‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 83 sur 209 · MOS · texte numérisé non relu

MOS

mains désignaient ce genre d*0UTra{fe. Scaliger le fait dériver de fAoaav, et croit qu'on lo donna aux mosaïques à cause de leur agréable aspect.

« La mosaïque , selon raccpption la plus générale de ce mot, est un ouvrage dans lequel, à l'aide de matières solides et colorées, soit naturelles soitartiflcielles, on parvient k rendre par les formes et les couleurs l'image de tous les objets de la nature. » (Seroux d'Agincourt.) — Pour particulariser davantage, c'est un assemblage de fragments plus ou moins réguliers de marbre, de

Eierres, de matières vitrifiées, qui, réunies l'aide de mortier, de stuc, ou de mastic composé de chaux et de poudre de marbre, ou de résine et de plfltre, formeiU des compartiments, des ornements et des figures.

La mosaïque parait n'avoir été employée chez les Grecs que pour décorer les pavés des monuments, et n'avoir jamais atteint la

Eerfection à laquelle elle parvint chez les omains. Les pavés des filus grands temples de la Grèce et de la Sicile sont formés de pierres de qiMtre lignes environ, d'une seule couleur et d'un travail fort irrégulier. L'empereur Claude fit servir la mosaïque à l'ornement des voûtes, et elle prit un très-^rand développement, comme on peut le voir par les ruines d'Herculanum et de Pompéi, oik elle forme un des principaux ornements des édifices publics et des maisons particulières. Commode fit exécuter en mosaïque le portrait de Pescennius Niger.

On peut diviser en trois classes les mosaïques des anciens:

ôpus Ussellatum^ mosaïque servant de pavés et composée de petits cubes ordinairement de deux couleurs;

Opu$ seetile^ mosaïque de marbres d'une ou deux couleurs, sciés en lames minces et taillés suivant les exigences du dessin;

Opus vermiculaium; mosaïque de toutes couleurs et formant de grandes compositions.

Les chrétiens se servirent de la mosaïque pour la décoration de leurs basiliaues. Dans les premiers siècles, les navés aes églises étaient ordinairement établis de la même manière que ceux des temples païens, et composés de tablettes de marbres alignées avec les colonnes. Les premiers chrétiens imitèrent aussi la mosaïque composée de petits cubes de marbres de diverses couleurs,

3ue les Romains employaient pour leurs difices publics et pour leurs maisons. « Les tableaux qui ornent la voûte, dit Procof)e en parlant d'un monument élevé par Justinien, ne sont pas peints avec ue la cire fondue et fixée dans le mur; ils sont composés de petits cubes où brillent toutes les couleurs. »

Enfin un genre de mosaïque appelé opus AUxandrinumj importé d'Egypte ou inventé sous le règne d'Alexandre Sévère, fut employé dans les églises jusqu'au xir siècle. Il était composé de cercles» de trianglesi de

losanges, d'ovales en marbre liés par un ciment de chaux et de pouzzolane. Quelques églises du Rhin et la chapelle primitive de Saint-Bertin à Saint-Omer ont conservé des traces de ces modes de mosaïque. Vopus articulalum se propagea également jusqu'au xji* siècle, et on y mêla des cubes en émail; on en voit des fragments dans des églises voisines du Rhin et à Saint-Denis.

L'église de la Daurade de Toulouse {Sancta Maria Deaurata)^ construite et décorée par Placidie, ou par Théodoric 11, roi des Visigoths, devait, dit-on, son nom aune mosaïque qui ornait le sanctuaire depuis le sol jusqu'k la voûte. Cette mosaïque précieuse a été détruite vers le milieu du siècle dernier. On exécutait aussi des peintures en mosaïque dans le triangle extérieur formé par le fronton des basiliques latines, autour des baies des fenêtres qui s'ouvraient audessous du fronton, dans les atria, les chapelles isolées, etc.

Au VII' siècle, la mosaïque, comme la peinture à fresque, perdit l'unité qu'elle avait jusque-là conservée et qui donnait une véritable valeur artistique aux compositions plus anciennes, et bientôt on confondit, on mêla, sans ordre et sans méthode, dans un même tableau, les objets les plus étrangers les uns aux autres.

Charlemagne, qui avait admiré dans les églises de Rome le bel eifet que produisaient les ouvrages de mosaïque, en Ht exécuter

fJusieurs dans la basilique d'Aix-la-Chapelle. I fit venir d'Italie en rrance des mosaïques qui furent apportées sur des chariots envoyés exprès, et il en orna quelques églises. L'un de ces produits exotiques fut placé dans réalise de l'abbaye de âint-Riquier; mais il fut déplacé au xvi* siècle, et il n'en reste plus de trace. Les riches prélats faisaient alors assez souvent décorer leurs églises de mosaïques, qui étaient formées de cristaux colorés ou dorés et revêtues d'une lame de verre.

Sous le pontificat de Pascal H (1099llUj, 1« chœur de l'église d'Enay fut reconstruit et pavé d'une mosaïque. Aux xn' et xui' siècles, les porphyres et les marbres devenant rares, on les Remplaça par des dalles de pierre de liais, dans lesquelles on grava proiondément des arabesques ou des figures, et dont on remplit les entailles de mastics colorés. On voit encore des restes de cette sorte de pavage dans la cathédrale de Saint-Omer et dans les magasins de l'abbaye de Saint-Denis.

