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JACQDAAT. Voy. Métier a la Jacqdabt.
JAUGE LOGâRITHMIQC£. — Invention k Jf.Coifey, de Parié. — Cet inslrument oonsîste en un bâton carré de 10 à 12 roilli* nètrttd'équarrissage, et 14 à 16 décimètres lie longneiir ; uoe des quatre faces est unie, et sur chacune des autres est tracée une tcbelte. La première représente les divifiûu en parties égales, qui sont telles, quV pns iTOir mesuré le diamètre au moyen iffifl tooneau, et sa longueur intérieure, M ûblient la capacité, en multipliant le onédo diamètre par la longueur inténwe. Cette échelle porte le nom d'échelle «fesioaibres naturels. La seconde est foroè de difisions logarithmiques , allant IMS cesse en augmentant , et au moyen desquelles, si Ton substitue aux nombres un pirlies égales qui expriment le dianèlri oojen et la longueur du tonneau, le <}j(}Ue logarithme du diamètre et le loganthiaedela longueur, l'opération se rétiiùt à la simple addition de ces logaritbi^doQi la somme est un nouveau logan&Bftquiapour nombre naturel corresp«àBi celui qui exprime la capacité du ttatma litres, décalitres, hectolitres, dédfiiw, centilitres, etc. , suivant que le toarn est plus ou moins grand. La imwùpe échelle, appelée mètre, est formée «to firisioDS du mètre en centnnètres , elle û a jriDtw objet que d'offrir un moyen de ▼eriâaiion des résultats obtenus avec la jau^ logarithmique. On peut aussi s'en s^if pour mesurer les dimensions des objets donl on veut connaître la superficie, w mfhié on la capacité en mètres et parties <ia méire carré ou cubique, en se servant, « 'on reut pour en faire le calcul, des crai latres échelles comme d'une table de jfosamhmes. La correspondance des nom- WK d'une de ces échelles avec ceux des *Qi autres est indiquée par une boîte I^^Mes bords sont taillés en biseau, et que loo fait couler sur le bâton. Les côtés de ^ boite qui se rapportent à l'échelle des fJrties é|;ales et à Téchelle métriaue, por- ^00 curseur de la longueur dune des f''^^ de l'échelle, et divisé en dix parties ^1 au moyen desquelles chaque cent^ei&ederécbelle peut être divisé en dii, ^Qui peut donner des millièmes. Le côté fi^labotie qui correspond à Téchelle loganthoique ne porte point de curseur, parce <I<2e les divisions de cette échelle étant inéi>K ne peuvent être sous-divisées par ■Befflème quantité ; mais les sous-divisions («tétémarqoéesdès que l'espace a été assez Sraodpoar le permettre. La oolte est échan-
crée eu cette partie pour qu'on puisse évaluer à l'œil les fractions indiquées par Pindex.Les divisions des première et troisième échelles sont numérotées de 10 en 10 par les nombres 1, 2, 3, etc. , dans leur ordre naturel, à partir du commencement de la jauge; celles de la seconde échelle sont aussi numérotées de 10 en 10 par les chiffres 1, 2, 3, &, S, 6, 7, 8 et 9; après quoi le numérotage recommence dans le même ordre, de manière que le 0 répond aux points marqués 1 et 10, sur la première échelle. Pour diviser l'échelle des parties égales n*l. Ton cherche par quel nombre, en millimètres, on devrait exprimer le diamètre et la hauteur d'un cylindre, dont la solidité ou la capacité serait d'un mètre cube : ces deux dimensions étant supposées égales, c'est-àdire le diamètre égal & la hauteur, et ayant trouvé que ce nombre était 1083, 9, on a marqué sur l'échelle n* 1 une pareille quantité de millimètres, et on a divisé l'espace ainsi marqué en dix parties, et chacune de . ces dernières parties en dix autres. Pour diviser l'échelle logarithmique n* 2 on a formé des tables inverses des tables ordinaires de logarithmes, car les nombres naturels sont fractionnaires. Quant à Téchelle métrique n"" 3, elle contient simplement les divisions du mètre en décimètres et centimètres. Le bAton est prolongé au delà du point où commence la jauge d une quantité de trois à quatre décimètres divisés en millimètres, et reçoit à coulisse, une boite portant un crochet que l'on fixe au moyen d'une vis de pression, à une telle dislance du commencement des échelles qu'elle soit égale à la double saillie des iables, et à la double épaisseur des fonds ; il ne reste plus alors quà mesurer avec l'instrument la longueur extérieure du tonneau, à partir du crochet, pour avoir la longueur extérieure. ( Brevets publiés^ tome lY, page 33, planche 3.)
JAUNE DE NAPLES. — Belle couleur, très-solide, employée non-seulement dans la peinture à l'huile, mais encore dans la peinture sur porcelaine et sur émail. Sa préparation a été longtemps tenue secrète, et, encore actuellement, peu des recettes publiées donnent de bons résultats.
L'une des meilleures, dit-on, consiste à mélanger intimement trois parties d'antî-* moine métallique avec deux parties de minium et une partie d'oxyde de zinc, à fondre le tout ensemble, puis à réduire la masse ifondue en poudre très-fine.
JENNER. Voy. VxccnE.
JENNY-MDLL-JENNY. Yoy. Coxoir.
, KALDDOSGOPE. Ce petit instrument ■^optique fut inventé en 1817 par M. Brewe- 1^1 et fit, pendant quelque temps, fureur à
Paris. On n'en a point tiré tout le parti qu'il pouvait oOrir aux dessinateurs, aux brodeurs, aux architectes et à diverses autres
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industries. Il fut importé en France en 1818 par M. Windsor fils, sous le titre de transfigunUeur. Voici comment le Diciionnaire clés découvertes en rend compte :
« Le transGgurateur est une espèce de lunette f armée, à Textrémité qui touche l'œil, d'un verre lenticulaire, et à Textrémité opposée, d'un verre dépoli. On introduit dans Tespace ménagé entre ce dernier verre et un troisième verre placé à un pouce environ du précédent, des objets d*un petit volume, comme morceaux d'étoffes de. ditl'érentes couleurs, coquillages, pierres fausses, pétales de fleurs, etc. Ces objets, en se mêlant, se combinent à l'œil de mille manières piquantes, toujours régulières et jamais semblables; effet produit par la réunion de trois verres en forme de triangle, et régnant dans toute la longueur du tube. Ces verres sont revêtus , à leur face extérieure, d'un morceau d'étoffe ou de papier de couleur foncée, de manière à produire intérieurement l'effet d'une glace. C'est en venant à se réfléchir dans cette triple surface, que les objets réunis à l'extrémité du tube, présentent, à Taide du mouvement de rotation imprimé à l'instrument, les combinaisons agréables et variées qui ont fait un moment la vogue du transfigurateur. Ce
«uet est une invention anglaise , dont . Robertson a fait depuis longtemps l'application dans son cabinet, et dont M. Chevalier, ingénieur, a retrouvé la description. » KAOLIN. Voy. Feldspath, Pobcblaine.
KERMES. — On adonné le nom de kermès^
3ui vient peut-être de l'arabe, è deux prouctions fort différentes, l'une animale, l'au* tre minérale. La seule analogie qui existe entre elles est leur couleur rouge, et le nom qu'elles portent rappelle cette couleur (cramoisie). Nous ne nous occuperons que de la première de ces deux substances.
Le kermès animal des pharmacies, nommé aussi graine técarlate ou vermillon^ est connu des naturalistes sous le nom du cochenille du kermès. C'est en effet le corps de la femelle d'une cochenille fécondée et pleine d'œufs, le cocctis ilicis de Linnée, insecte bémiptère qui vit sur les feuilles du querctu cocciferaf arbre commun dans les régions méridionales de l'Europe. Le mâle est fort petit : il a deux ailes, tandis que la femelle, dont le corps est plus gros, eu est dépourvue. Celle-ci, au commencement du printemps, est d'un rouge vif; elle a la forme d*un bateau renversé, et vit entourée d'une sorte de coton qui lui sert de uid. Quand elle a été fécondée, elle grossit
considérablement, devient sphérique, meurt vers la fin du printemps suivant, et parait transformée en une sorte d'ovaire, renfermant une quantité considérable de petits œufs entourés d'une pulpe rougeitre : c'est alors qu'on la récolte.
