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.yifiiltooroer horizontalement b supérieure >8r 1 Wérieure.
UtriTaiide moudre ainsi le grain était
firt péDible : c'était ordinairement remploi
ifi t^res, et même on y faisait servir les
<niDioeis. Samson fut condamné à ce travail
rVj les Philistins. Dans les premiers temps
i leoie supérieure n*était que de bois, et
ri* ((ait armée d'espèces de t^tes de clous
VJer;onles prit ensuite toutes deui de
fKTV. Ayant trouvé le moyen de faire
iTjioir ces machines autrement qu*è force
lirbrasel avec moins de peine, en employant
M ânes et des chevaui, on put augmenter
'a^ndeur et le poids des meules. Le gé-
âc de riK)mme et les progrès de la mécani-
fK lui firent appliquer les forces mêmes de
iBlure i mouvoir de plus grandes meules
tcDre, et les moulins à eau, dont on fait
«ooterPinvention au temps de César ou
fiogusle, se répandirent rapidement en
irope. où ils étaient devenus nombreux
«s il tin du lY* siècle. Enfin, pour suppléer
ICiDsaiDsaDce des cours d*eau, lèvent put
kitoplacer; dès lors les moulins se mul-
tefrfeol, la consommation de la farine
^Beflta, et Tusa^e du pain remplaça
jmfit partout celui de Tespèce de galette
i|a<% préparait auparavant etqu*on prépare
Btfseeucore aujourd'hui dans certaines
cQoine, avec des moyens plus bornés.
i:)ân du xti' siècle, un meunier de kk, nommé Pigeaut, imagina la mouture A^aûQomique, qui diffère surtout de la Mure à la grosse employée jusque-là, en Vfoeles gruaux sont soumis de nouveau Il action des meules. Cette méthode ne
£1 p8s s'introduire immédiatement. Pennt longtemps Tusage du gruau , qui se vififaK mêlé au son et qu'on nommait par ^«on iarine de Champagne, fut prohibé tos la fabrication du pain, comme étant in- ^ned entrer dans le corps humain. Mais fidques boulangers n'en glissèrent pas i^usdans leurs pains, et la mauvaise année jlel709 encouragea cette prétendue fraude. ^ pain u*en fut |>as plus mauvais ; l'indi- ?f'ceûi perpétuer rex|)érience, et, en 1725, ^ seconde disette lit faire de nouveaux wis pour perfectionner ce système. La galerie parvint enfin à séparer les gruaux ^^ gras, et Ton obtint une farine supé- ^uredeces gruaux auparavant si méprisés.
wie méthode ne se répandit pourtant alors l^ittienvirons de Paris; mais accueillie par '"fjûger, et développée en Amérique et en *''^gieiepre, elle s'est fait connaître sous le ^'inde mouture anglaise, et elle est mainl'^'^Qt généralement adoptée.
^M que soit l'agent qui lui imprime son ">^<ivemeDt, l'action intérieure d'un moulin ^ toujours k peu près la même. Ce sont |5*<îmiellemeDt deux meules couchées l'une '<» laatredoot l'inférieure, dite gisante, est "|J|»obile, et sur laquelle tourne la supé- "*"«» dite courante, qui peut aussi s'élever ^ «abaisser de manière k se rapprocher ^ Ou moins de la meule inférieure. Ces ■"^es ne doivi^pt pas être unies, parce
qu'elles écraseraient le giain sans le réduire en poudre. C'est pourquoi on les pique ou r'habille de temps à autre, environ tous les deux mois, opération qui consiste & y former une foule de petites asjiérités en les frappant avec un marteau pointu ou piquant. On rend ainsi les meules ardentes. Il faut éviter qu'elles le soient trop, car alors elles coupent le grain sans le casser et donnent peu de farine.
En général, il faut oue l'ardeur des meules soit proportionnée à la force des moulins où elles sont montées, et que la meule sisante soit moins ardente que la meule de dessus. Le grain arrive entre les meules par l'œillard. trou au milieu de la meule courante, d'où if est déterminé i par la pression et le mouvement circulaire de cette meule, à passer vers le bord de la meule inférieure. La se trouve une ouverture par laquelle il sort réduit en farine et en son, pour se rendre dans une huche où le tout est recueilli.