La véritable mosaïque fut peu à peu abandonnée en France, et l'Italie en conserva presque seule la tradition. On fabriqua des pavés en terre cuite vernissée ornée de dessins de diverses couleurs, et on les plaça dans les églises ou dans les hûtels dés moines et des seigneurs. On fit aussi pour les meubles ce lavcro a compospo qui est encore un des objets de l'industrie florentine, et qui consiste en un assemblage de pierres dures, telles que jaspes, albitres, lapis lazuli, agates, découpées en raison de

MOT

DES INVENTIONS

MOT

irs DuaDces et des nécessités du dessin. He e$pèe8 de marqueterie, qui avait élé »-a$itée k Constaulînople, et que les ieouui faisaient servir à la décoration leors édifices publiesetde leurs églises» iQioaissanceè on art tout à fait analogue $00 principe et dans ses effels, et diffèpf seulement par la nature des matières jplofées, la marqueterie en bois.

[ Iftos ces derniers temps, quelques mosaid assez grande dimension ont été exé- »eo France. H. Belioni, sous l'Empire, a orné le pavé d'une des salies du palais Uatre. Cet essai heureux, mais isolé, regretter la perte des nombreuses lignes antiques dont les villes romaines la Gaule étaient ornées, et dont quelunes seulement ont écbappé à la desion. Aujourd'hui, les administrations musées provinciaux recueillent avec ces précieux monuments. La belle molaemisek jour près des murailles d'Ana été négligée par te gouvernement; lis elle est restée la propriété d'un savant '^ da moins a pris a cœur de la conser-

WTEDR fiLBCTRO-HAGNÊTIQDfi. — Utssaisde création de machines motrices tnicfts par les courants électriques venus ^i^piie de Volta perfectionnée continuent ^ illemagne, comme chez nous, comme K Etats-tfnis ; mais, si Ton obtient comme <^U. Froment, notre célèbre artiste, un ^Yùl utile de ces machines, ce travail est ^re beaucoup plus cher que celui, que aiment les machines À vapeur. — Yoy. Pîles

^ttniQOES.

H. Froment et la plupart des physiciens foi se sont occupés de ces essais ont disposé «ors aimants sur une roue; ils ont donc iomédiatement obtenu un mouvement rotaloir^i si commode dans la plupart des opéntions mécaniques.

Quelques physiciens, et de ce nombre est ■• Fessel, professeur h Técole industrielle J«Flessing,ont cru qu'il était préférable de Hire produire par l'électricité un mouve- Qeot rectiligne alternatif, comme le mouve- Jî«fit4eTa-et-vîent des tiges de pompes oru^aires. M. Fessel emploie comme princi-

CI> comme premier oreane mécanique, un ^<u de fer douXf qu il fait osciller nori- ^ûiaiementetqui est terminé par deux bouts ■^elaitoD roulant sur deux poulies Qxes, pour ^iiûinuer les frottements. Ce barreau de fer ^^^eisort successivement, h chacune de *** oscillations horizontales, dans deux hé- •ïces métalliques {ou resiorts à boudin) pla- '^^Huoe à la suite de l'autre, et dont le J^j'iranl électrique venu d'une pile suit les ^'^'^oi asissent alors, on le sait, comme des •^JMnts, (Foy. ce mot). Sous l'inOuence de ^«imanlséleclriques, le fer doux devient *^^aDl lui-même, et toujours dans le môme ^mais aimant temporaire, attendu que, '^^« certaines dispositions, on ne laisse

,A^ article est emprunté à Texcelleiit ouvrage

jamais le courant électrique venu de la pile

f>a6seràla foisdans lesdeux hélices métaliques. Le barreau de fer doux est donc successivement attiré dans chacune des deux hélices, puis repoussé, etc., etc.

D'autres physiciens, et entre autres M. Du moncel, de Paris, et M. A. Dumon, se sont occupés de projets de machines électro-magnétimies analogues à celle de M. Fessel. Les deux Français aue nous venons de nommer ont pris date devant l'académie et dans les journaux. Les expériences de M. Fessel sont décrites dans un journal allemand publié en mai 1852 {Ànnale$ de Poggendorf)^ et par conséquent il a dû opérer avant cette époque. M. Paye, phjp^sicien américain, a entrepris dans ces derniers temps de produire une force motrice par l'application, sur une grande échelle, de la lorce qui attire une masse de fer placée à l'intérieur d'une spirale électro-magnéti«]ue. M. Hankel, de Leipzig, a fait des tentatives semblables et a etalHi une loi importante dans la pratique, savoir

3ue oatte force est proportionnelle au carré e la force du courant. De son côté M. Fessel a construit, à ma requête (c'est M. Pliiekner qui parle), un modèle de machine dont je ne suis pas en mesure d'apprécier la valeur économiaue quand on l'établira sur un grand modèle, mais qui, comme appareil physique, démontre et présente sous le jour le plus favorable la possibilité de l'application de la force en question.

Le modèle de H. Fessel se compose de deux spirales placées bout à bout dans une position horizontale. Ces spirales servent a conduire le courant toujours dans la même direction, mais de manière qu'il parcourt alternativement chacune d'elles et par conséquent une seule d'entre elles à la fois.