Le kermès animal, tel qu'on nous le pré* sente dans le commerce, a la forme d'une baie arrondie, lisse, luisante et d'un trèsbeau rouge . L'enveloppe gui constitue ce coccus est brisée vers le point qui adhérait h la feuille de l'arbre sur lequel il vit. A l'état de complète dessiccation, il est fragile, mince et si léger, qu'il en faut environ 56,000 pour peser un kilogramme. H a une odeur légèrement aromatique, une savenr amère, légèrement acidulée ; il eolore la salive en rouge de sang. L'analyse chimique l'a montré composé d une matière colorante analogue à la carminé {Voy. Carmin), de divers sels et de coccine, matière animale particulière, qui demande k être mieux étudiée.
On tire le kermès animal du midi de la France, et c'est le plu^ estimé. Il n'est pas rare en Hurcie, et nous l'avons observé abondamment sur les pentes méridionales de la Sierra-Morena. La récolte de ces insectes a lieu deux fois par an; ce sont des femmes qui, pour l'ordinaire, les arrachent avec leurs ongles. Après en avoir enlevé la pulpe intérieure, qui est rouge, on les lave dans du vin, puis ils sont séchés au soleil et renfermés dans des sacs avec une certaine quantité de la pulpe, qui a séché à part. La récolte varie en quantité et en qualité, suivant que le temps a été plus ou moins favorable. Si le printemps a été doux, les produits sont abondants et estimés.
Le rôle médirai du kermès animal est aulourd'hui à peu près nul. Montpellier nous expédiait autrefois un sirop qui est tombé dans un juste oubli. La confection alkermès, tant prônée, n'a pas eu un meilleur sort Depuis la découverte de la cochenille des cactus, la cochenille-kermès n'est que bien rarement employée en teinture; on dfit pour^ tant qu'elle sert dans le Levant à la teinture des soies.
Le kermès animal était connu des anciens. Dioscoride (iv, 48) et Théophraste (m, 16} lui donnent le nom de xôxtoc J9«9>cx4; Pline (xxvi, 8) celui de caecum et de granum m- (ectorium (1).
(1) Cet article est emprunté à YEncyclofMie de^ gens du monde.
LAINE (Machine à préparer et à filer la).
— Invention de M. J. M. Sarraxin^ de Lyon.
— La machine, inventée par l'auteur, qui est également propre au cardage et au mélange des laines et des poils pour la fabrication des chapeaux, et pour laauelle il a obtenu un brevet de cinq ans, réunit plu-
sieurs avantages : 1* celui de fondre et d'amalgamer ces matières les unes avec les autres, avec autant et même plus de perfection que la carde à main, surtout pour les feutres; c'est ce qu'ont prouvé l'eipérience et un travail soutenu depuis plus de huit ans; 2' celui de simplification dans rexécutiou ;
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doi de U modicité dans le prix ; celai 4^(êrer singulièrement Touvrage. Laméiqae à co^on, iui^)ortée d'Angleterre, uoe depuis longtemps» est composée de joi cjiindres cardanfs; elle coûtait k à «lObiiDcs de construction, et elle ne carde treote à quarante livres de coton par «r. Celle de M. Sarrazin n'est composée lojrde trots cvlindres cardants; elle ne coûte i;;if 8à 900 francs, et elle carde quaranteh\[ lirres de mélange par jour» conduite ItruAseui homme; elle remplace la mainil>im de huit femmes au moins. Cette jouriiioeest composé, 1* d'un bAti en chêne, K SIX pouces d'equarrissage ; 2* d'un petit i'i ponr soutenir les grenouilles d'engreci^; 3* d'un autre petit bAli portant la ufit\ i* d'un cylindre garni d'épingles qui n^jeflî;3r d'une roue d'engrenage; 6' d'une joiefûe pour les roues d'engrenage ; 7* d'un ;tiit ejliadre servi|nt à prendre les laines sQrliQappe, et i la fournir aui gros cylincre «^i cardent ; 8* d'une grande roue qui t^.ulU chaîne de fer et qni conduit la uvi<; 9* d'un autre petit cylindre qui Y^knapi^; 10* d'une nappe mouvante; tv hne chaîne de fer plate ; 12** de çrefii^lb en cuivre; ld*etenGn d'un crible ea^laoc pour recevoir le lainage qui t<«iD4,ct|iour tamiser la poussière. {Bre^ tmpàHh, tom. I*% pag. 186, planche 3.) M.Mglai. — Lorsque la laine a été ame- Afrifétal de baudin uniformément gros, n.' passe à une première machine à filer ec po5.D«os les fabriques où l'on ne fait pas (to Mes fines, on se borne à la première oi^iioo, ce qui s'appelle filer en droiture^ Ci'tte iDaehine a la lorme d'un mull-jenny, tfuislifiiature s'y opère comme dans les pertes mécaniques connues sous le nom. de jftmta. Elle est composée de deux parties diiûoctes : de la machine proprement dite, fu est immobile, et d'un chariot, dont le KK)QTf ment d'allée et de venue opère la filatnrt Le bâti est en bois de chêne, assemi^flirec des boulons ; le côté droitporte une fooe motrice dont le plan est vertical. Une l^e angulaire, propre k recevoir une ^t, est pratiquée à sa circonférence ; une ^inlle, fixée sur son axe en fer, sert à lui Imprimer le mouvement de rotation. On re- B^qaenne poulie verticale à plusieurs gor- ^ insulaires de différents diamètres ; on idi donne le nom de poulie d'entre-jambes, tlleest maintenue dans le plan vertical de la HHie motrice par deux collets à coulisse qui («tmettent de lui faire changer de place dans »| sens horizontal ; elle reçoit, par le moyen QQoe corde croisée, le mouvement de la ^e motrice, et le transmet i son tour, et Cernent par une corde non croisée, à une Nie montée sur l'axe du tambour qui fait l^rnerles broches ; une autre poulie ae ren- ^ <si située dans le même plan vertical et ^A\ la corde qui a enveloppé la précé- ^Dle. Une quatrième poulie à courroie est ^tte 8Qr l'axe et auprès du moyeu de la '^«motrice, qui l'entraîne dans sou mou ve- 'B^t lorsqu'elle est jointe et qui la laisse en
repos lorsqu'elle en est éloignée. Enfin on aperçoit plusieurs poulies intermédiaires, montées sur un axe particulier, qui reçoivent et transmettent le mouvement aux [loulies de plusieurs diamètres, fixées sur 'axe du cvhndre inférieur distributeur. Un cylindre de pression, d'un très-petit diamètre en fer-blanc, est placé par dessus. Les boudins de la laine, contenus dans des paniers ou des pots de fer-blanc, placés derrière la machine, sont fournis a la filature par deux cylindres entre lesquels ils passent. Le mouvement de ces boudins le long d'un plan incliné est favorisé par une toile sans un, qui embrasse et qui fait mouvoir le cylindre inférieur, de là passant dans une serre dont la partie supérieure seule est mobile dans Je sens vertical, ils sont retenus ou lAchés à propos par l'effet du mouvement du chariot. La partie supérieure de la serre appuyant de tout son poids sur l'inférieure, et étant toutes deux à rainure et à languettes qui se pénètrent réciproquement, les boudins se trouvent pressés et maintenus comme dans un étau. Le chariot qui constitue la seconde partie de la machine est monté sur quatre roues égales et en cuivre, ayant des gorges à leurs circonférences, comme, des poulies.
