‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 8 sur 209 · HIR · texte numérisé non relu

HIR

DES INVENTIONS

HÎE

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«I^ Iravaii de Charopollion, quant à la dé« ouuferte de la Ta leur phonétique des hiérog) jphesy est simple, homogène, et ne semble donner prise à aucune incertitude. Chaque signe cquÎTaut à une simple voyelle ou à one simple consonne. Sa valeur n'est pas arbitraire : tout hiéroglyphe phonélique est rimage d'un objet physique dont le nom, en Itngoe égyptienne, commence par la voyelle ou par la consonne qu*il s'agit de représenter»).

cL*alphabetdeChampollion, une fois mo* deM sor la pierre de Rosette et sur deux ou trois autres monuments, sert à lire des inseripliofis entièrement différentes : par exemple, le nom de Cléopâtre^ sur l'obélisque de fttir, transporté depuis longtemps en Angfeterre, et où le docteur Young, armé de son alphabet, n'avait rien aperçu. Sur les temples de Kamae^ Champoliion lira deux bis le nom •VAlexandre : sur le zodiaque de Denderah, un titre impérial romain ; sur le ^raod édifia au-dessus duquel le zodiaque était placé, les noms et surnoms des empereurs Auguste, Tibère, Claude, Néron, Doaitien, etc. Ainsi, pour le dire en passant , se trouvera tranchée la vive et étemelle dissassîoa que l'âge de ces monuments avait fait naîtra ; ainsi sera constaté sans retour que, raos la domination romaine, les hiérngfypbes étaient encore en plein usage sur les bords du Nil.

«L'alphabet, qui a déjà donné tant de résultats inespérés , appliqué , soit aux grands obélisques de Karnac, soit à d'autres monuments qui sont aussi reconnus pour être du temps des Pharaons, nous présentera les uoffisdeplusieora rois de cette antique race; le$ noms de divinités égyptiennes : disons

(1) Geet deviendra clair pour toat le monde, si dbefchons, en solvant le svstéme égypcieo, à oser les Uéroglypfies de la langue française.

L^A poom èlra indisiinclement représenté par , par on AigU^ par uo Am, par une Ané*

% par na Artt^/biai, etc.

(Bse

Le B se figurerati par une Balamee , par une B«- 4flBv, par un Bmtemu^ par un BUdreau^ elc

Au C, en substituerait une Cakanêf un Cheval ^ un Càët. an Cèdre, eu^

A re, ou Elifkamt^ un EpagneiU, un EoH^U^ une

i>ée,eic«

Abhé ft*écrinit donc , à Paide des hiéroglyphes ftMÇHS » en mettant à la suiie les unes des autres , k» ignés dte Agneau , d*une Balance , d'une Ba- IdÉe el d*na Etéphant;

On bien, eeUes d*nn Aigle, d*un Baieau, d*un Bbireaa, d'une Epée;

etc. etc.

Ce fwe d*écriture a quelque analogie, comme au le voit» avec les rébus dont les confiseurs envet aajoonfhni leurs bontmns. Voilà où en étaient égyptiens que Tantiquité nous a tant mais qui, on doit le dire, ne nous ont à peu o appris.

IL Cliampollioii appelle homophonei tous les signes représentant un même son ou une même arti- OB, pouvaient se substituer indistinctement les n autres. Dans Téut actuel de Talphabet égyp* I, je VM six ou sept signes homopliones pour TA, plat d^joe douzaine pour TS ou plutét pour le giec

plus, des mots substantifs, adjectifs et verbes de la langue copie. Young se tnimpait dîonr quand il regardait les hiéroglyphes phonéti-

Sues comme une inveulion modenie ; quand avançait qu'ils avaient seulement servi h la transcription des noms propres, et même des noms propres étrangers è TEgypte. M. de Guignes, el surtout M. Etienne Qiiatremère, établissaient, au contraire, un fait réel d'une grande importance, que la lecture des inscriptions des Pharaons est venue fortifier par des preuves irrésistibles, lorsqu'ils signalaient la langue copte actuelle comme celle des anciens sujets de Sésostris.

« On connaît mainteuant les faits. Je pourrai donc me borner à fortifier de quelques courtes observations la conséquence qui me paraît en résulter inévitablement.

