‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 187 sur 370 · ORE9IC · texte numérisé non relu

ORE9IC

Deus, qui ineflabili pnv videniia beatum Joseph sanctissim» Genitricis tuae sponsum eligere dtgnalus es : praesta, quaesumus, ut quem protectorum veneramur in terris, intercessorem hab^re roereamur in cœlis.

Qui vivis et r^aas, etc.

Amen.

H. Afin que nous soyons faits dignes des promesses de Jésus - Christ.

PRIONS

0 Dieu, qui par une providence ineffable avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être répoux de votre sainte Mère; faites, nous vous en supplions, qu'en le vénérant sur la terre comme notre protecteur, nous méritions de l'avoir pour intercesseur dans les cieux : vous qui, étant Dieu , vivez et régnez dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Indulgences accordées à perpétuité à tous les fidèles qui réciteront, avec un cœur con-^ trit, Texercice suivant, en Thonneur des se[)t douleurs et des sept allégresses de saint Jo* seph :

1*" Indulgence de cent jours une fois par jour.

S* Indulgence de trois cents jours tous les mercredis de Tannée.

3* Pareille indulgence de trois cents jours chacun des neufs jours qui précèdent le 19 mars et le troisième dimanche après Pâques, qui sont les deux fêles de saint Joseph.

4* Indulgence plénière le 19 mars et le troisième dfimancne après Pâques , pour réciter cet exercice après s*être confessés et avoir communié.

5* Indulgence plénière une fois par mois pour ceux qui le réciteront chaque jour pendant le mois, le jour, à leur choix, où, s*étant confessés et a^ant communié, ils prieront pour les besoms de TËglise (1).

Pie IX , par décret du 22 uiars iSVJt ac* corde indulgence plénière pour chacun des sept dimanches 1 à ceux qui, s*étanl confessés et ayant communié , visiteront quelque église ou oratoire public et v prieront selon les intentions de Sa Sainteté.

Ceux qui ne savent point réciter les prières marquées y suppléeront, en récitant cha- 2ue dimanche sept Pater^ sept Ave et sept ioria Patri. {Correspondance de Rome du 22 mars 1847, page 46.)

N. B, Toutes ces indulgences sont applicables aux Ames du purgatoire.

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En Vhonneur des sept douleurs et des sept allégresses de saint Joseph.

O très-chaste époux de Marie , glorieux saint Josenh, autant furent terribles la douleur et 1 angoisse de votre cœur lorsque

(1) Pie Vn, rescrit du 9 décembre 1819, que l'on conserve dans la lecrétairie du tribunal de Sua Emineuce le cardinal-vicaire.

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MCTIONNAIHE

JOS

Si

TOUS pensiez devoir tous séparer de Totro épouse sans tache, autant fut Tive Tallégresse que tous éprouTâtes quand Tange TOUS révéla le mystère de rincarnation.

Nous vous supplions, par cette douleur et cette allégresse, de daigner consoler nos âmes maintenant et dans nos derniers moments, en nous obtenant la çrâce de mener une Tîe sainte et de mourir aune mort semblable à la vôtre , entre les bras de Jésus et de Marie.

Pater y Ave^ Gloria Patri.

O très-heureux patriarche , glorieux saint Joseph , qui aver été élevé à Térainente dignité de père putatif du Verbe fait chair, la douleur que vous éprouvâtes en voyant naître TEnfanl Jésus dans une si grande pauvreté se changea bientôt en une joie céleste, lors* que vous entendîtes les concerts des anges , et que vous fûtes témoin des glorieux événements de celte nuit resplendissante.

Nous vous supplions , par cette douleur et cette allégresse , de nous obtenir, après In cours de cette vie , la grâce d'être admis à entendre les sacrés cantiques des anges , et à jouir de Téclat de la gloire céleste.

Pater ^ Ave^ Gloria Patri.

0 modèle parfait de soumission aux lois divines, glorieux saint Joseph , la vue du sang précieux que le Rédempteur enfant ré« pandit dans sa circoncision , perça votre cœur de douleur ; mais Timposition du nom de Jésus le ranima en vous remplissant de consolation.

Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse , qu'après avoir extirpé tous nos Tices pendant la vie, nous puissions mourir avec joie, en invoquant de cœur et de bouche le très-saint nom de Jésus.

Pater, Ave, Gloria Patri.