Elles roulent sur deux barres de fer, posées de champ, et parallèlement entre elles, contre deux patins en bois, faisant partie du bAti de la machine. Pour que le chariot, quand il se meut, conserve son parallélisme, les roues placées en regard sous l'un et l'autre bout, sont montées sur le même axe Chaque broche posée sur le devant du chariot dans un plan incliné vers la machine» tourne sur une crapaudine et dans un cuUet de cuivre au moyen d'une corde faite en coton, qui embrasse à la fois le tambour et la poulie de cette même broche. La gorge angulaire de cette dernière poulie doit être un peu plus ouverte que l'angle sous lequel se présente laeorde, après avoir embrassé le tambour, afin de ne pas être exposé À tomber lorsque la machine est en mouvement. Une .barre de bois tourne sur elle-même autour de deux tourillons plantés dans ses deux t>outs. Un support à collet la soutient vers son milieu. Les deux extrémités de la barre portent chacune un levier aro-bouté, et qui sert à tendre de l'un à l'autre un fil de laiton au moyen duquel le fileur fait envider sur les broches à la fois et à la même hauteur tous les fils de laine. Un contrepoids la ramène toujours à nne position où» ne gênant pas le service des broches, elle se trouve prête à agir de nouveau. Un autre fil de laiton est également tendu de l'un à l'autre bout du chariot ; passant par dessous les fils de laine, il les soutient, eu cédant toutefois lorsqu'on vient à les presser avec le fil de la barre. La machine étant complètement garnie, c'est-à-dire chaque broche ayant son boudin passé vis-à-vis d'elle dans la serre , et les fils étant attachés à chaque broche, le fileur passe le chariot jusqu'au heurtoir. Dans ce mouvement, le chariot soulève i à
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l'aide des plans inclinés qu'il porte et des roulettes, la partie supérieure de la serre. II fait, en mènie temps, par le moyen de renvois de mouvement et de tringles, ap^ procber du moyeu de la roue motrice Ja poulie à courroie qui alors lui est adhérente etse meut nécessairement avec elle. Dans cet état de choses, le fileur tournant la roue motrice en sens inverse, et tirant à lui le chariot avec une vitesse proportionnée à celle qu'il donne à fa roue motrice, les boudins sont amenés en avant de la serre d'une certaine quantité qu'on règle à volonté, par la pose d'une détente que le chariot, en passant, fait partir, et qui remet le tout dans la première situation : ensuite le fileur continue à tirer à lui le chariot, jusqu'à ce qu'il soit arrivé au bout de sa course. Les boudins passés en avant de la serre se trouveront, par cette opération, transformés en mèches ou en fils plus ou moins fins , auxquels on donne le degré de tors convenable par le moyen de la roue motrice. L'aiguillée ainsi formée, le fileur la renvide sur les broches, en repoussant le chariot vers sa première position, et en dirigeant en même temps les fils à l'aide de la barre. L'auteur a obtenu un brevet de quinze ans pour la construction de cette machine. [Brevets pth bliésj tom. III, pag. 7, planches 6 et 7.)
Le métier à filer en tmde M. Douglas ne diffère que très-peu de celui à filer en gros. Le chariot est absolument le même, à rexception d*un nombre double de broches plus fines. La laine filée en gros sur la première machine, se met sur des fuseaux maintenus verticalement dans un chftssis que {)orte le derrière du bât. Ces fuseaux 6urnissent,en tournant librement sur euxmêmes, la laine dont chaque broche a besoin, et tiennent lieu de cylindres distributeurs. Lorsqu'on file la laine en deux fois, il n'est pas extrêmement important de donner à chaque aiguillée de mèche qui résulte de la première opération le même degré de lors. Pour que le métier torde régulièrement, il porte un compteur, qui marque le nombre do tours que doit faire la roue motrice pour chaque aiguillée. On remarque une roue taillée en rochet qu'une came placée vis-ft-vis sur Taie de la roue motrice fait à chaque tour avancer d'une dent; à cette roue est accolée une poulie conique à plusieurs gorges angulaires, qui transmet au moyen d'une corde, le mouvement à une autre poulie semblable, qui fait à chaque tour battre un marteau sur un timbre. Les diverses gorges des poulies fournissent au fileur le moyen de trouver juste le de^ré de torsion qui convient à chaque espèce de numéro. Le métier une fois réglé, on n'y touche plus. Le son du timbre avertit le fileur qu'il doit renviderson aiguillée. {Bre^ v€t$ publiés f tome III, page 12, planche 8. )
MM. Colas, de Brouville, Yandebergue et Gajou, père et fils, d*Orléans, ont inventé des machines à carder la laine, qui ne diffèrent pas, de leur aveu^ des machines à
carder le coton ; il n':^ a donc que des changements et des additions. S'étant convaincus par l'expérience, qu'il était impossible de carder les laines avec des cardes fixes ou chapeaux tels que ceux dont on se sert pour le coton, ils ont remplacé ces chapeaux par des cylindres; ils ont aussi changé les peignes pour le cardage en gros. Ayant reconnu que le peigne à aiguilles était impraticable, que la laine s'attache à la racine des aiguilles et ne se dégage que très-difficilement, les auteurs, pour parer à cet inconvénient, ont substitue à la place des aiguilles une lame de scie dont Tes dents sont très-obstruées;ce moyen leura parfaitement réussi. La laine se détache facilement de la carde et ne s'arrête jamais au peigne. Cette machine peut, selon les auteurs, se changera volonté, soit comme carde à ruban continu pour la filature mécanique, soit à loquette pour la fi'lature à la main ; il ne faut que mettre à la place du cylindre è ruban, un autre cylindre ^arnide plaques de cardes, exposées de manière à ce que les loquettes ne se mêlent pas ensemble. Sur le devant de ce cylindre on en place un autre parallèlement et très-près du peigne; ce cylindre est cannelé ainsi que son bassin, et s arrête aussitôt que la laine est détachée de la plaque de carde ; il reprend son mouvement de rotation lorsqu'il se présente une autre plaque chargée de laine sous le peigne.
Le mouvement de repos du cylindre à roulera pour butd'atleucire Que la laine soit parfaitement détachée de la plaque de carde, et de donner le temps au peigne de ranger la matière cardée parallèlement audit cylindre. Sans cette précaution, la matière qui doit être roulée se présente mal à la loquette. Commeelle se trouve coupée pour lesgrosses laines cardées en gros, les auteurs ont été obligés d'ajouter sur le devant du cylindre cannelé un petit ventilateur pour détacher promptement la loquette de ce cylindre, les grandes laines huilées formant une crasse a laquelle la laine s'attache. Les auteurs ayant ajouté de nouveaux perfectionnements h leurs machines, sollicitèrent et obtinrent en l'an XII, un nouveau brevet de perfectionnement. Nous nous empressons de donner ici la description de leurs machines d'après les divers changements qu'ils y ont faits : l' La machine à carder les laines communes, soit pour former les loquettes, soit pour former les rubans, se compose d'un tambour de trente-six pouces de diamètre, et de deux cylindres délivrants d*un pied, couverts chacun de six plaques de cardes espacées dans leur largeur. Ils sont disposés pour recevoir Tun après l'autre la lame du gros tambour; c'est-à-dire que lorsqu'il se présente une carde du cylindre supérieur au gros tambour, celui inférieur présente un vide. Ces deux cylindres font donc l'effet d*un seul» garni dans toute sa circonférence, cette disposition permet de présenter à la machine plus de matière qu'à celle d*un seul cylindre délivrant, attendu l'espace vide qui est indispensable pour bien séparer les loqueiles*
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DES DfYENTIONS.
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tortonf poor les grandes laines. Cette augmentation d*un cylindre prodoit reflet d'une machine continue, Pavantage qui en résulte est de carder moitié plus sans augmenter la TÎtesse du gros tambour, et de former deux loquettes pour une. On sait que plus il T a de loquettes dans une livre de laine* mieux elle se file, soit Buxjennys^ soit h Ja main. On peut former plusieurs rubans en posant sur les cylindres des cardes à manchons, espacées dans leur largeur ; chaque ruban passe dans un tube de torsion pour rtssemliler tous les filaments. Les deux cylindres sont niunis chacun d*une roue dentée de ii pouces de diamètre, montées sur Texlrémité de leur axe et reçoivent leur mouTeroent de rotation par une roue interméfiiaire de moitié plus petite, qui est placée entre deux grandes roues. Cette roue est montée sur un arbre qui traverse le bâti et pose sur des paliers mobiles pour ajuster reogreoage. A l'extrémité de cet arbre est une poulie qui reçoit son mouvement de rotation d*nne autre poulie fixée sur la roue dentée, laaaellc est mue parle pignon monté sur rextrémité de Tarbre du gros tambour. Lf npport des vitesses des cylindres délivrants aux gros tambours est comme 23 est il.Ltt peines sont montés sur des règles PD bois de cormier et reçoivent leur mouveioeiit d*on arbre coudé placé exactement i moitié de la distance des deux axes des ejliadres délivrants, f^s petits montants perpendiculaires qui reçoivent les bras des pei^nies sont mobiles et peuvent décrire une courbe qui a pour centre les boulons qui les arrêtent, et ne sont retenus que par la pression de leur écrou; par ce moyen, il suffit de les desserrer pour ajuster le ptijOie.
