QUE
DES INDULGENCES
QN
pas dAvantage à la validité des indulgences (1).
« Celte décision porte en outre que si, dans )a première érection, les croit et tableaux avaient été placés sans ordre symétrique» on pourrait les déplacer pour les arranger convenablement autour ae Téglise, sans pr^udice pour la validité des indulgences» lesquelles ne cessent que pereunie materia. {Ami de U Religion, t. XC!; p. 262 et 289.)
«Il n*est pas nécessaire d*avoir des images; on peut se contenter de simples croix pour désigner les stations, lesauelles doivent nécessairement être au nombre de quatorze au moins.
« Dans sa réponse du 22 août 18^2 è Mgr Tarchevéque d*Auch, la sacrée congrégation des Indulgences donne comme préambule :
Quod in erectione Viœ Crucis benedicendœ ianlum sinl cruceSf minime vero tàbulœ seu pieturœ. D*où il résulte : 1** que les tableaux ue sont point de nécessité pour les indulgences; r* qu^ils peuvent être changés et remplacés par d*autres, sans préjudice de la validité des indulgences; 3" que les indulgences subsistent tant que les croix res* tent moralement les mêmes et sont placées dans le même lieu. Si une ou deux croix venaient à disparaître, il suffirait de leur en Substituer d^aulres, comme Ton remplace quelques grains d*un chapelet indulgencié sans qu*il perde sen indulgences; c*est ce que signiQent ces paroles de la réponse h M^r Tarchevêque d Aueh : Dummodo tubstttutio non $ii major \$ partie crucium.
a Les petits livres dont on se sert pour la cérémonie de Térection d*un Chemin de. la Croix disent ordinairement que le premier tableau et la première croix doivent être placés ilu côté ue TEvangiie. Le 13 septembre 1837, la cungrégatiou des Indulgences répou-
(1) Beatisbiub Patek,
1* EpifMSôpos SatMftl Flerf m Gallla petit vlnim tndiilgentls on» tucrantur \m ooDlemplaiiane suilio* niim Vim Crmeiê, cessent si cruccs vel tabufae tellaiH fur pra HNroriiiii dealtiatione, pro iisdem piclURi exumandis. aliave «Je causa, qnanivis deiade et cni^ ces et tahiMie suis loeîs rcsliiiianlur?
2<» Quîd si non onines , sed nonnullx lantum snpradidis de cansis araoveaniiir? Quid si omnes rriices cnin tabulis per mcnsem cifciler amovean'litr, ut sa^pissiine contingtt pro murorum dealba*tione?
3* Quid si la prima erectione cruces et tabnl» ita inier se adtereant ut nuUus exstet symetricus onio? Poteruntne intra ejnsdem ecelesiae ambiliim contrecure de loco ad locum, ut aeqiie dislcuuir, quin iiidulgentiae amittantnr; et nuibus in casibus uova crectio canonîea requiratiir?
Es teeretaria eaerœ congregaliûnulndulgentlarnmf dk il manH 1856.
Qnoad proposiia dnliia respondetiir :
Àé primum : Non amittent indulgentiam.
Ad eecwidmn : Gaodent ÎAdulgentlis, non obstantibat, etc.
Ad Uriium : Affirmative, et non cessant i»du||^n- Uae niai pereunle maleria.
(Concordai cum orîgitialL)
San Flori, 7 niaii 1856.
FoiiiLHAUs, caiionicus seerctarius.
dit qu'il n*était uas indispensable que Ton commençât par te côté de TEvangile; que telle était cependant la pratique générale, appuyée sur de pieuses raisons de convc* uance (1).
« Quelquefois les personnages dans les tableaux sont tellement disposés qu*il faut èommencer par le côté de TEpîtrey sans quoi Jésus-Christ semblerait, dans la représentation de sa marche vers le Calvaire, aller à reculons; ce qui serait un contre-sens choquant.
« De grandes irrégularités avaient été com« mises en France touchant les érections du Chemin de la Groii : des prôtres» munis do rescrits de Rome, avaient cru pouvoir en faire usage sans y être autorisés par révoque. Le cardinal GalefB, informé de cet abus, et alQiffé de voir tant d'érections entachées de nullité, sollicita du Souverain Pontife un rescrit de grAce qui réparAt ces omissions de formalités essentielles (2).
« Sur sa demande, Léon aII voulut bien, par son rescrit du 16 novembre 182^» rendre valides les érections du Chemin de la Croix
Îui avaient été faites irrégulièrement on rance jusqu'à ce jour, mais en recommandant de se tenir exactement à Tavenir au décret de la congrégation, sanctionné par Benoit XIV.
