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DB L4 PRODUCTION DU PLOMB ET DB L*ÂIIGE1IT

Produits mardiands.

Plomb. Lilharge. Aliquiroui. Argent.

quintaui.

Moyenn. 4,163

quin.

kiloff.

Valeur totale créée.

francs.

Cuivre. — il s'extrait de ses minerais par des grillages répétés qui chassent le soufre et ramènent le métal à Tétat d'oxyde, et par une fonte de réduction dans des fourneaux è réverbère. — Le quart environ du cuivre préparé en France est le produit accessoire de la fabrication de l'acide sulfurique au moyen des pyrites dans l'usine dePerrache, près Lyon ; la production totale s'est élevée, en 18^1» à 1,008 quintaux.

TABLEAU

DE LA PBODUCTIOIf DU CUIVBE.

Années.

Nombre d^ouvriers

dans les mines

et dans les usiues.

Cuivre Pyrites rosette, pauvres.

Moyenn. 183

quint.

quint.

Valeur totale créée.

francs.

Antimoine, — Il s'obtient à l'état de sulfure par une simple liquation, et est eu par* tie livré au commerce, è cet état, pour les préparations pharmaceutiques. L'antimoine métallique ou régule s'extrait du sulfure par un grillagé suivi d'une fonte de réduction. Les mines où l'on prépare les produits aotimoniaux ont occupé, en 18^2, (^5ouvriers et livré 973 quintaux de sulfure fondu, 617 quintaux d'antimoine, et 28 quintaux de crocus ou oxysulfure.

Soufre. — Celui qui est produit en France s'extrait des pyrites de fer et de cuivre à rétat de soufre et plus particulièremeol à l'état d'acide sulfureux, qui est immédiatement converti en acide sulfurique. La production de 18^2 équivaut à 2,610 quintaux de soufre.

Ui. MiNÊRALDRGiB proprement dite. — Plâtre. — Il est extrait du gypse par une simple cuisson à une basse température ; qui a pour objet de cbasser l'eau de combinaison, dans des fours chauffés par la flamme du bois ou de la houille.

Chaux. — Elle est préparée par un procédé semblable, dans des fours de formes diver-

ses, où elle éprouve une calcination è une température élevée qui a pour objet de cbasser l'acide carbonique du carbonate de cbaux, et, dans le cas particulier où la chaux est hydraulique, de déterminer la combinaison de la silice et de la chaux.

On distingue les chaux, en chaux grasses, chaux maigres, chaux hydrauliques et ciments. Les chaux grasses sont celles qui résultent de la calcination des pierres calcaires exemptes de matières étrangères. Par Textinction elles s'échauffent fortement et foisonnent d'un volume égal à leur volume primitif. Les chaux maigres sont des chaux grasses mélangées de matières inertes qui contribuent seulement à diminuer leur qualité. Les chaux hydrauliques ont la propriété de prendre plus ou moins rapidement et de durcir sur l'eau ; elles ne donnent è l'extinction qu'un foisonnement très-faible, variable avec l(5ur degré d'hydrau licite; elles doivent celte propriété à la présence dans la pierre calcaire d'une certaine quantité d'argile intimement disséminée, qui forme sur la cuisson des silicates de chaux et d'alumine présentant des propriétés essentiellement distinctes de celles de ia chaux Î;rasse. Les chaux hydrauliques, lorsqu'on es éteint, absorbent une certaine quantité d'eau, et se solidifient par suite même de cette combinaison, tandis que la solidification des chaux grasses n*a lieu que par Tabsorptionde l'acide carbonique de l'air. Ces silicates élant insolubles, il en résulte qu'ils peuvent être immergés sous l'eau et s'y solidifier sans être délayés et entraînés. — L'expérience a démontré qu'une proportion de 15 p. 100 d'argile intimement disséminée dans les pierres calcaires, donne des cbaux hytlrauliques de très-bonne qualité, durcissant sous l'eau dans l'espace de quelques jours. Lorsque la proportion d'argile esi^de dO pour 0/0, le durcissement est presque instantané, et se fait en quelques minutes. Les pierres ainsi composées prennentalors lenom de ciments naturels, et deviennent propres à

Plusieurs usages spéciaux ; tels sont ceux de ouilly iCôte-d'Or),deVassy (Yonne).Certains calcaires magnésiens et les calcaires à cbaux grasse, imparfaitement cuits, donnent aussi des chaux jouissaut de propriétés hydraiiliques, mais d'un emploi beaucoup moins sûr que les chaux hydrauliques proprement dites. La connaissance exacte des causes de

IND

DES INVENTIONS

INH

l'^TiIrsulicUé de certaines chaux a conduit uuRltetDeot à fabriquer des cbaux hydrauîiiH artificielles au moyen de la craie et i^fargile mélangées inliroementen proport'SicooTenables. Celte fabrication a pris un Moppeinent très-remarquable dans les «iTifons de Paris. — On peut encore rera- ]w dans beaucoup de cas les chaux hyhïHques par un mélange de chaux grasse t: k {louzzolane ou d^ar^fiile cuite à un de- £'^ls^ez faible, tel, qu*ayant perdu son eau Gr osibinaisoD, elle conserve encore assez c'&\é pour former avec la chaux un ftij;4ydra(é durcissant sous feau. Le ci- '.-Qi Je briques et de tuileaux n'est qu'une j'.'j^aDe imparfaite.