Le sytème de cardage est aussi composé de rouleaux g'^rnis de cardes dans toute lenr cirronféreoce, faisant alternativement les fonctions de carder et de décharger. La machine à carder la laine fine se compose de deux taml>onrs de 36 pouces de diamètre ; Tun d*eux fait les fonctions de brisoir, Taatre celles de carde en fin. Un cylindre d*un pied de diamètre, recouvert de cardes dans toute sa circonférence et placé entre lf*s deux tambours, sert de cylindre délivrant au tambour brisoir et de nourricier au tambour en fin. L'avantage qui, selon les auteurs, résulte de ne faire qu*une seule iBachine pour les deux opérations, est de pouvoir faire à volonté plus ou moins de loquettes dans une livre de laine, suivant sa qualité, ou de former un ruban plus ou moins fourni, sauf le secours d*étirage, et sans diminuer ni augmenter la finesse de la toile ni son poids. On obtient ces différences en combinant les vitesses des gros tambours. Si on donne une rotation de cinquante tours par minute au tambour bri- Kiir, et la même rilesse à celui en tin , on aura une quantité donnée de loquettes par livre de laine, de même qu'une longueur donnée. Si la laine exige que les loquettes soient plus ou moins mullipliéesi ou le
ruban allongé, on donnera la vitesse nécessaire au cylindre en fin sans augmenter ni diminuer oelle du cylindre brisoir. Si on yeut obtenir le double de loquettes, ou le double de lon^eur de ruban, on donnera le double de vitesse au gros tamliour en fin; supposant le tambour brisoir faisant cinquante tours par minute, et celui en fin cent tours, celui-ci fera donc deux révolutions pour prendre au cylindre nourricier \n même quantité de laine qu'il en prendrait en ne faisant que cinquante tours. On peut varier à Tinfini le nombre des loquettes et la longueur du ruban, sans diminuer ni augmenter le produit de la machine. Cette disposition est très-avantageuse pour le fabricant qui eiAploie plusieurs espèces de laine devant supporter un filage plus ou moins fin. Pour obtenir ces différences, il ne faut que changer les poulies montées sur les axes des grands tambours; il vaut mieux les changer entièrement que de les faire à plusieurs gorges ; |iar ce moyen on est sûr de n*être pas trompé par les ouvriers. {Bre^ veiâ non publiéM.)
MM. Faux et Georges de Verrier ont inventé une machine propre h ouvrir et à mélanger la laine, qui se compose : 1* D'un bâti en bois de chêne solidement construit, de cinq pieds de longueur sur deux pieds et demi de largeur; 2* d'un tambour de trois
Ineds de diamètre et de vingt pouces de ong, mobile sur son axe. Sa surface con- Texe formée de douves en bois, fixées par des boulons sur des cercles enfer, est garnie de pointes recourbées comme des dents de loups et dirigées dans le sens du mouvement du tambour ; 3* d'un chapeau qui recouvre le quart du tambour, avec la même courbure, et dont la surface concave est également garnie de pointes recourbées en sens contraire. Aux quatre coins de ce chapeau il y a des échancrures garnies de galets correspondant à quatre poteaux faisant partie du bâti , qui maintiennent ce chapeau immédiatement sur le tambour, et dans lesquels il peut se mouvoir dans le sens vertical. Quatre cordes se réduisant à deux, et pesant sur des poulies, soutiennent avec dès contre-poids le chapeau à la hauteur convenable. Les fonds du tambour [»ortent chacun huit cames dirigées du centre k la circonfé-* rence, et qui se correspondent. Ces cames ont pour objet de soulever et de laisser successivement retomber le chapeau lorsque le tambour est en mouvement ; k' d'une roue d'engrenage montée sur l'axe du tambour ; S* d'un pignon qui conduit la roue précédente, et qui est avec elle dans le rapport de 1 à 3 et demi. L'axe de ce dernier pignon porte une grande roue à l'aide de laquelle un homme met la machine en mouvement ; 6' de cylindres nourrisseurs recevant le mouvement du tambour par le moyen de poulies et de cordes ; T d'une toile sans fin sur laquelle on étend la laine le plus régulièrement possible et qui circule par le même moyen et avec la même vitesse oue les cylindres nourrisseurs; 8* d'une claie d'osier
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DICTKMINAIKE
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plaoée sous le tambour pourrecoTOir les déchets. Pour faire manœuvrer celte machine, un homme saisit la circonférence de la roue et la fait tourner en la tournant sucessivemeut à lui avec les deux mains. Une femme ou un enfant étend en même temps sur la toile la laine qu'on veut ouvrir ou mélanger. Lorsque le tambour est suffisamment chargé de laine, on rompt» dans un endroit quelconque, le manchon qu'elle forme tout autour, et à l'aide d'un peigne on le retire en détournant le tambour. (Érevei$ publiés^ tomelJ, p. 179, pi. M.)
Invention de M. Dérodl-Biémont^ de Reims. — Cette machine à filer se compose : 1' D'une manivelle qui donne le mouvement à toutes les parties du métier. 2* D'une poulie ou spirale placée sur l'axe de la manivelle. Âla fin de sa course, cette poulie recule sur son axe au moyen d*une fourchette ; alors, de fixe qu'elle était sur l'arbre, elle devient mobile, et laisse au chariot la facilité de pouvoir retourner à sa première position. 3* De deux poulies de renvoi recevant une corde sans fin, qui imprime le mouvement. L'une de ces poulies porte deux gorges, et est miseenmonvement par la manivelle, au moyen d'une grande roue et d'une corde. La poulie qui a le môme mouvement que le chariot, est montée à l'extrémité d'un arbre porteur d'un nombre de roues dentées égal au nombre de broches auxquelles elle donne le mouvement, k' De broches recevant chacune à sa partie inférieure un pignon dans lequel engrène une des roues dentées précédentes. S*" D'un chariot qui reçoit son mouvement des poulies lorsqu'on tourne la manivelle. Quand il est parvenu à la fin de sa course, ce qui arrive lorsque la roue est repoussée sur son axe jusqu'à ce qu'elle y puisse subir un mouvement de rotation, on continue de tourner la manivelle; trois poulies continuent aussi leur mouvement de rotation, et c'est alors que le ÛA reçoit le tors qu'il doit avoir. Ce tors étant donnée on repousse le chariot jusqu'à son point dé départ. 6' D'une tablette sur laquelle on place les boites qui contiennent les boudins destinés à former le fil. 7* D'une toile sans fin conduisant les boudins entre les cylindres en bois lamineurs. 8* D'un double segment de roued*entrée, destiné à fournir la quantité de laine qui doit être transformée en*fil à chaque course de chariot. 9* D'un second rouage iiour une machine plus simple et pour filer la grosse laine. 10* D'un troisième rouage pour une machinée filer la laine fine. 11* Enfin d'un arbre particulier, porteur dune poulie qui peut recevoir et transmettre à la machine le mouvement provenant d'un moteur quelconque autre qu'une manivelle. {Brevets publiés, 1. 111 , p. 236, pi. 45.)
Mme veuve Garnett a obtenu un brevet de dix ans pour une mécanique qui consiste en une première machine à laquelle on soumet la laine peignée. Celte machine de cinq cylindres cannelés, deux on haut, trois au-dessous qui sont plus en avant que
ceux d*en haut. Au-dessus de Cles trois cylindres est une colonne percée en haut et en bas, ayant sur le côté une échancrure qui communique du trou d'en haut è celui d*en bas. Deux cylindres faisant fonction de laminoir ou pression pour tire, sont placés au-dessous de cette colonne. Cette machine à étirage opère en amenant la laine peignée à un premier état de ruban ; elle est portée ensuite h une première machine k étirage qui est mue par un arbre montant ayant en bas une lanterne engrenant dans une roue placée horizontalement; laquelle roue re-
E oit son mouvement de l'agent général. En aut de cet arbre montant est un pignon correspondant et s'engrenant à un autre pignon vertical, placé sur l'axe du cylindre de derrière en réunion avec deux et formant le nombre de trois cylindres désignés, réunis à ce nombre trois. Les deux cylindres d*en haut sont mus par une grande poulie mise en rapport avec une plus petite, laquelle est placée à l'autre extrémité du même axe de cylindre dont il vient d'être question. La colonne ainsi que les deux cylindres d'en bas ou laminoirs sont mus par leurs rapports combinés et tiennent à des poulies de rapport au mourement des trois cylindres. Au moyen de coulisses et de vis de pression, on peut à volonté écarter ou /approcher les cylindres d'en haut de ceux d'en bas ; et quand ils sont placés au point désiré, leur pression entre eux s'obtient aussi à volonté au moyen de bascules chargées de poids. — La deuxième machine est composée de cinq cylindres, d'une colonne déjà décrite dans la première machine ei de deux cylindres ou laminoirs servant de tire. Elle ne diffère de la pr.emière que dans les rapports des cylindres entre eux, tant par la dimension que par la forme, ou l'absence même des cannelures. Elle opère sur le premier ruban fourni par le premier étirage, en le forçant à s'allonger de nouveau, et è acquérir par là le degré nécessaire, pour être porté à la machine qui doit amener, et produire le fil en gros. Ce deuxièmeélirage nediffère en riendu premier dans ses moyens de mouvement. La machine à produire le fil en gros est composée aussj<ie cinq cylindres, disposés comme dans la première machine. Au bas de ces deux cylindres est placée la bobine qui reçoit le produit du fil gros ; elle est montée sur une broche sarnie de son ailette ou conducteur de ce ni en gros sur la bobine ; cette machine est mue au moyen d'un arbre montant recevant son mouvement de l'agent général, de la môme manière que l'arbre du premier étirage. Cet arbre montant porte de môme en haut un pignon qui engrène avec un autre pif^non vertical placé sur l'axe du cylindre qui se trouve placé derrière. Dans sa réunion avec les deux autres cylindres, der* rière ce pignon , accolée à lui et sur le môme axe, est une petite roue engrenant avec une grande; sur l'axe de cette roue en est une moyenne oui engrène avec une autre grande, laquelle correspond aux deux
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DES IMVBITKHiS.