A son arrivée au moulin, le grain est donc transporté au plus haut étage. On le verse alors dans un émotteur, instiument cylindrique animé d'un mouvement de rotation, et composé principalement d'une toile métallique, à travers laquelle le graii doit passer pour se sé[)arer des plus grosses matières qui y sont mélangées. Ensuite il passe par des grilles planes, sortes de cribles qui achèvent de le nettoyer. Le grain tombe de là dans des tarares, dont l'effet se réduit à frotter le grain contre une espèce de râpe formée par les bavures de plusieurs feuilles de tôle piquée, et à le soumettre à l'action d'un ventilateur. On ajoute quelquefois au frottementde la tôle piquée celui des brosses. Lorsque le grain est ainsi nettoyé de poussière et de carie, il faut encore le séparer des graines étransères qui l'infestent, soit ^u moven d'un cylindre en toile métallique incline et animé d'un mouvement lent de rotation , soit à l'aide d'un crible sasseur suspendu.
A mesure qu'il se nettoie ainsi, le grain descend d*étage en étage dans les appareils dont nous venons de parler. 11 passe encore dans un cylindre en tôle qui le roule et où on l'humecte, puis entre deux cylindres en fonte semblables à ceux d'un laminoir , mais assez écartés, dont l'action le comprime et l'ouvre en écartant les lobes. C'est dans cet état qu'il est livré aux meules, dont le frottement sépare aussitôt du son la pulpe du grain et la réduit en farine. On évite lo broiement des sons en maintenant une quantité suflisante de grains entre les deux moules. En sortant du moulin, la farine est portée à la bluterie, où elle subit une dernière préparation, après laquelle elle est mise en sac et envoyée au marché.
Les moulins dont l'eau est le moteur doivent leur mouvement à l'impulsion de cet a^ent sur dos roues hydrauliaues. On les distingue en moulins de pied ferme ou
Eendants, qui sont bêtis solidement sur les ords des cours d'eau, et en moulins montés - sur bateaux. Les roues» qui sont de diffé-
ÂSl
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MCnONNAIHE
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rentes espèces, suivant que le courant est assez fort ou qu'une chute de l'eau est nécessaire, font tourner leur arbre, leque. transmet le mouvement aux parties intérieures du moulin à Taide d*un rouet ou grande roue verticale et dentée de chevilles perpendiculaires qui est adaptée à cet arbre et qui tourne avec lui. La lanterne, sorte de cage cjlindrique , reçoit un mouvement de rotation dans le sens horizontal, qu'elle imprime k la meule courante, dont Taxe est commun au sien. Les moulins à vent doivent pouvoir tourner sur eux-mêmes, afin de présenter leurs ailes au vent, selon qu'il vient d*un côté ou d'un autre. Les ailes sont disposées de façon k recevoir l'action du vent comme les roues hvdrauliques subissent celle de l'eau. Ces ailes, au nombre de quatre, tiennent à un arbre, qu'elles font tourner et qui imprime tous les mouvements intérieurs. Afin de leur faire présenter plus ou moins de surface au vent, les ailes sont munies de voiles qu'on étend à volonté. L'axe qui porte les ailes est incliné & l'horizon pour se trouver dans la direction du ▼ent et opposer la surface des ailes à cette direction ; cette inclinaison de l'axe ne suffit point : si les ailes du moulin étaient toutes
S|uatre placées à angle droit sur l'axe, Tefort du vent qui agirait sur les ailes se détruirait lui-même; mais, si des deux ailes opposées et parallèles à l'horizon, l'une détourne sa surface de quelques degrés de l'angle droit, en regardant la terre, et l'autre en regardant le ciel, le vent, en heurtant contre la surface qui s'incline rers la terre , la fait monter, et. se glissant de même contre la surface de l'aile opposée , qu'il trouve inclinée en sens contraire, il la dispose à descendre : une action aide l'autre, et les deux autres ailes, placées de la môme manière, produisent un double effet.
