Qui fecit cœlum et torram
t. Dominus vobiscum.
^. Et cumspiritu tuu.
OREULS.
Omnipotens sempiterne Deus, qui sanctorum tuorum Imagines scuipi et pingi non reprobas, ut quoties illas oculis corporis intuemur, toties eorum actus et sanclitatem ad imitandum, mémorise oculis meditemur; bas, quœsumus, imagines in honorem et inemoriam Unigeniti Filii tui Domini noslri Jesu Christi adaptatas, benefdicere et sanctifficare digueris : et praesta ulquicunque coram illis Unigenitum Filium tuuin suppliciter colère et honorare studucrit, ilhus meritis et obtentu , a te gratiam in prœsenti et œternam gloriam obtineat in futuro. Per eumdem Christum Dominum, etc.
i). Amen.
// asperge les tableaux, en prononçant ces paroles :
Sanctificentur istœ Imagines , in nomine Pat tris, et Fi f lii, et Spiritus f Sancli , ut oranles inclinantesque se propterDeum ante istas Imagines, inveuiant sanilatem corporis et animœ. i^. Amen.
Il encense ensuite les tableaux.
Aussitôt après, V officiant fait la bénédiction des croix.
t. Adjutorium nostrum in nomine Domini
f^' Qui fecit cœlum et lerraui.
t. Dominus vobiscum.
1^. Et cum spiritu tuo.
Benedictf Dom'ne, hœc signa Crucis tua) per quem eripuisti mundum a potcstatedœinonum, et superasti Passione tua suggestorem peccati, qui gaudebat in prœvaricationo primi hominis per vetiti ligni sumptionem, qui cum Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas, Deus. 1^. Amen.
Rogamus te. Domine» ut digneris benef dicere hœc signa Crucis Filii tui, ut sint remédia salutaria gencri humano, ut sint soliditas fidei, bonorum operum profectus, et redemptio aniroarum ; sint solamen et protectio, ac tutela contra saeva jacula inimicorum. Per eumdem Christum Dominum no* strum. ^. Amen.
H asperge les croiXf et dit en même temps .
eut
DlCTIONNAmE
CliE
Saiictificcnlnr i.sla Criicis signa, in nomine Patlris , et Fiflii i el Spirilus t Sancti , ut oranles inclinanlesc|ue se propler Deurn ante islas CruceSy inveniant sanitatem corporis et auimœ. ^. Amen.
Puis il encense Us croix.
Les deux bénédictions faites , on distribue les tableaux el les croix a quatorze personnes pieuses, que l'on a dû chotsir pour cela , et qui doivent être vêtues de blanc^ s*il se peut.
Pendant ce temps s'oraanise la procession qu'il est d'usage de faire, dans cette cérémonie, hors de Véglise. L officiant porte le reliquaire de la paroisse (1). Les personnes, chargées du pieux fardeau des tableaux et des croix ^ se rangent en nombre égal sur deux lignes, immédiatement avant l officiant ; les chantres et les membres du clergé s'avancent, précédés de la croix processionnelle, et chantent l'hymne Vexilla Régis.
Arrivé au lieu où la procession doit faire station, l'officiant chante le verset et l'oraison de l'hymne, entonne le psaume Ex^iirgal Deus, qui est continué par le clergé et les chantres, et la procession se dirige en même temps vers l'église. Lorsqu'elle est rentrée dans le lieu saint, l'officiant commence l'exercice du Chemin de la Croix, en entonnant à genoux , au pied de l'autel, la strophe :
0 crux, ave, spes unica !
Mundi sains et ^loria :
Auge piis jasliliam, Ueisque doua veniaiii«
Le peuple.
Vive Jésus î vive sa croix I Oh ! qtril est jusie que je r&iroc, Piiisqiren expirant sur ce bois, Il nous aima plus que lui-inénie!
Disons donc ions à haute voix :
Vive Jésus! vive sa croix!
Il fait ensuite, restant à genoux, et découvert, la prière préparatoire qui suit :
O Jésus, notre aimable Sauveur , nous voici humblement prosternés à vos pieds , afin d*implorer votre divine miséricorde pour uous et pour les Ames des Ddèles qui sont morts. Daignez nous appliquer à tous les mérites infinies de votre sainte Passion, que nous allons méditer. Faites que, dans cette voie de soupirs et de larmes où nous en« trons, nos cœurs soient tellement contrits et repentants, que nous embrassions avec joie toutes les contradictions, les sotiffrances et les humiliations de cette vie.
£t vous, ô divine Marie 1 qui la première nous avez enseigné à faire le Chemin de la Croix, obtenez de Tadorable Trinité qu*elle daigne accepter, en réparation de tant d'injures qui lui sont faites, les airections de douleur et d'amour dont flisprit vivificateur nous favorisera pendant ce saint exercice.
Afirès la prière préparatoire devant le maître-autel, les personnes qui portent les labloaiix et les croix se rangent par ordre et précèdent le prôlre, de manière que le ta-
(1) Si Ton pem se prociirer une relique de la vraie croix, il sci-a fort à propos de la porter à cette procession.
hicau qui doit être placé le premier, soit le plus proche de roHiciant.
En se rendant à la première station, on chante : 0 Crux, ave, puis, lo couplet de cantique oui se trouve ordinairement dans les methoaes de cette dévotion, et loa hit ainsi à chaque station.
