‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 121 sur 370 · C€EU · texte numérisé non relu

C€EU

de nouveaui progrès lians ia perfection, f Marie, non-seulement ne ternit jamais la divine gr/lee, mais elle ne la tint jamais oigire ; elle ne fit aucune action qui ne fût méritoire, ne dit aucune parole, n eut aucune pensée, et ne respira même pas sans avoir pour objet U plus grande gloire de Dieu; en un mot, elle ne se refroidit jamais, n arrêta pas un seul instant sa course vers Dieu, ne perdit rien par sa négligence; en sorte qu*elle correspondit toujours à la grâce de toutes ses forces^ et aima Dieu autant qa*elle put l'aimer. » (/6id., p. 160.)

C*est en s*appliquant ainsi chaque jour à $e justifier et à se sanctifier de plus en plus {Àpoc. XXII, 11} que l'on ravit le cœur de Dieu y et que Ton rend sa médiation puissante pour les pauvres pécheurs. Dieu ne sait rien reAiser à ses amis, k ses tendres enfants. L'histoire des saints atteste qu*il ne sait rien refuser à ses véritables amis, et que les saints sont tout-puissants sur son cœur. Encore une fois, travaillons à le devenir.

CHAFITBB VI.

Protiquef et exereiee$ de la dévotion au sacré

cœur de Marie,

c Toole dévotion est composée de deux sortes d*exercices : les uns intérieurs, qui sont eeux de Tesprit ; les autres extérieurs, où le corps et les sens ont part, r (P Galiiffet, t. 1, p. 207. Ce qui suit est tiré^ quant à ta substancCf de ce qu'il dit des pratiques de dévotion au Cœur de Jésus.) Les intérieurs roDsistent dans les actes de Tentendement, de la mémoire et de la volonté, et les extérieurs, dans toutes les pratiques pieuses qui tombent sous les seus.

I l«r. — Du culte intérieur do sacré cœur de

Marie*

Cmniae pour honorer et aimer un objet il faut le connaître, les membres de la confrérie auront soin de lire attentive$nent tout ce qui précède, ainsi que les autres bons ouvrages qui traitent de cette dévotion; et s'ils joignent h ces lectures la méditation et la prière, ils acquerront quelques connaissances de l'excellence, de la dignité, de la sainteté, des grandeurs, des vertus, des prérogalires, de Tamour, des souffrances du sacré cœur de Marie, des grâces dont il est la source, et enfin de tout ce qui le rend, après le eœur de lésus, le plus digne objet des complaisances du Père Etemel, et de la vénération et de Tamour des hommes.

La connaissance des perfections du oœur de Marie ne pourra manquer de produire des sentiments en rapport avec ces perfections dans les cœurs aes associés qui saisiront toutes les occasions de donner k Marie das témoignages de leur vénération, de leur conflaoce, de leur amour, de leur reconnaissance, de leur zèle pour sa gloire, de leur désir de Timiier dans ses vertus et son amour pour Dieu et les hommes, et de compatir à toutes ses douleurs.

associés joindront & ces sentiments un

Picnoifif. i>ms IvnvLSBScKs.

souvenir fréauent et familier da es ccaur admirable, qui le leur rende présent dans leurs actions, leur fiisse réitérer souvent les boiv neurs qu'il mérite et les actes qui lui plai* sent, et les porte à s'en servir pour parfeo tiooner leurs osavres. Car, oomme aprè^ H^ sus-Christ il n'y a rien dans tout runivers de plus agréable au Père Eternel que le ecmir de Marie, c'est une pratique excellente de se servir de cet admirable G<Bur pour perifetionner nos actions, en offrant à Dif a les dispositions saintes de ce sacré cœur, Aioaû soit qu'on agisse, soit qu'on souffre, soit qu*on prie, il faut tout faire en union avec ce saint coaur. C'est par lui qu'on adore Dieu, qu'on le loue, qu^on Taime, qu'on le remercie, qu'on s'offre à lui, qu'on lui demande pardon de ses péchés, etc.

8i on recourt en même temps explicitement, ou même implicitement , au cciur de Jésus, il est impossible de concevoir une pratiçîue pieuse plus excellente et plus utile. Voici un extrait d'une lettre de la vénérable mère Marie de l'Incarnation (f), qui nous a paru propre à édifier et è former à la pratique de cette dévotion, qui est si proure h sanctifier les Ames, è les porter à une naute perfection, et à attirer beaucoup de grAces de conversions sur les pécheurs.