?îifftw.— Ce nom s'applique à une foule

Kcti difTérents par leur forme et leurs

>:^s mais qui, parles principes essen-

Vi de leur fabrication, n'appartiennent

•u une seule et même branche de l'indus-

'n*» nioéraie. Les poteries sont toutes fa-

•fijj^aa moyen d'argiles façonnées sous

Cl' c formes diverses et soumises à l'action

> 'i chaleur, qui leur donne la solidité et

*??affiélés nécessaires. Les briques, les

'îrwin,ie5 tuiles, les pots-à-fleur, et au-

^••^^s^qai ne sont pas enduits d'un ver-

iiiUsarface, portent plus particulière-

^\'tm de terres cuites. Ils sont fabri-

'iw;4f les argiles les plus communes. —

^û'i'à^t ensuite, suivant la finesse et la

^^'VeJelajiâte, ledegré de cuisson, etc.,

;'"j'/(eries communes, la faïence commune,

î tii-nce fine et anglaise, que l'on recou-

'•H'ufl Ternis plombeux; le grès céra-

'''^'^l[lOleriesdeg^ès, très-fortement cuit

f*fiinâéà la surface par du sel marin

:<"« (projette dans les fours ; la porcelaine,

IJiiediriseen porcelaine dure ou chinoise

^Mfe fine, translucide, recouverte d'un

'^Dislerreui sans addition de matières

crulh^u^, et la porcelaine tendre ou fran-

\^-^^ recouverte d'un vernis plombifère

^î^iarent et tendre. La porcelaine dure

•^ Wfluée avec un mélange de kaolin et

;;iWe blanc, et recouverte d'un enduit de

■■^palh vitrifié.

^"Ta. — Ce sont des silicates multiples ^'iwquels la silice entre toujours com- ;*^-iûeot essentiel, et dont les bases va- •"-'eo nature et en proportion suivant les '^^êfe auxquels on les destine. Les matièrj"^ entrent dans la composition du r*. ^*û' tondues à une température très- "^^wdaos des pots en creusets réfractaires

et amenées à l'état liquide pour étrefaçonnées soit par insufflation, soit par moulage et cou* lage. — Les verres à bouteille, les verres à vitres, les vases en cristal, sont soufflés ; les minces objets, tels que salières, bobèches, etc., en cristal, sont moulés; enfin les glaces sont coulées. Les propriétés des diverses espèces de verre dépendent principalement de la nature des matières employées pour les fabriquer, et par conséquent de leur composition chimique. Dans le verre blanc la soude est la base dominante ; dans le verre à bouteille, la chaux et l'alumine; dans le cristal, l'oxyde de plomb.

En 1835, on évaluait à 150,000,000 fn. environ la valeur créée par l'élaboration des différentes substances minérales non métalliques, tels que la chaux, le plâtre, les poteries et les verres de toute espèce; cette branche de l'industrie minérale a certainement pris, depuis cette époque, un développement considérable.

Alun et couperose. — Ce sont des produits du traitement des terres pyrUeuses et alu* mineuses. Pour obtenir la couperose ou sulfate de fer , on détermine par une exposition à l'air la décomposition des pyrites et l'oxydation des deux éléments du sulfure do fer; il en résulte immédiatement du sulfate de fer, qu'on sépare au moyen d'un simple lessivage : en grillant ces mêmes terres pyriteuses soit directement, soit après l'extraction de la plus grande partie du sulfate de fer, on détermine, par la réaction de l'acide sulfurique sur l'alumine, de l'argile, la formation du sulfate d'alumine ; on en sépare le sulfate de fer qui se forme eu même temps par plusieurs cristallisations successives, et, en ajoutant dans les eaux-mères du sulfate de potasse ou d'ammoniaque, on obtient un précipité d'alun. On fabriaue en outre des quantités assez considérables de couperose, en traitant directement le fer par l'acide sulfurique. On désigne sous le nom de magmas des résidus de la séparation de la couperose, qui sont traités à part dans de petites usines pour la préparation de l'alun.

La production de la France, en 1841 , s'est élevée à M,469 quintaux d'alun et U,50â

Sruintaux de couperose. Le tableau ci-joint era voir quelles ont été les variations dans les produits de cette fabrication pendant six des dernières années; il ne comprend pas les produits du traitement direct de la ferraille par l'acide sulfurique.

U«es.

TABLEAU

DE LA PRODUCTION DE l'aLUM ET DE LA C0UPBB06B.

Ouvriers

dans

les mines

.ei usines.

Aiuu.

quintaux.

Couperose.

quintaux.

Magmas*

quintaux.

Yaleur totale créée.

francs.

ISII

Moyenne.

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