Le premier tableau, qui représente Nolrc- SeiKneur condamné à mort, se place du côté de TEvangile, ainsi que les six tableaux suivants. Les sept autres se placent du celé de l'Ëpttre, de manière à ce qu'ils soient, s'il est possible, vis-à-vis les uns des autres.
L'officiant, ayant placé le premier tableau, se met à genoux devant ce tableau, ainsi que tonte râssislance, et faisant une incliDalion profonde, il chante le t* Adoramus te, Christe, etc.
Le clergé et les chantres répondent: Quia per sanctam Crucem, etc.
Alors un ecclésiastique lit du haut de la chaire le premier sujet de méditation, donné dans les Méthodes du Chemin de la Croix.
Cette pieuse lecture achevée, roificianl récite alternativement avec ses assistants cl les fidèles : un Pater, un Ave , un Gloria et les f f. Miserere, etc., Fidelium anima, etc.
Puis, tous se lèvent. L'officiant, les personnes qui portent les tableaux, le clergé, les chantres, le porte-croix et ses aeolytes passent à la deuxième station, et ainsi de suite» jusqu*à la quatorzième.
Lorsque toutes les stations sont placées roflBciant revient avec ses assistants se mettre à genoux devant le mattre-autel , où il chante les > t- et Oraisons qui suivent:
^.Adoramus te,Christe,etbeDedicimustibi.
1^, Quia per sanctam Crucem luam redemisti munuum.
j. Ora pro nobis, Virgo dolorosissima.
^. Ut digni efficiamur promissioaibus Christ i.
h Signasti, Domine, servum luamFranciscum.
^. Signis redemptionis nostrœ.
y. Oremus pro PontiQce nostro N.
^. Dominus conservet euna et vivificet eum, et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum ejus.
t. Oremus pro fidelibus defunciis.
1^. Requiem œternam dooa eis, Domiof) et lux perpétua luceat eis.
OREMUS
Respicc, quœsumus, Domine, super banc familiam tuam, proqua Dominus nosierJ*^ sus Cbristus non dubitavit manibus tiadi nocentium, et Crucis subire tormentum.
Domine Jesu Cbriste, Fi)i Dei vivi , qui hora sexta, pro redemptione mundi, Cruc:^ Patibulum ascendisii, et sanguinem tuum pretiosum in remissionem peccatorum dch strorum fudisti; tehumiliterdeprecamur, i>l post obitum nostrum , januam paraaisi lcj gaudentes introire concédas.
Interveniat pro nobis, quaesjimus, Domine Jesu Christe, nunc et in hora nioriii nostrœ, apud luara clemcnliani, Bcata Virv Varia Mater tua , cujus sacralissimam aui
CHE
DES INDULGENCES
CHE
ISU
mam, in hora tun Passionis, dtrforis gladios pertran$irit«
Domine Jesu Chrîsle , qui t refrigescenle Tnnndo , ad ioflammaQduni corda uostra toi amoris igné » in came beatisaimi Francisci » Passionis tu» sacra stigroata reaovasti : cou* cède propilius » ul qua meritis et precibus , Crueem jugiter feramus y et digoos fruetiia pœnitcntiie faciamus.
Ooinipotena sempiterae DeuSf miserere famulo tuo Pontifici nostro N. , et dirige eum secundum tuam ciementiam in Tiam salutis œterniB , ut » te douante , tibi placita cupiat, et tota yirtute perliciat.
Deus ymUB largitor, et faumanaa salotis amator, qussumus clemeotiam tuam , ul nostrœ Congregationis fratres» propinquos et beoefactores gui ex hoc aœeulo transie* runt, beata Maria semper virgine interoe* dente, cum omnibus sanctistuis» ad per»
petu» beatitndinis consorlium peryenire concédas. Per Dominum nostrum Jesum Christum, etc. ^. Amen.
Les chantres entonnent trois fois^ à lurnle fBoix et posément : Parce» Domine t parce populo tuo.
Le ehmur répond chaque fois : No in «ternum irascaris nobis*
Les chantraf sur te même ton : Pie Jesu» Domipe , dona eis requiem*
Les assistants : Sempiternam.
Le premier chanire aemanék la bénédicêiofn à haute voix : Jubé » Domne » benedicere.
Vofficiant se lève et dit : Benedicat nos Do« minus noster Jésus Cfaristus, <iui pro nobis flagellatus est» Crueem portavit et fuit cru-> cifixos. i|. Amen.
Vofficiant monte ensuite à Vautelf où il reçoit la croix processionnelle dj$ premier de ses assistants t et^ la tenant en main» t7 demie la bénédiction sans rien dire, en formant un grand signe de croix sur le peuple » comme ton fait pour la bénédiction au tris-saint sacrements
On termine la cérémonie par le chant du Te Deum , suivi du t« Benedicamus, et de rOraison : Deus, cujus miserioordiie.
Immédiatement après ^ le clergé rentre dam ta sacristie t et Von rédige aussitôt le procès* verbal de férection du Chemin de la Croix ^ lequel est signé par Vofficiant et par tous les prêtres qui ont assisté a la cérémonie.
ProtèS'Verbal éVéreetion du Chemin de la
Croix.
Vu le titre d*autorisa(ion h nous accordée par Mgr Tarcherèane do Cambrai , sous la date du..., à Tenet d*ériger dans Téglise eu chapelle d... les stations du Chemin de la Croix , avec application des indulgences ordinaires k cette dévotion , en vertu d'an induit apostolique du... ; Vu la permission que nous a donnée à cet effet, par écrit, M. le curé de cette église ou le supérieur de cette ehapelle, le... du mois de..., 18.. (1).