« Vous me demandez que je vous fasse part de quelques-unes de mes prati<]ues de dévotion... Je vous dirai, en simplicité, que j'en ai une que Dieu m'a inspirée... C'est au $urador<U>le cœur de Jésus,

« Il y a près de trente ans que je la pratique, et voici le motif qui me la fit embrasser. Un soir que je traitais, dans notre cellule, avec le Père Eternel, pour la conversion des Ames, et souhaitant avec un ardent désir

aue le royaume de Jésus-Christ fût accompli, me semblait que le Père Eternel ne m'exauçait point, et qu'il ne me regardait fms de son œil de miséricorde, comme il avait coutume, ce qui m'affligeait beaucoup ; mais en ee moment une voix intérieure me dit : Demande-moi par le cœur de mon Fils, c'est par lui que je t'exaucerai. Cette divine touche eut son effet, et tout mon intérieur se trouva dans une communication très-intime avec c^t adorable cœur ; en sorte aue je ne pouvais plus parler au Père Eternel gue par lui. Cela m'arriva sur les huit à neuf heures du soir, et depuis environ cette heure-là, c'est par cette pratique que j'achève mes dévotions du jour, et ri ne me souvient point d'y avoir manqué, si ce n'est par impuissance de maladie, ou pour n*avoir pas été libre en mon action intérieure. Voici h peu près comme je m'y comporte, lorsque Je suis libre, en parlant au Père Eternel : C est par ie

(i) Cetie incomparable reUgiense, appelée avec raison la Thérèse de la Franoe, alla fonder, dan» le Canada, avec des travaui qui passent les forcn liuroaines, un eouveni de son ordre, pour la conversion et rhisirociion des fennuas saavnges. Sa via fui piaille de RAarvaillas par las vertus héroiqiK^f qu^alle pralioua, a& par les éooÊ aornatarels doiii elle iot coeiblée. — JugemmU porté par U P. GuU lifst^ p. 39BS-

DtCTlONNAlKE

COEU

tî.i

cœur de mon Jésus, ma voie, ma vérité ot ma vie, que je m'approche de vous, 6 Père Etemel. Par ce divin c<eur, je vous adore pour tous ceux qui ne vous adorent pas; je TOUS aime pour tous ceux qui ne vous aiment pas; je vous reconnais pour tous Jes aveugles volontaires qui, par mépris, ne vous c;onnaissent pas. Je veux, par ce divin coeur, satisfaire aux devoirs de tous les mortels. Je fais en esprit le tour du monde, pour chercher toutes les flmes rachetées du sang pré- ^ienx de mon divin époux. Je les embrasse pour vous les présenter par lui, et par lui je vous demande leur conversion. Eh quoil Père Eternel I vouiez- vous bien soutTrir (|u*olles ne connaissent pas mon Jésus, et qu^elles ne vivent pas pour celui qui est mort pour tous! Vous voyez, 6 divin Père, qu'elles ne vivent pas encore. Ahl faites qu'elles vivent par ce divin cœur (C'est ainsi que je fais mention particulière de cette nouvelle Eglise). Sur ce divin cœur je vous

présente N votre petit serviteur, et N...,

votre petite servante. Je vous demande, au nom de mon époux , que vous les remplissiez de son esprit, et qu'ils soient éternelle* ment avec vous, sous les auspices de ce divin et sacré cœur, etc. Puis je m'adresse au sacré Verbe incamé, lui disant : Vous savez, mon bien-aimé, tout ce que je veux dire à votre Père par votre divin cœur, par votre sainte Ame.