Dans l'intérieur de ces spirales est placé un barreau de fer qui est attiré alternativement de l'une de ces spirales dans l'autre, en conservant constamment la même polarité, et qui exécute ainsi un mouvement de va-et-vient. Aux deux extrémités du barreau sont fixées deux petites tiges en laiton qui reposent sur deux poulies établies aux deux extrémités de l'appareil, et qui ainsi portent tout le poids du fer. Une de ces tiges de laiton met une roue en mouvement. Un commutateur est mu par un excentrique et une tringle k l'aide d'une manivelle et d*u.ne bielfe, et cet excentrique est disposé comme dans les bâtiments à vapeur, c'est-à-dire que la machine peut marcher en avant ou en arrière. Dans une modification de l'appareil, ce commutateur a été établi immédiatement sur l'axe.

En se servant de deux petits éléments de Grove (Voy. Piles), le modèle se meut déjà avec une grande vitesse. Avec six éléments la rapidité est devenue telle, qu'elle a menacé de briser l'appareil; et c'est dans cette crainte et avant de développer tout l'effet de la machine que j'ai interrompu le courant.

J'ai reçu de M. Fessel l'avis qu'il venait de terminer la construction d'un nouvel appareil où il a remplacé les poulies par dot

MOT

DlCTIONMAmS

MOT

bobines oscillantes établies sur le modèle des cylindres à mouvement alternatif des machines à vapeur.

M. Dumoncel a annoncé à l'Académie qu*il a fait construire des moteurs de petite taille, et d*au(res d^une puissance utilisable dans les ateliers. Nous donnons, d'après le journal l'Industrie^ une description succincte de cette machine.

Elle se compose d*uii double cylindre ou

flutôt de deux cylindres creux réunis bout bout dans une position horizontale; un fil métallique recouvert de soie entoure chaque cylindre; ce fil traversé par le courant électrique, venu d'une pile voltaïque, de telle façon qu'un cylindre en fer doux qui oscille comme une sorte de piston dans le cylindre creux, qui en sort etqui.y rentre alternativement, se trouve attiré, tantôt par le fil en hélice enroulé sur la partie des cylindres creux, située à Tun des côtés de la machine, à gauche par exemple; tantôt par le Ql enroulé sur l'autre partie, située à droite. Le double cylindre creux oscille horizontalement autour d'un axe vertical placé vers le milieu de son ensemble; la lige du cylindre intérieur en fer doux, ou piston, agit sur une manivelle dont Tarbre porte une roue-volant. La manivelle est disposée de telle façon, qu'au moyen de parties en métal et d'autres parties inconductriees en bois, le courant est transmis d'une manière intermittente. Un galet placé entre les deux cylindres creux, porteurs des hélices, supporte fe fer doux (piston), oscillant à l'intérieur, et, avec la jonction de l'axe du piston et de la manivelle, empêche ce fer oscillant de frotter contre les parois du cylindre creux. On voit que ce moteur diffère en certains points de celui de Fessel dont nous avons parlé.

Citor>s maintenant quelques phrases lues dans le sein de l'Académie par M. Dumoncel.

« Dans la séance du 26 janvier, dit-il, j'ai présenté à l'Académie un mémoire sur un electro-moteurfondé'surleprincipederattraction des hélices. Ce mémoire m'a fourni en même temps l'occasion de parler des expériences que j'avais faites sur les variations de ce genre de force attractive, suivant qu'on enfonce plus ou moins le fer dans liiélice et suivant qu'on augmente la masse de ce fer. Je viens aujourd'hui présenter cet appareil, en faisant observer que les avantages de ce genre de moteur sur les autres sont : 1* de pouvoir agir directement sur le mécanisme destiné à la transformation du mouvement, puisque la course du piston dans l'hélice est très-considérable ; 2* d*éviter les inconvénients résultant de la force coërcitive du fer, qui n'est jamais assez pur pour abandonner ses propriétés magnétiques aussitôt après l'interruption du courant. Cet inconvénient est immense, car c'est lui qui empêche la précision des instruments fondés sur le principe de l'attraction directe des électro-aimants sur le fer doux. En revanche, le système d'attraction fourni par les hélices agit beaucoup moins éoergiquement , mais on peut augmenter

considérablement la force par l'addition de deux rondelles de fer aux extrémités dfts hélices; et, comme d'ailleurs la force n'est

f\ti& affaiblie par des systèmes amplifiants de éviers, on obtient, en définitive, à peu près la même force. Les expériences que j'ai faites pour calculer les dimensions des drfférentes pièces agissantes de mon appareil m'ont conduit k constater, 1* que la force attractive augmente à mesure qu'on enfonce le fer dans l'hélice ; 2" que cette force attractive augmente avec la masse jusqu'à une certaine limite qui dépend de la profondeur à laquelle on enfonce le fer dans l'hélice; 3* qu'on a avantage à faire entrer le fer aux deux tiers de l'hélice. Toutefois, il ne faudrait pas penser à appliquer ce genre d'attraction pour de grandes forces. »

Le journal l Industrie aioute : « Nous attendrons l'achèvement du grand moteur annoncé par M. Dumoncel pour entamer avec lui la question d'économie. »

Nous venons de parler des deux machines inventées par MM. Fessel et Dumoncel, pour substituer avec avantage aux machines à feu les moteurs électriques. Nous allons exposer maintenant deux dispositions nouvelles dues à M. Dumoncel, fondées sur la même idée que celle que nous avons déjà fait connaître.

