‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 22 sur 209 · ND · texte numérisé non relu

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IND

HlSTOIEB BT BlBUOGRAPHIB DB L*IIfDC8TBlB

wnÉRALB B1I Francb.— 1. Eêouisêe hiêtorique. — Les premiers travaui d exploitation des mines remontent k une époque très-reculée; ils étaient déjà en activité dans le midi des Gaules k Fépoque de Tinrasion de Jules César ; plusieurs passages de ses Comment ittireê témoignent de l'nabileté des mineurs

Saulois, qui mirent à profit leur expérience es travaux souterrains pour la défense de leurs villes. Nous citerons ici deux de ces passaçes qui mettent complètement ce fiât en évidence.

Loiiaieê (les habitants des environs de Lectoure et d'Aire) ob$es$i eunictUis ad ag^ gerem aclis (cuju$ rei Munt longe periti$$imi Aquitanif propterea quod muliis lociê apud eoê àrariœ secturœ êunê , legatoê ad Crassum mittunif etc....'.. Bituriges (les habitants de Bourges , alors assiégés) , aggerem euniculis subirahebani ^ eo setentiuSf quod apud eos fnagnœ $unt ferrariœ , atque omne gmuê euniculorum notum aique uêitatum e$t.

Les Gantois s'adonnaient principalement k l'exploitation des mines de cuivre et de fer. Il est probable que chez les peuples auxquels les Romains donnaient le nom de Barbares , et qu'ils réunirent successivement k l'empire, la profession de mineur n'avait rien de servile ; les Romains, au contraire, faisaient exploiter les mines par les esclaves. Ce n'est que sous le règne de Tibère, que les ouvriers cessèrent d'être exclusivement des condamnés. On vit même , sous le règne de Claude , un général romain foire exploiter des mines par ses soldats.

Les empereurs romains rendirent de nombreux décrets relatifs aux mines ; mais l'in- Tasion des Barbares et la dissolution de l'empire amenèrent la décadence rapide de cette industrie. Charlemagne est un des premiers souverains qui aient cherché k rendre de l'activité aux mines ; il comptait» parmi les revenus de la couronne , la recette qui provenait des forges et des mines de fer et de plomb. — Plusieurs rois , Charles VI , Charles VU, Louis XI, etc., accordèrent des privilèges aux mineurs, et rendirent des ordonnances pour encourager leurs entreprises; mais les modifications continuellement, apportées k la constitution de la propriété cfes mines furent pour elles une cause de ruine, et, pendant longtemps, un obstacle k leur développement. — La décou- Terte de l'Amérique vint jeter dans les entreprises de mines métalliques une perturbation funeste, en produisant une dépréciation rapide des métaux précieux. Pour beaucoup de mines, par suite de cette dépréciation et de renchérissement de la main-d'œuvre et des matières premières , les produits sont devenus insuflisants pour payer les dépenses de l'exploitation. Certaines mines de cuivrci

par exemple , dont le métal était monnajé , ont fini par ne plus fournir un nombre de pièces de monnaies suffisant pour payer les dépenses de toute espèce, et ont dû être abandonnées. Les mines, oui ont survécu k ces causes de ruine, n'ont au leur salut qu'k la richesse de leurs minerais, au perfectionnement des procédés d'exploitation et de traitement métallurgique, et particulièrement k la découverte de la poudre et k son introduction dans les travaux de mines , en 1615. Avant cette époque, les mineurs employaient les outils et le feu pour entamer les roches. C'est au moyen du feu qu'Annibal , imitant le procède qu*il avait vu en usage dans les mines de l'Espagne, surmonta les difficultés que lui présentait le passage des Alpes.