(I] SI M. te curé ou le supérieur fatl lui-même la cérémonie dans son enlise ; il meniionne ici sa demande écrite en auionsaïkm auprès de rOrdinaîre, aifiêi quo la date de cet écrit.
DiCTIONIf. DES IHPULfiBNCES*
Nous N. N. avons procédé , avec les cérémonies accoutUHiées, ë la bénédiction des croix et tableaux , que nous avons placés dans la^ dite église ou chapelle, selon Tordre des stations, en présence de MM. N. N. , qui ont signé avec nous le présent procès-veroal.
Fait À... , le... 18«. , jour même de la cérémonie.
Cet acte est inséré dofw le mBGiSTBB dit de Paroisse ou las annales paroissiatt s. Si Vérectian a été faite sans solennité^ comme cela arrive quelquefois^ il est à propos de V exprimer dans Vaett. Dans tous tes cas, il faut eonserver le bref du Souverain Pontife et le diplôme accordé par Mgr Varchevéque^ afin as les présenter tors des visites pastorales.
Les formalités à observer pour ériger, dans une église ou oratoire, leCberoin de ta Croii, dit le Manuel de Lyon, sont celles-ci :
Avant de Tériger, il faut avoir obtenu trois permissions : celle du Pai^e qui donne à Tévêque , à un missionnaire ou tout autre prêtre» le pouvoir de rériger ou de le faire ériger ; celle de Tévèquc, qui doit être don* née j>ar écrit, signée par lui ou jpar son grand-vicaire, et munie du sceau épisoopal ; celle enfln du curé ou du supérieur de Fé-
rise, qui doit encore être donnée |iar écrit , moins qu*il ne soit lui-même autorisé h laire la cérémonie.
Nous observerons ici qu*il en est de mémo
Kur les indulgences et autres privilèges que n obtient de Rome pour certaines églises ou oratoires. Avant de les publier, il est né* eessaire d'en avoir obtenu de Tévêque Tau- .lorisation par écrit et munie de son sceau.
D. Le chemin de la Croix perd-il et sa bé* nédiction et ses indulgences : V par ta substitution de nouvelles croix aux anciennes; irpar leur déplacement ? •
R. i* La réponse ï la première partie de eette question dépend du nombre de croix qui sont remplacées. Si on n'en remplact* pas la moitié, de manière qu'il en reste plus d'anciennes qu'on n'en met de nouvelles, le Chemin de la Croix conserve sa bénédiction et &0S indulgences , au lieu qu'il les perd st on en remplace la moitié eu le plus grand nombre. Amsi l'a décidé, le f^ août 18^2, la sacrée congrégation dns Indulgences, laquelle fait observer que dans le Chemin de la Croix , ce sont 1^ croix seules qui sont bénies, et non pas les tableaux.
2" Quant au déplacement des croix et das tableaux, il peut avoir lieu de deux manières, ou pour les remettre è la même placct ou pour leur en donner une nouvelle. La sacrée congrégation a encore décidé, le 22 août 1842, que même ce dernier déplacement ne nuit point h la bénédiction et aux privilèges du Chemin do la Croix, pourvu qu'il se fasse dans la même église ou le mémo oratoire (1). Cependant, dans le cas où les croix et les tableaux seraient restés longtemps et des années entières sans être replacés , il conviendrait d'eu feire une nouvelle bénédiction solennelle, atin de ranimer
(I) Ami de la Religion, t. XC, p. 563.
CUE
DICTKMNAmE
CIIE
la piélë des fidèles pour un exercice que l>bscnce des croix leur avait fait oublier depuis longtemps.
D. En quel lieu ei en fuet temps peui^on faire le Chemin de la Croix ?
R. Le lieu le plus convenable est Téglise, la chapelle I Toratoire où il est solenoelleinent érigé. On peut l'y faire en publie et avec d'autres personnes, ou seul et en particulier. Les infirmes, les malades, lesjprisonniers, et en général ceux qui sont dans une véritable impossibilité de se rendre dans le lieu où il est érigé , sont autorisés , par un bref do Clément XIV, du 6 janvier 177a, è faire le Chemin de la Croix dfiDS leur chambre ou tout autre lieu qui leur est pins commode , pourvu outils récitent quatorze Pater eiAte pendant les quatorze stations, et à la fin, cinq Pater ^ Ave et Gloria Patri, pour honorer les cinq plaies de Notre*Seigneur, ei UD sixième PateTf Ave et Gloria Patri |)Our lo Souverain Pontife , et que pendant ce temps ils tiennent à la main un crucifix indulgencié à cette fin par un prêtre qui a reçu le pouvoir de Tindulgencier. Ce cruci* tix ne peut pas être vendu ni prêté à d*autres pour leur £iiire gagner les indulgences ; il ne peut même servir pour cet effet à celui qui la reçu , qu'autant que eelui-ci a des raisons légitimes de ne pas aller dans le lieu où il est solennellement érigé , ainsi que nous Tavons déjà remarqué (1).
Quant au temps, on peut faire le Chemin de la Croix à toute heure ; le matin ou le soir, et plusieurs fois par jour. 11 n'est point nécessaire de communier; il suffit, pour* gagner les indulgences pour soi| d'être en état de grâce et de faire les antres œuvres prescrites,
$ IV. — Indulgences du Cbbuin de la Croix.