Système de transport électrique d'objets matériels,^ Cet appareil repose sur le môme principe que celui dont nous avons déjà parlé. Il se compose essentiellement d'une verge en fer placée à sa partie supérieure, et coupée de distance en distance par des parties de cuivre dont la longueur est la moitié de l'intervalle de fer qui les sépare. Da conducteur placé au-dessous de la verge supérieure, et trois bobines enveloppant cette même verge, isolées les unes des autres, quoique liées entre elles, complètent l'appareil.

chaque bobine est disposée de manière que l'une des extrémités du Ql qui la couvre touche son canon intérieur, et que l'autre bout se termine par un ressort à boudin qui vient s'appuyer sur le conducteur , soutenu à cet effet par un galet monté sur un anneau dMvoire, lequel est adapté aux extrémités de chacune de ces bobines. Le conducteur est recouvert de distance en distance de petites plaques non conductrices, disposées de façon à correspondre à toutes les parties de la verge en fer supérieure. Le courant entre par celte verge et peut revenir par le conducteur. De cette manière il circule dans les hélices toutes les fois que les ressorts correspondants se trouvent appuyés sur les

I)arties conductrices du conducteur, et, dès ors, le fer peut agir sur les hélices en les faisant avancer.

Maintenant représentons-nous la machine dont nous nous occupons vue de profilt comme un long parallélogramme : la tige en fer, coupée de distance en distance par des

f)arties de cuivre, forme la ligne supérieure; e conducteur est placé au-dessous, et communique avec elle de la manière que nous

MOT

DES INVENTIONS

MOT

irons iodiqaée. Sapposons les trois bobines

plicres à rextrémité è gauche de la ti(;e de

fer sapérieure, et qae dans cette position

9 v<oit la bobine de gauche qui possède le

cooranC, la partie ferrée sur laquelle elle

«t engagée la sollicite à avancer jusqu'à ce

finie ait épuisé sou action. Mais alors c'est

li$ecoode bobine, ou celle placée à sa droite

fil est devenue en possession du courant,

n qui repousse de la même manière le sys*

lème ju8qu*à ce que ce soit au tour de la

tnisièma el dernière bobine placée elle-

wèm à la droite de la deuxième. Après

fiction de cette troisième bobine, c'est celle

k oitieo, ou la deuxième, qui recommence

ruDpoision; et ainsi de suite jusqu'au bout

èla verge. Alors, en intervertissant la po*

suoD des fils des trois bobines sur les trois

aneaux qui reposent sur le conducteur,

m eo avançant ce même conducteur de la

quotité nécessaire pour que les parties non

oaduclrices se trouvent, eu égard àcesan«

iini,dans la position qu'elles avaient pri-

■itiTement, mais en sens inverse, le svs-

mt des trois bobines se remet à marcher

mms contraire. Bien plus même, Tappa*

nl^lètre organisé pour opérer lui-même

CB reorersement de la marcne du syetème

ooUeet fournir ainsi un long mouvement

<le iHt-vient qui pout être utilisé à bien

(hf isages ; il suffit pour cela d'appliquer

B deax extrémités du conducteur deux

aiatures de fer doux articulées chacune

sriin électro-aimant, dont l'aimantation ne

^cS^ctue (]ue quand les bobines sont arri-

iéesà la un de leur course.

Od conçoit que des supports pour la verge

«i(;r supérieure et pour le conducteur pour-

nieat être disposés de manière à ne pas

être UD obstacle & la course des bobines;

^y eo plaçant vis-à-vis de ces supports,

4om nous supposons le point d'attache en

feft des électro-aimants, les bobines pour-

<OQty établir le courant au moment de leur

?B^geet leur faire enlever mooieJitané*

neot ces obstacles. Le même système pour-

mi être appliqué pour obtenir un moteur à

K^ioo directe.

Mot€ur à double effet. — Dans cet appareil

îrès-paisaaot, la décomposition du mouve-

>^Qt s'opère à l'aide d'un balancier et d'une

roueàrochet.

Qaatre systèmes, disposés deux à deux, Q< trois électro-aimants, sont placés en haut ^i ea bas d'un fort bâti en bois, de telle fu;oo que leurs pôles sont tous en regi^rd ^ nos des autres : seulement ils sont tail- '*« de manière que le balancier de fer doux, ^Q^peoda entre les deux systèmes de la par- ^>« sopérieure du bflti et les deux systèmes ''^ U partie inférieure, puisse, à la fin de 't^que oscillation, toucher les six électro- Rimailla qui composent les deux systèmes ^M^és correspondant à ce mouvement ; il en ^^ulte qQ*ea reliant deux à deux e{ diagonai^f'ieot ces quatre systèmes et les soumettant iu itxnmulateur, on obtient une force puis- "«ote qui agit k la fois sur les deux bras du »>iincier et dans le même sens pour chaque

oscillation. En rendant ensuite les écarts le moins grands possible,et agissant sur la roue à rochet par 'intermédiaire de leviers armés de forts cliquets, on augmente «ncoro la force dans une proportion considérable.