« Les discussions de priorité, même sous l'empire des préjugés nationaux, ne deviendraient jamais acerbes, si elles pouvaient se résoudre par des règles fixes ; mais, dans ' certains cas, la première idée est tout ; dans 'd'autres, les détails offrent les principales difficultés ; ailleurs, le mérite semble avoir dû consister moins dans la conception d'une théorie que dans sa démonstration. On devine déjà combien le choix du point de vue doit prêter à Tarbitraire, et combien cependant il aura d'influence sur la conclusion définitive. Pour échapper à cet embarras, j'ai cherché un exemple dans lequel les rôles des deux prétendants è l'invention pusseni être assimilés à ceux de Champoliion et de Toung , et qui, d*autre part , eût concilié toutes les opinions. Cet exemple, j'ai cru le trouver dans les interférences (1), même en laissant entièrement oe côté, pour la question hiéroglyphique, les citations emprun* tées au mémoire de M. de Guignes.

« Hooke, en effet, avait dit, avant Thomas Toung, que les rayons lumineux interfèrent, comme ce dernier avait supposé , avant Champoliion, nue les hiéroglyphes égyptiens sont quelquefois phonétiques. Hooke ne prouvait pas directement son hypothèse; la preuve des valeurs phonétiaues assignées par Young à divers hiéroglyphes n'aurait pu reposer que sur des lectures qui n'ont pas été faites, qui n'ont pas pu l'être.

« Faute de connaître la composition de le lumière blanche, Hooke n'avait pas une idée exacte de la nature des interférences, comme Young, de son côté., se trompait sur une (irétendue valeur syllabique ou dissyllabique des hiéroglyphes.

« Young," d'un consentement unanime, est considéré comme l'auteur de la théorie des interférences ; dès lors, par une conséquence

Jui me parait inévitable, Champoliion doit tre regardé comme l'auteur de la découverte des hiéroglyphes.

M ) Cette dernière partie de la discussion ne pourra guère être comprise de ceux qui«sont étrangers aux phénomènes des interférences. An reste, elle ne nie semble pas assez importante dans h question poiir que je doive repixidoire ici fariicle ik T/liiiiicafrc lie iiSÎ , on h théorie des Inierférences a été eipliquée avec tous les développement» nécessaires.

HQR

DlCTIONNAïaE

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« Je regrette de n'avoir pas songé plus tôt h ce rapprochement. Si , de son vivant , Youug eût été placé dans l'alternative d'èlre ie créateur de la doctrine des interférences, en laissant les hiéroglyphes à Champollion, ou de garder les hiéroglyphes en abandonnant à Hooke ringénieiise théorie optique, je ue doute pas qu'il se lût empressé de reconnaître les titres de notre illustre compatriote. Au surplus, il lui serait resté, ce que persouneue pourra lui contester, le droit de figurer dans l'histoire de la mémorable découverte des hiéroglyphes, comme Kepler, Borelli , Hooke et Wrenn figurent dans l'histoire de ]a gravitation universelle. »

HORLOGE. — L'horloge est une machine qui , par un mouvement uniforme quelconque dont les parties se peuvent mesurer, indique les parties du temps qui sont écoulées. Ainsi tout l'art de l'horlogerie n'est autre chose que l'application du temps à l'espace.

Les horloges à rouages, à ressorts, à contre-poids, à sonnerie, sont autant de ma« chines automates inventées pour mesurer le temps. « Songer à le Gxer, serait un dessein extravagant ; mais , dit l'abbé Sallier, marquer les moments de sa fuite, compter les parties par lesquelles il nous échappe , c'est un fruit de la sagacité de Thomme, et une découverte qui, ayant eu la grâce de la nouveauté , conserve encore la beauté de l'invention, jointe à son utilité reconnue: cette découverte est celle des horloges en général. »

Après que Ctésibius, qui florissait vers l'an 613 de Rome , eut imaginé la machine hydraulique des horloges à eau (voy. Clepsy^ dre^ à l'art. Horlooebie], on trouva le secret d'en faire h rouages sur le même modèle, et ces nouvelles horloges prirent une grande faveur ; Timalcion en avait une dans sa salle à mang;er. Cette invention néanmoins ne se perfectionna point; car, pendant plus de sept siècles, il n'est parlé d'aucune horloge remarquable. Nous ne connaissons de nom que celle de Boëce et de Cassiodore. On sait que Cassiodore avait lui-même du goût pour la mécanique; l'histoire rapporte que, s'étant retiré, sur ses vieux jours, dans un monastère de la Calabre, il s'y amusait à faire des horloges à rouages, des cadrans et des lampes perpétuelles.

