‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 5)Chapitre 195 sur 370 · JUD · texte numérisé non relu

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spendre dans leurs diocèses» s*ils le jugent pro|K>s ; car, de même qu'ils peuvent eu of^ècher U publication, ils ont aussi le 'oit de rarrèter, et par conséquent de la is()endre. C*est ce que tlt M. de Grimaldi, rêque du Mans, eu 1T76. Cette mesure peut mlribuer h faire attacher plus d'importance la grâce du Jubilé. On pourrait ne Téten- *e qu'aux indulgences piénières, et il sem- (* que ce serait assez.

Nous ne décidons pas si, dans cette sus*- .Mision comme dans la suspension faite ir le Pape, il est impossible de gagner les idulgences suspendues : il y a au moins ? fortes raisons d'en douter; mais les curés e peuvent ni les annoncer au peuple, ni se réter è ce qui est requis pour les gagner, moins que le Souverain Pontife n'ait périls de les gagner (lour les Ames du purga- )ire. Dans ce cas, on pourra non-seulement lisser les fidèles pratiquer les œuvres auxuelies sont ordinairement attachées des idulgences partielles ou piénières, mais L^ y engager même, tant par le motif des néritesqu ils acquerraient, que pour hâter ebtmheur de ceux qui sont encore séparé^ JeDieu.C'est ledésir qu'exprime Benott XIV kas la bulle oik il suspend les indulgences ^\ir Tannée sainte 1750. {Mgr Bouvier^ i^ssim.)

L'autorité de saint Liguori étant très-grave, ous terminons par quelques solutions qu'il onnc sur cerlaioes difficultés qu'on rencont; plus fréquemment, bien que nous ayons éji cité Topinion de Blgr Bouvier surtout, I de quelques autres Manuels ou Traités 'indulgence. Voici, dit le saint et savant pon* fe, quelques solutions diaprés Benoit XIV, \iik Inter prœteritos (u«536, liv. vi).

1. Par ces mots vere pœniientibus ei con- «<û, on doit entendre la coofession ac* ielle. 3. Toutes les visit(>s des églises dotant être faites en un seul jour de midi à •irmit ou du soir au soir. k. Quant à la J^fiense des indulgences lorsq^u'il est dît \n^ TinJult omnes ei singulœ^ même les pléières sont suspendues. 5. Les indulgen- ^i |H)ur les vivants ne peuvent être appliiMfes pour les morts, à moins d'une concos- OD spéciale. 7. L'hérésie extérieure na ^ut être absoute par le Jubilé. 8. On doit ineipalement faire attention k ce que la atière substituée ne soit pas exorbitament moindre lorsqu'il est dit, Dispenêotio : ■ s^Tait le contraire s'il y avait, commuta- 0 fat dispemando. 9. La faculté de disposer n'est pas enfermée dans celle de comuer. 11. La faculté de commuer les œu- ^'^ fûes n'est pas comprise par rap(K)rt à la nfession et k la communion (»i ce n'est ^ec les enfants) ni h la prière nécessaire >ns les visites. La commutation ne peut foir lieu par rapport è des œuvres dues Ailleurs. Le Jubilé non plus ne peut être igué par une œuvre due d'ailleurs (par ^emptési quelqu'un était, en veftud'un legs, '^Q ft donner l auroAne), k moins que ceaii '^1 accorde l'indulgence ne dise nommé- »tnl qu'il p^ut on être ainsi; car il arrive

souvent, lorsqu'on prescrit un jeûne de trois jours, ou dit nommément que ce doit être aux Quatre-Temps de septembre. 12. La commutation doit être faite pour des œuvres de môme nature. 13. Comme toutes les facultés accordées pour gagner le Jubilé sont direct e< et comme une préparation, il s'ensuit clairenient que celui-là seul peut les gagner qui s'y est préparé, et qui a le ferme propos de remplir les œuvres ordonnées. 14. Les confesseurs ne peuvent, que dans le tribunal de la pénitence et dans les égl.ses désignées, absoudre et commuer les vœux. J6. On ne peut commuer un vœu an préjudice d'un tiers. 17. Si quelqu'un, après la confession, tombe dans un pécbé mortel, il doit de noii-^ veau se confesser, pour une la dernière œuvre ée fasse en état de grâce. 18. Les œuvres iaites en état de péché sont bonnes iK)ur gagner le Jubilé, pourvu qu'elles ne soient pas laites pour une fin vaine, et que la dernière œuvre soit faite en état de grâce. 20. Pour les indulgences autres que le Jubilé, si la confession est reauise comme disposition, la confession des péchés véniels n'est pas nécessaire, k moins d'une clause formelle contraire. 2k. L'oraison vocale est suffisante ; toutefois, que celui qui ne priera que de cœur n'oublie pas bien qu'il fasse aussi une i>onne chose en «doutant une prière vocale. Pour gamer le Jubilé, toutes les œuvres doiveut-elles être faites dans la même semaine ? — Non , disent quelques-uns, car, disent-ils, lorsqu'il est dit dans l'induit que les œuvres doivent être faites dans une des deux semaines, on ne voit pas pourquoi la restriction d'une seule semaine. Oui, disent les autres, et je suis de leur avis, parce que telle est la coutume des fidèles; cela résulte des paroles de l'induit qui ne dit pas utrius-^ que hebdomadœy mais aUeriu$. Une opinion très-probable est que si l'on a rempli les autres œuvres dans la même première semaine, on pourra bien communier le diman-^ ehe immédiatement suivant. J'en dis autant de la confession, car le dimanciie est cens6 appartenir aux deux semaines.

