‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 43 sur 209 · DICTION!<AIRE · texte numérisé non relu

DICTION!<AIRE

MAC

être hamain endormi sans essayer sur lui Taction du roagnétisme, et, dans plus de mille eipériences de ce genre que j*ai laites en ma Tie, les jihénomènes nerreni ont toujours apparu dfe la même manière.

m Dans I ivresse, la syncope , où tout se l>asse à Tinsu du patient, comme dans le sommeil, les phénomènes se manifestent aussi de la même manière et avec le même caractère. Cela ne suOil pas encore, suivons.

m Action iur de$ anifnaux. — Le chien, le chat, le singe et quelques autres animaux ont été magnétisés, soit endormis soit éveillés : on observe sur eux les mêmes effets 3ue sur les hommes dans les cas qui précèdent. Le cheval même, qu'on pourait supposer difficile à émouvoir à cause de sa masse relative, est sensible, et son système nerveui s*émeut au bout d*on instant.

« Action $ur des êtres éveillés. — Enfin, si je prends on individu sain bien éveillé, et que je le soumette à Tinfluence des mêmes procédés, quelle que soit sa force ou sa faiblesse physique, voici les modifications physiologiques que subira son être.

« D'abord, le pouls augmente de force et de fréquence, ou diminue dans les mêmes rapports, malgré le repos du corps ; car je suppose le patient assis. Les pulsations ne restant pas au même degré, la chaleur varie; les yeux deviennent brillants, vitreux; la sensibilité s^exalte; souvent il survient une transpiration abondante, comme aussi une grande prostration de forces, et le corps obéit aux lois de la pesanteur. A ces phénomènes se joignent souvent ceux

3ue nous avons observés sur des êtres enormis; quelquefois même ils acquièrent un développement extraordinaire. L'incré- (iulilé empêche-t-elle la manifestation de ces phénomènes 7 Dans ces cas, les effets varient un peu en intensité et en temps, parce que Tindividu est éveillé, que son imagination travaille, qu'il est dans des conditions où le corps ne peut obéir avee régularité à l'action d*un açent coutrarié par une volonté souvent puissante, parce qu'enfin il n'y a pas passiveté, et aue le magnétisme doit subir la loi de la plupart des agents de la nature, dont l'homme a, jusqu*à un certain point, la possibilité de contrarier, et souvent même de paralyser les effets.

« Effets profonds et tardifs. — Est-il des êtres qui n'éprouvent absolument rien ? Je ne le pense pas ; car, ayant fait des expériences extrêmement nombreuses sur des gens de tous les pays et de tous les tempéraments, autant que j'ai pu le constater, quand le magnétisé assurait n'avoir rien senti, il se trouvait dans le cas d'un homme qui, ayant bu une dose de vin qui ne lui a pas troublé la raison, soutient que ce liquide ne grise pas.

« Le magnétisme n'est jamais vainement introduit dans Torganisme : il y produit toiQOursun effet. Si voua avez affaire à un magnétisé de bonne foi et capable de bien uûserver, disant n*avoir rien senti ou accu-

sant seulement quelques effets obscurs, va* gués, ne le démagnétisez pas. H arrivera en dehors de vous de l'insomnie ou un souiiueil plus prononcé qu'habituellement, quelquefois aussi une exaltation de la sensibilité.

« Des sécrétions abondantes et inaccoutumées viennent, d'ailleurs, attester Taction du magnétisme, et même sans cela le physiologiste pourrait constater un grand Dombre d'effets résultant d'une cause légère eo apparence. Le magnétiseur, de son c^té, peut y constater l'augmentation du travail médicateur. J*ai vu ainsi apparaître presque subitement, à la suite de mes eipériences, des affections de la peau qui n'attendaient, sans doute, pour se manifester, qu'un surcroît de ton, un excitant de la sensibilité.

c Mais ce n'est pas tout, nous avons bien d'autres faits à révéler en poursuivant cette étude.

c Expérimentation sur des malades. — Pre* nant un malade au hasard, car il n'est pas encore question du traitement des maladies, mais du rôle que le magnétisme joue comme agent physique sur les malades, nous allons mettre sous les yeux du lecteur l'ensemble des phénomènes observés , comme si nous les voyions sur un seul ; plus tard nous essayerons de dire ce qui est propre à chacun d'eux.

c Disons d'abord qu'il n'est pas facile de constater l'action magnétique lorsqu'elle est douce et tempérée, lorsqu'elle est exercée

rr un être faible, lorsqu'enQn on s'adresse une maladie chronique très-ancienne ou à une affection aiguë très-grave.