Ce moteur de M. Dumoncel est actuellement en construction (1).

MOTEDR.POMPE.— Cellemachine.del'invenlioodeM.GirardjSecomposed'unemachine motrice et d'une pompe réunies en un seul appareil (F. Pompes). La machine motrice consiste en unecuve cylindrique placée sous une chuted'eauetdans laquelle se meut un piston percéd'une ouverture avec soupapede forme appropriée ; la soupape est suspendue parun collier à un manchon enveloppant un cylindre qui occupe la partie centrale du piston ; ce pislon est poussé de bas en haut par un ressort ou hélice placé au-dessous de lui autour du cylindre et assez fort pour tenir la soupape levée quand les pressions exercées sur les deux faces du piston sont égales. iLe fond de la cuve est baigné dans Feau du canal de suite ; il est percé d'une ouverture avec soupape annulaire semblable à celle du piston, suspendue par un collier à un manchon qui entoure un cylindre fixe s élevant dans Vaxe de la cuve. Cette seconde soupape est aussi tenue levée par l'action d|un ressort en hélice tant que celui-ci n'est point comprimé par une force supérieure. Le cylindre montant dans l'axe de la cuve s'engage dans la partie centrale du

{riston, qui l'enveloppe è la manière d'un ourneau mobile. Le piston est surmonté d'une tige droite qui passe dans un guide fixé aux parois de la cuve au-dessus de l'eau du bief supérieur ; il est en outre rattaché par une bielle à la manivelle d'un volant chargé, à l'opposite de la manivelle, d'un contre-poids suffisant pour équilibrer le piston et le ramener, lorsqu'il est immergé dans l'eau, à la limite supérieure de sa course. La cuve monte jusqu'au-dessus du niveau du bief supérieur dont elle reçoit l'eau motrice par un canal qui se raccorde avec ses parois échancrées sur une demi-circonférence.

L'eau motrice, affluanc dans la cuve,

{»ousse le piston, dont la soupape est tenue érmée par cette pression même. D'ailleurs, dans le jeu régulier de la machine, l'eau soutenue par la pression atmosphérique extérieure dans la partie de la cuve inférieure au piston, s'écoule, à mesure qu'il descend, par l'ouverture du fond, dont la soupape est soulevée par le ressort & boudin. Ainsi la piston pendant sa descente supporte la près sion constante d'une colonne d'eau dont la hauteur est celle de la chute entière et ea^ en même temps sollicité par son propre poids diminué ae celui du volume d*eau doi ( il tient la place. Quand il approche du bas de sa course, le cylindre creux, qui en occupe le centre et enveloppe le cylindre, montan*

(!) Les détails que Ton vient de lire sont exirails d*an mémoire pràeolé par M. DiudobccI k l'Aca* demie.

MOT

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dans Taxe de la cuve. Tient ^'appuyer sur le maoeboQ placé aatoar du même cynodre aa-

2Del est suspendue la soupape du fond, e manchon suit donc le mouvement descendant du piston. La soupape s'abaisse en même temps; elle vient s'appliquer sur Touverture du fond un peu avant que la manivelle du volant soi! arrivée dans sa position verticale inférieure et le piston an bas de sa course. Comme il continue encore de descendre de quelques millimètres» Teau enfermée dans le fond de la cuve détermine la levée de la soupape du piston. L'égalité de pression sur les deux laces de celui-ci étant alors rétablie* la manivelle dépasse la position verticale en vertu de la vitesse acquise par la masse du volant, et le piston remonte entre deux eaux entraîné par le contre-poids adapté au volant ; la dépense d'eau motrice cesse» et la cuve reste pleine d'eau pendant que le pistoof remonte. Lorsqu'il approche de la limite supérieure de sa course» le manchon auquel est suspendue la soupape dont il est pourvu vient rencontrer deux battoirs flxes qui» s'appuyant sur les extrémités d'un diamètre» empêchent le manchon de suivre le mouvement ascendant du piston. L'ouverture ménagée dans le piston se rapproche donc de la soupape» qui reste immobile» et vient s'appliquer contre elle uo peu avant que la manivelle ait atteint sa position verticale supérieure ; le piston continue encore de monter un peu; if en résulte une aspiration qui détermine l'ouverture de la soupape duiond ;la manivelle dépasse lepoini mort supérieur eu vertu de Ja vitesse acquise du volant» et une seconde période de mouvements commence. Le cylindre qui s'élève dans l'axe de la cuve et sert de

fluide au piston est un tuyau qui traverse le oi)d de la cuve et se relève par un ou deux coudes arrondis jusqu*à la nauteur du bief des eaux motrices» avec lesquelles il communique par une ouverture munie d'un clapet s'ouvrant de dehors en dedans. Ce tuyau est ouvert à la partie supérieure» engagée dans la partie centrale du piston. Celleci constitue un cylindre creux qui enveloppe latéralement et ferme en-dessus le tu^au. Le manchon embrassé par le collier qui porte la soupape du fond représente l'embase ou l'épauiement de ce couvercle» avec celte différence que ce couvercle est luimême mobile de haut en bas entre certaines limites» au lieu de faire corps avec la paroi de l'étui. Lorsque le piston monte» l'eau du bief supérieur s'introduit dans le tuyau et vient remplir l'espace engendré par la l^evée du couvercle ; quand le piston descend» l'eau est refoulée du côté du bief des eaux motrices» où elle ne peut rentrer par suite delà fermeture du clapet ; elle passe dans un tuyau ascensionnel qui la porte dans un réservoir supérieur destiné à la recevoir. Le recule de la colonne d'eau ascensionnelle pendant l'aspiration qui succède è ce refoulement est prévenu par un clapet placé au bas du tuyau montant.