0 Saint très-fidèle à qui furent communiqués les rayslè es de notre rédemption, glorieux saint Joseph , si la prophétie de Siméon vous causa une douleur mortelle , en vous apprenant ce que Jésus et Marie devaient souffrir, elle vous remplit en môme temps d'un saint contentement, en annonçant

3ue ces souffrances seraient suivies du salut 'une multitude innombrable d'âmes qui ressusciteraient à la vie.

Demandez pour nous, par cette douleur et cette allégresse, que nous soyons du nombre de ceux qui, par les mérites de Jésus-Christ et l'intercession de la Vierge Marie, ressusciteront pour la gloire.

Pater^ Ave, Gloria Patri.

p très-Tïgilanl gardien du Fils de Dieu fait homme, glorieux saint Joseph, combien tous avez souffert pour servir le Fils du Très-Haut et pourvoir i sa subsistance, particulièrement pendant la fuite en Egypte ;

mais aussi combien tous dûtes jouir dauf' toujours aTeo tous le Fils de Dieu, et denr tomber, à son arrivée, les idolesdes E^pd^n^:

Obf cuez-oous , par cette douleur et M-^ allégresse, qu'en tenant toujours le h ro infernal éloigné de nous, surtout par la fui.. des occasions dangereuses , nous mériln $ de voir tomber de nos cœurs toutes ]e$i>K les des affections terrestres ; et qu endtf^ ment consacrés au service de Jâus e( 'j Marie, nous ne vivions plus que pour m, et que nous leur offiions avec joie doc. dernier soupir.

Pater, Ave^ Gloria Patft.

O ange de la terre, g;1orieax saint Jo$er(. qui ayez tu aTec admiration le roi du (V soumis à tos ordres, la consolation queroit éprouvâtes en le ramenant d'Egypte lut (mr t)Iée par la crainte d'Archélaiis; cepefiiitf'. rassuré par l'ange, tous restâtes avec;».-? Nazareth, dans la compagnie de Jésus -;& Marie.

Obtenez-nous , par cette douleur tf.;^':

allégresse, que, dégagés de toutes les unîtes qui ne pourraient que nous être u^* blés, nous jouissions de la paix de la c^xr cience, que nous Tivions en sécurité ii*'^ l'union avec Jésus et Marie , et qucre^'t entre leurs mains que nous remettioos tiu^ âmes au moment de la mort.

Pater, Ave, Gloria Patri.

VH.

0 modèlede sainteté, glorieuxsaint Jos^' ^ qui, ayant perdu l'enfant Jésus sans qi" ^ eût de votre faute, le cherchâtes penr trois jours aTec unegrande douleur, ju5(|ui. moment où vous éprouvites la plus igrany joie de votre vie en le retrouvant dais • temple au milieu des docteurs :

Nous vous supplions du fond du oœor,|'cette douleur et cette allégresse , de û^u'^J employer votre crédit auprès de Dieu, *:*•! qu'il ne nous arrive jamais de perdre J > > par le péché mortel; et que si ce malu.* extrême nous arrivait, nous le chercbioib ^' nouveau avec la plus profonde do jleur.j'>qu'à ce que nous le retrouvions favorab e . surtout au moment de la mort , pour f^^^" ensuite à jouir de lui dans le ciel , et j tenir avec vous ses divines miséricorde:^ i^^idant toute l'éternité.

Pater, Ave, Gloria Patri.

Ant. Jésus commençait sa trentième i> née lorsqu*on le prenait pour le Gis de i'^ sepb.

f. Priez pour nous, saint Joseph ;

^. Afin que nous soyons faits dignes do promesses de Jésus-Christ.

FEIOTIi.

0 Dieu, qui |)ar une providence in^ffa^^' avez daigné choisir le bienheureux J05e.: pour être l'époux de votre très-sainte Hên-, faites, nous tous en supplions , qu'en le î^ nérant sur la terre comme notre protedesr.

JCD

DES INDLLGENCES

JUB

)ous méritions de Tavoir pour intercesseur \aiis les cieui : tous qui, élaut Dieu , vivez 1 régnez, etc. Ainsi soil-il.