Les exploitations de combustible et de fer, qui ne se trouvaient pas affectées par les mêmes causes de rume, ont pris au contraire un développement remarquable, surtout depuis la tin du siècle dernier, et se sont maintenues au niveau des rapides progrès de l'industrie française. — La nécessité où la France s'est trouvée, pendant les guerres de la République et de I Empire^ de tirer toutes ses ressources de son propre soU a

Suissamment contribué au développement e la richesse minérale. — C'est k celte épo;que que le gouvernement a commence k prendre des mesures efficaces pour favoriser ce mouvement : une chaire de minéralogie et de métallurgie avait été fondée, en 1778, k Paris, et une école des mines en 1783. La création de l'école Polytechnique et d'une école d'application pour les ingénieurs des mines, et la fondation, en 1816, de Técole des mineurs de Saint-Etienne, destinée k former des directeurs de mines et d'usines, ont fourni k l'industrie minérale Télémerit scientifique qui lui manquait et sans leçjuel sesprogres ne pouvaient être que restreints. La loi du 21 avril 1810 a donné enfin k la propriété des mines la stabilité qui lui manquait, en définissant nettement sa nature et ses droits, et en consacrant en sa faveur le principe de l'expropriation forcée pK>ar cause d'utilité publique.

L'exploitation des mines métalliques est bien antérieure k la conquête des Gaules par les Romains ; mais les combustibles minéraux sont restés longtemps sans être exploités, l'abondance du combustible Tégétal avant rendu longtemps leur usage inutile. Il est probable cependant que les habitants des contrées carbonifères ont commencé k une époque reculée k consommer la houille, qu'ils arrachaient k la surface pour leur usage personnel et local ; elle n'est devenue l'objet d'une exploitation et d'un commerce un peu importants que deux siècles après l'ouverture des mines de Liège et de New*'

mù

D£S INVENTIONS

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^t^ (^Li a eu lieu dans le xiu' siècle. L'é* a;i d« tharles Vi sur les mines, du 30 mai Ul3, De inetilionoe pas le combustible mi* 3enl,cequi fait sup|>oser qu'à celle époque il .ûafail \tas d'exploitatious suivies. On voit li bouille arriver pour la première fois en («20 4 Paris, où la faculté de médecine eut è u«ader si remploi de celle nouvelle sub- ^nce ne sérail pas nuisible à l'a salubrité liUDlique. Eoân, c'est en i^kS que les mines ^}t Wuiile commencent à être citées dans u^ocumeol historique. Les premières ex- V^taùous dignes de ce nom ont été, seloa (oaies les apparences, établies sur lesaiQeureittDti des couches puissantes de Sainlbiâfie et de Brussac (Haute-Loire), la 1787, la production des mines de IdHBk françaises était de 10,033,803 quintu; eo 18?7, (le 29,887,351 ; et entlu en iftl, de 31,101,969 q. Elle est donc mainlelUQllSàniois plus considérable qu'en 1787. Utabncaliûu du 1er a eu lieu longtemps {«r la inétbode directe, dont nous retrouvons la trace dans les forges corses et calaliDes. Les forges où le fer s'obtenait imméiiikmil à Télat de ier malléable, avec une ottiMuyation considérable de minerai et ^dwtioQ, n'ont fait place que successive* iMavni usines actuelles, où les minerais ^oot («in dans de hauts fourneaux et donoeul Mie premier produit de la fonte, qui doci Un ensuite aliinée dans des foyers ^«afli pour ôlre transformée en fer mal- «oe. A de simples creusels succédèrent <ta petits fourneaux de 1 mètre de hauteur iwur les iDiaerais ordinaires, et de 2 mètres ««»ttaeQl pour les minerais réfraclaires. -viose» fourneaux, on obtenait une masse ^ferlirat qui pouvait être immédiatement ««g^Asousie marteau; dans quelques cas s€fiimm on obtenait accidentellement du «r trop carburé, qui devait ôlre repassé ^$ un autre foyer sous l'action d'un cou- «tti (l'air lorcé; en élevant les fourneaux à iiuetresetau-dessus, et en adoptant par suite, '^Buiie conséquence de la carburation plus ^plèle du 1er, qui restait plus longtemps ^i une température plus élevée en contact "« le combustible, i'ailinage de U fonte ** un foyer spécial, on est arrivé natu- '^-i^flem au procédé actuel. 11 existait déjà (Btiauta-fourneaux, produisant de la foule ^ée en première lusion, au commenceibc&t du XVI* siècle, et il est probable que 'vngioe du procédé actuel remonte en V'^-eau commencement du xv' siècle. — 'etnpioida coke dans les hauts-fourneaux a ^ «ûporlé d'Angleterre et remonte à Tan- ^ 1^H3; la fonderie du Creuzot (Saône ^et- |^«)a été longtemps la seule où le corn- ^^iUe minéral ait été utilisé pour la fusion d^^ouuérai; ce n'est que depuis 1821 que l'I^icalJoo de la fonte au coke a pris un f^ développement. — L'emploi de la Mie pour raiOnage de la fonte obtenue M clurtion de bois ne remonte qu'à Tannée ttti. Daus ces dernières années, l'industrie iiiiéfurgique a reçu de grands perfectionne- Qeuis, parmi lesquels ou doit compter au