Tel est le bel artifice du vol des moulins è vent. Malheureusement tous ces moulins ont de graves inconvénients : le moteur vient souvent à manquer. Les crues d'eau, les glaces et les sécheresses font chômer tes uns, que les torrents emportent quelquefois; l'absence de vent arrête les autres» que d'autrefois son impétuosité renverse. On n'est plus exposé à cet inconvénient en prenant pour auxiliaire la vapeur ; mais les machines, trop chères et diniciles à conduire, leur travail et leur entretien, non moins coûteux, empêchent ces moulins de se répandre.
Tout le monde connaît ces petits moulins à café ou à poivre qui servent dans nos ménages : là une simple manivelle met en jeu une petite sphère en métal et cannelée, qui frotte contre les parois d'une sorte d'entonnoir, et entre lesquelles les grains à gioudre viennent se briser. La moindre force suffit nour les mettre en mouvement, parce que les grains sont tendres ou attendris par la torréfaction. D'ailleurs, on peut en faire de plus grands qu'un homme met en mouvements à l'aide d'une plus longue manivelle. Les moulins à fruits, qiii consistent en une
meule Tertleale roulant dans une aoge, servent à écraser les fruits pour en exprimer le jus, comme par exemple les pommes et les poires dans la fabrication du cidre et du poiré. On les emploie également dans h préparation du pastel et du vouède pour la teinture en bleu, etc. On peut encore rap-
E)rter k ce moulin les grandes machines à briquer le chocolat, etc.
Le moulin à tan est aussi è meule verticale. Les moulins k huile ont le même priii' cipe que les moulins à fruits; mais on ne peut exprimer l'huile des graines oléagineuses qu'après les avoir broyées et réduites en une sorte de pftte ; cette opération se faisait autrefois à l'aide de pilons qu'on a remplacés par l'action de deux cylindres de lonle disposés comme ceux des laminoirs. Pour monder et perler l'orge, on se sert de moulins ordinaires dont on fait remonter la meule supérieure de manière à laisser plus d'espace entre les deux meules, qui donnent alors, aux grains une monture très superficielle (1).
Nous donnerons dans les articles qui vont suivre des détails piuscomplets surquelquea spécialités de moulins.
MOULIN A BROTBR LES MO&TIBRS BT LS9
GmBHTS. — Invention de Jf. Daiidin, — Cette machine, qu'un seul homme ou âeux au plus peuvent mettre en mouvement, est composée d'un chftssis formé de quatre pièces transversales, dans lesquelles sont assemblés à mi -bois deux lougremés qui reçoivent huit poteaux montants ; quatre sont placés aux deux extrémités pour le support du couvert ; les quatre autres sont destinés au soutien de la machine. Trois cylindres établis les uns sur les autres constituent son équipage. Les cjjrlindres, haut et bas tournent dans des caisses fixes. U premier, qui est placé dans la partie supérieure, est armé de dents acérées sous la forme de triangles isocèles, il sert au mélange des matières sèches, telles que lacbaui en poudre, le sable ouïe ciment, la pouzzolane naturelle ou factice, letuileau, etc. Les matières, qui se trouvent broyées et bien mélangées par l'effet de la rotation des manivelles, s'échappent à volonté dans le troisième cylindre, après avoir traversé un réservoir intermédiaire plein d*eau aui, percé d'un nombre de trous dans l'étendue de la moitié de sa circonférence inférieure. Té* parpille comme le fait le tuyau à arrosoir des boulevarts de Paris. Cette eau, en tombant régulièrement, imbibe d'une manière uniforme le mélange qui est parvenu dans e cylindre è macérer, auquel au moyen de la chute, on a déjà imprimé quelque mouvement pour le rendre plus égal dans toutes ses parties. Cette dernière manœuvre de rotation se répète sans interruption jusque ce que la poudre de «shaui soit complètement dissoute. Lorsque tt ODixtion est par* ùtite, le tout passe par une ourerture tenue
(1) Cet article est emprunté ^ VEnc^elopié^ éti gem dn in^^f •