c Je vous le dis en le lui disant, parce que vous êtes dans votre Père, et que votre Père est en vous ; faites donc tout cela avec lui. Je vous présente toutes ces &mes : faites qu'elles soient la même chose avec vous, etc. Voilà l'exercice du sacré cœur de Jésus* Envisageant ensuite ce que je dois au sacré Verbe incarné, je lui dis : O mon divin époux, que vous rondrai-je pour l'excès de votre charité en mon endroit ? C'est par votre divine n)ère que je vous veux rendre mes actions de grAces. Je vous présente son sacré cœur, comme je présente Je vôtre è votre Père : je vous aime par ce sacré cœur, qui vous a tant aimé; je vous offre ces sacrées mamelles qui vous ont allaité, et ce sein virginal qui vous a porté; je vous l'offre, dis-je, en actions de grâces de tous vos bienfaits sur moi, tant de grAce que de nature : je vous l'offre pour l^mendement de ma vie, et pour la sanctification de mon Ame; je vous le préisente afin qu'il vous plaise de me donner la grâce de la persévérance finale dans votre service et dans votre amour. Je vous rends grAces, mon divin époux, de ce qu'il vous a plu choisir cette très-sainte vierge pour votre mère, de ce que vous avez voulu être enfermé neuf mois dans son sacré sein, et de ce qu'il vous a plu nous la donner pour mère. J*adore le moment de votre incarnation en elle, et tous les luomenis de votre vie vojagère sur la U'rre. Je vous en rends grâces, et de ce que vous vous êtes voulu faire , non-soulement uotre vie exemplaire, mais encore notre vie méritoire dans tous vos travaux et dans Teffusionde votre sang précieux.- Je ne veux

ni vie ni mouvement que par votre vie. Purifiez doTJc ma vie impure et iraparfaile, m la pureté et la perfection de voire vie divine, et par la sainte vie de votre divine mère, h me tourne ensuite vers la sainte Vierge, et lui dis tout ce que l'amour peut suggérer, toujours d.ins le même esprit et Oans Ib même sens que ci-dessus . Je ferme par là ma retraite du soir. » ( P. Galliiret, t \. p. 227.)

§ 2. — Du colle exlërietir du sacré coeur de

Marie.

Le culte extérieur du cœur de Marie consiste dans toutes les pratiques qui tombent sous les sens et qui ont pour but de l'honorer, telles que prières, neuvaines, pèlerinages, etc. Il i)e sera question ici que de celles particulières à la confrérie, et de quelques autres plus générales.

Les associés recevront , au moment de leur admission dans la confrérie, s'ils oe l'ont déjà, la médaille dite miracultuse ( c'est la seule qui soit admise comme le signe de larchiconfrérie [Manuel, 3* édil, p. 406 ]f et des confréries qui lui sont unies \, et ils la porteront toujours sur eux en l'hooneur du saint cœur de Marie et comme le signe distincLif des confrères ; ils sont imités à réciter souvent de cœur la prière gravée sur cette médaille, à Texemple des dévols au cœur de Jésus, qui bouorent spécialement ce Uivin cœur, à neuf heures, à midi et h trois heures, instants de la condamnalion. du crucifiement el de la mort de Jésus. Les membres de la confrérie feront bien de co> tracter l'habitude de rendre quelque hoaimage au cœur de Marie à ces mômes heures : on peut se recueillir en lui, s'unir ii lui, compatir à ses soulfraoces, lui adresser des actes de confiance, d'amour, des invocations.

La première action des associés, eussilùl qu^ils seront habillés, doit être de se mettre à genoux et d'offrir, ainsi que le prescrit l'article 1" du règlement, toutes leurs actions, pensées, afi'ectious, etc., de la journe*^, par le cœur de Marie , en uniou avec o' sacré cœur è Dieu, dans JUntention d'bonorer la très-s.iinte Trinité, les sacrés cœur) de Jésus et de Marie, et a*obtenir, jiar le^ mérites de ces saints cœurs, la coDverdii'U des pécheurs.

Cet exercice, dont le but est de remetlA continuellement sous les veux des coafrènb la fin de l'association, de leur faire prendre les moyens de l'atteindre, et de les iain* bien entrer dans Tesprit de la dévotion aa cœur de Marie, est de nature h influer eflicacement sur la sanctificaiion de la jourovo entière : ce n'est autre chose que la praiique recommandée vivement par saint rrat}çois de Sales , sous le tit-te d'exercice ^^ matin.

Outre l'oraison mentale et la prière Yoc.%^>t\ il y a d'autres temps ^l d'autres maoiorc^ de prier; et le premier exercice de tous v>v celui du malin, qui doit servir d'uue |*re| àration générale à toute la coaduitc vie U

CCEII

D£S INDULGENCES

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journée : Toici la méthode de le bien faire :

1* Adorez Dieu avec une profonde vénération, remerciez-le de vous avoir conservé pendant la nuit ; et si votre conscience vous reproche quelque chose depuis votre examen du. soir, demandez-lui-en pardon.