premier rang remploi de l'air chauffé dans les haut^-fourneaux et les foyers d'atlinerie, l'emploi des flammes perdues, pour le chauffage de l'air, des chaudières ; le grillage des mmérais, la cuisson des briques et de la chaux, et enfin, l'emploi des gaz combustibles des hauts-fourneaux pour raffinage de la fonte et l'élaboration du gros fer dans des fours à réverbère. L'emploi de l'air chaud n'a été introduit en Franco, où il a été im-

Eorté d'Angleterre, qu en 1832. En 18H, l. fierlhier, maintenant inspecteur général des mines, signalait l'emploi des flammes perdues des hauts-fourneaux et des foyers d'aflinerie comme l'un des perfectionnements les plus importants qu'on pût apporter à l'industrie du fer, et cette innovation, réalisée dès cette époque en France, bien qu'elle n'y soit devenue générale que depuis une dizaine d'années, a facilité tous les autres progrès obtenus depuis dans l'art des forges. — £n 1836, M. Sire, employé dans les forges de la Haute-Saône, prenait un brevet pour un système complet de fabrication du fer au moyen des gaz des hauts-fourneaux, un an avant les premiers essais de ce genre tentés en Allemagne.

L'invention du verre est très-ancienne et est attribuée aux Phéniciens. Quelques vases de verre commun, trouvés dans des tombeaux antiques, pourraient faire présumer que cette fabrication a été connue des Gaulois; mais il fdut remonter jusqu'au temps des croisades pour trouver la date de rétablissement des premières verreries. Après la seconde croisade» plusieurs fabriques de verre s'établirent en France. Jusqu'à Colbert, les produits de cette fabrication restèrent très-grossiers, et c'est eu accordant à cette industrie une protection toute spéciale que ce grand ministre lui a fait faire de rapides progrès. Des artistes français, qui avaient appris à Venise à connaître les principes de la fabrication des glaces, furent appelés par lui, et fondèrent la première fabrique de glace, eu 1665, à Tourlaville, près de Cfierbourg. Le coulaçe des glaces fut inventé en 1685, par l'un d eux, qui fonda son premier établissement à Paris, et le transporta, ou 1691, à Saint-Gobain (Aisne).

C'est à un savant ingénieur français, M. Vicat, que l'on doif la connaissance exacte de la nature et des propriétés des chaux hydroliques. Ses travaux, qui remontent à l'année 1812, ont fait faire un immense progrès à l'art des constructions en ce qui concerne la fabrication des mortiers. — La chaux était la base des constructions que les Romains ont laissées sur le sol de la Gaule; remploi du plâtre est plus récent, et il serait difficile d'assigner une date à son introduc^ tion dans les constructions.

2. Eiat actuel de l^industrie minérale par département. — Les produits inorganiciues fjui forment l'objet des différentes branches de l'industrie minérale sont fournis, en proportions très-variables, par chacun des 86 départements qui composent le territoire. La valeur totale créée par cette industrie de-

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MCnONNâlRE

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puis plusieurs années est répartie ainsi que rindique le tableau suivant. Les trois départements dans lesquels cette branche a'industrie a pris le plus grand développement»

en 1842, sont ceui du Nord, de la Loire et de la Seine» dont le premier a créé une va* leur de 22416,345 francs.