Le piston de la machine motrice de M. Gi-

rard n'est point pourvu d'une garniture passant enci^ les parois de la cuve; l'auteur emploie un cylindre dont la hauteur est égaie à un peu plus de la moitié de la course du piston. Ce cylindre est enveloppé d'un manchon en cuir fixé par une patte ou une bride annulaire au centre de sa face supérieure ; le bas du manchon qui dépasse un peu le cylindre est retrousse (le pisloa étant supposé en haut de sa course), et sou contour est fixé par une patte ou une bride à la paroi externe de la cuve suivant une ligne circulaire» située au milieu de la hauteur dans laquelle joue le piston. Le jeu annulaire entre le contour du cylindre formant le piston et l'intérieur de la cuve est un peu plus grand que le double de l'épaisseur du manchon en cuir dans une position quelconque du piston ; une partie du manchon est appliquée sur le contour du piston» l'autre contre la paroi de la cuve; ces deux parties sont séparées par un plis circulaire continu dans un plan horizontal el qui le dépasse dans le sens vertical arec une vitesse égale à la moitié de celle de la partie solide du piston.

La cuve de la machine motrice repose sur le sol du canal de suite par des supports en fonte ou en bois disposés circulairement et entre lesquels s'écoule 1 eau motrice; un cylindre en tôle, mobile dans le sens vertical, enveloppe extérieurement le bas de la cuve : c'est une vanne cylindrique

aui peut s'appuver sur la base circulaire es supports de la cuve de manière à Tiso- 1er complètement du canal de suite. En la levant plus ou moins, on peut pendant la marche de la machine faire varier à voioolé la grandeur du débouché de l'eau qui a traversé la machine à soupape.

La machine de M. Girard» qui est» quant aux principes» une machine à colonne d'eau à simple effet et à piston creux» est appropriée à des chutes basses ou moyennes et des dépenses d'eau qui peuvent être grande.s; elle est disposée de façon à utiliser la chute d'eau tout entière sans aucune perte possible de l'eau motrice à son entrée dans la réception. La forme annulaire des ouvertures ménagées dans le piston et le fond de la cuve permet de leur donner de grandes dimensions» et par conséquent de réduire à une proportion minime la perte du travail due à la vitesse que l'eau condense à sa sortie et aux résistances qu'elle éprouve eu traversant le piston quand elle remonte. La réunion de la pompe fotilantft et de la machine motrice a un seul sjstème offre cet avantage» que la pression do la colonne d'eau motrice et celle de la colonne d'eau refoulée» qui se font à peu près exactement équilibre entre elles, sont appliquées à un seul et même piston; que le bouton de la manivelle du volant ne supporte qu'un poids à peu près égal à celui du piston et de la bielle» augmente ou diminue des forces capables de produire des variations de vitesse de ces pièces et des colonnes dvau qui suivent leur mouvement.

MOU

DES INVENTIONS

MOU

L'effet utile d'unt^ machine de ce genre en on état, bien établie, le piston ayant un DouTement très-lent, sera yraisemblableml aa moins égal à celui des meilleures vues hydrauliques employées à élever mit).

MOULAGE. — Ayant d*entrer en détail, rti«a5 un coap d*œil rapide sur l'histoire de liri da mouleur en plâtre, et tâchons de théier ce qu'il a été chez les anciens; nous faiTTuns ses progrès chez les modernes et »rti5 finirons par examiner quelle est son muté.

Tous les commencements des arts sont liiicurs; ou ne peut former que des conjec- Ur<?s sur la manière d'opérer des anciens. ^idques passages de Moïse, de Pline, de iilmire, ne pous ont pas laissé absolument 0c> lumières , mais il est impossible d'en Imner un système d'opérations suivies, on ir marche qu*à travers des ténèbres. Tout ^ {ueTon peut recueillir de quelques traits ^^n dans leurs ouvrages se réduit h très- )«i de chose, et les monuments de ce penre, ^HiQs si rares, ne peuvent suppléer au ttflce des historiens.

Ifaratt que la méthode la plus communisNt suivie parmi les anciens, et partitalè^toenl pour les grands ouvrages, était de Mre en lames de diverses épaisseurs ks ioétaux dont ils voulaient (aire leurs ttati. Ils rassemblaient ensuite ces places ou pièces différentes sur une armature iefer, les rapprochaient au marteau et leur doQoaieQt les formes désirées. C'est ainsi

£e paraissent avoir été construits le colosse Rhodes, la statue colossale de Néron, etc.; aunuments dont la grandeur nous étonne»

nais dont le merveilleux disparaît dès qu'on s est formé une idée de la mécanique qui ks a élevés.