« VDans les affections cArom'fties.' Légère chaleur, respiration plus marquée, yeui plus animés, sentiment de bien-être inaccoutumé, pandiculations , bâillements, réveil de douleurs anciennes, calme de celles présentes, qui quelquefois s'eialtent, mais c'est le plus rarement; besoin d'eiiieclorer s'il y a quelque altération de la ^itrine ; disposition au sommeil ; envie d'nriner ; s'il y a un émonctoire, le malade y sent des picotements, de la démangeaison ; s'il y a eu fracture des membres ou quelque solution de continuité, il peut constater en cet endroit un travail singulier, quelque chose qui lui rappelle le dérangement dont ces parties ont été le siège, et les douleurs qu'il y a endurées.

« Quelquefois la peau devient moite, leseitrémités brûlantes, la salive abondante ; dans d'autres cas, c'est le besoin de tioire que le malade éprouve. Quelquefois la magnétisation augmente le mal et replace l'individu dans l'état aigu ; c'est le plus favorable des symptômes. Tout cesse bientôt, et le patient qui, avant l'opération, ne ressentait aucun des symptômes que nous décrivons, retombe dans son état habituel, jusqu'à ce qu'une nouvelle magnétisation soit pratiquée.

«2"l>anj les affections aiguës.-^ Ici Tanal^se est difficile à iaire; les effets varient è I infini, selon le genre de maladie, la gravité des symptômes, les remèdes déjii pris et le m^ ment que vous avez choisi pour agir. Mais

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DES IMYENTIOMS

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II' eo est im geoeraJ, c^est la cesMiion préside subite aes affections secondaires ou srmrvitbiqaes.

\k la circolation est accélérée » le pouls f^r, irréguliert la circulation se modôrey le i^oisderieDt plus plein, moins fréquent, ne lùtce que pour un instant. La peau sèche ff&sede fétre, mais pour un instant aussi. ry; a des romissements, ils peufent s*ar- ?eef; le sommeil peut venir éffalement lors- 9ftf le malade n*en éprouvait pas le moindre «roplôme; mais s il n'est pas seulement ^aaibulique, il cesse aussitôt que les î^j du magnétiseur diminuent.

iDisoDS maintenant quels sont les princirn m nous dirigent, nos procédés, notre mm d*eipérimenter, notre méthode en--

iMkoie. — Lorsque le patient peut s*as^

MLir, nous le mettons sur un siège, et nous

»>os plaçons en Ukce de lui, sans Te toucher;

i- as Urdoa saura pourquoi nous restons de-

NoQUufl nousnou^ asseyons, nous tAcbons

»^f9 d'être sur un si^e un peu plus éle-

^ |iie le sien, de manière que les moure-

'^\i du bras que nous avons à faire ne

lenaûeDt pas trop fatigants.

•Lorsque le malade est couché, nous nous

i^jQsdebout près de son lit, et l'engageons

â^nfrocher de nous le plus possible. Ces

wÀms remplies, nous nous recueillons

^ tfiitail et nous considérons le malade.

1^ Doas jugeons que nous avons la

^uillité, le calme d'esprit désirable» nous

MtoAs une de nos mains, les doigts légè*

Raent écartés et sans être tendus m roides,

^<^lalèledu malade; puis, suivant à peu

;^5 uoe ligne droite, notts la descendons

•ifisi josou'au bassin et répétons ces mou-

femeats (|)asses} d'une manière identique

'Mm UQ quart d'heure environ , en ex-

i^^nl avec soin les phénomènes qui se

^.'Tdoppenl,

«Notre pensée est active, mais n'a encoro 1^ un but : celui de pénétrer les parties sur *^^odles nous promenons nos extrémités lusnd UQ bras est fatigué, il est essentiel ^ se serrir de l'autre) de l'émission d'un -'Jideque nous supposons partir des centres >^rîeux, ei suivre le tra||et des conducteurs H^^rels, les bras, et par suite les doigU. Je '-MapposoDs, quoique pour nous ce ne ^" point une hypothèse : notre volonté fM^ évidemment en mouvement un ^^de. Il se dirige et descend en suivant !• <îireclion des cordons nerveux jusqu'à •<:urémité des mains, franchit cette limite, ^ va frapper les corps sur lesquels on le

. ! Ilous considérant donc comme une ma- ^ne physique et agissant en vertu des >J^pnétés que nous possédons, nous pro« ' ^«DODs sur les trois cavités splanchniqnes, r^\ poitrine et abdomen, nos membres ^nears, comme conducteurs de l'agent JJJY* cerveau parait êlre le réservoir, en .^^l^inquedes actes de vokialé accompa- B^oj DOS mou vemenis.

