‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 155 sur 370 · SI · texte numérisé non relu

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DES INDULGENCES

i grande utilité pour la terre sainte que non- • seulemeni on ne se servît point de son nom t pour recaeillir desauroônes qui nedoivent i pas lui revenir, mais encore qu*on ne décréi ditit pas le nom de terre sainte en le faisant t servir à la fraude. »

t En effet, depuis longtemps les religieux Franciscains connaissent Fabus qu'on fait du Dom de terre eainte pour obtenir des aumônes des fidèles français. Ils ont peut-être ffardé trop longtemps le silence ; étrangers a la France, dont leur ordre a été expulsé en 1789, n*ayant conservé avec elle que peu de relations, ils s'étaient résignés jusqu'à ce jour à souffrir en travaillant è la conservation des saints lieux et au progrès des missions qui leur ont été confiées ; mais le temps est venu maintenant de déclarer aux fidèles de France, dans Tintérët de la vérité et de la religion, que les religieux Franciscains sont Tes seuls gardiens des saints lieux, et les seuls reconnus et préposés par l'Eglise. C'est l'hérilage que leur séraphique père saint François d'Assise leur a légué après les avoir visités lui-môme. La première bulle donnée en leur faveur remonte à Grégoire IX, et est datée de l'année 1330. Beaucoup d'autres souverains pontifes confirmèrent après lui la sainte mission des Franciscains. De nos jours encore Grégoire XVI , dlieureuse naémoire , dans son bref du 23 mai IMl, qui commence par ces mots : In supremo episcopatui culmine^ après avoir dit qu'il se croyait obligé d'envoyer des missionnaires partout, leur rend ce témoignage.

« Il parait toutefois que nous devons porter une sollicitude toute particulière sur les régions qui sont confiées aux Frères Mi* neurs do la terre sainte, dont la charge est »i grande, dont les travaux sont si étendus. D'abord, les sanctuaires de la Palestine, hono-

rés de la présence et de la mort du Fils de Dieu, furent confiés k leur zèle pour fe? garder et y exercer les fonctions du culte divin. Ce n'est pas tout encore : à leur charge est confié le soin des fidèles catholiques du rite latin, quelquefois môme des rites orientaux. Il faut qu'ils travaillent avec toute l'application dont ils sont capables à ce que les schismatiques, les hérétiques, les infidèles, connaissent la voie de la vérité et entrent dans l'unique bercail dd Jésus-Christ, l'Eglise catholique.

« Toute personne donc qui se présente pour solliciter la piété des fidèles en faveur des lieux saints, sans être envoyée par le très-révérend Père général de Tordre ou par Mgr le Patriarche de Jérusalem, ne doit inspirer aucune confiance.

« A cet exposé j'ajouterai que tous les objets religieux, tels que croix, chapelets, etc., vendus au profit de l'œuvre de la terre sainte , et soi-disant venus de Jérusalem, ne doivent pas être regardés comme tels : qu'on le sache bien , les Pères de la terre sainte n'envoient pas ces objets pour être vendus , mais pour être offerts en présents aux personnes qui s'intéressent, soit par des aumônes, soit par d'autres services, à leur œuvre dans les lieux saints.

« Si , parmi les personnes qui lisent cet article, il y en a qui désirent des renseignemonts plus étendus, plus précis encore, elles n'ont qu'à s'adresser au séminaire du Saint-Esprit, 30, rue des Postes.

«Fr. Joseph Abeso,

« Commi$$aire de la terre sainte^ et provincial des Franeiêcainê de VObeervanee. »

CRUCIFIX. Yoy. Chapblrts bbigittai^is.

CRUCIFIX. (Prière devant un.) Yoy. V.% ego, 0 BONE, etc.

DE PROFVNDtS. Indulgences accordées ^ perpétuité à tous les fidèles qui, une heure après V Angélus du soir, réciteront avec dévotion à genoux et au son de la cloche^ le psaume De profundis et le Requiem eetemam^ etc, (1).

i' indulgence de cent jours pour chaque fois.

(I) On lit dans la Vie de saint Gaétan, écrite dV

E'% les docnmefits les uins aiitlienUqiies par le P. génis, qoe, vers Tan 1546. il établit à Naples Tuuge de sonner la cloche une heure après VAngelus do soir, pour la récitation du De profundis pour les âmes do porgatotre. Cette pieuse coutume était d^à ciaUlie à Ronie dans le zvii* siècle, comme on le voit aisémenl diaprés un bref du vénérable Innorrm li« en date du 28 janvier 1688. Peu à peu elle htiX répandue dans une prande partie de 1 univers raUiotique. Il est sans mute ii regretter que cet tMage toochaoi n*ait pas encore été introduit en France ; nais les fitleles de ce royaume peuvent «"Xuiemeni gagner les indulgences auschées à celte pratique, d après ce qui est dit au iV. H.

( fiole du traducteur du Kaccolta.)

2* Indulgence plënière une fois par an» pour ceux qui Tauront ainsi récité tous les jours, le jour à leurchoixt où* s*étantcou* fessés et ayant communié , ils prieront pour les intentions de l'Eglise (1).

N. B. V Ceux qui ne savent pas le De pfofundis peuvent gagner les mêmes indul-

(;ences, en récitant, a la même heure et de a même manière , un Pater et un Ave avec le Requiem œtemam (2).

S* On peut gagner les mêmes indulgences* en récitant le De Profundis , ou le Paîer et Titre, au son de la cloche, même dans les endroits où Ton sonnerait à cette intention

(f) Clément XII, httîCœleites Eccleùœ ikesauros^ du 14 août 1736. Il faut observer que ce bref parle de rindulgence pléniére une fois par an, pour ceux qui récitent tous les jours le De Profundis de b ma-niére indiquée, et non pas une fois par moti, ain!»i qn*on le trouve dans plusieurs ouvrages de piété.

(i) Clcmcni XII, même bref.

DB

DlCTlO^^JNAitŒ

î filus ââl ou plus iar<l que Theure intUquéo

! plus haut (i).

j 3" Enflu les fidèles qui se trouvent dans

! des lieux où Ton ne sonne point la cloobe gagneront les mêmes indulgt^nces en réci^tant les mêmes prières vers Theure in* diquée.

!'• Paraphrase du De Profundis.

(Ce psaume est souvent récité pour les morts ; ces paraphrases apprendront a en bien pénétrer le sens. Elles pourront servir d'action de grAce après la communion et de sujet de méditation.)

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