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rjliodres d*en haut, et est pisrée sur Taxe de celai de ces deax cylîodres quise troove •a-dessous de l'autre; un moufle ou poulie |iiaeée sur ce même axe et eo dehors de cette roae, correspond avec d'autres poulies, qui donnent le mouvement aux bobines placées pour recevoir le fil en gros. Au moven de coulisses et de vis de pression, on 'fieot à volonté écarter ou rapprocher les deux cylindres d'en haut des trois d'en bas, et quand ils sont au point désiré, leur pression entre eux s'obtient à volonté par le mojeo d'ane bascule qu'on charge à poids. La macbine à filer en fin est com|)osée de six cvliodres, tA>is en haut et trois en bas et en dessous : les trois d*en haut placés perpendiculairement les uns sur les autres, et les trois d*en bas formant à peu près un trianf^le; plus bas sont jilacées les bobines garnies de leurs ailettes et destinées h recevoir le produit en fin. La pression entre eux s'obtient par les mêmes moyens que ceux employés dans l'autre machine ; elle est nue par un arbre montant portant au bas une lanterne engrenée avec une grande roue dentée placée horizontalement, dont Taxe est au-dessus de cette grande roue, qui est armée d'une seconde roue horizontaleégjileflKnt dentée» sur laquelle court une laBteme qui a pour axe le grand axe placé horizoBtaJement et premier agent principal do ooovement général. L'arbre montant a isaa extrémité, c'est-à-dire en haut, un p^Don engrenant avec un second pignon vertical ; Taxe de ce dernier présente à son exifémité droite, un pignon engrenant dans ose grande roue dont Taxe traverse le cylindre qni^ dans sa réunion avec les deux autres, formant les trois cylindres d'en bas, se trouve 43elui de derrière. Cet axe, passant au travers de ce cylindre d'en lias, offre à son extrémité droite, un pignon qui en porte un autre à l'extrémité opposée, lequel pignon engrène encore dans un autre pignon, et celui-ci dans un troisième placé sur Taxe du cylindre d'en bas et en face. Le premier pignon a un autre engrenage audessous, dans une grande roue sur l'axe de laquelle est placée une plus petite roue, qui engrène avec une autre grande roue, dont Taxe traverse le cylindre placé au bas de son accolade avec les deux autres cylindres formant les trois cylindres d'en haut. (J?retetâ non publiéM.)
M. Guéroult, de Dijon, inventa un mécanisme destiné à faire mouvoir le chariot des mactiines à filer. 11 se compose de deux planches fixées avec des boulons contre .le haut des montants du bout du bAli ; elles portent deux coussinets en cuivre qui reçoivent un axe horizontal en fer. Une poulie conique ayant trois gorges angulaires est fixée sur un des bouts de l'axe par deux écrous ; de sorte que l'on peut à volonté la faire changer de position* et amener la gorge dont on veut se servir dans le plan vertical de la gorgecorrespondante de la poulie destinée à lui transmettre le mouvement. Un c&oe, taillé en limaçon c(Hnme une fusée, ,
est placé sur l'autre bout de Taxe, en dehors du coussinet. Le centre de ce cône est garni d'une douille ou boite métallique qui tourne librement sur l'axe ; cette douille porte d'un cAté une gorge qui sert, à l'aide d'un levier angulaire et à fourchette, à faire glisser la fusée le long de Taxe pour la rendre indépendante ou l'assujettir à tourner avec lui, suivant que le petit mentonnet ne remonte pas ou rencontre une goupille qui fait corps avec l'axe; un ressort tient habituellement le mentonnet échappé de la toupille. Cette même douille, prolongée au elà du limaçon, sert de bobine sur laquelle s'enveloppe la corde d*un poids dont la fonction est de tenir une corde tendue au moment où la fusée devient libre. Un compas à demi-cercle porte à son centre d'articulation et à l'extrémité d'une de ses branches des cylindres qui remplissent les fonctions de poulies de renvoi, et qui sont par conséquent libres sur leurs axes. L'autre branche est arrêtée par une coche pratiquée sur une pièce de fer, qu'un ressort appuie contre, de manière qu'on a deux moyens de tendre la corde qui se roule dans la gorge de la fusée, soit en ouvrant les branches du compas, soit en changeant de coche la branche qui ne porte pas de cylindre. Le reste du mécanisme n'est autre chose que la détente employée dans les mull-jenny pour opérer le mouvement alternatif du chariot. En supposant le métier monté, et le chariot très-mobile sur ses roues, prêt à partir pour former une aiguillée de laine filée, la grande roue venant a tourner, communique sou mouvement par le moyen des poulies, et de la corde sans tin à l'axe, et par conséquent à la fusée, puisque le mentonnet se trouve engagé dans le tourne-à-gauche ou goupille; et comme la corde est arrêtée par un de ses bouts dans la gorge du plus grand diamètre de la fusée, et par l'autre, a un levier de fer fixé sur le côté du chariot, il en résulte
J[ue celui-ci est tiré avec une vitesse uniormément retardée par cette corde, qui s'enveloppe successivement sur la fusée en allant du plus çros au plus petit bout. Ce mouvement rétrograde a lieu jusqu'à ce que le chariot vienne pousser le levier qui, par des fils de fer et des renvois de sonnettes ou leviers angulaires, va faire échapper la détente*; alors le ressort qui se trouvait comprimé par le fil de fer; reprend son élasticité et oblige le levier angulaire à fourchette à repousser la fusée en dehors, et à la soustraire à l'action du tourne-à-gauche de Taxe. Les tors étant terminés, le fileur repousse le chariot à sa première position, et dans ce mouvement l'équerre fixée sur son côté fait rentrer la détente à sa place, ainsi que les autres encliquetages ; puis il recommence la même manœuvre. {Brevets non publiés.) M. Weber a importé et perfectionné une machine à filer : elle diffère de celles destinées au même usage, i* par des cylindres cannelés qui donnent la laine aux fuseaux ; 2* par le moyen de mettre les cylindres en mouvement , la manivelle étant placée au
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chariot; 3* par la manière de déterminer la ritesse du chariot, au moyen d*une Tis
Î lacée directement à l'axe de la manivelle ; * enfin, par la manière dont le chariot s*artète k la fin- de sa course. L'auteur, en expliquant le jeu de cette machine, dit : La faine de première préparation étant mise au porte-filature, on la passe par le rang des cylindres de fer cannelés, comprimés par ceux de cuivre, à la manière des machines à filer le coton. On approche ensuite le chariot jus-
Su'à ce que le cro(;het de la pièce tomhe ans l'encoche ; en même temps la pièce appelée obstacle force le levier h entrer dans la coche de la pièce; par ce mouvement, la fourchette qui a son axe commun avec celui du levier, pousse la pièce coulante, dont les deux tapettes viennent en- Srener à la roue à rochet fixée à la vis qui, ans cet état, se trouve forcée de tourner en même temps que l'axe à l'extrémité duquel est placée la manivelle moteur de la machine. Lorsque le chariot est ainsi placé» on soude, une fois pour toutes, les fils des fuseaux aux fils de la filature en gros qui sortent des cylindres, et l'ouvrier commence à tourner la manivelle. Comme la vis tourne en même temps gue celle-ci, elle enveloppe la carde ; le chariot est forcé de marcher et d'entraîner la pièce coulante qui est fixée au bout d'une chatne à la Vaucanson, laquelle» enveloppée sur le tambour, l'oblige è tourner, ainsi que la roue dentée portée par le même axe • et comme cette roue engrène au pignon fixé à l'extrémité des cylindres, ceux-ci fournissent de la laine à mesure que le chariot s'éloigne. Une grande poulie fixée à l'axe fait tourner une poulie nxée à l'extrémité du tambour qui donne le mouvement aux fuseaux. Pendant que le chariot f)0ursuit ainsi sa source, la partie élevée de a pièce arrive à l'obstacle fixe qui la lève, et lui fait abandonner la nièce coulante, qui est forcée par un poids ae rétrograder immédiatement au point où elle était auparavant, parce que la corde du poids oui s'était enveloppée sur le tambour par l'enet de la chaîne qui s'en développait, se trouve libre au moment où celle-ci est abandonnée, et elle obéit au poids qui la rappelle à lui, et enveloppe une autre fois la chatne sur le tambour qui, dans ce cas, tourne libre sur sou axe par la disposition de la roue à rochet, fixée à l'axe de la roue dentée et du cliquet fixé au tambour. On obtient ainsi par le développement de la chaîne, une roue tournant avec le tambour et les cylindres qiii fournissent alors la laine ; et quand la chaîne s'enveloppe, le cliquet glisse sur la roue & rochet qui reste sans mouvement avec tout ce qui en dépend, comme le rang des cylindres. Comme Touvrier ne cesse pàs de tourner sa manivelle, le chariot continue sa course avec une vitesse nécessaire à l'allongement de la larne, et variante mesure que le chariot s éloigne ; le tors étant toujours le même pour chaque tour de manivelle, l'on conçoit que h vitesse, au lieu de dépendre de la volonté de l'ouvrier, se