Taotôt ils se servaient d'une espèce de lierre dans laquelle ils avaient reconnu la propriété de résister à la violence du feu. U la creusaient et en faisaient un moule {fossier, dans lequel ils coulaient la matière. Us n'en retiraient que des Ggures mas- »Tes, mais on les perfectionnait au ciseau. Oii«:lquefois même on coulait des métaux ttos Tonne ; on en faisait un bloc, dans lequel, à force de travail et de patience, on {^nrenaità tailler une statue comme on travaille le marbre. Lorsque Tart fut perfectionné, on se servit de modèles, qui n'é- ^:<:ot point destinés à l'usage que nous en bisons aujourd'hui. Ces modèles se faisaient ^ terre préparée ; on enlevait partout une épaisseur égale à celle qu'on voulait donner t la matière qu'on voulait couler, de sorte fne le modèle devenait proprement ce que (•otts appelons noyau. On faisait recuire ce l'^yao, ou le couvrait de cire ; l'artiste ter- <Q>oaii ces cires; et c'était sur ces cires que ^ bisait le moule do potée; ensuite Tou- ^^p s'achevait comme chez les modernes.

CepeDdaut il v a lieu de croire que les antieosD'oDtcoulédecettemanièrequedesmor*

|l) MctiM de U Société tTeneimragemenî,

ceaux d'une grandeur médiocre : telles aoni les oies du Capitole, qui subsistent encore. Ils coulaient suivant la même méthode les diCTérentes parties de la figure par morceaux séparés, qu'ils rassemblaient ensuite avec art : la statue de Marc^Aurèle, seul monument de ce çenre qui nous soit resté de la main des anciens, paraît avoir été coulée en deux parties, le cheval et la figuré séparément. On ignorait encore, il y a moins d'un siècle, l'art de fondre d'un seul jet.

Il paraît donc constant que les anciens ont absolument ignoré l'usage du plâtre liquide; ils s'en sont servis comme du marbre, pour tailler au ciseau ou pour faire des modèles, mais jamais pour prendre des empreintes « faire des creux sur les reliefs et reproduire les originaux. On s'est quelquefois servi de la cire pour le môme objet. Le frère du célèbre Lysippe fit des figures en moulant le visage des personnes avec de la cire, qu'il peignait ensuite : travail peu estimé sans doute; car il y a une grande différence entre le travail fait avec l'ébauchoir et celui qui se jette en moule : l'un est le fruit du génie, l'autre est une manœuvre purement mécanique.

L'art de mouler en plâtre, qui multiplie les chefs-d'œuvre de la sculpture, commença entre les mains de Werrochio, sculpteur habile autant que peintre célèbre. Il ne moula le premier le visage des personnes mortes ou vivantes, que pour fixer plus sûrement des traits oui s'échappent et copier la nature. Cette découverte s'appliqua bientôt à l'art lui-même; on connaît le prix des chefed'œuvre de l'antiquité; on déterre les ruines

[)récieuses, on étudie ces modèles. Le Roflb, ePrimatrice, paraissent; ils ressuscitent pour ainsi dire ces morceaux jusqu'alors ensevelis; ils moulent quantité de statues, de bustes, de bas-reliefs antiques; nos richesses se multiplient, et chacun jouit de copies fidèles et précieuses, dont l'original ne peut se déplacer. Alors François 1", digne appréciateur des talents, attire en France les artistes célèbres, ils y viennent chargés de leurs trésors; Fontainebleau s'embellit de statues ietées en bronze. Le Goujon, les Pigaux étudient l'art, devenu pour eux une seconde nature plus sûre que la première ; leur goût se développe, leur génie s'enflamme, et la France se glorifie de produire des artistes.

Telle est, sur les bords de la Seine, la marche de cette révolution pendant qu'on élève à Florence, au père de la patrie et des arts, à Côme de Médicis, une statue équestre dont la figure et le cheval sont coulés séparément.

En France tous les arts se replongent dans les ténèbres sous Henri II et ses successeurs. Sous Louis XIII, ou plutôt sous Richelieu, ils commencèrent k reparaître. On place sur un pont magnifique la statue du plus aimé des roisi cet ouvrage n'est pas en entier de la main d'un Français. Un élève de Michel- Ange a fondu la figure du cheval, à Florence, et Dupré a lutté avec succès contre Jean de

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DICTIONNAIRF

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Bologne, soa matire, dans celle du héros. Enfiu, soQs le règrie de Louis XIV» où tout est perfectionné, Keller s'associe à la gloire de Girardon, et de leurs talents réunis natt Je plus grand et le plus magnifique ouvrage de ce genre, la statue de la place Vendôme» fondue d'un seul jet. C'est là le plus haut période de l'art, il n'y a rien de mieux à faire en pareil cas que d'étudier et de répé* ter les procédés qu on a suivis alors. Aussi n'ignoret-on pas que cinquante ans après, lorsqu'on a voulu exécuter la statue de Louis XV à Bordeaux, la pratique en était presque oubliée, et que, sans les mémoires de Bosfrand, l'art de fondre d'un seul jet une statue équestre eût peut-être été trouvé et perdu dans l'espace de deux siècles.

