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des animaux entier», soit oes êtres fantastiques, soit encore des instruments, des produits des arts ou des formes géométnques, ceux de ces signes qui se trouvent renfermés dans des encadrements elliptiques correspondent aux noms propres de l'inscription grecque, en particulier au nom do Ptolémée, le seul qui, dans la transcription hiéroglyphique, soit resté intact. Immédiatement après, Ynung dira que dansie lieu spécial de 1 encadrement ou cartouche les signes ne représentent plus des idées, mais des sons; enfin il cherchera, par une analyse minutieuse et très-délicale. à assigner un hiéroglyphe individuel à chacun des sons gue 1 oreille entend dans le nom de Ptolémée de la pierre de Rosette, et dans celui de Bérénice d'un autre monument.
« Voilà, si je ne me trompe, dans les recherches d'Young Sur les systèmes graphiques des Egyptiens, les trois points culminants. Personne, a-t-on dit, ne les avait aperçus, ou du moins ne les avait signalés avant le physicien anglais. Cette opinion, quoique généralement admise, me paraît contestable. Il est en effet certain que, dès 1 année 1766, M. de Guignes, dans un mémoire imprimé, avait indiqué les cartouches des inscriptions égyptiennes comme renfermant tous des noms propres. Chacun peut voir aussi, dans le même travail, les arguments dont s'étaye le savant orientaliste pour établir l'opinion qu'il avait embrassée sur la nature constamment phonétique des hiéroglyphes égyptiens. Young a donc la priorité sur un seul pomt : c'est à lui que remonte la première tentative qui a été faite pour décomposer en lettres les groupes des cartouches, pour donner une valeur phonétique aux hiéroglyphes composant, dans la pierre de Rosette, le nom de Ptolémée.
« Dans cette recherche, comme on peut s'y attendre, Young fournira de nouvelles preuves de son immense pénétration; mais, égaré par un faux système, ses efforts n'auront pas un filein succès. Ainsi, fpielouefois, il attribuera aux caractères hiéroglyphiques une valeur simplement alphabétique; plus loin, il leur donnera une valeur syllabique ou même dissyllabique, sans s'inquiéter de ce qu'il y aurait d'étrange dans ce mélange de caractères de natures différentes. Le fragment d'alphabet
publié par ledocteur Young renfermedonodu vrai et du faux; mais le faux y abonde tellement,
Ju'il serait impossible d'appliquer le valeur es lettres dont il se compose à toute autre lecture qu'à celle des deux noms propres dont on les a tirées. Le mot impossible s'est si rarement rencontré dans la carrière scientifique de Younç, qu'il faut se hâter de ie justifier. Je dirai donc que, depuis la composition de son alphabet, Young lui-même croyait voir dans un cartouche, sur un monument égyptien, le nom d'Arsinoé^ là où son célèbre compétiteur a montré depuis, avec une entière évidence, le mot autocrator; qu'il crut reconnaître Evergite dans uu groupe où il faut lire Césaî\