2* Considérez que le jour présent vous est donné pour mériter 1 éternité bienheureuse, et faites un ferme propos de remployer tout entier à cette intention.

dr Prévoyez les affaires dont votre prudence doit s'occuper ce jour-là, les occasions que vous y aurez de glorifier Dieu, et les tentations que la colère ou la vanité, ou quelque autre passion, pourrait vous y faire naître. Après celte inspection, préparez-vous, par UB6 sainte résolution, à bien profiter de tous les moyens que vous aurez de servir Dieti, et d'avancer votre perfection ; au contraire, armez-vous de toute la fermeté de votre esprit pour éviter, ou pour combatte et vaincre tout ce qui y fera quelque obstacle. Mais cette simple résolution ne suffit pas, il faut la soutenir par la préparation des moyens que vous pouvez avoir de Texécttler ; par exemple , si je prévois que je doive traiter de quelque affaire avec une personne que la colère enflamme aisément, non-seulement je me préoautionnerai du mieux aue je pourrai pour ne pas Toffenser, mais, ann de prévenir son humeur, je préparerai les manières de parler les plus oouces et les plus honnêtes; ou bien, pour la contenir, j engagerai quelques personnes à s'y trouver avec moi. Si je prévoyais que j*aieà visiter quelques malades, je disposerai l'heure, toutes les circonstances, les manières les plus utiles de les consoler, et les secours que je pourrai leur donner.

k* Reconnaissez devant Dieu, avec humilité, Timpuissance où vous êtes de rien faire ^e tout cela, soit pour pratiquer le bien, soit pour éviter le mal, et, comme si vous teniez votre cœur en vos mains, offrez-le avec toutes vos bonnes résolutions h sa divine majesté, la suppliant de le prendre sous 5a protection, et de le fortifier dans son service. Dites-lui : O Seigneur 1 voilà ce pauvre et misérable cœur, à qui votre bonté a fait prendre aujourd'hui tant de bonnes résolutions; mais, hélas 1 il est trop faible et trop inconstant pour faire le bien qu'il désire, h motus (jue vous ne lui donniez votre sainte bénédiction : c*est à cette intention ijue ie vous la demaude , 6 Père des misëricordes 1 par les mérites de la passion de votre Fils, a la gloire duquel je consacre cette journée et le reste de ma vie. Ajoutez à cette courte prière l'invocation de la sainte Vierge, de votre bon ange et des saints, afin

Iu'ils vous aident de toute leur protection, u reste, cet exercice que vous devez foire le matin, avant de sortir de ie chambre, si cela se peut, doit être vif et ardent, afin que la bénédiction de Dieu, que vous y aurez obtenue, se répande sur toute la journée ; mais je vous prie, Pfailolhée, de ne l'omettre jamais.

Il faut que Toffrande h Dieu de toutes les

actions de la journée soit l'aile, non par hùUw tude, machinalement et de bouche, mats avec attention, du fond du cœur, avec foi, amour* ferveur, et en pensant à ce qu'on dit. 11 faut ensuite s'efforcer d'entretenir en soi ces dispositions pendant toute la journée, et réitérer cette offrande réellement, et au moins de cœur, avant les principales actions.

Voici une formule de prières que l'on peut employer pour faire cette offrande :

Je vous âalutj dès k commencement de ce jour^ Maricy pleine de gràce^ le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre toutes les femmes ; et Jésus le fruit de vos efUraiiles est béni. Je vous offre , ô ma très^sainte mère^ toutes mes pensées^ toutes mes affections^ toutes Us prières^ les aumônes^ les actes de piétés de charité^ de mortification que je ferai pen^ dant le cours de cette journée. Oblenez^moi la grâce de les faire toutes avec la pureté d'intention^ le désir de plaire à Dieu qui peuvent seuls attirer sur moi sa bénédiction. Je les consacre à votre tris-saint et immaculé cœur^ en vous priant de les enrichir de ses mérites^ de me permettre d'adorer avec lui et par lui la três-sainte Trinité^ le divin ceeur de Jésusy et d'employer par lui et avec lui la grâce de tna conversion et de celle de tous les pécheurs, 0 Marier ma bonne mère , gardez* moi de tout péché pendant ce jour. Sainte Mairie^ mire de Dieu^ priez pour nousj pau^ vres pécheurs^ maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