z. Ou demande si par une confession invalide pendant le Junilé sont absoutes les censures réservées. — On répond : Non, si la confession a été vraiment mauvaise. Benoit XIV a , du reste, tranché la difficulté» mais si la confession a été huile foute de douleur et de bonne foi, l'opinion commune est que la réserve est ôtée. Toutefois, dans la prati(|ue, il est mieux de répéter les péchés réservés, c'est ce que semble dire la môme bulle de Benott XlV.

3. On demande s'il pèche gravement, celui qui, une fois absous aes péchés réservés, ne remplit ftas ensuite les œuvres enjointes. — L'opinion prolwble est : Non,

9. On demande : Qu'entend-on par ii»firmeSf captifs, voyageurs auxquels les œuvres peuvent être commuées ( non , bien entenuu,.la confession et la communion)?

— On entend par infirmes tous les valétudinaires qui ne pourraient les faire sans détriment ou difficulté grave; ainsi, Ks

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vieillards. Captifs^ ceux qui sont retenus quelque part malgré eux. Au voyageur ^ on peut prolonger tes œuvres enjointes jusqu'à son retour. il.n*est pas tenu de difTérer son voyage, à moins qu'il ne le puisse aisément.

10. On demande si, pour remplir les prières enjointes dans le Jubilé» l'ôraison mentale suffit avec un peu de prière vocale? — Les opinions sont partagées ; il faut se rappeler ce que dit Benoît XIV : « Quoiqu'une courte prière faite avec ferveur puisse satisfaire, cependant dTordinaire la brièveté de la prière provient du peu de piété. Nous avons donc aéclaré qu'une prière vocale pieuse-* ment faite pour gagner le Jubilé est suffisante et qu'on doit louer celui qui prie de cœur, pourvu qu'il y ajoute quelques courtes prières vocales. »

11. On demande si, pourlaumône enjointe, il suffit de donner une somme quelconque. — On répond : 11 faut faire attention aux termes de l'induU. SHI y a, Quantum pro sua cuique facultate visum fuerit y alors la quantité est proportionnée aux facultés de chacun : d'où il suit qu'il suffira à un pauvre, mais non à un riche, de donner

(I) Cette décision est appuyée par un fuit cité partout : Le Jubilé, disaient les feuilles publiques de 483i, n*a pas été stérile pour les orphelins du choléra... on en a vu faire Pauniône des auinénes quMIs avaient recueillies. Un malheureux chiffonnier est arrivé à Notre-Dame avec sa hotte et son crochet qu^ii a déposés aux pieds du donneur d*eau bénite, il est allé ensuite faire sa prière pour gagner Tindul-

Sence ; et quand elle a été terminée, il s'est approché e la loueuse de chaises et lui a donné trente gros

GREGuRlUS pp. XVI.

f Venerabilis frater, s»lutem et aposlolicam beue- < dictionem. Exponendum nobis curasli felicis rec cordaiionis Benedictum XIII, praedecessorem no- « struro , per similes apostolicas iitteras die v Fe-* c bruarii hdccxxvii datas, indulgentiam plenariam