'%s avons toujours J'inteotioo que les

DiCnONN. DBS 15VE1ITI0!«S U.

émissions au principe soient régulières, et jamais nos bras, nos mains, ne sont en état de contraction ; ils doivent avoir toute leur souplesse pour accomplir sans fatigue leur fonction de conducteurs de l'agent.

« Si les effets qui résultent ordinairement de cette pratique n' ont pas eu lieu promptement, nous nous reposons un peu ; car nous avons remarqué que la machine magnétique humaine ne fournit pas d'une manière continue et selon notre volonté la force que nous exigeons d'elle. Après cinq ou dix minutes de repos, nous recommençons les mouvements de nos mains (passes), comme précédemment, pendant un nouveau quart d'heure, et nous cessons tout à fait, pendant que le corps du patient est saturé du fluide que nous supposons avoir émis.

« Cette pratique si simple, si facile à suivre, si inoffensive en apparence, fournit pourtant la matière des plus grands résultats.

« Réglée généralei. — Dans toutes les maladies accompagnées de paroxysme ou de redoublement, et elles sont nombreuses, l'application du magnétisme doit précéder l'accès.

c Dans les fièvres intermittentes, par exemple, il faut que la magnétisation précède de deux heures au moins l'accès fébrile, et dans les cas où vous n'avez que de courts instants, il faut profiter du pende temps qui vous est laissé.

« Sojez assuré que, dans ces cas, vous ne ferez que peu de chose si vous attendez que le trouble ait pris tout son développement. Dans cet état, il n'est laissé gue peu de prise au magnétisme ; car l'activité qui existe dans la circulation est un obstacle à vos efforts. Au lieu que si cette effervescence ne fait que se préparer, ou bien que les matériaux de la fièvre soient en repos, vous en dérangez à coup sAr les dispositions, les combinaisons, si je puis dire. Vous avancez ou retardez l'invasion. Ce premier pas fait, vous êtes bientôt maître du mal.

« Dans la plupart des affections nerveuses, et surtout dans l'épilepsie, l'hystérie, la catalepsie, etc., où vous n'êtes pas prévenu de l'arrivée des accès, il faut les faire apparaître, et vous le pouvez dans beaucoup de circonstances I comme je l'indiquerai tout à l'heure.

« Dans toutesles affections où, par des causes naturelles ou maladives, la sensibilité est vivement excitée par le magnétisme, c'est par doses infiniment petites que vous devez

f»rocéder;je n'excepte qu'un cas, celui où e malade lui-même, en somnambulisme , vous engage à poursuivre. J'ai vu quelques malades se plaindre avec raison de l'inhabileté de leurs magnétiseurs, qui, de bonne foi, croyaient bien faire, mais agissaient ♦rop.

«Dans les cas désespérés, ne craignez nen, marchez ; la vie s'en va, donnez des forces ; cinq, six heures de magnétisation, si vous le pouvez. Reposez-vous, recommencez ensuite; de cette manière, des crises salutaires bien au-dessus des ressources de la nature

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DlCTIONNAmE

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seule se produiront sous vos efforts, et la vie

aue vous aurez versée rattachera au corps u moribond celle qui, effrayée des désordres qu'elle s'était en vain efforcée de détruire, abandonnait la lutte et quittait le domicile qu'un feu intérieur minait sourdement et qui menaçait ruine.

« Dans toutes les maladies passées à l'état chronique, une heure de magnétisation suffit pourunlaps de temps d'au moins dix heures. Ordinairement on laisse vingt-quatre heures, et l'observation prouve que cela suffit; mais en laissant moins d'intervalle, le travail médicateur est plus sensible et la guérison plus prompte.

« Dans les affections scrofuleuses et lymphatiques, vous ne pouvez craindre de trop magnétiser ; c'est un terrain froid qu'il faut échauffer, et, lorsqu'il y a des désordres tels que tumeurs blanches, engorgements des glandes, etc., etc., vous ne ferez rien avec quelques minutes de magnétisation; c'est par mois qu'il faut compter, et avoir une constance a toute épreuve.

« Dans tous les cas de maladie que vous aurez à traiter chez les femmes, le flux menstruel ne doit pas empêcher la continuation du traitement. Ceux qui ont écrit le contraire étaient dans l'erreur; souvent môme la nature attend cette époque et profite de ce véhicule pour r^eter des matériaux viciés , que, sans les efforts que vous avez ajoutés aux siens» elle n'aurait pu expulser par cette voie.