Le premier exemple authentique que Ton connaisse d*une indulgence pléniôre, publiquement accordée , a eu lieu à Poccasioni de la terre sainte (2). Le pape Urbain II, présidant en personne le concile de Clermout en Auvergne, accorda, en 1095, la rémission entière de la peine temporelle, due au péché, en faveur cfe ceux qui , par des vues de religion, s'étant croisés pour la délivrance des lieux saints, mourraient chrétiennement pendant le cours de Texpédition.
Sous le pontificat de Jean XXII , les religieux Franciscains s'étant chargés de la Î;arde des sainl3 lieux, en 19S3, en vertu de eurs conventions avec Robert le Sage, roi de Sicile et de Jérusalem, établirent, les
f premiers, les stations du Via Crucis dans *onlre où oo les suit aujourd'hui. Les Sou-
(t) QaelQiies livres de piété Tont une oblicaiion de dire, à la an da Cbemin de b Croix six Paitr^ Ave ei Gloria Fairi^ à rintenlion do Pape, pour gagner tes indulgences; mais cette obligation n*exi$te réeHeneni Aie pour les personnes qui ne font pas le Qieaûn drla Croix dans Téglise où il esi soleniielteineni érigé.
(2) lliaoire de CEglia gaL, lom. Vlil, liv. ixii, a, l«W5.
veraïQs Pontifes n*ont cessé depuis celtf^ époque d'accorder de riches IndulaeDces h cette dévotion ; en y comprenant Léon XU, si cher au peuple chrétien , on compte jusqu'à yingt-six Papes qui l'ont favorisée de grAces abondantes.
Les guerres , les hérésies et les malheurs des temps, croissant do plus en plus, ils s'empressèrent de donner de nouveaux témoignages de cette bonté qui fut toujours l'apanage de leur autorité apostolique » en venant au secours des fidèles qu*effrajaieDl les difiicultés d'un pèlerinage où se multipliaient les dangers et les avanies : ils étendirent aux Via Crucis t construits en Europe, les privilèges , dont iusque-là celui de Jerosalem avait seul été en possession. Mais, comme e^était aux religieux Franciscains que cette dévotion avait dû son éclat et les hommages universels des fidèles (ij, ils o*a(taohèrent les indulgences qu'aux seuls Yia Crucis élevés dans les églises de ces Pères. Ces religieux, et les personnes affiliées à leur ordre, pouvaient seuls les gagner, en vertu d'une bulle d'Innocent XI, du 5 septembro 1686. Innocent XII déclara que, dans cette concession, élaientcomprises, non-seutement les indulgences du Via Crucis^ mais encore toutes colles qui sont attachées à tous les autres lieux du pèlerinage de la terre sainte; et, par sa bulle Ad ea per quctf du 2& décembre 1693, et par une seconde du 37 juillet IfiM, il accorda plusieurs indulgences aux personnes soumises à l'obéissance ou à k direction du général des Franciscains, et i tous les membres des confréries ou congrégations établies dans leurs églises » en j mettant pour condition expresse , qu*elles feraient un ijuati d'heure de méditalioa pendant l'exercke du Via Crucis. Il ordonna
2ue les Via Crucis seraient érigés dans les glises de cet ordre, sous la direction et avec la permission du général ; il engagea les évoques à prononcer des peines sévères contre ceux qui contesteraient ces diiers privilèges.
Benoît XIII, par son Bref Inter plurim, du 8 mars 1726, étendit k tous les fidèles, sans distinction, la faculté de gagner les indulgences du Via Crucis: et Clément XIL par son Bref Exponi nobis^ du 16 janvier 1731, accordé à la demande de Violante de Bavière* grande duchesse douairière de Toscane, Youlant trancher tes difticultés élevées au sujet du Bref précédent » déclara que tes indulgences pourraient être appliquées dans toutes les églises, oratoires, monastères i hôpitaux et autres iieuiç de dévotion , indépendants de l'ordre des Franciseaios, poarvu que les Via Crucis y eussent été érigés dans les formes accoutumées , et avec k délégation du général de Tordre»
Benoît XIV, par le Bref Cum. §smia, da 30 août 1741, ordonna que rétablissement en serait demandé par le curé de la paroisse, ou le supérieur de ta communauté dans la-
(I) Ch.ipUre générai des Fraaeiscaies. 1618, ftU-
tulU.
^tjl
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DES INDULGENCES
CHE
SfiS
quelle serait élevé un Via Crucis^ et qu*on aurait le consentemeot exprès de IMvéque du diocèse ; il engagea tous les fidèles à pratiquer cette dévotion. II permit d*ériger des Via Crucis en différents lieux de la même paroisse, si la distance ou les mauvais chemins rendaient trop difiieile à une partie des paroissiens Taccès de ceux qui y étaient déjà établis ; il leva cette restriction le 10 mai ilkSL ; il autorisa cette dévotion dans toutes les églises et chapelles dépendantes de ces églises; il émitlo vœu de voir dans chaque paroisse un Fia Crucis pour les hommes, et un pour les femmes ; un hors de l'église i^our les beaux jours , et un au dedans pour la maiivoise sirison; il exhorta les curés à en établir un grand nombre dans l'étendue de leurs paroisses « eu y mettant toujours pour condition que les mêmes religieux Franciscains érigeraient les Via Crucist La congrégation des Indulgences, par un décret du 30 juillet i7U, approuvé par le môme Pape le 3 août suivant, décida que le consentement de Tévèque diocésain serait donné par écrit.