Mais la barbarie enveloppa si bien tous les arts dans l'oubli, que, lorsque deux cents ans après le pape Paul I*' envoya, vers l'an 760, une horloge à rouages à Pépin le Bref, cette machine passa pour une chose unique dans le monde.

Vers l'an 807, le calife Aaron Ralchild, si connu par son amour pour les sciences et les arts, ayant contracté une étroite amitié avec Charlemagne, lui- fil, entre autres présents, celui d'une horloge, dont nos historiens parlent avec admiration, et qui était vraisemblablement dans le goût de celle du

tape Paul 1*'. Ce n'était pas du moins une orioge sonnante, car il n'y en avait point de telle du temps de Charlemagne et dans

toutes les villes de son emuire; it n y en eut même qiie vers le milieu (lu tli\* siècle. J)q là vient l'ancienne coutume qui se conserva en Allemagne, en Suisse, en Holldfule, en Flandre et en Angleterre, d'entretenir des hommes qui avertissent de l'heure pf.^ndant la nuit (1).

Les Italiens, h qui l'on doit la renaissi-inec de toutes les sciences et de tous h^s arts « imitèrent aussi les premiers les horloges du pape Paul et du cahfe Abassidc. Cette gloire appartient à Pacificus , archidiacre de Vorotie, excellent mécanicien, mort en 816. Il n*esl donc pas vrai que Gerbort, qui mourut sur le siège pontifical en 1033, soit l'inventeur des horloges è roues, comme quelques-uns l'ont avancé. £n effet, outre que la prétendue horloge de Gerbert n'était qu'un cadran solaire, les roues étaient employées dans les horloges dont nous venons de parler.

Dans le xiv« siècle, parut à Londres l'horloge de Walingford, bénédictin anglais, mort en 1325, et elle fit beaucoup de bruit d.ins son pays ; mais bientôt après l'on vit è Padoue celle de Jacques de Dondî, la merveille de son temps. Il nous sera facile de faire connaître au lecteur cette merveille en trans* crivant ici ce qu'en dit un témoin oculaire, le sieur de Mézières, dans son Songe du vieux pèlerin. D'ailleurs, c'est un morceau assez curieux pour l'ancienne histoire de Tborlo-* gerie. Le voici mot pour mot :

« Il est à savoir qu'en Italie, il y a aujourd'hui un homme en philosophie , en méde* cine et en astronomie, en son degré singu-* lier et solennel par commune renommée sur tous les autres excellents es dessus trois sciences, de la cité de Bade. Son surnom est perdu et est appelé maître Jean des Horloges, lequel demeure à présent avec le comte de Vertus, duquel il a de gages et de bienfaits, deux mille florins, ou environ. Ce maître Jean des Horloges a fait dans son temps des grandes œuvres solennelles, es trois sciences dessus touchées , qui par les grands clercs d'Italie, d'Allemagne et de Hongrie, sont autorisées et sont en grande réputation, entre lesquelles œuvres il a fait un grand instrument appelé (sphère) ou horloge du mouvement du ciel, auquel instrument où sont tous les mouvements des signes et des planètes, avec leurs cercles et episticules (ap* paremoient épicvcles) et dilTéreoces par la multiplication des roues sans nombre avec toutes leurs parties, et à chacune particulier rement son mouvement.

« Par telle on peut voir clairement eu

2uel signe et degré les planètes sont et les toiles solennelles du ciel. Et est faite si substilement cette espèce, que nobnostant la multitude des roues qui ne pourraient pas se nombrer bonnement, sans défaire Tins-

(1) Dans la Flandre Française, PAriois et le Cambrésis, ceci est encore en iisage : on appelle cela corner Vheure^ En effei , le veilleur au ^jfrol, a soin de faire résonner une trompe ou corne autant de ibis que rbeure a fraMé à rborlone , et cela aui quatre coins de la tour du beffroi.

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