JCBIUË. Le Jubilé , tel que nous le célé* ^rons dans Tesprit de TEglise , n*est autre hosc qu'une indulgence extraordinaire, par aquelle on nous remet toutes les peines tem- K)relles qui sont dues à la justice divine, >our les péchés qui nous ont été remis dans e sacrement' de la pénitence , et dont la teiiie étemelle que nous méritions, a été rbangée en des satisfactions passagères qui le doivent durer c|u*un temps. Pour ce root le Jubilé^ la signification selon son étymoogie est un grand sentiment de joie, fju Dot hébreu Jobel^ dont les Israélites se serraient pour exprimer leur allégresse, en célébrant la mémoire de leur miraculeuse déjvrance d'une longue captivité sous la tyranlie de Pharaon. Lorsqu'ils furent mis en [>ossession de la terre promise, Dieu leur fit i ire par le ministère de Moïse (1| (Levit.xxr) : Vous êoneti^trez la cinquantième année , et rouM publierez la liberté générale à tou$ le$ kabitaniê du vays ; parée que c'est le Jubilé , c'esl-k-dire, Tannée de la r/'jouissance ; quia Jt46i((nue5l. C'était en effet pour eux un KFAnd sijyet de joie, puisque chacun rentrait flans tous ses biens, nue les esclaves étaient ^}ls en liberté, qu'on leur annonçait ce temps si désiré au son des trompettes ; et ce fut lès lois une excellente figure de la grAce i^ue Dieu devait accorder un jour aux chré- Uens par les mérites du Messie que les Juifs )iieQdaieDt,et qui nousaété donné en la per* ionoe de Jésus-Christ notredivin libérateur.

L'Eglise toujours attentive» comme une i>onDe mère» à procurer par toutes sortes de noyens le salut de ses enfants , a emprunté te saint usage de la grâce qui fut en cela acc:onlée aux Hébreux ; parce que la loi nouvelle est le parfait accomplissement des mystères dont l'ancienne loi n'avait , pour a însi parler, que les ébauches et les ombres. [I*est en ce temps des miséricordes, que les rt^cheurs peuvent en effet rentrer dans tous les biens spirituels Qu'ils ont perdus par leurs crimes , et que ten esclaves du démon [>«uvent recouvrer par la pénitence la vraie liijerté des saints, en immolant à Dieu les i J oies de leurs passions.

Jours vraiment heureux et d'une solide consolation pour des Ames chrétiennes, qui, [i«r le bon témoignage de leur conscience |o lut aux suffrages de l'Eglise, peuveut mo* rali*inent s'assurer d*êlre rentrées dans les b^uioes grâces de Dieu 1 Saint Jérôme appelle r« saiot temps du Jubilé une fête célèbre et l'année de la rémUtion (2) par excellence.

(!) Le texte porte qall avait lieu la cinquantième aniH» : ou grand nombre de savants soutiennent crpendaiit que citait la quarante-neuvième quMl se («eitrait, comme le 8* verset du même chapitre Mnible lé dire; dans ce cas, le mot cinquantième aurait élé rais pour faire un compte rond, k peu prâ eomme nous disons le huitième jour, oa tous M boit joors, eo parlant de la semaine.

{%) Celeberriina festiviias est Jubilxos, id est Ttautaiools aunos. In cap» u /Mt>.

Saint Isidore , archevêque de Séville , si révéré dans toute TËspagne autant par son éminente doctrine que par sa vie toute miraculeuse, en parle dans les mêmes termes, et dit que ce temps du Jubilé est interprété l'ofin^edea réconciliations, où tous les restes du péché nous sont remis (1). c U nous est donné , dit saint Grégoire le urand , comme un temps de repos, in requiem datus est: riarce que tout chrétien qui est parvenu à la joie du Tout-Puissant parle bonheur d'être rentré dans sa grAce ne doit plus s'afni* ger des plus tristes événements de la vie (2) : plus de chagrins pour lui ; plus de gémissements, puisqu'il a dans l'amour de son Dieu de quoi charmer tous ses ennuis : laborem et oemitum ulterius non habebit, »

Le Jubilé ost appelé Vannée sainte par ei« cellence ; parce que l'Eglise nous y rait une singulière application des mérites de Jésus- Giirist , qui sont les sources inépuisables de toute sainteté. C'est l'année de grAce et de la miséricorde, parce que c'est plus que tous les autres tem|)s celui des libéralités et de la clémencedu Seigneur. On l'appelle une année de paix, parce que les vrais pénitents y sont parfaitement réconciliés avec Dieu. Enfin ce sont vraiment pour nous les jours du salut, puisque l'Eglise nous y en présente des moyens plus abondants et plus eflScaces, que dans toutes les autres indulgences plénières qu'elle a coutume de nous accorder aux jours de Tannée même les plus solennels.

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