté, dans le premier tableau, le nombre de jours de maladie de 12 ouvriers qui ont succombé. On trouvera ces renseignements dans le second de ces

tableaux.

(i) 0.1 t'oit se rappeler l«s paroles r mar<|B*U s ei pteinesd^bumani ë prononcée» pa» M. ks i^re^tUenl Turbat, qui avait à Juger nm iiialb.*ureux acon^ de vagabondage ; cf s ii.a heu eux d -cUraieat qu^aff ibli« par le iravail de U cfnat il» u avaieut |ia »« rétablir i^i se livrer au iravail.

(i) Iji colique saiuniine be déclarait le pins ordinainflieo», cbrx le» peintre^, d^i s 1*8 grand* s ch^- Iturade Teié; dans l'hivrr , tiao» le* entiruits oi Tun fau beauco ip de feu : e.ie 8« d<*dare !• ch x l«* ouvriers qui opere.ii te grauage d«s vieilles pci*tturea irhuile; i* chf x ici ouviiers qui fmi "^ peiiiturea êur enduit.

(3) ^ous visiiODS d'acqué ir la preuve que le a

bre des ouvriets qui M>nl atleinu de u coliq«ieëe plomb en plus griud que i e le porte li' cbiffr^* in lîque pour It» dix années (te 1838 k 1847; eu eflei , noué avo:i8 la preu%e deroon^lra ive (au eeriifical de l'bdjital) que le iiuiDuie B..., ouviier peintre, rsi eiiiré, eu 1848, à Deaujon , po r coliqueM satmtmmnn le 17 avril , le 2 oclobie , et le i déoioibre. Cet o »vrier u*a p i8 eiâ une ^eule Ibis porté sar It* tableaux.

(4; Pendant un certain teaips enecre, ri aialgrr Teoiplui du bluuc de zinc, des ouvriers pe nlnst setoti ai eiiitade la coliquesaiuruiue; c^b ouvrera a-mi eis> x qui enlèveront, par legr<iiljge, es ^nc euneapeinUi o exécutées à la ceru e; cela esi facile î ooa«evtf*r; lors du grattage il y a product.oo u*Une poo^îere ptombîque qui »erau absorb e par les ouYiier>. Mu«» priisonsqoeM. Lseliitre, qui a tant Uu pour la classe ouvrière , trouvera le rooye>i d*obvi> r ^ ce grave inconvèiiieiiL 11 co npie«e a.t sea iravaax e« inoiquant un loode défaire qui tvuin<:raiil a« pr.4t de I bygiene publique-

(^) li'i noujbr«3 ut ces ouvriers 8*eit aeciu dc/sna

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D£S INVENTIONS

I)uré€ de la maladie des ouvriers guéris. — Sur 293 malades sortis guéris^ sont restés à

Thâpitalf savoir :

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