Clément XIV, pour étendre de plus en
f»1us cette dévotion en faveur des fidèles que a maladie, un voyage, ou tout autre motif légitime , tel que la captivité ou le séjour dans un pays infidèle, empêcheraient de visiter les stations établies, leur permit, fe 26 janvier 1773, de gagner toutes les indulgences du Via Crucis j en tenant à la main un crucifix bénit ad hoCt spécialement par un prêtre muni d'une délégation du général des Franciscains. Pie VI, par les morues motifs, accorda la permission d'établir le Fia Crucis^ non-seulement dans les oratoires domestiques, mais encore dans l'intérieur des appartements , afin qu'il y devînt la eorisolatioa de ceux qui, retenus chez eux par des occunations continuelles» mettent tout leur bonheur à méditer sur la passion de Msus-Chrîst. Il attacha au recueil intitulé : Mettodê pralieo de Paul Pellegrini , tous les privilèges du Via Crucis ^ en faveur des personnes qui s'en serviraient pour vaquer chez elles à ce pieux exercice. Pic VU, par un bref du 8 janvier 180^, voulut que le livret réunit les gravures des quatorze stations de Pierre BombeUi , et que cltaquo exemplaire contint le décret concédant cette grâce , revêtu de la signature du général ou du vicaire général des Frafciscains , dits Cordfi] iers
On Bvucequelemème pape Pie Vlladaigné faire, le 28 juin 1813, pendant sa glorieuse captivité à Fontainebleau , en faveur de Touvrage actuel, en considération des prêtrs et des fidèles de France. Ils désespéraient de voir s'étendre la dévotion au Chemin de la Crêix, depuis que le calvaire du Mont- Valérien, près Paris, avait été abattu et haché par morceaux. On a vu encore que ce vénérable Pontife a daigné, en 182*2, apposer le sceau de Tauthenticité à la confirmation de cette grâce. Léoti XU, par un rescrit du 16 novembre 1831^, a attaché celui de la validité aux Via Crucis qui, jusqu'à cette date,
avaient été érigés en France, d'une manière irrégulièrp, par le défaut de consentement écrit , soit de Vévêque diocésain , soit du supérieur de l'église où le Via Crucis avait été établi. 11 recommanda, pour l'avenir, d'obtenir un nouveau consenlement écrit pour chaque érection nouvelle^ et déclara qu'il ne suffisait pas d*en avoir un général pour tout un diocèse (1).
Au défaut des religieux Franciscains , presque tous les missionnaires en Franco obtiennent de Sa Sainteté les pouvoirs nécessaires pour ériger les Via Crucis; mais le nombre des établissements est déterminé dans la permission ; lorsqu'il est absorbé, ils doivent adresser de nouvelles suppliques au Saint- Père.
Les indulgences dont on vient do parler sont les plus riches que les Souverains Pontifes aient jamais accordées à aucun exercice de piété : d'après plusieurs déclarations de la congrégation du concile de Trente, celle entre autres du 16 juillet 1794, la concession d'Innocent XI renferme non-seulement les indulgences spéciales du Via Crucis^ mais encore toutes les indulgences plénières et partielles de tous les lieux saints de la Palestine, sans exception ; et, suivant la même congrégation, le Saint-Sépulcre, le Mont Calvaire, le Mont Thabor, la maison de la très-sainte Vierge, Nazareth, Bethléem, et autres lieux, sont favorisés d'indulgences plénières. On peut donc concevoir l'esprirance de les ^gner toutes, en suivant les quatorze stations avec les conditions requises. Et c'est, sans doute, ce qu'a entendu un savant auteur de nos jours, souvent cité dans cet ouvrage, quand il dit que faire le Chemin de la Croix^ c'était parcourir quatorze stations, marquées tant dans la ville que hors la ville de Jérusalem. Car les pèlerins gui ont le bonheur de parvenir encore aujourd'hui dans la terre sainte, ne croiraient foint avoir gagné les indulgences attachées la voie des dernières douleurs, s*ils se contentaient de visiter indifféremment quatorze stations, depuis le lieu où l'archange Gabriel salua la très-sainte Vierge jusqu*au saint sépulcre, et s'ils négligeaient les quatorze stations du Via Crucis^ telles qu'elles sont décrites ici.
Le cardinal Pico , préfet de la conjfrégation des Indulgences et des saintes Reliques, défendit, le 3 avril 1731, aux prédicateurs, catéchistes et autres, de publier en chaire ou par toute autre voie, et d'indiquer encore moins par des inscriptions mises dans les chapelles ou au-dessus des tableaux, l'indulgence attachée aux unes et aux autres. Quoiqu'elles aient été à peu près toutes recueillies do divers ouvrages, on les omet dans celui-ci, pour se conformer à cette défense.
Benoit AllI a déclaré formellement quVti ouvrant avec tant de largesse aux fidèles les trésors immenses de TEgtise, les vicaires de Jésus-Christ avaient en vue le soulagement des âmes du purgatoire, et que c'était c/5
(1) Am dé la Reiîgion, n> lODi.