• in forma Jubikei a felicis memorîœ Gregorio XV « pariter prasdecessore nostro in perpetuum conces- « sam omnibus ei singulis utriusque sexus Cbristi c ûdelibus vere pœnitentibus et confessts ac sacra c couununione refeciis, et cathedralem ecclesiam f Aniciensem visitantibus, ibique proChristianorum « principium concordia,hxreseum exstirpationo, ac i sancta; inatris Ecclesis exaltatione pie orantibus i die festo Annunliationis B. M. V. I. ,quando fe- « stum istud in ferîam sextam Parasceve incidisset, « necnon intra ejusdem festi octavam confirmasse, € atque insuper indulgentiam ipsum animabus Ciirii sti lidelium iu purguiorio deteniis applicari posse I déclarasse, prout ex dictis lilteris clare aperteque 4 palet, quarum tenorem hic pro expresse et inserio 1 haberi volunms. Jam vero enlxis precibus a nobis

• postulasti, ut pro majori tui gregis spirituali bono I alque utilitate indulgentiam ipsam in forma Jubilxî I soprema qnoque nostra auctoriute confirmare ve- I iimus, ac simul pro fuiuro anno mdcgcxli» exteu- « dere. Nos igitur piis luis votis alacri libentique I aninio annuuuies, auctoritaie nobis a Doinino ira- « dita, deoue oninipolenlis Dei misericordia ac BB.

• Pétri et Pauli a|K>slolorum ejus aucloritate couûsi, i pra»dictaro plenariam indulgentiam in forma Jubic uei a Gregorio XV perpetuo tributam, atque a Be- « nedieio aIII conlirmatam et extensam , hisce lit- 1 teris perpetuum in nuMlum conlirmamus, eamque « pro fuiuro anno hdcccxui duniaxat ad duodecim

une obole. Mais- s*il y a, ProtU tÊmiemqu suggeret devotiOf vel quantum quûfue pr9 arourio judieaverit; alors la plus petite quantité sufGt.

Les pauvres sont-ils tenus à faire Taomône pour gagner le jubilé? — Oui, disent la plupart des théologiens, parce quHl ne^t pas de pauvre qui ne puisse disposer d*au centime (1).

Gagne-t-il le Jubilé, celui qui donne use aumône à distribuer, laquelle ne l'est pas oq qui ne l'est qu'après le Jubilé? — On répond généralement : Oui.

Satisfait-il au Jubilé, celui qui lait des jeunes, obligé d'ailleurs par un vœu? — On repond : Non, parce qu'un payement ne peut suffire à deux dettes» et puis telle est la teneur de la bulle de Benoît XIV.

JUBILÉ de réglùe primatiaU de L/m.

Yoy. Église paiMATiALE de Ltoh.

JUBILÉ de la cathédraU du Hf on Grand-Pardon. Sur la demande de]igr4v<cimoles et du chapitre du Puy, Sa ââieté Grégoire XVI (2) renouvela et prorogoiipeN pétuité le Jubilé particulier qui se (âke de temps immémorial dans la cathédnWèx

sous qu*il Ta priée de jeter dans le ironc des lins. — c Si je m'en a|>prochais moi-iiiéBe, â-t4 dit avec humilité , on croirait que je n^ap^née pour le voler. » Trente gros sous, c*esi***diit irm francs pour un chiffonnier!

(i) Voici le bref que Sa Sainteté GrMoire X\1 adressa à Mgr Févéque du Puy, et qui confirae dr :» manière la plus positive le glorieux privilège aBacte depuis un temps immémorial à l'antique égl«e et Nutre-Dame.

( GRÉGOIKE XVI, PAK.

t Vénérable frère , salut et béoédicUon apoUiC* que. Vous avez eu soin de nous exposer ^ae UnoU Xlll , notre prédécesseur dlieureese mtmmt, par de semblables lettres apostolieaes , doneées k > février 17i7, avait confirme riaduigenoe pléoiére ei forme de Jubilé, accordée à p^^rpétnile par Qttgoire XV , notre prédécesseur aussi d*lieore«se nr> moire, à tous et chacun des Udéles de Toa et et Taulre sexe qui , étant vriiroent repeotaats, s*cia«i confessés , et ayant communié , Tisileraieai rê^fee cathédrale du Puy, et y prieraient âvee piété poar b concorde entre les princes chréiieus, Textirpaâsa à» hérésies et Texaltatiou de TËglise notre saiiiAe le jour de b fête de rÂnnonciatioo de la ' ' reuse Marie toujours vierge, ou un jonr q de son octave, lot^ue cette léte se renoonlrvait k vendredi saint, et en outre qu'il avait dédarc otat indulgence applicable aux âmes des fidèles dans le purgatoire, comme il parait r* ' manifestement par icsditcs lettres dont que U teneur soit regardée comme expH sérée dans les nôtres. C'est pourquoi vons demandé par d'instantes prières , po«ir le bien et le plus grand avantage spiritoc troupeau, que nous voulussions bien aussi parnotre autorité suprême cette indulgence ea Mt« de jubilé, et en même temps Télendre pour h p^ chaîne année t84i. Nous donc, acoédanl à vos p»r >! désirs avec allégresse et de grand cœur, par V^m^ rite que nous avons reçue du Seîgneor, et fiant en la miséricorde dn Dien tont-peis Fautoritédes bienheureux Pierre ei nnl, très, nous oonfirmons à perpëtoiié, par ees lettres, la susdite indulgence plëaièft en

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DES rNOULCENCES.

