‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 79 sur 209 · NOR · texte numérisé non relu

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D après les recherches de MM. Bertbier, Tieat el Hioard, on explique les propriétés des chaux hrdraulîqaes par raction à une haute température, de la chaux sur la silice et l*aiumine, et Ton considère le mortier utarel comme un sous-carhonate arec excès de hase; toutefois, les résultats fort analogno obtenus par H. Bruyère, avec des chaux grasses et des pouzzolanes factices, riopossibilité d'obtenir par des mélanges de craie et d*argile les mêmes effets que produisent les chaux et mortiers hydrauliques de calcaires naturels, rendent incomplète la théorie ; c*estce qui nous détermine à 0*7 pas insister davantage.

CmenU. — Nous avons traité dans des irticl^ spéciaux, de la préparation et des emplois de ces matériaux; nous pourrons doQc flous borner ici à décrire leurs prt)pnétés relatives à la composition des mortiers; nous en dirons autant des sables, soas le rapport de la même application.

Les corps solides incorporés dans les mortim de chaux, sont : les sables, les arènes, \tSfsttmMiies,\esargiles, les produits volca-

Ïei, et les substances modifiées par une motion artificielle.

W/cf. — Les roches granitiques, schis* leoses, calcaires, les grès, etc., divisés en grains durs, soit par le mouvement des eniysoit par une désagrégation spontanée, doiuent naissance aux divers sables. Les ternios granitiques fournissent le quartz, la feldspath et le mica; les terrains volcaoiqnes donnent les diverses variétés de laves; lesrodies calcaires sont en général trop tendres pour être désagrégées autrement <p'eii poudre, ou trop compactes pour se rompre autrement qu en éclats. Les sables fossiles présentent des grains plus anguleux que les sables des rivières, mais sont composés de même, et quelquefois colorés par oes ocres,

Varèu est un sable fossile généralement quartzenx, k grains inégaux très-irréguliers, mêlés d'aigle, rou^e, jaune, brune ou blan» coâtre, en proportions qui varient entre un qwt ou trois quarts du volume total. L'arene occupe presque toujours les sommités des eoiines peu élevées ; elle appartient aux terrains d'alluvion.

Piomsnites. — Le nom désigne des mélan- 9» de granitsde quarts, de schiste, de feldspath et de mica, agglomérés par une subsluice variable. Les psammites scbistoïdes ronges, jaunâtres ou bruns, en poudre douce au toucher faisant pAte avec Teau, coostitoeni une sorte particulière, remarquable sous le rapport qui nous occufie : 00 les trouve par t>ancs et veines parmi le <chîste dont ils sont une altération : ils «tK>ndent anxenvironsde Brest etdeCarhoix. Àrgîleg. — Nous nous bornerons à rappeler que ces matières, susceptibles de se dé- »7er en bouillie plastique onctueuse, perdent cette propriété lorsqu*on les chauffe ftone certaine température; elles devien- Bent d*abord absorbantes, et forment une pouzzolane artificielle ; chauffées davantage

par être fondues, elles diminuent de volume de plus en plus : les unes se frisent, puis finissent par être fondues, d'autres résistent à la température de ikOr de Wedwoodt sans se fondre.

Pouzzolane. — C'est à proprement parler un produit volcanique, employé pour la première fois par les Romains, qrui le découvrirent près du Vésuve, aux environs de Pouzzol. La plupart des terrains volcanisés renferment cette matière ; mais elle se présente sous différents aspects en gros grains, pulvérulente ; en scories, tuf, ponces, etc., colorée en jaune, noir, mais le plus généralement brune. Les substances pseudo-volcaniques résultant des houillères embrasées, telles que les argiles cuites et les tripolis, peuvent être rangées parmi les pouzzolanes; enfin les argiles, arènes, psammites, et les schistes calcinés à la température utile ; les débris de tuiles, briques, carreaux, poteries de grès et d*argile, et même les scories de houille et de tourbe, seront considérées comme des pouzzolanes artificielles. Ces matériaux formés la plupart des mêmes principes, mais de lecture variable, ont des inQuences différentes dans la composition des mortiers à chaux grasse^ ou hydrauliques, et suivant qu'ils sont expo» ses à Tair ou immergés par reau.

Qualités spéciales des sables et ciments. — Ces parties constituantes des mortiers sont classées par H. Vicat, en matériaux trisénergiques, énergiques, peu énergiques, inertes.

Une substance est tris-énergique, lorsqueson mélange, en consistance argileuse, avec la chaux très-grasse, éteinte par le procédé^ ordinaire, produit un mortier capable, l'de faire prise d*un à trois jours environ après l'immersion ; 2* d'acquérir la dureté de la bonne brique après un an ; 3* de donner une poussière secbe sous la scie k ressort.

Une substance dite énergique doit pro* duire, dans les conditions ci-dessus, un mortier qui fait prise du quatrième au huitième jour, acauiert la dureté d'une pierre très-tendre au bout d*un an d'immersion et donne une poudre humide sous la scie à ressort.

Toute substance peu énergique dans les.

mêmes circonstances, produit un mortier capable de faire prise du seizième au vingtième jour, d'acquérir par un an d'immer-^ sion, la dureté du savon sec, et d*empâter la scie.

Toute substance, enfin, est dénommée inerte lorsque son mélange avec la chaux, grasse en pAte ne change rien à la manière dont se compose cette cliaux immergée seule.

La dureté acquise à l'époque indiquée est ce qui caractérise rigoureusement chaquesubstance.

D'après cqs définitions, les sables proprement dits sont en général inertes: les arène.<i, spammites, argiles, sont ordinairement des matières peu énergiques et rarement énergi- {ttffy sans que Leurs caractères pbjsiques^

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DÎCTIONNAmE

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