On doit réciter, dans les mêmes sentiments, et avec les mêmes intentions, une fois chaque jour, V Ave, Maria et les deux invocations : ifarte, refuge des pécheurs , etc. 0 Marie conçue sans péché, etc., prescrits ou commandés par l'article 5 du règlement. Ou fera bien, si on ne veut pas l'oublier, d'avoir une heure déterminée pour la récitation de cette prière. Cette prière devra être animée et vivifiée par les sentiments du cœur, car sans cela la prière est morte et sans fruits*

Comme les samedis sont des jours spécialement consacrés par l'Eglise a la sainte Vierge, les associés devront sanctifier ces jours par quelques bonnes œuvres faites en l'honneur du cœur de Marie, daus les mêmes intentions. Ceux qui ne pourraient pas assister tous les jours à la sainte messe feront bien d'y assister ces jours^là : ceux qui ne diraient pas habituellement le chapelet sont invités à le réciter ces jours-là.

A l'instar de saint François de Sales et des saints les plus illustres des derniers sièclés, toutes les personnes pieuses regardent comme un devoir de ne pas laisser passer un seul jour sans réciter le chapelet.

Ce serait encore une sainte pratique d'aller visiter la chapelle de la confrérie, ou même toute autre chapelle dédiée à la sainte Vierge, et d'v prier quelque temps.

A l'exemple de beaucoup de personnes pieuses qui ne laissent pas passer une semaine sans faire un jeûne en l'honneur do Marie, les associés qui ne se sentiraient pas le courage de les imiter pourront faire, d^ius

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DICTIONiNAIRE

rOEU

cr,ii

le même bul^ quelques morUflcalions ou pé« uttences.

Un eœur aniiné par lâ cliarité est logénieni à inventer mille petites pratiques de roorUficatians, qvi, sans nuire a la satité, et sans fournir aliment à rorgueil, font acqué* rir lie Tempire sur les penchants déréglés de la nature, et satisfaire k la justice de Dieu : ainsi, ce sera tantôt une parure inutile que l'ou rtirancbera, tantôt une parole non nécessaire que l'ôû omettra t tantôt un petit retranchement sur la nourriture que Ton fera, etc.

La premier samedi de cliaque mois étant plus particulièrement destiné à honorer le cœur de la sainte Vierge, les associés devront faire tous leurs efforts pour assister k la messe, qui se dira dans la chapelle de la confrérie, avec exposition du saint sacrement, pour U conversion des pécheurs. Les exercices publics sont les liens des confrères; la prospérité et le succès de la nouvelle confrérie dépendent^dès lors» du zèle avec lequel on y prendra part. L'expérience démontre que la négligence qui en détourne les confrères est mortelle pour les confré* ries*

Nous désirons vivement que cette confrérie n*ait pas le sort de beaucoup d'autres , qui, accueillies avec ardeur, ont été bientôt abandonnées : la persévérance et la constance des confrères peuvent seules assurer son succès et réaliser le bien qu'on peut en attendre.

Les associés devront également faire tous leurs efforts pour assister aux messes qui seront dites, avec exposition du saint Sacrement, les jours de fête indiqués par Fart. 13 tlu règlement , ainsi qu'aux exercices qui auront lieu un dimanche soir de chaque moia^ et dans les autres jours qu'on indiquera.

C'est par cette assistance que Ton contribuera i rendre plus eflicaces les prières adressées k Dieu pour la conversion des pécheurs, et que l'on proGtera des instructions qui accompagneront chaque exercice.

Comriie l'oraison est l'ftme de la vie chrétienne et le chemin de la [perfection, afin de former les confrères k ce pieux exercice, on tftcliera de réaliser le vœu émis k la fin de YétrU 13 du règlement.

Les associés devront avoir une haute idée de ces réunions, et y assister avec beaucoup de dévotion; ils doivent y venir avec Tintention et l'espoir de faire une sainte vio^ lertcek Dien^ et d'obtenir» par la puissante méditation du cœur de sa Fille bien-aimée, les grâces si imporiautes qu'ils sollicitent. Pour se convaincre de toute la puissance et de toute refiîcacnté de prières ainsi faites en commun et présentées k Dieu par Mario, il suffira de se rappeler cette étonnante et consolante promesse de noire bon Maître : « Je TOUS dis encore me si deux d'entre vous suMissttiT ensemble sur la terre , quelque

CHOSE qu'ils DEMâltDEltT, ELLE LBUE SSaA AG-

c «aDÊE par mon Père, qui est dans les cieux. c. jr, en quelque lieu que se trouvent deux ou t 'ois personnels assemblées en mou nom, ss

m'y TEOUTE AU MILIEU d'bllbs [Matth.xnu 19, 20).