TABLEAU

MS VALI0K8 CB£ÉBS DANS CSAQUB DÉPARTEMENT POUR LES DIVERSES RRANCHBS DE L*IND08TR1E MINÉRALE.

Indication

des départemenu. des

Valeur

N«s Noms totale N<>*

d^ordre. des départements, créée. d*ordre«

francs.

i Nord 22,H 6,345 31

2 Loire 20,802,453 32

3 Seine 20,387,293 33

4 Meurlbe 14,625,862 34

5 Moselle 13,032,847 35

6 Marne (HtCh) 12,526,336 36

7 Aisne 11,983,903 37

8 Nièvie 11,592,298 38

9 Bo.-du.Rbône 11,401 ,647 39

10 Saôneet-Loirei0,627,406 40

11 Gard 10,310,727 41

12 Ardennes 9,793,517 42

13 Saône (Hte) 9,596,825 43

14 Cher 9,287,605 44

15 4Seine^t-Mame 8,807,077 45

16 Côte-d'Or 8,301,155 46

17 Seine-lnf. 7,735,543 47

18 Oise 6,987,100 48

19 Meuse 6,641,015 49

20 Eure 6,267,879 50

21 Isère 6,114,621 51

22 Somme 5,486,615 52

23 Maine-et-Loire 5,379,812 53

24 Pas-de<:alais 5,323.681 54

25 Rhin (Bas-) 5,215,825 55

26 Gironde 5,210,038 56

27 Vosges 5,163,674 57

28 Vienne (Hte-) 5,062,058 58

29 Doubs 4,995,756 59

30 Rhône 4.964,120 60

Indication

départements. des

Valeur Noms totale M<>«

des départements, créée, d'ordre.

francs.

Loiret

Hérault

Cbarente-Inf.

Seine-et-Oise

Loire-Inf.

Calvados

Mayenne

Var

Dordogne

Ariègc

Aveyron

Jura

Pyrénées (B-.) 3,366.276

Orne

Aude

Allier

Rhin (Haut-)

Indre

Sarthe

Charente

l^nne

Loi-et Gar.

Laudes

Ardèche

Puy-de-Dôme

Manche

Indication départements.

Noms des départements.

Garonne (Hte-) 1

Ain 1

Tarn 1

Pyrénées-Or. 1

Finistère 1

Drôme 1

Sèvres (Deux-) 1

Eure-et-Loir 1

Vendée 1

Vienne

Vaucluse

Loir-et-Cher

Loire (Hie-)

Morbihan

Côtes-du-Nord

Corrèze

Creuse

Lot

Cantal

Lozère

Lot-et-Gar.

Alpes (Basses-)

Corse

Alpes (Htes-)

Pyrénées (Htes-)

Gers

Valeur

totale

créée.

francs.

Marne

Indre et-Loire 1,835,050

Aube 1,753,274

iUe-el^VUaine 1,713,253

Totaux

Le tableau suivant montre les départements rangés suivant Tordre d'importance des produits qu'ils ont donnés, pendant iStô, en réunissant toutes les branches de l'industrie minérale.

La légende suivante» où les départements sont ransés par ordre alphabétique et où ils portent les mêmes numéros d'ordre que dans le tableau précédent, servira à Cacililer les recherches dans ce tableau.

Ain

Aisne

Allier

Alpes (Basses-^

Alpes (Hautes»)

Araècbe

Ardennes

Ariège

Aube

Aude

Aveyron

Bouches-da-Rhône

Calvados

Cantal

Charente

Charente-Inférieure

Cher

Corrèse

Corse

C6ie-dX)r

C^es-du-Nord

Creuse

62 Dordogne

7 Doubs

46 Drôme

82 Eufe

48 Eure-et-Lolre

54 Finistère 12 Gard

40 Garonne (Haute-/ 59 Gers

55 Gironde

41 Hérault

9 Ile-et-Vilaine

36 Indre

79 Indre-et-Loire

hO Isère

33 Jura

14 Landes

83 Loir-et-Cher

76 Loire

16 Loire (Haute)

75 Loire-inférieure

77 Loiret

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