« Les érections qui auraient été faitos irré>gulièrement depuis cette époaue sont nulles. Pour celles qui avaient été laites antérieurement, on a dû dresser un procès-verbal et y mentionner en vertu de quoi rérectio.i a été légitimée; autrement la validité des indulgences ne pourrait être constatée. »
CINQ PAT£R et AVE chaque vendredi.
Indukence décent jours pour tous les fidèles qui, le vendredi, à trois heures du soir» réciteront à genoux cinq Paier et Ave^ eu Thonneur de Pagonie et de la mort de notre divin Rédempteurt dans les intentions du Souverain Pontifie, et pour la conversion de» pécheurs. En accordant celle indulgence dans son bref Àd Posstonû» en date au 23
(1) Projxwito dobio respondetut : An indiflbrens ait ut incipiant stationes Vim Crude a cornu £pistolae, et desinaiit in cornu £vangeUî, an vice versa t — R. Non est de necessiiate praecepU ut ad acquireiidas indulgenlias incîpîenduin sit exerciiium vke Cruds a cornu Evangclli ; hxc lainen est coiisueludo atc praiift generalis, qu;e plis est innixa congruentia; ralionibus. — Ex secreiaria sacrx congregaiîonis lndulgenli«rum,.dle 43 mariii 1837. (ionnial hUtorique de Liège, t. XII, p. 170.)
(2) Ex secretaria sacr» congregationls Indulfeiitîarum de die 13 martii 1837 propusiio dubio respondetur : An loco <|uatuordecim crucium possint adhîberi quatuordecim icônes vei labulae depicue repraasentanles mjsterîa cujusHl)et slationis? — R. Négative. Possunl ubi commode fieri potesl, ail S. pontifex Renedictus 1111, retineri quatuordecim icônes vel tabol» deptct« stationes repnesenlanies Via: Crocis; sed quatuordecim cruces prius benedietas supra quamlibet Iconem vet tabulam depictam suiii Gollocaiidas et retinend». Non euim beneiiicuntur icônes, sed cruces ad acquirendas indulgentUs eidcni exercilio annexas. (Journal historique de Uége^ t. Xil, p. 1700
CIN
DlCTlONNAmE
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décembre ITW, le pape Benoit XIV exprime l'ardent désir de voir cette pratique s'établir dans tout le monde catholique au son do la cloche. La sacrée congrégation des Indul-
fences a fait publier de nouveau le Bref Ad ^asiionisj ei à conflrmé Tindulgence qui y est contenue» par un d(^cret Vrbit et orbUy daté du 2i septembre 1838.
Comme le Pater est une des prières les plus riches en indulgences, nous en mettons ici une excellente paraphrase, afin qu*on le récite plus dévotement. Pour I'Ave maria Voy. ce mot.
Q^and U eui achevé êa prière,
un de $eê diiCÎpUê lui dit : Seigneur, appreneirmut à prier comme Jean Ta apprii à sei diuiplet.
Et il leur dit : Quand vous prierez, dîtes : Père, que votre nom ioit sanc-tifié, que votre règne arrive^ etc.
nOTBE PÊAB QUI AtES AUX CIEUX.
Quel être pouri*a s'égaler à vous, ô mon Dieu? Quelle est Tinteiligence céleste qui
Courra vous être comparée f Les cieux publient vos louanges» et la terre est saisie d'étonnement h la vue des merveilles que vous avez créées. ' Elles sont telles, que la langue humaine est impuissante à les racon* ter, et que le génie le plus profond et le plus iraste est comme anéanti en leur présence I
Et, t>ouvait-il en être autrement quand labeautéde vos ouvrages devait répondre à Texcellence de votre nature? Incompréhen* sible, ioHtti, tout-puissant, incirconscrit par essence, vous deviez nécessairement jeter comme uu reflet de vos perfections sur les choses auxquelles vous donniez Texistencc; plus je les examine, Seigneur, et plus ma raison se perd k les admirer.
Que d*autres s'étonnent, 6 mon Dieu, en TOUS voyant balancer dans vos mains le Qr* mament et ces autres cieux que votre apôtre Ttt jadis dans son ravissement extatique; qu'ils demeurent anéantis en présence de ce pouvoir souverain qui vous fait lancer un monde dans l'espace, avec la môme facilité que le vent chasse devant lui les feuilles jaunies de l'automne ; qu'ils crient au prodige en vous voyant nourrir avec la môme abondance l'aigle qui plane dans la nue, et la fourmi qui accuse notre paresse; pour moi, Sei^eur, je me bornerai à contempler les prodiges de votre miséricorde; elle seule devance tout, accompagne tout, et s'élève au-dessus de tout.