« Les bémorrhagies doivent seules vous effrayer ; vous ne devez agir qu'en tâtonnant.

« La vacuité prolongée de l'estomac, comme sa (rop grande plénitude, sans empêcher l'action, est défavorable à la manifestation ostensible des effets.

« Comment magnétiser dans les maladies aiyu^'i f ^ Vos efforts de volonté doivent être puissants, prolongés, pour être efficaces. Il faut diriger votre action sur l'abdomen, ne magnétiser le cerveau et la poitrine que secondairement; tenir votre main sur ou en face de l'estomac le plus que vous pourrez. Cherchez, si vous avez des connaissances en médecine, l'organe principalement affecté, et dirigez vos doigts en pointe sur sa surface lorsque vous l'aurez découvert.

a Une magnétisation fait ordinairement peu de chose dans les cas extrêmes : ce n'est que dans le commencement qu'on peut les enrayer, en changeant les symptômes par quelques heures de magnétisation. Mais maintenant que vous voulez voir plus que des effets curieux, il vous faut prolonger, répéter même, à de courts intervalles , l'emploi du magnétisme. Soyez certain que, quelle que soit la gravité du mal, si une crise est possible, elle aura lieu, et si la nature a cherché h la produire et n'y est point parvenue, aidée de vous, elle cherchera de nouveau à se débarrasser de ce qui l'opprime.

« N'attendez pas qu'il y ait gangrène des intestins , que des organes soient détruits ou altérés profondément dans les tissus

qui les constituent : le mal ainsi fait est irréparable.

« Les exemples qui suivent sont destinés à vous servir de guides dans les cas analogues. Dans l'impossibilité d'énumérer toutes les in* firmités humaines dans un aussi petit espace^ j'ai choisi des maladies dont le traitement peut, jusqu'à un certain point, être pris pour type d'affections analogues

<K l"" Rougeole, scarlatine, variole. — Dans ces affections si nombreuses, et qui ont quelquefois une terminaison si funeste, ne craignez ni la fièvre, ni la chaleur qui pourront se manifester; elles ne sont que le résultat du travail qui se fait par vos efforts et de l'augmentation du mouvement nécessaire. Que votre magnétisation soit simple, générale et de courte durée ; quinze ou vingt minutes pour chaque fois ; cette application ne déranee en rien le traitement judicieux qu'un médecin aura indiqué ou suivi dans pareil cas. Même marchç à suivre dans les maladies dites éruptives, fièvre miliaire, etc.

9 2° Inflammation du cerveau. — Ce que vous pouvez faire dans ces cas graves est immense. Votre action diminue, si elle ne la neutralise complètement, l'arrivée des fluides que l'irritation appelle de toutes parts.

«Passe à grands courants jusqu aux pieds, en suivant la ligne médiane.

« Placez une main à plat sur le front , frictionnez légèrement les arcades sourcilières, puis terminez votre magnétisation par des passes sur les jambes.

« La paralysie, l'absence de la parole, la rigidité des membres, et même, dans certains cas, les convulsions , ne doivent point vous empêcher de tenter la guérison. Ne sauveriez-vous qu'un malade sur six, vous le pouvez ; n'est-ce pas un résultat qui doit vous encourager ?

« Dans ce groupe sont comprises : la méningite, l'encépnalite, l'apoplexie, les différents degrés de congestion cérébrale ou coup de sang.

« 3* Phlegmasies du tube digestif. — Cette dénomination comprend *. la gastrite, la duo* dénite, l'entérite, la gastro-entérite, la diar* rhée aiguë et la dyssenterie.

« Des frictions magnétiques, c'est-à-dire votre main promenée légèrement de place en place et lentement sur le ventre, diminueront les ténesmes et les coliques, et pourront empêcher le développement d'une maladie qui mène souvent et rapidement i la mort.

a Revenez souvent à ces procédés, ne quittez pas le malade qu'il ne soit mieux. Vous verrez peut-être survenir le sommeil magnétique dans une intermittence des douleurs. Appliquez votre main parfois sur la région de la vessie ; mais que les pressions soient légères. Touchez aussi les reins, en descendant jusqu'au sacrum.

« k* Fièvres essentielles. — Cette partie compliquée de la pathologie embrasse les fièvres continues, intermittentes et rémittentes, désignées sous les noms aussi nombreux qu'incompréhensibles de : graves.

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