Les fêtes de la confrérie sont : la fête du très-saint et immaculé cœur de Marie, ftle patronale ; la fête du sacré cœur de Jésus, considérée comme la seconde fête de l'Associalion. Les autres fttes sont : la Circoocision, rimmaculée Conception , la Purification, l'Annonciation, la Compassion, l'Assomption, la Nativité de la sai&te Vierge, la Conversion de saint Paul et de sainte Marie- Madeleine.

11 y a indulgence plénière pour toutes ces fêtes, k Texception de la seconde, qui a été ajoutée aux autres, parce qu'où ne croit pas qu'il soit possible de séparer la dévotion du cœur de Marie de celle au cœur de lésus ; et comme il est vraisemblable que tous les confrères sont, ou membres d'une des confréries existantes du cœur de Jésus, ou s'empresseront de s'y açréger, ils participe* ront ce jour^k aux indulgences accordées aux membres de ces confréries.

Tous les chrétiens véritablement dignes de ce nom célèbrent avec dévotion tooles les fêtes de Marie, s'y préparent par le jeQoe, la prière et d'autres mortiGcatioos : les membres de la confrérie devront se faire ud devoir de ne pas rester étrangers k ces saintes pratiques, et ils profiteront de ccsfôtrs pour se remettre sous les yeux la Qn de l'Association et les engagements qu'ils ont pris, lis apporteront surtout une dévotion |Nirticulière k la célébration de la fête du 1res- $aint et immaculé ccmr de Marie , qui a été fixée au demierdimanche après r£piphame« c'est-k-dire k celui qui précède iminédialement la Septuagésime. Oh 1 qu*il serait k désirer que la veille fût un jour de jeûne pour tous les associés, que tous s'approchassent, ce jour, des sacrements, que tous renouvelassent leur consécration au cœur de Maria, et assistassent aux exercices religieux célébrés ce jour-lk dans la chapelle de la confrérie.

Les confrères devront en ce jour remercier beaucoup Marie de tout l'annour qu'elle nous a porté , de tout ce qu'elle a souffert |>our nous, de la manifestation qu'elle nous a bii** de toutes les prérogatives de son très-siint cœur, de l'établissement de la dévotion kce saint cœur et de toutes les. grâces obtenues par les mérites de cet adoiirable cœur. U> redoubleront d'ardeur ce jour-là pour fain* violence k Marie et la contraiodre* |uir leur importuoité, k leur faire obtenir toutes le> grkces demandées jusqu*k ce jour.

On croit encore devoir reconamander , comme propre k beaucoup honorer le cœur de Marie, la pieuse pratique de réciter trois fois par jour, le malin, k midi, et le soir, chaque l'ois, trois Gloria Pairie etc-t pour remercier la sainte Trinité de tous les prifiléges accordés k Marie. Les Souverains Pov tifes ont attaché à cette récitation une indulgence de 100 jours pour chaque îbis et une indulgence plénière pour chaque mois, i)our ceux qui ne laisseront pas {jasser un jour mu mois sacs les dire.

COEU

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Nous croyons ne pouvoir mieux terminer cet article qu'en faisant connaître la méthode iodiquée par un pieux dévot au cœur do Marie, pour joindre la dévotion du Rosaire à celle de son saint cœur , que l'on peut aussi honorer en récitant le Rosaire : « Enfin, dit-il, pour la pratique de cette dévotion, je ne ferai que proposer la pratique la plus analogue è l'objet de la dévotion même; elle ri*est pas nouvelle , elle est fort on usage dnns le christianisme : c'est la récitation du Rosaire. »

Le Rosaire ne consiste uas seulement à réciter YOraisan dominicale et la Salutation nn^élique^ mais principalement à méditer les quinze mystères de Jésus-Christ et de la sainte Vierge.

On voit par là le rapport qui se trouve entre la dévotion au sacré cœur de Marie et la pratique du Rosaire.

Les mystères du Rosaire regardent la joie, la douleur et la gloire de Marie.