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motif qui rengngcait à imiter leur exemple. Kt ce motif seul ne suflirail-il pr^s pour ramoner fréquemment les Ames pieuses sur le ChemindelaCroix^ puisque, selon Topinion de |)Iusieurs graves théologienSf chaque ûdèle, ne pouvant gagner pour lui-même qu'une ^ indulgence plénière» peut appliquer toutes les autres à ces Ames souffrantes 7
Au nombre de ceux qui» dans ces derniers temps, ont le mieux répondu à la sollicitude des Souverains Pontifes, en propageant la dévotion au Chemin de la Croix j on doit distinguer surtout deux saints personnages, dont rSglise romaine a déjà préconisé les vertus : le bienheureux Benoit-Joseph Labre, Français, et le bienheureux Léonard de Port-Maurice, Italien. L'un par ses «xem-
Sles, Vautre par ses instructions, n'ont cessé e donner aux fidèles la plus haute idée de cette dévotion. Le premier passait les jours et les nuits, à Rome, à méditer» le livre à la main, et à la lueur des lampes, sur la passion île Jésus-€hrist, dans le Colisée , ou les nuatorze stations sont établies avec magnificence ; il y fixa sa demeure ordinaire, et il ^*y mettait a couvert des injures du temps , dans une caverne obscure, ancienne retraite des bêtes destinées à dévorer les martyrs.
Dans les dernières années de sa Tîe, une infirmité grave, occasionnée par Pextrême humidité de ce séjour, le contrai^it d'abandonner cette retraite sacrée ; mais sa dévo* tion pour le Chemin de la Croix ne se ralentit point. Il visitait encore le Calvaire fort souvent, ainsi que les églises où se pratiquait ce pieux exercice, ce qui dura jusqu^A sa mort, puisque, peu de temps auparavant, il acheta un nouvel exemplaire de louvrage sur le Chemin de la Croix,
Le bienheureux Léonard, célèbre missionnaire, a laissé plusieurs écrits sur le Via Crucis; il ne cessait de ranimer ou d*inspirer cette dévotion dans tous les lieux où il prêchait. On peut dire qu'ils sont morts, tous les deux, dans Texercice de cette sainte pratique.
On ne peut se dispenser ici d'un tribut d'éloges envers les seize i>rôtres français qui ont eu, les premiers, la pensée d'apporter dans leur patrie un aussi riche trésor de bénédictions et de grAces. Parlant de Rome, dans cet instant de repos où se calma un peu la tourmente révolutionnaire, pleins du désir de rallumer en France le flambeau de la foi, et d*y régénérer les mœurs, ils regardèrent comme un des meilleurs moyens d'atteindre ce double but, d'y prêcher le Fia Crucis: ilsobtinrent de Pie yi,lclG juin 1797, pour eux et douze prêtres, au choix de chacun d'eux, tous les pouvoirs nécessaires pour établir le Chemin de la Croix. Les attaques contre la religion ayant redoublé, leur vœu ne put être alors accompli. Cette satisfaction émit réservée plus tard A l'iliustre prélat, qui a relevé W Calvaire sur le Mont Valérien. Lorsqu'il n'était encore çiue missionnaire de France, il s'est servi de Tascendant aue lui donnaient partout son zèle et sa piété, pour répandre dans la plupart des
diocèses la connaissance et la pratique Ua Chemin de ta croix,
DES CONDITIONS A BEMPLIB.
Première condition, — Le Via Crucit, en auelque lieu qu'on l'établisse, doit avoir été érigé par un prêtre spécialement muni des pouvoirs de Sa Sainteté.
Deuxième eondiiion, — A défaut d'un Ck^ ftitn de la Croix, érigé dans les formes, oii peut se servir d'une croix spécialement bé< nile è cet effet. On la transporte avec soi, d'un lieu quelconque à un autre, poor mar-
aier les stations , où l'on fixe ses yeux sur le. On en fait autant du livre indulgendé; mais il faut bien remarquer qu'un prêtre, par cela seul ou'il a tous les pouvoirs nécessaires pour rétablissement du Via Cnietf , n'a pas ceux de bénir les livres ni les croii isolées : ce dernier privilé^ veut des termes exprès et positifs. Les livres ne sont pas soumis A la bénédiction, mais k l'insertion du bref en tête du volume.
Troisième condition, — Quelque rapprochées que soient les stations, ilTaut absolument se mettre A genoux devant chacane d'elles. Oo se lève après un moment de méditation, puis on va se remettre A geoonx à Ja suivante, et ainsi de station en station, jusqu'A la dernière. Le seul motif qui pourrait en dispenser, serait l'impossibilité physique : dans oe cas seul, la personne gagnerait les indulgences en demeurant a la même place. Quoiqu'il soit bien de conserver une distance eonvenable entre les diverses stations, il n'y a nulle oblipliou d'observer le nombre des pas de Jésus- Christ.
Quatrième condition. — A l'égard des prières, on en voit plusieurs dans les ouvrages 3ui traitentdecettedévotion(i). A l'exception es six Pater f Ave et Gloria^ que Ton dit à la fin, aucune n'est prescrite pour gagner les indulgences Les Souverains Pontifes n'exigent autre chose que la méditation sur la passion. « Il n'est point nécessaire, dit le cardinal Pico {art. 6], de réciter six Pater et six Ave A chaque station, comme quelquesuns ont voulu le sunposer, mais bien de méditer, et encore brièvement sur la passion du Sauveur. C'est tout ce qui est requis
four gagner les indulgences. Conformément l'ijsage introduit, on pQurra réciter, devant chaque croix, un Pattr et un Ate, et faire un acte de conR*ition. » Cet acte remplace la méditation pour les fidèles qui sont incapables de méditer.