C'est elle qui, de toute éternité, prédestina votre Fils unique à se revêtir d'une enveloppe mortelle, à se voiler de notre faible nature, et h nous élever à la dignité de ses frères par adoption. — Mystère ineffable d'un Dieu fait homme, soyez toujours pour moi un objet de vi^nération et de louanges 1.*. Dans rétonnemeut que lui causait la bonté dont TOUS aviez use envers lui. Seigneur, le roi David s'écriait sans cesse : Qui euis-je, mon Dieu, et qu'y a^t-il dans ma tnaiecn qui puisse attirer vos regards?
Vous l'aviez dfonc comblé de grands
biens, ce serviteur fidèle; vous lui aviez donc fîtit une large part de bonheur pour qa*il exhalflt sa reconnaissance en des transports si multipliés et si vifs ? — Non, certes, cl, si je les compare aux dons que j*ai reçus de votre miséricorde, les dons que célébrait ce grand roi ne peuvent être comptés pour rien. En effet, vous ne lui aviez donné qu'un royaume périssable, et vous m'avez donné une éternité de gloire; vous lui donniez le titre de serviteur, et moi vous m'avez appelé non-seulement votre fils, mais encore vous avez daigné me dire : Tu es un Dieu,
Puis, Seigneur, pour me bien prouver que ces titres si honorables et si beaux ne sont pas purement honorifiques, et pour me rassurer, en quelque sorte, sur leur authenticité, vous n'avez pas reculé devant leur inscription au testament que m'a laissé votre amour, et vous m'y faites lire en caractères ineffaçables : Pfe vous choisissez pas de pire sur la terre: votre véritable Pire est dans h ciel.
Oui vraiment, c'est là qu'il réside et c'est là que je me plais à le contempler; c'est de là qu'il épanche sur moi ses trésors de bien* faisance et de miséricorde 1*
Qu'elle est belle, cette miséricorde qui, pour augmenter notre confiance, 6 mon Dieu, vous porta à nous enseigner vous-même la manière dont nous devons vous prier : Notre Pire qui êtes eiux cieux, nous apprites-vous à vous direl et, dans ce peu de mots, se révèle à notre Ame tout un monde de consolations, tout un abime de confiance»
Oui, Seigneur, tout ce que vous ordonnez, tout ce que vous promettez dans les saintes Ecritures se trouve renfermé dans ce mot Pire, et le titre do fils qu'il vous platt de me donner, m'impose l'obligation d'une obéissance et d'un abandon sans réserve à votre aimable volonté. Vous aimer, vous bénir, vous adorer sans cesse, voilà qu'elle doit être mon occupation la plus chère; peines, plaisirs, espérances , regrets , je dois tout déposer dans le sein de votre amour. Adi^Q, Platon; adieu, Sénècjue; adieu, vous tons philosophes de rantic[uité« dont la morale austère ne me donna jamais que des consolations bien imparfaites et bien tristes I Dans ce seul mot de Pire que Dieu ma révélé, je vois plus de douceur et plus de charmes que n'en renferment vos savants écrits ; ce mot seul peut nourrir mes sentiments en encourageant ma faiblesse I
Mais pourquoi ce mot notre,
adorable Sauveur ? Pourquoi , dans celte belle oraison dominicale, trouvé-je tomours ridée d'une communauté de biens ? — Vou^ l'avez ainsi voulu. Seigneur, pour prouvi^r à tous les hommes que votre paternité n*€st pas un don particulier, mais une faveur générale; vous l'avez ainsi voulu, pour donner à votre Eglise militante un cenlre commun où pussent se réunir ses affections et ses seutiments de gratitude. Dans ces deux mot5,
Î^cre et frires, dépendants et iusénarabUa *un de TautrCi se trouvent rassoiubiês pour
an
DES LNDULGËNCES.
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noQSy 0 mon Dieu, toat ce qai se rapporte & la divinité et à rhomme : justice, vérité, concorde, passé, présent, avenir, loi, prophètes, espérance, tout est là I
Non-seulement ils m'enseignent. Seigneur, ce que je dois savoir, ce que je dois faire, ce que je dois aimer; mais ils m'aplanissent aussi le cbemin de la nénitence, en ouvrant devant moi le temple au bonheur, que mes égarements pouvaient me fermer sans retour. Mes frères répandus dans tout Tunivers prient pour la rémission de mes fautes, pour mon repos, pour mon salut, et cet holocauste de prières, à qui Tolfrent-ils f —A notre pire.