La joie et la douleur étant des affections deTappélit sensitif, réglées par la volonté, «i dont les effets se communiquent sensiblement au cœur, il est évident qu'elles entrent dans l'objet de la dévotion au sacré eœur de Marie.

Ainsi, en considérant les mystères du Rosaire on considère les mystères cachés dans ce sacré cœur; et en outre, celui qui est bien instruit et fondé dans la dévotion au cœur de Marie trouve dans ces mystères un aliment plus sensible et plus profitable. La récitation du Rosaire est donc la pratique la plus analogue h cette dévotion : et ce ne sera pas un petit avantage si la dévotion au cœur de Marie entretient et étend une pratique révélée par la sainte Vierge au glorieux patriarcne saint Dominique, autorisée et enrichie d'indulgences par les papes, et fortiûée par une Providence extraordinaire depuis six siècles, dans les cœurs des fidèles , avec une constance qui a triomphé de la volubilité de Tesprit humain (Muzzarelli, t6îd., p. 90). [Extrait du MànuEL de Limoge$.)

CHAPiTHE ni.

Conditioni de Vatsociaiian à la confrérie.

V Diaprés le bref du Souverain Pontife, les curés de Notre-Dame-des-Victoires sont a perpétuité directeurs de l'archiconfrérie. C'est donc h eux qu'on doit s'adresser si l'on veut s'unir immédiatement à l'archiconfrérie, ou bîeu établir des confréries particulières.

2r Une confrérie particulière doit avoir le même titre que l'archiconfrérie, ejusdem noiiufuj, et le môme but, ejuidem institulij qui est d'honorer spécialement le très-saint et imaiaculé cœur de Marie, pour obtenir, par sa médiation, la conversion des pécheurs.

3* Il dut qu'elle soit érigée canoniquemeot par l'évèque diocésain, et ait des statuts approuvés par lui.

k' Chaque association doit avoir un registre sur lequel seront inscrits tous ses membres.

5* Pour obtenir l'union à l'archiconfrérie, tl faut envoyer au curé de Notre-Dame-des-

Victoires un exemplaire des statuts appr<juvés, et demander que la confrérie en Thonneur du saint et immaculé cœur de Marie, établie dans l'église paroissiale de N., oa dans la chapelle de la communauté de N., soit régulièrement agrégée à son archiconfrérie. La lettre doit être faite au nom du curé ou du supérieur, et signée par lui.

M. le curé de Notre-Dame-des-Victoîres demande, en outre, que celui qui écrit mette son nom de baptême, et qu'il donne un extrait des noms déjà inscrits sur le registre de la nouvelle confrérie, afin que ces noms soient insérés dans le registre de 4'areMeonfrérie. Quand la confrérie sera une fois associée, il ne sera pas nécessaire d'envoyer les noms des nouveaux associés.

En échange, M. le curé de Notre-Danedes-Victoires envoie une lettre d'agrégation qu'il recommande d'afficher dans la chapelle

e la sainte Vierge.

6* Quant aux statuts, il n'est pas nécessait^ qu'ils soient les mêmes que ceux de Tarciiiconfrérie; l'essentiel est ou 'on ait le même but et la même dévotion. Mais il jbut quel-

?|ue acte public qui serve de lien h U oon^ rérie, comme la récitation des litauies, du Miserere^ tous les dimanches ou au moins de temps en temps. Cet exercice est suivi du Pater ei de Y Ave pour la conversion des pécheurs.

Pratiquée des membres de la e^mfrérie.

V Celui qui veut participer aux avantages de l'archiconfrérie doit être inscrit sur lu registre de la confrérie à laquelle il s'unit.

z* Il doit réciter chaque jnur un A«e, ifarta, aux fins de l'archiconfrérie. Cet Are, Maria^ est-il nécessaire pour qu'on ait droit aux indulgences? Nous ne voyons pas sur quoi cette nécessité serait fondée.

3"* On désire qu'il assiste aux exercices , et qu*il communie aux fêtes de la confrérie ; mais cela n*est pas nécessaire.

W* Le jour de son admission, il reçoit une médaille indulgenciée, vulgairement appelée médaille miraculeuse. On l'engage à la porter toi^ours sur lui, et à réciter la prière qui est gravée dessus. Cette condition ne nous parait pas non plus tenir à l'essenoe de la con* frérie.

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