trouve déterminée par la forme de la v>? jusqu'à ce que le chariot arrive à l'extrémité de sa course, et que la laine fournie au commencement par les cylindres cannelés, soit amenée à cinq pieds, longueur du chariot. Pour arrêter ce dernier, il y a un obstacle qui dégage la pièce et laisse lii)re le levier ; obligé encore de se séparer par la tige qui vient battre contre lui, et par le poids qui tire à lui la fourchette et fait glisser la pièce coulante qui abandonne la roue à rochet en laissant la vis libre sur son axe. Cet axe étant toujours entretenu en mouvement par la manivelle, ne peut que donner du tors au fil, mais il cesse de faire marcher le chariot. Le fil ayant ainsi reçu le tors nécessaire, l'ouvrier enveloppe le til sur les fuseaux, et le chariot, en arrivant à l'autre extrémité, se trouve engagé et tout
Erêt pour recommencer la même opération, l'on voit, d'après ce qui est dit ci-dessus, que la vis, en envelo^>pant la corde, fait marcher le chariot ; mais que pour mettre le fil sur le fuseau, elle ne lait que développer la quantité de corde qui j avait été enveloppée auparavant ; car la vis est alors libre sur son axe, et parfaitement indépendante du reste de la machine. {Brevets non pvhliésA
M. John Collier obtint un brevet de cinq ans pour une machine propre à ouvrir et à séparer en même temps ^s gros brins do lame des fins. Elle se compose d'une poulie motrice ({ui fait tourner un cylindre en bois. La poulie et le cylindre sont traversés par un arbre en fer qui repose des deux bouts sur des supports en cuivre servant de coussinets au cylindre. Au bout opposé de la poulie est une vis sans fin dans laquelle engrène un pignon. Le cylindre est garni de pointes en ler d'une ligne de long; son mouvement accéléré sépare les gros fils d'avec les fins, qui s'attacnent sur une brosse circulaire ayant, de distance en distance, des pointes sur lesquelles celles du cylindre appuient. Ces pointes la font tourner eu sens contraire. Cette brosse est supportée par deux tiges en fer où se trouvent ajustés des coussinets en cuivre sur lesquels reposent les deux bouts de l'arbre qui traverse la brosse ; ces coussinets, qui jouent dans la tige en fer, servent, au moyen d'une vis^ à élever plus ou moins cette brosse au-dessus du cylindre. A la droite de la poulie se trouve un cylindre en fer cannelé, qui sert à retenir la laine et à la mener sur le cylindre à pointes. Ce cylindre en fer, qui repose sur des coussinets en cuivre, a d'un bout une poulie en rapport avec la poulie d'un rouleau en bois qui se trouve à l'extrémité de la machine, et de l'autre un pignon doot l'usage sera décrit plus bas. Au-dessus du même cylindre sont deux leviers servaat à lui donner la pression que l'on désire ; ensuite est un rouleau en bois sur lequel roule une toile sans fin ; un pareil rouleau se trouve k l'extrémité de la machine et sert au même usage; à gauche et à droite de ces rouleaux sont deux tringles de bois qui servent à guider la toile sans fin. La brosse circuiaira.
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DES LNVENTIMS.
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le rrlindre à pointes, le cylindre camielé en fer et le premier rouleau de la toile sans fin ns^iosent snr des supports à coulisse enter. A Topposé de la poulie motrice est uo arbre de couche qui transmet le mouvement du rrlindre à pointes au cylindre cannelé en ier, par le moyen de deux vis sans fin et d'oB pignon ; *le pi^on est mis en meuveineot par la vis sans fin du cylindre à pointes, el le communique par une vis sans fin au pi^on du cjlindre en fer. Totite cette machioe est portée par de forts boulons en fer écrooéssur un châssis en bois. Sur ce châssis est one pièce de bois qui enveloppe un tiers de la droonférence du cylindre à pointes. (IreveU non publiés.)
Curies à lame. — Invention de M. Douglas, ~La première de ces cardes consiste : 1* En uabltî en bois de chêne, fortement assemblé avec des hoalons. 2r En un gros tambour de 36 pouces de long sur 33 de diamètre, garni de plaques de carde. 11 est formé de fortes doaelles en bois de chêne bien sec, fixées avec des bonlons par leurs extrémités et *.eor milieu» sur trois cercles de fontes de fer, qoi eomposent le noyau du tambour. SoQ axe en fer forgé, ayant 18 lignes carrées, loame dans deux collets de cuivre fixés vers le oi^u des brancards du bâti, et se prolonge de côlé et d*autre pour recevoir des poulies eo fer et un pignon d*engrenage. Une de ces poulies, celle intérieure, est fixée d'âne manière invariable sur Taxe du têiDboar^ tandis que Tautre est absolument libre. Li première sert à communiquer le ffloarement à la machine, et l'autre à le suspendre, en faisant passer la courroie ooi les conduit de l'un à Tantrè, au moyen d* 00 levier disposé à cet effet. 3* En trois cfUndres pleins, en bois, ayant la même grosseur que le gros tambour, mais dont le GiaiDètre n'est que de 6 pouces. Ils sont garnis de cadres et sont soutenus, au-dessous et à la dislance convenable du gros tambour, F^rdessupports en fer,dont on règle la position à i aide d écrous et de contre-écrous contre (k-ux demi-cercles en bois que porte le bâti. Sur le bout de chacun des cylindres et dans ie même plan vertical, est un plateau en f -ote de fer garni de dents an moyen des- ';. elles une chatne d'engrenage les conduit vy\î^. 4* De trois autres petits cylindres, iiarant que 3 pouces de diamètre, placés el zsrms de !a même manière que les précédents; leur fonction est d'enlever la laine au n^ tambour pour la transmettre aux cylin- •:res,qui, â leur tour, la rendent au premier. Une courroie passant sur des roues en fer f'<ndQ fixées sur ces petits rouleaux leur oonne ie mouvement. 5* D'un septième cjlindre de 8 pouces de diamètre, soutenu f-ar deux potences en fer, et dont on règle ta position par des collets mobiles à vis de rappel, il reçoit son mouvement de la même ctnîère ei par la même courroie que les rouleaux. ^ D'un tambour d'un pied de '!!amétre qui enlève la laine aux rouleaux ^«Mributeors et la transmet au gros tamt)Our. Ce tambour, ainsi que les deux rouleaux
Dicno!iifAfRB DES Imvmtions. IL
distributeurs, est garni de ruluins de cardes et reçoit le mouvement par des courroies. 7' D'un tambour égal au précédent, qu'on appelle de décharge. Il est garni de cardes en rubans, et il est mû par une courroie
rirliculière. 8* D'un peigne qui, agissant l'aide d'un axe couclé, détacne continuellement la laine de dessus le tambour de décharge. 9r D'un tambour uni de 18 pouces de diamètre, autour duquel la laine s'enroule pour former des nappes à mesuro qu'elle est fournie par la carde. 10* D'un petit cylindre en bois, agissant par son poids sur le tambour à nappes, où il est maintenu
Far deux fourchettes. Le pignon, monté sur axe du gros tambour ayant onze dents donne le mouvement à la roue d'engrenage de soixante dénis. L'axe de celle-ci porte, à la suite l'une de l'autre, deux poulies à courroies de quatre pouces, dont une communique le mouvement au tambour de décharge par le moyen d'une poulie de dixhuit pouces. Le rapport de vitesse du tamliour n* 2 à celui n* 9, est donc égal h un 24' environ; c'est-à*dire que le grand tambour faisant vingt -quatre tours, le tambour de décharge n'en fait qu'un. L'autre poulie de quatre pouces, portée par l'axe d'une roue, transmet le mouvement à un hérisson inférieur par l'intermédiaire d'une poulie de douze pouces, d'un pignon de onze dents, d'une roue de soixante et de deux pignons égaux ; d'où il résulte que le rapport de vitesse du gros tambour aux hérissons distributeurs est égal à un 16' ; c'est-à-dire que le gros tambour faisant seize tours les hérissons distributeurs u*en font Qu'un. Les plaques de cardes peuvent remplacer sans inconvénient les rubans. La laineavant subi le travail du diable, étant ensuite épluchée et huilée, est étendue le plus ré^lièrement possible sur une toile sans fin, quilaconduitsuccessivement aux hérissons.