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Puy, loales les fois que la fêle de TAnnonciation coïncide avec le vendredi saint. En couséquence, ce Jubilé eut Heu en iSk2 : il commenta le jeudi saint, après les deuxièmes ▼épres, et dura douze jours. Mais, d*après la teneur du bref, les autres années où aura lieu ce Jubilé, il ne durera que huit jours. Le dernier Jubilé qui fut célébré canoniquement eut lieu en 1785 : on y cooapta près de

80,000 étrangers. En 1796, le Jubilé devait encore avoir lieu, et il fut, en effet, publié par révoque intrus et par les magistrats qui régissaient le Puy à cette époque; mais le

[)ape Pie VI cassa et annula ce qu*avait fait 'évoque schismatique et permit aux Gdèles catholiques de gagner le Jubilé pendant roctave du saint sacrement. » Ce Jubilé porte aussi le nom de grand pardon.

UTANIES DE LA BONNE MORT ( Voy.

Tart. Pbéparation a la mort). LITANIES DE LA SAINTE VIERGE.

Sixte V, et après lui Clément X, ont accordé dieux cents jours à ceux qui réciteraient, avec un cœur contrit, les litanies de Lorette, dites vulgairement de Notre-Dame ou de la sainte Vierge, avec le verset Ora pro nobis et Toraison Gratiam. Benoît XIII confirma cette indulgence , en approuvant un décret delà congrégation des Indulgences, du 12 janvier 1728; et Pie VII, par un décret du 30 septembre 1817, retendit h trois cents jours, la rendit applicable aux morts, et accorda indulgence pl^'^î^i'^ P^u^ ceux qui réciteraient ces litanies tous les jours, aux cinq principales fôtes de la sainte Vierge, savoir : la Conception, la NUivité, l'Annonciation, la Purification et TAssomption, aux conditions de se confesser, de communier, de visiter une église ou une chapelle publique, et d*y (irier selon les intentions ordinaires.

Les litanies de la sainte Vierge sont trèsanciennes, dit le traducteur du RaccoUa^ et ce n*est pas sans fondement que Ton pense riu*elles datent des premiers siècles de I Eglise. Elles contiennent, ainsi que TexfTime le mot litanies^ des demandes et des r»rières que nous adressons à Dieu par Tenremise de Marie, que nous honorons en nérae temps par des titres différents. Comme a plus ancienne tradition a transmis ces liantes , qui ont toujours été récitées par les idèles, soit dans les églises, soit en particuier, Alexandre VII, voulant qu'elles se conervassent toujours intactes, défendit, dans 1 constitution in Supremo^ du 28 mai 1664, *y faire jamais le moindre changement.

dîes a praecedenti feria v in cœna Domini Incipienflos et nnmerandos, exiendinius et ampliamus. Haec cocicedimus alque InUulgcmus sariis lecUsquf* omnibus contliiionibus, qii.'e pnediciis Beneiiki'iï XIII prsedeceîiMiris nosiri liuerisadjecuc sunt; ac earunitleni lilierarum furnia servala, et non obslanilbusiis omnibus qu;e iisdem in litteris noa obstare decreluni est.

c Datom Romae, apad S. Maria m Majorem, suh an* Dulo piécaioris, d.e vi Aiiguâlî mdcccxli, ponlifica- Uis oosiri anuo undecinio.

t A. Gard. LAiiBKoscBnii. >

(l| ^aier, pete quod vis a me; non enim polest »€ Inanis peûiio tua. Tii nibil mibi negasti in

PlCTfOIfH. DES ItCDULGEITCES*

Toutefois , on sait que les Souverains Pontifes ont permis de dire à la fin : Regina sine labe concerta.

Beaucoup d ouvrages , surtout plusieurs Mois de Marie y ne sont que comme des paraphrases des litanies. Nous donnons seulement le commentaire de saint Liçuori. Ces courtes et substantielles méditations peuvent d'ailleurs servir pour toutes les neuvaines qui précèdent les principales fêtes de Marie.

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