Cinquième condition, — Les personnes qui ne savent ni lire, ni méditer, pourront satisfaire A toutes les conditions eiigées, en récitant, A chaque station, un Pater, un Art et un Gloria Patri, dans l'intention des Souverains Pontifes qui ont accordé ou oonflrme ces indulgences ; par conséquent, en totâi,
(I) Comme rcxercioe du Clnmiiii de te Croîi se Irouve dans tout les livres de piéié, noos avons cru devoir fomeUre ici ; il est mèoie bon, obtenre le traducteur du HaccoUa, de varier quelquefois-
Cil£
DES INDULGENCES
CUE
5Ci
viagt PateTf vingt Ave et vingt Gloria Patrie 60 pensant, si i*on peut, è la passion de Jesos-Cbrisl. Ainsi, selon les expressions da luême cardinal, il suffit de dire que toute personne qui, pendant ce saint exercice, méditera sur la Passion, gagnera, par la concession des Souverains Pontifes, les mêmes indulgences qu'elle aurait gagnées, si elle avait visité en personne le Fta Crucîs de Jérusalem (1).
Sixième condition. — Quoiqu*il ne soit point nécessaire, pour gagner ces indulgences, de participer aux sacrements de Pénitence et d*Eucnaristie, le jour où l'on suit le Chemin de la CroiXy il faut néanmoins être en état de grâce. Cependant les chrétiens ,
3ui ne seraient pas dans cet heureux état ne evraient point s'interdire cette dévotion, car il est certain qu'ils en recueilleraient même alors de très-grands avantages. On a vu des pécheurs se rendre au rta Crucis avec le désir de se convertir, et en revenir convertis en effet.
Septième condition. — Les fidèles qui n'ont pas la facilité de disposer de leur temps pour paiGOurirde suite, au même moment, les quatorze stations, peuvent les partager en deux ou plusieurs fois. Pourvu qu ils les aient toutes jiarcourues dans le même jour, ils auront droit k toutes les indulgences, aussi bien qne s'ils les eussent suivies sans interruption. On connaît des prêtres, surchargés de travaux, qui les divisent en deux parties : la méditation des sept premières leur sert de préparation au très**saiut sacrifice; la méditation des sept dernières forme leur action de ^Aces.
Rien ne s'oppose à ce que les Ames pieuses
?ui 60 ont le loisir, suivent le Chemin de la roix deux ou plusieurs fois par jour : elles en recueilleront chaque fois les mêmes avantages.
En un mot : 1* Être en état de RrAce; 2* méditer sur la passion; 3* se mettre a genoux et se relever à chaque station ; kr les |>arcourir toutes, dans le même jour; 5* réciter k la fin six Paier.Aveei Glana (2) : voilà ce qui est prescrit pour gagner les indulgences
(I) Il D*y a point de prières parliculières pour le Via Crueiê ; les Sonveraiiis Potilîfes exigent seules ment qu*eu le faisant on médius, chacun selon sa capadlé, snr les souffrances et la mort de Notre- Setgneor Jésas-Cbrist.
'Il suit de Ui, ainsi que Va déclaré ta sacrée congrégation des Indulgences» que Tusage de réciter à cbaqtie station le verset Adoramus le, Chriêie, etc., le Pmter^ Five, le Gloria Patri, le verset MUerere moêiri^ etc., et le FideitHm atdmœ, etc., n'est qu'une pieose ei louable coutume introtluite par des per- BOBncspiciues dans rexercice du Chemin de la Croix, cc qtae, par conséquent, ces prières na sont nulle* ment d'obligation.
Il est encore d*usage de réciter, à la fin des quatorze stations, six Paier^Ave eiGloria, selon les in ten- UoDS de rEalise ; quoitju^il soit à désirer que ce pieux usage sol»iste, on doit cependant faire observer ici «Me les Souverains Pontires, en ordonnant, dans les
ta Croix, d'cm]Uoyer quelques iiibtunls : 1* à se ren-
du Via CruciSf lor$qu*il a été établi avec les formalités requises par les Souveraius Pontifes, ou qu'on se sert dons les cas prévus et indiqués d une croix bénite, ou du livre auquel ils ont attaché les mêmes indulgences. Le cardinal Galeffi a observé en 1821, qu*il n'était point convenable de se servir de croix,
[tour faire le Chemin de la Croix en particuier. « Les stations sont établies en beaucoup d'églises; et si elles ne le sont pas, il est aisé de les y ériger canoniquement. Les croix ne doivent servir qu'aux malades et aux infirmes; encore faut-il qu'elles soient bénites par un prôtre qui en ait obtenu le pouvoir spécial (lu pape. » Il ajoute :
« Celui qui croit avoir des motifs légitimes de faire les stations en particulier, doit donc avoir à cet effet une croix bénite par le Souverain Pontife, ou un rescrit qui donne ce pouvoir à tel prêtre. Mais, pour lo dire en passant, les raisons que Ton allègue, pour se dispenser des dévotions publiques, se réduisent dans le fond a une seule : on yeut se distinguer, on craint de se confondre avec la multitude, comme si les surprenantes humiliations d'un Dieu ne devaient pas inspirer d'autres pensées; que l'orgueil pût se glisser jusque dans un acte de piété, et en méditant sur les prodigieux anaissements d'un Dieu Sauveur. »
Il n'est pas hors de propos d'observer ici qu'il est en France très-peu de villes et même de villages où le fta Crueiê ne soit pas érigé.