Le mouvement est donné à cette toile par une corde et deux poulies, dont une, celle qui conduit, est montée sur l'axe du hérisson inférieur, et l'autre sur le rouleau extrême. Pour avoir des manchons, ou pour mieux dire, des nappes d'un poids égal, on a soin de charger toujours les cardes d'une même quantité de laine. Le mécanisme de la deuxième carde diffère fort peu de celui de la précédente : 1* Les tambours et cylindre^ de cette carde ont six pouces de moins en longueur que ceux de la première et le bâti est conséquemment moins large. 2* Le tambour de décharge est nécessairement garni de plaques de cardes, laissant entre elles des intervalles égaux et assez considérables pour donner le temps à chaque loquette de disparaître avant que la suivante soit entièrement détachée du tambour de décharge. L'action non interrompue du peij^ne ayant détaché cette loquette, ou pour mieux dire, cette nappe de laine, celle* ci toml)e par son propre poids, entre le cylindre en bois cannelé, toujours en mouvement, et une portion de surface concave cylindrique immobile dont l'extrémité ^l
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presque tangente an cylindre. L'effet de cette disposition est de rouler chaque nappe oue détache le peigne et d*en former autant oe loquettes qui, tombant successivement sur un petit banc garni d*une toile sans fin» toujours en mouvement, donnent, étant réunies bout à bout, un boudin continu ou'on reçoit dans un panier ou dans un pot de fer-blanc. Les nappes de laine, telles que les fournit la première carde, servent à alimenter la deuxième ; elles sont, comme dans le premier cas, placées sur la toile sans fin, dont le mouvement» proportionné à celui de la machine, les livre successivement aux hérissons distributeurs, d'où, passant par toute la carde, elles vont former un ruban. (Brevets publiés^ tom. III, page 3 et suivantes, planches â, 3, k et 5.)
Machine à ouvrir et à nettoyer la laine et à mélanger les couleurs. — Invention de M. Douglas, — Cette machine connue sous le nom de diable ou de /otip, çst composée, 1* d'un bâti en bois de chêne, semblablelà celui d'une carde à coton ; ^ d'un tambour armée de fortes pointes en fer et formé de douves en bois de chêne, fixées sur des cercles de fonte par des boulons en fer : son diamètre est de deux pieds trois pouces, et sa longueur de deux pieds et demi ; son axe • en fer porte dix-huit lignes carrées ; 3'd'un cylindre extérieur ou enveloppe du tambour également garni de pointes ; son diamètre est de trente-deux pouces ; l'espace circulafre compris entre le tambour et le cylindre extérieur est de deux pouces' et demi ; la longueur des pointes est un peu moindre ; 4* de deux poulies de mouvement et de repos, montées sur l'axe du tambour, l'une y est fixé d'une manière invariable, et l'autre tourne librement; la courroie du monteur se met sur la première quand on veut faire travailler la machine et sur la seconde quand on veut l'arrêter ; 5* de deux autres voulies qui transmettent le mouvement du .ambour, par le moyen de courroies, d'un cylindre nourrisseur inférieur. Leurs diamètres sont tels, que le rapport du tambour au cylindre est comme 10 a 1 ; 6* de deux cybndres uourrisseurs; l'inférieur est uni et le supérieur est cannelé ;, leur diamètre est de seize ligues ; la toile sans fin, sur laquelle on étend la laine, enveloppe le cylindre inférieur et est menée par fui ; 7* des poids qui pressent le cylindre supérieur contre l'inférieur; ils sont suspendus par des ressorts à boudins, qui modèrent la
Çression et la rendent à peu près constante ; * d'un treillage en fils de fer, à travers le- 5|uel tombent la poussière et les ordures de a laine pendant cette opération ; ces déchets sont recueillis dans un tiroir placé au-dessous et qui forme le fond d'un bflti ; 9* enfin d'une ouverture pratiquée dans l'enveloppe extérieure du tambour, à Topposé des cvlindres nourrisseurs, par où s échappe la laine après avoir été ouverte et travaillée par Faction des dents du diable. La laine è ouvrir, étant projetée le plus régulièrement pobsible sur la toile sans fiOi ou tablier de
la machine en mouvement, entraînée c les cylindres nourrisseurs, qui à leur i la présentent et l'abandonnent succès] ment à toule l'action des dents du lamli auquel on imprime une vitesse d'env deux cents tours par minute. {Bre\}tti bliés, 1820, tome III,page 2, planche 1.^
Dynamomètre destiné d comparer le$ d rents degrés de force des laines. — inr«| de M, Régnier. — L'auteur a iinflçin^ dynamomètre pour apprécier lesdiffé^ degrés de force 'des laines en fil, sui| quelles l'art n'a encore rien fait. Les 1^
{Tésentent de telles différences entre e es brins de quelques-unes sont si d qu'on ne les istpergoit presque qui loupe : ces brins, plus fins qu'un che se tortillent entre les doigts. Il fallait, | en apprécier la force, un instrument pi eulier; les dynamomètres précédemo appliqués è d autres usages ne pouva être utilisés dans la circonstance. Celai I il s'agit ici se compose d'une petite chette en bois noir, ayant deux centim de large sur quinze de long, et sur laq est tracée une échelle divisée en cinqu{ degrés déterminés en grammes. Cette fi chette porte un mécanisme formé de d leviers en fil de laiton, dont l'un, terrninj aiguille, fait les fonctions d'une romaiil ressort, et l'autre, levier à pivot, sert à te^ le brin de laine que l'on veut éprouver: deux bras de levier , parallèles entre i et éloignés de cinq centimètres , sont | minés par une pince à vis, pour mainlcniri brins de laine à leurs extrémités ; par c disposition, la laine la plus délicate nef être altérée dans ses attaches. En dessert un peu la vis on place une des eitrém du brin de laine dans la pince du letij ressort, ensuite on serre la vis. On fixe I tre extrémité à la pince du deuxième le et ainsi la laine se trouve tendue bon talement sur huit centimètres de longu Alors on fait agir doucenient le levier j vots, en observant avec attention raiguj le ressort marchant graduellement jusq point où se fait la rupture; on tient | du degré où l'aiguille est parvenue. (5 d encouragement^ 1812, bulletin 101.)
Savon pour dégraisser les laines. H couverte de M. Chaptal. — La consomioi de savon ordinaire que font les fabri< de draps est considérable, et l'huile q< savon emploie le rend très-cher dans ^ coup d'occasions ; on a essayé de se pi de savon huileux et d'employer la po{ pure ; mais les draps, presque entière^ dissous par ces matières alcalines, tombl en lambeaux. M. Chaptai a paré àcetin| veulent, en saturant cette liqueur alcj de laine avant de l'employer sur le drfl lessive les cendres, il sature l'eau et 1^ évaporer jusqu'à un certain point. I qu'elle est suifisamment rapprochée, il dans cette lessive des rognures de dra| de laine, et ayant soin d agiter ce méia on voit ces rognures s'y dissoudre coiï
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DES LNYENTIONS.