Quant aux avantages que Ton relire de la méthode de mouler, ils sont sensibles. On a déjà vu que c'est à cette heureuse découverte qu*on est redevable de la renaissance de l'art. Les antiques moulés par le Roffo et le Primatice ont jeté parmi nous les semences du bon goût. Louis XIV avait bien senti l'utilité de celte méthode quand il fit mouler h grands frais, à Rome, toute la colonne Trajane, qui fut apportée au Louvre, où l'on en voit encore quelques débris dans la salle des Antiques. Dans le même lieu sont les creux des figures antiques, ou ce

ui s'en est conservé, malgré les ravages

u temps et peut-être le défaut de soins nécessaires.

Qu'il nous soit permis de former un vœu : c'est de voir renouveler sur les originaux ces moules si utiles au maintien des arts en France !

Sans parler de la colonne Trajane , dont il n'appartient qu'a des souverams d'avoir des copies, combien de morceaux précieux dont les amateurs ne sont redevables au'à Tart de mouler 1 Si la France jouit de l'Hercule Farnèse, de la Vénus de Medicis; si le Mercure de M. Pigalle, la Vénus de M.

Gouston font les délices des connaisseurs; enRiu si nos jardins, nos vestibules, nos cabinets sont ornés de ces chefs-d'œuvre, nous ne les devons qu'à cette méthode ingénieuse qui sait les multiplier.

Si de ces avantages généraux nous examinons en détail ceux que les artistes en tirent journellement pour leurs travaux, nous verrons combien cette méthode à ser* vi aux progrès de l'art. Un homme utile h la patrie vient d'expirer, on veut saisir et perpétuer ces traits que la mort va détruire, on se hâte de le mouler : alors ce masque donne à l'artiste le profil et les formes principales qui font la ressemblance. Il ne le dispense pas de copier la nature, mais il lui tient lieu de ce modèle qu'il doit avoir sous les yeux pour la saisir plus sûrement. D'ailleurs, quand un artiste a fait son modèle en terre molle, qu*il l'a animé du feu de son génie, s'il veut travailler le marbre d'après le modèle, il faut en fixer les formes, qui deviendraient molles et arides en «échant. L'imitation serait impossible sans le secours du mouleur.

On coule le modèle en plAtit;; c'est d'après ce plâtre, devenu le vrai modèle, à moins cependant que le sculpteur ne fasse son modèle en plâtre h la main, et dans ce cas même il est obligé d'en faire mouler des parties pour faciliter son exéculioo: quand enfin on veut avoir de bons modèles, soit d'après nature, soit d'après les monuments, on fait mouler des parties séparées, un bras, une jambe, etc. Ce sont des études toujours sûres que Ton multiplie à son gré; c'est le moyen de faire un beau choix.

Il est vrai que l'art de mouler pour les ouvrages de conséquence demande une in« telligence qu'on ne trouve pas toujours dans ceux qui l'exercent : de là celle foule de morceaux faits à la hâte et sans soin,

Su'on rencontre partout : copies infidèles et ifformes, où l'œil de l'artiste même a de la peine à reconnaître son ouvrage.

Les sculpteurs jaloux de leur réputation savent bien faire un choix; pour les autres qui ne veulent que multiplier les plâtres bons ou mauvais, il importe peu de quelle main ils se servent.

MOULIN (du latin mola, molina). — En général, on aonne ce nom à toutes sortes de machines ayant pour Qbjet de diviser, d'^ craser, de pulvériser une substance quelconque. On en distingue donc de plusieurs espèces, suivant les effets qu'ils sont appelés à produire ou les matières sur lesquelles ils doivent agir; c'est ainsi qu'il y a des moulins à huile, à fruits, à drèche, à tan, & moutarde, à monder et à perler l'orge, Tavoine, le riz; des moulins à papier,! foulon, à débiter le bois, à tabac, à orojer les couleurs, etc., etc. Nous n'avons à nous occuper ici d'une manière spéciale que des moulins à moudre le grain pour le réduire en farine. Suivant les moteurs qui les font a^ir , on les classe en moulins h bras d*bommes, moulins mus par des animaux à l'aide d'un mané^^e, monhns à eau, moulins à vent, et moulins à vapeur.

Les moulins à bras d'hommes et h mauég? ne sont guère employés aujourd'hui que dans les villes assiégées; leur mécanisme peut être très-simple, et se rapproche plus ou moins de celui du moulin à moutarde, à poivre ou autres. Quant aux moulins à vapeur, ils ne dilTèrenl des moulins ordinaires que par l'agent qui les met en mouvement. Ils sont d'ailleurs peu répandus.

L'art de moudre les céréales, qui fait presque partout le tond de la nourriture de rhomme, remonte bien haut dans la nuit des temps, mais il a subi de nombreuses variations. L'idée la plus simple fut d*alx>rd de séparer le grain de sa pellicule en le torré* fiant ; puis ensuite on dut le concasser ; et enfin, en le pilant dans des mortiers, on en obtint une sorte de poudre ou farine. Perfectionnant le moyen de convertir le ijrain en farine, ou essaya de l'écraser avec des rouleaux sur des pierres taillées eu table, ce qui a vraisemblablement conduit à lo broyer entre deux meules couchées» dout

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DES INTENTIONS

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