La supplique présentée pour cet ouvrage demandait le privilège en faveur des malades, des infirmes et autres personnes qu*un obstacle involontaire et grave empêche dt3 se rendre à l'église; pour celles qui habitent des lieux où le Fta Crticts n'est pas ériçé, et pour celles qui, dans les grandes villes ou dans les campagnes, ne peuvent visiter leCAemtn de la Croix^ k raison de la distance, des mauvais chemins ou des mauvais temps. (Extrait du Via Crucis.)
Nous complétons ces détails en citant aussi Mgr. Bouvier; il dit : « Aucun prêtre ne peut établir le Chemin de la Croix, quelque part que ce soit, s'il n'y est spécialement autorisé par le Saint-Siège.
c Les missionnaires obtiennent assez ai« sèment cette faculté, mais pour un nombre d'érections déterminé, et ordinairement assez peu considérable. Ils ne peuvent en user que selon les conditions établies par Benoit XIV, il leur faut donc toujours la demande du curé ou du supérieur de la communauté, et l'autorisation do l'évêque. Il parait nécessaire que Tautorisation de l'évêque soit donnée parécrit ; mais il n*en est pas ainsi de la demande du curé ou du supérieur;
dre compte à soi-même de la manière dont on a fait cet exercice; 2* à prendre quelque bonne résolution pour Ta venir; Z» à faire, selon Pexpression de saint François de Sales, un bouquet spirituel d*une ou de deux pensées dont on a été toucbé, et qu*on aura soin de se rappeler de temps en temps dans la journée. (ir<inae/ de Lyon.)
CIIR
DICTIOMNAUIE
CHE
SCI
" f&itu de vive voix, elle suffit, suivoni une réponse de la congrégation des Indulgences du 97 janvier 1838 (i).
ff Une autre décision de la roéme date porte que si Térection d'un Chemin de la Croix a été irrégulière parce que Tautorisalion de l'évoque n'a pas été donnée par écrit, Tévêque peut, même après un long temps, suppléer a ce défaut, en donnant un acte •d'institution ou de confirmation; par conséquenl, il n*cst point nécessaire de procéder h une érection nouvelle, pourvu que la fait de la première soit bien constant, l'effet de la première était seulement suspendu.
« Le procès-verbal de l'érection , signé par le curé ou supérieur, et par lo prêtre légitimement autorisé à faire l'érection , el déposé dans les archives de la fabrique, doit faire mention expresse du rescrit pontifical, de. l'autorisation do Tévèque ou du grand vicaire agissant en son nom, aussi bien aue de la date de l'un et de l'autre. Sans la réu« nion de ces circonstances, l'existence du Chemin de la Croix dans une église ne serait |K)int appuyée sur des preuves authentiques; nvec le temps, elle deviendrait incertaine, et l'on ne pourrait plus compter sur les indulgences qui y sont attachées. Cependant, si Ton omet de dresser procès-verbal le jour de l'érection, ou si l'on vient plus tard à le fferdre, l'érection n'est point par là même frappée de nullité, comme la sacrée congréga*' tion l'a décidé le 26 janvier 1831. Tant qu'il
(I) Quidam vicarius generalls seqaentîa dubia proponll.
Primum. Détecta niiUîlate alienjus erectionis sialiomim Viœ Crucin, obderecUim exsecuiionis oondilîonnn in aposialieo rescripto vd de jure pretcri* (iiorum, estne necesse, htifiisiiMMli nulUiale saaata, licnun bcnedicere cnices et pîcUs labellas jaw au« lea lienediclas?
Secundum. PeUtiones pro faujusmodi ereclioDÎbus perine debent eui de jure in icripth, êub pœna nvdlU iatiê eonceiriomt ; tel êuficit quod factœ iint ore tenus t
Tenium. Si Inijusmorti erectio nulia detegalar ob omtasionem docuinenii iiiscripUstalisconcessioniseï KCGUlx exsecalionts, puCerline htijusiiiodi defecUis in |iosleruin,atqiieeilam posllongitro lempus^suppleri ?
Quartum, Esinc tcmpus deierininalum, et quale, pro confeciione docttmenli secutae ereciionis siatioiium Vis Cnicis, vigore aposlolici induUi ?
Ex sacra congre^ationis ludulgenliissacnsquelieliqiiils pnrposiu, sic respondelur :
Ad prlmum, Dummodo nallitas non cndat saper rnices aniea benedicias, minime necessarium est, alia nvliiuie sanaia, iterum croces benediocre.
Ad êeeundum. Quanuiiam in scriptis ac de con* sensu Ordinariî ei loci paironl opuiuda sit peliUo, umen, si ore leiius, sub pœua nuililaUs, Negtahe.
Ad tertium. Siippleaiur documenli defeclui per noYas lilteras insUlulioiiis seu conûrroatlonis ab Ordlnario oonficiendas, dammodo constet aliuiide de secuta ereciloiie.
Ad^Mrtmm : Négative, Sed expedit ul quam pii« tnnm oonadator doaimenlnm jiisia aposiolicam conitissionein, nedobta in posienira onaninr.
Dainm Rom», in sécrétant cjusdem sacra; con» grefatîonis Indulgontiarum, die 37 januarii 1938.