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M)6nl : il ajoate ainsi de la laine jusau'à ^qa« la liqueur refuse d'en dissouare; \\cn elle peot être employée sans danger K! dégraissage des laines; elle nettoie les .n^Q très-bien ; elle feutre en partie les [•lis et donne à l'étofTe la souplesse que [«srcherche. Elle remplit ainsi parfaite- Kcf les conditions du savon huileux. Il y I jptix obserYations à faire : 1* Le drap ac- ^)fr((J*abord une odeur assez forte et détu^able d'buile animale, mais il la perd beiitut par le layage dans Peau et à l'expouùijQde fair. 2* Cette lessive faite avec des f«Qtores de toutes sortes de draps, oommuu^ueiQ drap décaissé ainsi une teinte fr»qai est indifférente lorsque ce dra|> dMRceroirune couleur foncée» mais qui Biait k Véclat des draps blancs. On obvie ira:ocoQTénient en n'emplovant pour la hùjtias draps blancs que des rognures âffoième drap. M. Cbaptal, employant ii«)a.ieau lieu de la polasse dans la confecmltM^Q savon, est parvenu h lui donner B<ei de solidité; alors il peut être emifi)^ dm cet état au^jusages domestiques, ':H:noutau blanchiment du coton, qu'il V(^*ti recevoir la teinture. [Société phi- »M!IM>aQlV, pagel05.J
UXl.ihtlrument propre à reconnaître $a
ptmmifkifi^e.) — invention de M. Che-
lé» « Cet instrument consiste en Un
ii&e)c|er de verre ou d'argent. Il offre une
iTsuooo depuis zéro jusqu'à quatorze ou
Noi^ie decrés. Pour s'en servir, ou fait
^Bvtiredulaitde la nourrice que l'on aura
«cvise,ipea près aux trois quarts du tube
^ rmt serrant de mesure propre à le con-
^I^oB agite le tube afin que le lait soit
ti(Q iQélaogé avec sa matière easéeuse ; on
(Weriostrtuuent dans le tube de verre,
^■«(«simeur spécifique du lait de femme *^ii donc de 8*^, cependant il est des cir- ^'âliai%s,tellesque les différences d*flge,>de B^Ue nourriture, ou celle du lait» qui ^^teotporter ce maximum à des degrés l^^tierés. D'après cela on concevra facile- ^BUueplusla pesanteur spécifique, les i<^t&et la bonté du lait d'une nourrice ^^t de force, plus l'instrument indique- ^ de degrés; mais comme les divers tem- Nenis des enfants nouveau-nés méri»
*|||es plas grands ménagements, on doit •^^lirelneflt prendre, pour les différentes fMûoûs du lait d'une nourrice, l'avis *'MtOQcbeurou de la sage-femme aux •*^iequi Ton s'est confié. (Art de Vin- JJ|^« mrwneiUde physique expérimen- ^*«» ferre, par H. Chevallier, p. 253. — ^^*9irtdudéeowerte$, tome X, page
lt^!^^^^de divereeê substances sur le P'")» — 06ierro<ton« nout;e//ea de MM.
r7 ^ronje et Vogel, 1811. — Le
E^^^. 'lit, disent les auteurs, parait être ■^ soLitaiiee partiaulière oui a toute la fois
quelque analogie avec le sucre de canne et avec la gomme, mais qui diffère de l'un et de l'autre par des caractères si tranchants ,
Ju'il est impossible de les confondre. Il se issout dans cinq parties d'eau froide, et ne donne jamais à I eau la consistance sirupomucila^ineuse. L'eau bouillante peut en dissoudre le double de son poids, cfont une grande partie se précipite par le refroidissement. Le sucre et la gomme exigent des proportions d'eau bien différentes. L'acide nitrique eu petite quantité rend le sucre de lait soluble dans l'alcool , et lui donne tous les caractères physiques du sucre de canne en tablettes. Le gaz acide muriatique simple, laissé longtemps en contact avec le sucre de lait, se combine avec lui et forme une poudre grise, sèche, dont on peut séparer 1 acide muriatique par l'acide sulfuric[ue. Le sucre de canne et la gomme arabique forment des combinaisons semblables. Le
Saz muriatique (îxigéné décompose le sucre elait; il se forme de l'eau et de Tacide carbonique. I«'acide acétique dissout le sucre de lait, mais il ne lui ôte pas la faculté de cristalliser y comme cela a lieu avec le sucre de canne. La potasse, à l'aide d'un peu d'eau, décompose le sucre de lait en totalité, sans le secours de chaleur extérieure.
11 se forme de l'eau, de l'acide carbonique, etdel'acide acétioue une matière colorante particulière. Laction de la potasse sur le sucre de canne et sur la gomme est bien moins énergique. L'étheret ralcool ne dissolvent pas le sucre de lait. Une solution concentrée de sucre de lait est précipitée par l'alcool au bout de quelque temps, tandis que la solution de gomme est précipitée sur-le-champ. Le sucre de lait est impropre à subir la fermentation alcoolique, ce qui le distingue du sucre et de toute autre substance fermentescible, malgré sa saveur sucrée. Le sucre de lait doit être regardé comme un principe particulier que Ton ne peut confondre'ni avec la gomme ni avec le sucre. {Butt, de pharmacie^ tom.'lllt pag. 272.)
LAIT (CoNSBEVBS de). — La conservation du lait, pour les voyages au long cours surtout, est devenue un problème important des
temps modernes.
L^un des procédés
employés pour condenser le lait et en faire des conserves est indiqué par M. Bracounot. On amène trois à quatre litres de lait surun feu doux, àla température de kOr centigrades ; on y verse ^ plusieurs reprises de l'acide chlorhydrique étendu de 30 parties d'eau. La coagulation s'opère. On retire le caillé ; on le remet sur le feu avec addition de 5 à 7 grammes de sous-carbonate de soude cristallisé réduit en poudre. On obtient ainsi une crème épaisse et condensée qu'on peut aromatiser» puis sucrer avec un poids égal de sucre. Cette conserve mêlée avec huit fois son volume d'eau donne un lait passable.
D'autres prennent le caillé frais da lait
LAI
^ïcrémé, le mettent sur le feu, le pressent et le délaient avec addition de 3 grammes de bi-carbonate de soude par kilog. de caseum, et font évaporer Teau par la chaleur. Le résidu forme une pâte gluante que Ton retire, que l'on étend et que Ton fait sécher un peu« que Ton coupe en lamelles et que l'on achève de sécher. Dissoute dans l'eau bouillante, cette pâte donne un liquide assez semblable au lait.
En 1826, M. Malbec prit un brevet d'invention pour un procéaé de préparation et de conservation de lait. Son procédé consiste à faire évaporer le lait légèrement écrémé, en y mêlant le 16' de son poids de sucre blanc. On procède à l'évaporation dans une bassine et au bain-marie, on agite sans cesse avec une spatule de bois; on s'aperçoit que Topération est terminée guand, en faisant reu^oidir une quantité du liquide, il acquiert une consistance dure et cassante. On le laisse refroidir et on le met danfs des sacs entourés de feuilles de plomb ou dans des flacons convenables. L'auteur assure que l'extrait de lait ainsi préparé se conserve des années entières , et donne, étant dissous dans Teau, un lait excellent. Pour en faire usage, on le dissout dans de l'eau chaude et sur le feu, dans la proportion de 6 cuillerées dans 13 onces d'eau.
L'emploi du sucre pour la conservation du lait a été indique par M. W. Newton dans son journal de mai 1836. — Après avoir mêlé au lait une quantité de sucre en poudre, il le faisait évaporer au bain-marie jusqu'à consistance de pâle molle ou crème épaisse, et le mettait ensuite dans des bouteilles ou dans des pots. En dissolvant ainsi ie lait préparé dans de l'eau chaude, il lui rendait sa saveur naturelle et toutes ses propriétés. M. Martin de Lignac, propriétaire dans le département de la Creuse, rem- Î)lit cette condition. Habitant un pays où le burrage est abondant et d'excellente qualité, il y a formé un établissement où il prépare des conserves de lait à l'usage de la marine. Voici le procédé qu'il emploie, tel qu'il est spéciûé dans la patente qui lui a été délivrée en ^^ngleterre le 7 octobre i8V7.
L'appareil servant à l'opération se compose (l'une bassine plate , en cuivre , de grande dimension, plongeant dans une autre bassine contenant de l'eau et dont le fond est occupé par un tuyau percé d'un grand nombre de petits trous. Ce tuyau est en communication avec une chaudière dont la vapeur, en traversant les petits trous, échauffe l'eau du bain-marie. La grande bassine étant échauffée à une température qui n'excède pas 100% on y verse le lait dans toute sa pureté et saris être écrémé ; il ne doit y occuper qu'une profondeur d'un centimètre. On ajoute ensuite par chaque litre 75 grammes de sucre en poudre ; on a soin de remuer constamment avec une spatule de bois pour hâter l'évaporation, laquelle dure environ 2 heures. Lorsquelelait est réduit au Aixièmo de son volume primitif, et arrivé à