Aussi, mon Dieu, ne perdrai-je jamais courage, quelle que soil la multiplicité de mes écarts, quel que puisse être le nombre de mes péchés, parce que je suis assuré de trouver toujours ouverts, pour me recevoir, les bras de votre miséricorde. Source de toute consolation, ainsi que vous appelle l'Apôtre, non-seulement vous ne rejetez pas le pécheur lorsqu'il revient à vous ; mais, semblable à la colombe, qui, à la vue d'un danger qui menace son nourrisson essayant pour la première fois la force de ses ailes, le pousse a^ec inquiétude vers le nid qui le vit éclore, vous dirig«*z incessamment tous les hommes vers le sanctuaire de votre gricet
Et, pour TOUS chercher. Seigneur, ilsn'onl pas besoin de prendre dans leurs mains un llarobeau qui éclaire leur route, car vous êtes vous-même la lumière qui se réfléchit sur les pas de tout homme qui voyage dans ce bas monde : qu*il le veuille ou non. Téclat en rayonne à ses yeux. Au milieu de ses découragements el de ses lanceurs, elle vient poindre à ses regards et lui découvrir, dans le sentier pénilHeoù il marche, les traces profondes que le pied de son Sauveur y a laissées : « Patience et résignation ! » tels sont les mots eucoura(^eants qu'elle lui fait apercevoir tracés au milieu des épines qui le couvrent.
QUI ÊTES AUX GIEUl.
Le ciel e$t ma demeure^ dites-^ous^ à mon ^iftt / e'esî là que doivent tendre vos peméeêf t'tti vers ee point que doivent se diriger vos entêtions et vos désirs,
—Oui, c'est là qtt*est mon héritage, c*est là qu'est placé mon trésor ; c'est vers cette cité permanente que je dois, pauvre pèlerin, tourner incessamment la vue.
^ Pourquoi donc , Seigneur, n'imité-je pas Texilé, qui, se dirigeant vers la terre natale, après une longue et cruelle absence, jette bien vite aux bords du chemin toute espèce de (ardeau qui pourrait entraver sa marche? Pourquoi mon cœur ne se dépouille-t-il pas de tous les soucis et de toutes les préoccu- {talions qui l'empêchent de s'élever vers vous ? — Qui êtes aux deux ! Mais ces mots fortifient mon es(K)ir et rendent mon absence tranquille ; car, si vous, mon père, êtes en l'ussession du royaume céleste, moi, qui ^ui» votre iils, je dois bieu espérer d'aller
vous Y rejoindre un jour. Là o& réside le-
Ïière, là aussi doivent résider les enfants, dit a raison commune ; et , quand rEcrif ure ajoute que « les aigles se réunissent à l'en- « droit r.ù se trouve le corps, » u'a-t-elle pas voulu m'expliquer, par un sens allégorique, 6 mon Dieu, cette possession du royaume céleste après laquelle je soupire.
Insensés, qui recherchez la gloire et les honneurs» pourquoi vous épuisez- vous en désirs stériles, et vous attachez-vous à ta poursuite d'une fumée légère, d'un brin de paille que le vent promène dans les airs ? Plus favonsé que vous, aujourd'hui, moi, je n'ai qu'à lever les yeux au ciel, et, par un simple élan d*amour, j'y trouve des jouissances indici* blés I Assis a la droite du Très-Haut, les bien« heureux qui, comme moi, marchèrent courbés sous lo poids des amertumes, m'enseignent le sacrifice de soi-même^ et en apprenant à leur école à vivre pour le Seigneur, et à mourir dans son amour, j'apprends aussi le moyen de ne faire plier à aucune loi de ce monde ni la justice ni la vérité.
— Quand pourrai-je, 6 mon Dieu , m'élevaut sur ies ailes de l'aigle, laisser bieu loin derrière moi toutes les petitesses de la terre qui , trop longtemps , attachèrent un cœur auquel vous aviez fait des destins si beaux et si tranquilles 1 Hélas 1 quand autour de moi j*euvisa^e mes douleurs et mes sacrilices; quand je vois tant d'autels renversés, tant de ruines et tant de débris, oh ! alors je me rappelle avec eifroi que j'oubliai mon hé-* rilage céleste pour sacriûer à des idoles L*. Et cependant, Seigneur, au lieu d'une maîn vençeresse que je devais, comme l'impie Baltnazar autrefois, apercevoir sur les murs du templo élevé par moi aux vauités de ce monde, je ne vis toujours qu'une main indulgente et protectrice qui s*étendait pour me recevoir 1
Soutenu |iar elle, 6 mon Dieu, quelles nécessités pourrais -je craindre, à quels dangers pourrais-je être exposé? Si mes ennemis se lèvent contre moi, vous me mettrez'à l'abri sous vos ailes; si l'injustice me ravit mes biens, vous accourrez à mon secours ; si je marche à travers les ténèbres et dans l'ombre de la mort, vous me servirez de guide ; vous serez ma caution, si de faux témoig-iages viennent à s'élever contre moi : en un mot, vous setez en tout, partout et à jamais ma consolation et mon appui, parce que, dites*vous, vous ne voulez pas rendre stérile V alliance que vous avez faite avec moi; maiSf essuyant les pleurs qui coulent de mes yeuXf vous voulez me faire asseoir sur votre trône dans le cteL